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BURN-IN® du 15.12.2017 : Ose avec moi goûter OUVERTURE !

Hello Toi

Conclure l’année de mes 69 ans avec OUVERTURE : Un paradoxe de plus que m’offre la Vie, juste avant le solstice d’hiver !
« Meurs et deviens ! » écrivait Goethe.

Désires-tu partager cette expérience un peu folle avec moi ? Elle s’articulera en trois cycles :
. Ouverture intérieure
. Ouverture à l’autre
. Ouverture à Plus Vaste

Ce sera l’embouchure du Chandon et le lac de Morat qui seront témoins ET participants à nos ébats…( photos du 26 novembre)

 

Merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits ( chauds de chez chaud, avec bonnet et gants), bons souliers, thé chaud et lampe frontale.

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 15 novembre à 19h00 au Centre Cormanon, devant la Poste à Villars-sur-Glâne ou à 19h30 à la barrière d’entrée du camping d’ Avenches. Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

A bientôt peut-être !

Chaleur eusement

Josy

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Textes inspirateurs

Chapitres

1. Ouverture intérieure

2. Ouverture à l’autre

3. Ouverture à Plus Vaste

 

 

1. Ouverture intérieure

« Effata ! » c’est-à-dire « Ouvre-toi ! ».

Ses oreilles s’ouvrirent, sa langue se délia

Jésus selon Marc 7, 34-35

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« Et voici ce que (cette femme) dit, ce qu’elle fait chaque soir : Sa chambre est à l’étage. Quand elle y va pour un repos, elle monte lentement les marches de l’escalier. Dans le même temps elle défait ses vêtements un à un, les jette par-dessus son épaule dans l’escalier. Enfin elle entre nue dans la chambre, se glisse entre les draps et éclate de rire, chaque soir éclate de rire. Voilà ce que c’est pour moi la sainteté. La vie même. Se défaire de tous ses vêtements, de tous ses masques….

Christian Bobin, La merveille et l’obscur

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Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois je parviens à l’atteindre. Mais plus souvent, des pierres et des gravats obstruent ce puits, et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre à jour…..

Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition…..

Etty Hillesum, Une vie bouleversée

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Alors comment apprendre à être plus ouvert ?

Dans un premier temps, je pense qu’il est indispensable d’apprendre à accepter la vie sans jugement : c’est-à-dire, ce qu’il nous arrive, ça nous arrive et puis voilà, on doit se désencombrer de ces pensées inutiles qui disent en boucle « et si j’avais fait ci », et « si ça c’était passé comme ça »… En pensant à ça, on n’est pas totalement ouvert.

Il faut se forcer à être heureux quoi qu’il arrive. ….

De même, moins juger les autres, moins critiquer, accepter les petits défauts de ceux qui nous entourent, ça permet d’être moins exigeant, plus ouvert et plus sereins. Ils sont comme ça, on ne les changera pas. Ça encore ça paraît difficile, on à l’impression que juger les autres, c’est un peu automatique, mais encore une fois on peut le changer. …

Gardez aussi un regard objectif sur vous, soyez capables de détecter quand vous vous éloignez des gens, quand vous vous renfermez sur vous-mêmes. Demandez-vous pourquoi. Sans vous juger ! …

Enfin, n’essayez pas de tout contrôler. On ne peut pas tout contrôler, c’est impossible. Pourtant, beaucoup d’entre nous faisons cette erreur. Nous voulons tout maîtriser dans notre vie, pour ne pas avoir à être pris de court si un événement se produit, parce qu’on n’aime pas ça. Mais en essayant de tout contrôler, on se met une pression folle et on se ferme aux autres et aux opportunités qui peuvent s’offrir à nous.
On vous l’a sûrement très souvent dit, mais acceptez les choses comme elles viennent. Vivez le moment présent, ne restez pas bloqué dans le passé et, même s’il le faut bien un peu, ne soyez pas sans cesse en train de planifier l’avenir.

Soyez à l’écoute des gens, soyez sereins, et naturellement vous allez vous ouvrir aux autres et au monde qui vous entoure. Ecoutez vos envies, vos aspirations et suivez-les. Quand on est en phase avec soi-même, on est naturellement bien et on rayonne de bonheur. Et on sait que les gens qui rayonnent de bonheur attirent du monde autour d’eux, tout comme les gens tristes ont tendance à faire fuir.
Donc c’est un cercle vertueux, qui est un peu dur à mettre en route, qui nécessite des efforts, mais qui en vaut vraiment la peine, car une fois lancé, tout s’enchaîne simplement : notre façon de voir la vie, notre attitude, notre sourire, notre façon de parler, notre ouverture aux autres.

Et cette ouverture aux autres et au monde est nécessaire, car on apprend énormément des autres. On ne fait rien tout seul.  » 

Et vous, quelle est votre vision de l’ouverture aux autres ? 

Marion CHAULOUX 

https://strategie-et-marketing.com

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Je suis Celle que rien n’arrête

Je suis Celle qui arrache aux morts leurs bandelettes

Je suis Celle qui entre en trombe par les fenêtres ouvertes

Arrache les rideaux, décroche les volets

Je suis Celle qui n’a peur de rien

Qui se lève et clame son indignation,

sa colère devant les scandales du mépris

Je suis celle que même la mort n’a pu faire mettre à genoux et

Qui court en enjambant les ruines

Je n’ai jamais stagné

J’ai reçu la vie de tous ceux et de toutes celles que j’ai aimés et que j’aime

Ils marchent pieds nus dans mes rêves

Ils dorment à l’ombre de mes cils

Jamais où je suis ils ne sont pas

Je suis Celle que le monde sans cesse éblouit

Jamais je n’ai laissé l’indifférence me gangrener

J’aime ouvrir les yeux des aveugles

Comme des âmes ailées m’ont ouvert les miens

Et je porte le flambeau de la mémoire des hommes et des femmes dont je suis le témoin vivant.

Montre-toi vivant, Léonard Appel en dialogue avec Christiane Singer

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Il n’est pas abstrus de penser qu’il existe dans chaque vie un trou vertigineux par lequel s’opère le passage à une dimension autre. Et peut-être la tentative d’échapper à cette aspiration, à cette chute vertigineuse par tous les moyens, toutes les stratégies, toutes les ruses est-elle l’origine même de nos pires souffrances.

Le refus acharné qu’oppose en nous le connu à l’inconnu, le familier à l’inexploré, oblige en somme le destin à user de violence envers nous.

Pour le foetus dans le ventre de sa mère, le fin du monde se nomme naissance. Et n’appelons-nous pas “papillon” l’anéantissement de la chenille ?

Toute vie est un drame cosmique qui ne finit, somme toute, pas si mal.

Oui …     et quelle fut la nature de cette vérité que ma sortie d’enfer me révéla ? 

Une sorte de miracle : j’ai soudain vu.

Ma vision factice et convenue des choses s’est fissurée. Et j’ai vu. Au début ces états ne faisaient que cligner : plus tard ils se sont quelques fois stabilisés un long temps dont je ne serais plus en mesure combien de temps il durait.

De peur de passer pour dément, je me suis gardé d’en parler à quiconque. Mais la vérité est à l’inverse : je suis sorti du monde qu’hallucine mon époque pour rejoindre une réalité sans temps et sans lieu. Et cette réalité – mes yeux se brouillent de larmes en l’écrivant – est une prodigieuse coulée de lumière, un magma phosphorescent qu’irisent toutes les nuances du plus sombre au plus lumineux. Jamais je n’ai vue pareille coulée de magenta, pareille lie-de-prune virant à l’améthyste, pareil flux ininterrompu de mauves, d’indigos et de bleus…

Je l’ai vu comme je vois maintenant la fenêtre ouverte descendre le soir. J’ai vu que la matière n’était que lumière et vibration – et puis-je oser vous le dire ? – Amour, pur Amour, Amour incommensurable.

Christiane Singer, Seul ce qui brûle

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La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder. Le reste, elle n’a pas de prise sur le reste. Et c’est dans ce dépouillement progressif que se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu’on n’avait pas soupçonné. Moi j’ai une confiance immense dans le vieillissement, parce que je dois à cette acceptation de vieillir une ouverture qui est insoupçonnable quand on n’a pas l’audace d’y rentrer.

Interview de Christiane Singer

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Le plus intéressant, ce sont nos creux, ce sont nos failles.

La perfection, c’est très bien, mais ce n’est rien.

Ce qui importe, c’est l’élan, le désir, la force qui va,

la force ouverte, généreuse et elle ne va pas sans ratage. (…)

Ça n’est jamais tout à fait ça.

Mais c’est merveilleux que ce ne soit jamais tout à fait ça.

Alors on peut peut être continuer, continuer encore…

Christian Bobin sur France-5  à La Grande Librairie  oct 2015 .

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Peut-être que le paradis, ce serait d’être tout entier présent, sachant qu’on ne va pas vous tuer, d’avoir le coeur ouvert comme un ciel  et que personne ne va y mettre le feu. Le paradis, c’est peut-être d’être sans défense sans se sentir menacé.

Christian Bobin

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2. Ouverture à l’autre

L’ouverture c’est la prise de conscience de l’autre et de sa réalité dans toute sa complexité. C’est une acceptation des différences physiques, de points de vue, de culture. C’est également la possibilité d’échanger et de construire sur ce qui nous rassemble plutôt que sur ce qui nous divise. C’est aussi le rejet des idées préconçues et des préjugés. C’est également être capable de se remettre en question constamment, d’adapter sa vision de l’autre et du monde en fonction des changements qui occurrent dans le monde. C’est accepter d’être dépassé, c’est accepter d’apprendre sans cesse et de recevoir des autres leurs expériences et connaissances.

L’ouverture changera le monde, car elle porte intrinsèquement la remise en question du monde actuel et l’acceptation d’un nouveau monde qui émergera des idées et des initiatives communes. ….

http://groupe-spirale.org/louverture-une-valeur-qui-change-le-monde/

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L’Ange de l’ouverture du cœur

Il y a bien des gens que l’on ne parvient pas à rencontrer parce qu’ils sont refermés sur eux mêmes. Ils se sont entourés d’une cuirasse pour empêcher quiconque de les approcher. Ils se sont dissimulés sous un masque par peur que leur vrai visage puisse être découvert. Par peur de la vraie rencontre, ils ne veulent pas se montrer tels qu’ils sont. Ils ont peur de leur propre vérité. L’ange de l’ouverture a pour fonction de nous révéler le secret de la rencontre. Nous ne pouvons rencontrer l’autre que si nous sommes ouverts à lui, si nous ouvrons notre cœur pour le laisser entrer….

Puisse cet ange t’ouvrir à l’avenir, à ce que Dieu projette pour toi….Le neuf ne peut se déployer en nous que si nous y sommes ouverts, si nous ne sommes pas rivés à l’ancien, figés dans ce que nous sommes en train de vivre…

L’ouverture dans la fréquentation des autres implique aussi la sincérité et la franchise. En face de celui qui dit ouvertement ce qu’il pense, on sait où l’on en est. De tels êtres sont une bénédiction. Ils ne se répandent pas en bavardages sur nous derrière notre dos. Auprès d’eux, nous pouvons nous ouvrir aussi, leur sincérité est bienfaisante. Même quand ce qu’ils nous disent est désagréable, nous savons que leurs intentions sont bonnes…Ils ont le courage de nous dire la vérité parce qu’ils sont libres, ils ne sont pas dépendants de notre assentiment.

Anselm GRÜN, Petit traité de spiritualité au quotidien 

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Etre en amour nous met dans un état de transparence, de bienveillance envers le monde entier, d’ouverture de coeur, de solidarité naturelle.

Le piège qui nous guette est de faire une idole de l’être aimé et de lui attribuer le miracle de cette transformation. Dès lors, puisque tout paraît dépendre de lui, je cours le risque d’en faire soit mon despote soit mon esclave -deux visages d’une même réalité. Le fluide de l’amour coagule aussitôt et pétrifie.

Si nous déjouons ce piège, nous avons rendez-vous avec le Réel -cet espace agrandi, cette dilatation de tout l’être qui est le fruit de la relation vraie. C’est ce fruit qui mérite le nom d’amour-. Il mûrit entre les hommes et les femmes.

Christiane Singer – N’oublie pas les chevaux écumants du passé.

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“Je ne peux pas guérir , fêter, bercer, serrer le monde entier contre mon coeur,

et personne ne me le demande!

Mais je peux faire, que partout où j’irai, j’aille le coeur ouvert, les yeux ouverts.

j’ose prétendre que si en cet instant, en de multiples  endroits dans le monde,

des femmes ne s’élançaient pas vers leurs aimés – des enfants dans les bras d’une mère,

d’un père, des amis , l’un vers l’autre, des chevreuils vers la source –

si cet élan n’était pas à chaque instant tissé de neuf qui jette l’océan à la rencontre

de la terre –

Alors le monde cesserait aussitôt d’exister .

Car cet élan est le nerf de la création

Christian Singer, Où cours tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?

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Concrètement, que faire les jours où je voudrais être plus aimable avec mes proches, mais où, malgré moi, je suis insupportable ?


Matthieu Ricard : Au lieu de penser pendant trente secondes « Comme ce serait bien si j’étais plus gentille ! », interrogez-vous : « Certes, je suis maladroite, mais, au fond, je ne souhaite ni souffrir ni faire souffrir les autres. Quant à cette personne qui m’agace, elle aussi, elle est maladroite vis-à-vis d’elle-même et des autres, mais elle non plus ne se réveille pas le matin en voulant faire souffrir. Si j’accorde de la valeur à mon désir d’être heureux, je dois aussi accorder de la valeur au sien. » C’est la première étape, pour se reconnaître en tant qu’être humain relié à un autre être humain qui, de fait, mérite d’être respecté. Ensuite, il s’agit de cultiver l’amour altruiste. Commencez avec quelqu’un que vous aimez : votre enfant, votre chat, votre compagnon… Pensez à lui et laissez croître en votre esprit un flot d’amour pour lui. Faites cela vingt minutes tous les jours. Un mois plus tard, vous aurez commencé à changer et, quand vous serez exposée à une situation difficile, cette nouvelle habileté vous viendra facilement à l’esprit. Les études sur la neuroplasticité font état des modifications structurelles et fonctionnelles dans le cerveau des méditants : huit semaines à trois mois de méditation altruiste trente minutes par jour apportent déjà des changements significatifs, par exemple sur la tendance à l’anxiété, à la rumination et à la dépression.

Devenir soi-même plus altruiste a-t-il un sens dans un monde qui prône des valeurs inverses ?


Matthieu Ricard : Soyons honnêtes, ce ne sont pas les gouvernements qui vont proclamer du jour au lendemain « Devenons altruistes » ! Les changements culturels viennent d’abord de la population. Je crois à l’effet « gouttes de pluie » : ce sont quelques gouttes sur un trottoir, auxquelles d’autres s’ajoutent puis cela forme une flaque, et bientôt tout le trottoir est humide. Ce sont les ONG, les gens qui entretiennent des liens sociaux, ce sont aussi des phares intellectuels qui créent des points d’inflexion. Ensuite, notre tendance naturelle à l’imitation entre en jeu. C’est ainsi que les cultures changent.

http://journee-de-la-gentillesse.psychologies.com/Les-bienfaits-de-la-gentillesse/S-ouvrir-aux-autres-est-une-preuve-d-intelligence

Interview de Matthieu Ricard

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Les opinions ne m’intéressent pas. Ce qui me touche, c’est quand l’autre met tout le poids de sa vie dans la balance des mots et que sa pensée s’appuie sur ça.

Je vois très peu de monde, mais je peux être indéfiniment avec l’autre quand il est là. Quand je suis né, on m’a proposé le menu du monde, et il n’y avait rien de comestible. Mais quand l’autre est vraiment Avec moi : je peux manger : je bois une gorgée d’air, je mange une cuillère de lumière.

Christian Bobin, La lumière du monde

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3. Ouverture à Plus Vaste

“Non pas saisir la vie, mais la tenir dans la main ouverte

Montre-toi vivant, Léonard Appel en dialogue avec Christiane Singer

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« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père … »

    1. Jésus selon Matthieu (5, 13-16)

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” Ici, là, un peu partout  un passage entre le visible et l’invisible. Une fenêtre mal fermée, une porte entrouverte par où arrive un peu de lumière. Sans invisible, nous ne verrions rien, nous serions dans le noir complet.”

Autoportrait au radiateur, Christian Bobin

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Dans la vie, dans cette vie qui est la seule que nous ayons

les morts les disparus les gens qu’on a aimés sont toujours là

ils peuvent venir

c’est par timidité qu’ils restent sur le seuil

on peut les convier les inviter

je crois aux vertus ressuscitantes de la parole et du langage

Christian Bobin

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“Nous passons notre vie devant une porte sans voir qu’elle est grande ouverte et que ce qui est derrière est déjà là, devant nos yeux.”

L’Eloignement du monde. Christian BOBIN

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“Un fil d’or vogue dans l’air blanc de la page. Vous l’attrapez ,vous le tirez et c’est un soleil qui vient.

Et par instants c’est l’ouverture du coeur à un autre monde dont je ne sais rien, sinon qu’il est mêlé à celui-ci comme l’air à la chevelure du saule pleureur. “

Un bruit de balançoire, Christian Bobin

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‘Il n’y a que le grave et l’inattendu qui peuvent offrir à nos âmes captives une ouverture sur la vie pure, et c’est ce que le monde, instinctivement, immédiatement, déteste.’

Christian Bobin, Louise Amour

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L’émouvante beauté de l’être humain réside dans le fait que la sagesse du cœur ne s’acquiert pas soudainement, mais au fur et à mesure que l’amour inconditionnel embrase tout le contenu de la conscience. L’amour transperce chaque création pour révéler le Soi. L’ouverture du cœur trouve son apogée lorsqu’il est réalisé que tout, absolument tout est Soi….

Ouvrir son cœur, c’est accepter de ressentir toutes les émotions : la souffrance et la joie, la tristesse et l’enthousiasme. C’est voir que tout ce qui existe, la beauté comme la souffrance, est une expression de l’Amour. Ouvrir son cœur, c’est laisser l’amour prendre soin de son vécu. L’amour transforme, guérit et apaise. L’amour nourrit, réconforte et anime. L’amour pardonne et comprend tout.

L’amour permet de compatir avec la souffrance de la victime et de voir derrière le criminel une âme en souffrance qui, dans son aveuglement, détruit autour de lui. L’Amour inclut toutes les expressions de l’amour, même les tourments de son absence. Lorsqu’une personne s’est endurcie et, qu’obnubilée par son égoïsme, elle ne ressent plus son lien avec l’autre, elle crée en elle une tension de rappel parce que ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’elle agisse ainsi. Lorsqu’elle s’éloigne de l’amour, elle se crée un enfer qui est aussi une expression de l’amour, de son manque. Le malheur ainsi créé, la souffrance finira par réveiller cette personne qui se retournera vers l’essentiel. La compréhension à propos de l’enfer qu’elle a vécu sera une source d’enrichissement pour elle et les autres…

L’ouverture du cœur permet de reconnaître que tout ce qui existe jaillit d’une Source unique, manifeste cette Source et y retourne. 

http://eveilspirituel.net/textes-de-claudette-vidal.asp?i=49

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On est chez soi. Partout où s’étend le ciel on est chez soi. En tout lieu de cette terre on est chez soi, lorsqu’on porte tout en soi….

Quand je cesse d’être sur mes gardes pour m’abandonner à moi-même, me voilà tout à coup reposant contre la poitrine nue de la vie… Et ses bras qui m’enlacent sont si doux et si protecteurs – et le battement de son cœur, je ne saurais même pas le décrire : si lent, si régulier, si doux, presque étouffé, mais si fidèle, assez fort pour ne jamais cesser, et en même temps si bon, si miséricordieux.

Etty Hillesum, Une vie bouleversée

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“Tu n’es pas seul en toi, un dialogue est ta vie intime, une voix t’appelle, une présence te réclame. Quelqu’un se confie à toi, qui vaut mieux que toi. Ton cœur peut être un mur qui arrête la lumière. Qu’il soit plutôt le vitrail qui la laisse resplendir. Tu te sens libre quand tout est clair en toi, quand ton âme est ouverte comme une basilique, quand ton être est tout élan vers un meilleur que toi. Moments très rares peut-être, mais d’autant plus précieux. Tu peux servir, illuminer tout être, susciter une terre nouvelle et de nouveaux cieux rien qu’en étanchant, dans le secret, aux sources vives de ton amour, cette soif infinie où se révèlent les abîmes de ton Dieu. Beaucoup se demandent ce qu’il est, s’interrogent sur ses voies et se scandalisent des décisions qu’ils lui prêtent. Pour toi, si tu veux devenir sa nature, regarde ce qu’il opère en toi, ce que ta conscience te presse d’accomplir, cette exigence, qui jamais ne se relâche, d’une bonté toujours plus grande et d’un don toujours plus parfait ; aime, donne-toi sans calcul, laisse luire la lumière et fais fructifier ta joie.”

Maurice Zundel

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Dieu n’est pas cet être extérieur, Il n’est pas ce maître, pas plus qu’il n’est ce bonhomme.’ Il est le cœur de la maison. Il est le Cœur de notre cœur. Il est la Vie de notre vie.

Autrement, pourquoi Jésus serait-Il à genoux au lavement des pieds ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce qu’il attend, qu’est-ce qu’Il cherche? Qu’est-ce qu’Il demande à ses apôtres qui sont là, fermés, braqués sur leurs ambitions étroites, sur leurs jalousies mesquines et qui viennent, il y a un instant, de se disputer pour savoir qui aurait la première place ! Pourquoi est-Il à genoux ? Qu’est-ce qu’il leur demande ? Qu’est-ce qu’Il attend d’eux sinon justement leur cœur, qu’ils se réveillent enfin, qu’ils découvrent que c’est à leur intimité que Dieu en veut !…

. Dieu est l’être, Il est l’être infini, justement parce qu’Il est l’Amour sans limites, parce qu’Il n’est que l’Amour, parce qu’il n’y a rien en Lui qui ne soit l’Amour. Parce que “exister”, c’est sortir de soi. Il est bien remarquable que le mot “exister”, (existere), et le mot “extase”, au fond, (existèmi), ont les mêmes racines et le même sens, car on n’existe qu’en sortant de soi.

On existe en allant vers l’autre. On n’existe que dans l’intimité de l’être aimé. On n’existe qu’en se donnant. Et c’est parce que Dieu est tout don, et rien d’autre que cette communication de Lui-même au sein de la Trinité, c’est à cause de cela qu’il existe en plénitude….

Et, du matin au soir et du soir au matin, dans chaque geste, dans chaque action, dans chaque battement de notre cœur, nous pouvons renouveler ce don, confirmer ce consentement, approfondir cette communion, découvrir toujours davantage cette lumière et cette beauté qui est notre maison au-dedans de nous, qui est l’attente éternelle du Cœur de Dieu….

(Être) dans le circuit de lumière et d’amour où l’être s’affirme dans la plénitude de son offrande, où l‘être existe comme une “extase”, comme un élan vers l’autre, comme un don qui répond au Don Eternel que Dieu est.

…Cette plénitude d’amour ,,, fait que toute réalité s’éternise, devienne merveilleusement précieuse, comme les murs de la maison s’animent non pas parce qu’ils sont des murs de pierre, mais parce que, dans ces murs, il y a le visage, il y a la présence, il y a le cœur de la mère.

Nous ne pouvons pas sortir de l’Amour. Quand nous le voudrions, nous ne pourrions pas échapper à la Tendresse de Dieu. Et pourquoi vouloir y échapper puisque c’est dans cet Amour que notre liberté respire ? Car être libre, c’est être libre de soi, c’est décoller de ses frontières et de ses limites, c’est prendre son élan, c’est faire de tout son être une offrande et une oblation.

Maurice Zundel, « Aime et fais ce que tu veux »

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Pense en cet instant à quelque chose ou quelqu’un que
tu aimes inconditionnellement… Cela peut être un paysage, un animal, ta maison, une fleur, le sourire d’un être aimé… Envoie-lui de l’amour de façon naturelle par ton intention et ton attention…

Souris-lui intérieurement. Autorise un sourire léger et doux sur ton visage…
Imagine que tu es en sa présence…
Utilise chacun de tes sens pour
aviver sa présence sensorielle, la lumière, le parfum, le goût, la tonalité unique de cet être ou de cette chose…

Tu te ressources à ce qui te donne le plus de joie, de plaisir…
Imagine, ressens que ton cœur porte dans son intimité la plus profonde une flamme d’amour, douce, puissante…
La flamme chatoie depuis que tu fais l’expérience d’être un avec cet être ou cette chose qui réjouit ton cœur…
Honore cette flamme,
permets-lui de grandir, de se déployer, de danser librement, de réchauffer tout ton être…
Autorise ton amour à travers la flamme, autorise l’amour à travers toi…
Ton amour pour cet être ou cette chose, ton amour pour la vie à travers cet être ou cette chose…
La flamme grandit et grossit de plus en plus, elle danse joyeusement…
Elle réchauffe tous les coins de ton cœur qui peuvent porter une peine, une crainte, sans t’y appesantir…
Juste la flamme qui danse joyeusement, qui réchauffe doucement, qui caresse en toi et autour de toi…
Invite la flamme à venir maintenant caresser la vie autour de toi, caresser l’amour à travers elle afin de libérer l’amour, d’exprimer l’amour, de rayonner l’amour, de laisser s’écouler l’amour…
La flamme douce caresse et remplit la pièce, l’espace autour de toi…
Transmets cet amour au monde proche en laissant le mouvement naturel de
la flamme caresser le monde…
Le monde autour…

Permets la plus belle transmission d’amour possible à ce moment-là…Sans effort… C’est le mouvement naturel de ton cœur.
La flamme caresse aussi tes doutes, tes réticences…
Tu inclus tout ce qui fait ta vie dans l’amour en cet instant…
Prends le temps dont tu as besoin pour compléter.
Tu peux mettre une main sur le cœur, dans la gratitude pour la source de l’amour et l’amour de la source au cœur de toi.

Que l’amour guide ta vie.
Diane Bellego

https://www.meditationfrance.com/archive/meditation/ouverture-coeur.htm

JP / 12.2017

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BURN-IN® du 2 novembre : Goûtons HARMONIE de l’harmonie et de son contraire…

Hello Toi !

C’est à l’harmonieuse jonction de la Sarine et de la Singine que nous allons célébrer la Vie, avec HARMONIE !

 

HARMONIE m’a inspiré ce programme pour le BURN-IN® du 2 novembre avec comme moyens d’expression souffles/ sifflements et touchers / caresses

Dans le silence de paroles, et l’harmonisation des contraires, goûtons ensemble :
Etonnante Harmonie
Harmonie dans et avec la nature
Harmonie avec les autres
Harmonie avec soi-même
Harmonie avec l’AUTRE
Pont sur le futur

Merci de prendre quelques bûches pour notre feu (il n’y a pas de forêt dans les environs) , habits ( en fonction de la météo ), bons souliers, thé chaud et lampe frontale
Il n’est pas nécessaire de savoir siffler : susurrer ou siffloter ou murmurer suffit !
Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le jeudi 2 novembre à 19h00 à Fribourg, au parking de Conforama, (Portes de Fribourg, Terminus de la ligne TPF 1) ou à 19h15 à la gare de Laupen. Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau
A bientôt peut-être !
Chaleur eusement

Josy

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TEXTES INSPIRATEURS

Chapitres

1. Harmonie ? Harmonie de contraires ?

2. Harmonie dans et avec l’univers

3. Harmonie dans la création artistique

4. Harmonie avec les autres

5. Harmonie avec soi-même

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  1. Harmonie ? Harmonie de contraires ?

Dans la mythologie grecque, Harmonie était la fille d’Arès, dieu de la guerre, et d’Aphrodite, déesse de l’amour, deux divinités de nature opposée. …

…Le mot «harmonie» est défini généralement comme «le rapport heureux entre les parties d’un tout (formes, couleurs, sons, rythmes, etc.), en particulier d’une œuvre artistique». …

Une autre définition du mot «harmonie» … : «État des relations entre des personnes ou dans un groupe humain, qui résulte de l’accord des pensées, des sentiments, des volontés».

Serge Toussaint

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La notion d’harmonie est tout à fait relative dans le temps ; les règles de l’harmonie ont évolué au fil des siècles. Ce qui nous paraît juste maintenant ne le paraissait pas forcement il y a quelques siècles, et vice-versa. Elle est également différente selon les cultures, ce qui permet d’avoir une diversité musicale incroyable entre les différentes régions du monde…..

https://www.easyzic.com/dossiers/qu-est-ce-que-l-harmonie,h146.html

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600 ans avant J.-C. Lao-tseu nous dit :

En effet, le caché et le manifeste naissent l’un de l’autre.
Le difficile et le facile se complémentent l’un et l’autre.
Le long et le court se montrent l’un l’autre.
Le haut et le bas se définissent l’un par l’autre.
La voix et le son s’harmonisent l’un et l’autre.
L’arrière et l’avant se suivent. 

Rien ne peut être pensé sans son contraire ou la complémentarité est la base où s’équilibre l’harmonie de l’univers.

François Brooks
http://www.philo5.com/Cogitations/081012LoiDesContraires.html

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  1. Éloge du Chaos

En matière de philosophie comme de religion, il existe 3 principales écoles de pensée …. Chacune de ces écoles se distingue de par son appréhension de l’existence. La première école conçoit l’univers indifférent aux joies et peines de l’humanité…. La seconde école envisage une humanité ployant sous le fardeau de la souffrance de la culpabilité, du péché et du désir, pour elle le chaos constitue la punition suite à la rupture de l’ordre initial. La troisième école considère le chaos comme une part intégrante de la créativité, de la liberté et de l’évolution. ….

La déesse du chaos Eris dit : “Je suis le chaos. Je suis l’esprit avec lequel tes enfants et les fous rient dans une joyeuse anarchie. Je suis la muse d’où les artistes et les savants extraient leurs œuvres. Je suis le chaos. Je suis vivante et t’annonce que tu es libre.” 


http://libertariens.chez.com/chaos.htm

  1. Harmonie dans et avec l’univers

Débarassée de son carcan déterministe, la Nature peut donner libre cours à sa créativité. Les lois intemporelles de la physique lui fournissent des thèmes généraux autour desquels elle peut broder et improviser. Elles délimitent le champ du possible et offrent des potentialités. C’est à la Nature de les réaliser. C’est à elle de décider de son destin et de définir le futur. Pour fabriquer la complexité, la Nature va miser sur le non-équilibre, dans la mesure où les structures ne naissent qu’à partir de situations hors d’équilibre. La symétrie n’est intéressante que dès l’instant où elle est brisée. C’est éloignée de l’équilibre que la matière génère de l’inédit. L’ordre parfait est stérile, alors que le désordre contrôlé est créatif, le chaos déterministe, porteur de nouveautés.

Trinh Xuan Thuan, Le Chaos et l’Harmonie / La fabrication du Réel

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Un écosystème peut être une forêt, un océan, un désert, un grand lac, etc…
Un écosystème est représenté par tous les éléments vivants (animaux et végétaux) et non-vivants (eau, sol, soleil, température) de ses nombreux habitats et par toutes les relations qu’il peut y avoir entre eux. En fait, chaque élément a un rôle à jouer dans son écosystème.

Être en équilibre c’est quand on est sûr de ne pas tomber, c’est la stabilité, l’harmonie. On sait que dans un écosystème, il y a des milliers de lieux, d’animaux, de végétaux et il y a des milliers ou des millions de relations possibles entre chaque élément. Un élément peut donc être indispensable à un autre mais aussi à plusieurs autres.

Si un élément est affecté, il peut occasionner des effets pouvant nuire à d’autres éléments selon une réaction en chaîne et bouleverser l’écosystème. Comme un trou dans un filet qui s’agrandit parce qu’une seule maille en retenait quatre autres et les quatre autres en retenaient d’autres…

https://www.theforestacademy.com/merveilleuse-biodiversite/la-biodiversite-d-un-ecosysteme/#.WekE-63BKi4

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Qu’on soit clair, L’HOMME NE DETRUIRA PAS LA PLANETE ! L’Homme n’est que de passage sur Terre, il n’est pas l’être vivant ultime qui survivra toujours... Sachez que la planète, pour exister n’a besoin que de trois choses :
– Des cyanobactéries. Ce sont des bactéries vivant dans l’eau qui font de la photosynthèse, elles sont plus ou moins à l’origine de la vie sur Terre, d’ailleurs, un quart de l’oxygène actuel présent dans l’Atmosphère vient de ces cyanobactéries…
– D’eau. Parce que l’eau permet la vie TELLE QU’ON LA CONNAIT.
De lumière. Car la lumière permet la photosynthèse, et donc l’oxygène, la respiration…


Et si vous avez bien lu, il n’y a pas marqué Humanité dans ces trois choses. Et c’est là qu’on vient à l’hypocrisie collective des « écologistes ». Les gaz à effet de serre, les produits polluants, tout ça ne détruira pas la Terre, mais détruira les conditions de vie nécessaires à l’Humanité ! La planète, elle, dans plusieurs millions d’années, aura effacé toutes les traces de notre existence …

http://hitek.fr/actualite/ecologie-ecosysteme-homme-planete_5744

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Notre système immunitaire et les bactéries

L’occasion de mourir nous est donnée plusieurs fois par jour. Le cancer nous assaille, la moisissure se propage, des bactéries nous grignotent et des virus nous infectent. Et plusieurs fois par jour, on nous sauve la vie. Les cellules bizarres qui prolifèrent sont massacrées, les spores de champignons exterminées, les bactéries passées à la moulinette et les virus pourfendus. Ce service attentionné, c’est notre système immunitaire qui nous le rend, avec l’aide de nombreuses petites cellules. Il a sous sa direction des experts spécialisés dans la reconnaissance de l’envahisseur, des tueurs à gages, des chapeliers et des pacificateurs.

Giulia Enders, Le Charme Discret de l’Intestin

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Nous luttons jour après jour contre le chaos. Combien de fois nos parents nous ont-ils ordonné de ranger une chambre ô combien chaotique ? Quelles capacités faut-il pour réussir à tirer au crayon un trait parfaitement droit ? D’un côté nous tentons d’attendre ce que la pensée commune qualifie de perfection, d’un autre nous savons que les irrégularités témoignent d’une authenticité qui est gage d’une qualité intemporelle. Que dire face aux tomates trop parfaitement rondes et rouges qui poussent à toute heure du jour et de la nuit, quelle que soit la saison ? Que penser de ces blocs architecturaux qui délimitent nos banlieues ? Vous savez aussi bien que moi qu’une certaine part d’humanité, bien que tendant vers une certaine évolution, a besoin de cette part de chaos, d’authenticité.

http://lephilosoft.blogspot.ch/2011/07/leloge-du-chaos.html

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Si vous vous accrochez à la nature, à ce qu’il y a de simple en elle, de petit, à quoi presque personne ne prend garde, qui, tout à coup, devient l’infiniment grand, l’incommensurable, si vous étendez votre amour à tout ce qui est, si très humblement vous cherchez à gagner en serviteur la confiance de ce qui semble misérable, – alors tout vous deviendra plus facile, vous semblera plus harmonieux et, pour ainsi dire, plus conciliant.

Rainer Maria Rilke / Lettres à un jeune poète

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Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir…..

Charles Baudelaire

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Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits ! 
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !…

Paul Verlaine, Romances sans paroles 
(
Mélancolie en harmonie avec le paysage…)

  1. -.-

“Vous travaillez pour vous maintenir au diapason de la terre et de l’âme de la terre.
Car être oisif c’est devenir étranger aux saisons, et s’écarter de la procession de la vie qui marche avec majesté et fière soumission vers l’infini.
Quand vous travaillez, vous êtes une flûte, où, à travers son coeur, les soupirs de vos heures se métamorphosent en mélodie.
Qui parmi vous souhaiterait rester tel un roseau vierge de son, alors qu’autour de vous tout chante à l’unisson ? 
Il vous a toujours été dit que le travail est malédiction et le labeur un malheur.
Mais moi je vous dis que quand vous travaillez vous oeuvrer à réaliser une parcelle du rêve le plus ancien de la terre, qui vous fut attribué quand naquit ce rêve,
Et
vivre en harmonie avec le travail c’est en vérité aimer la vie,
Et aimer la vie à travers le travail c’est être initié au secret le plus intime de la vie.

Kahlil Gibran, Le Prophète/ Le Travail

  1. Harmonie dans la création artistique

Dans la théorie de la musique occidentale, l’harmonie étudie la construction des accords, les principes qui les gouvernent et leurs enchaînements ; on parle alors de l’aspect « vertical » de la musique par opposition à la dimension « horizontale » . Ce terme peut cependant recevoir plusieurs autres sens, en relation ou non avec la musique et les sons.

Il est dérivé du grec harmonia, signifiant « arrangement », « ajustement », et désignant plus précisément la manière d’accorder la lyre. ….

Cependant, même dans ce domaine précis, le terme peut revêtir différentes significations — historiquement liées — depuis la plus large — composante musicale intégrant des simultanéités —, jusqu’à la plus étroite — science des accords —, en passant par les différentes évolutions du concept au XXe siècle.

  1. https://www.lire-les-notes.com/definition-harmonie.html

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  1. Violence harmonique et dysharmonique

    1. Comment exprimer la virtuosité du sentiment ? Jouer de la gamme acoustique des émotions, oubliant parfois les transitions, respectant ainsi la chute de l’être, sa fondamentale et douloureuse dysharmonie. Ces sons qui blessent. Passer du grave à l’aigu en une demi-seconde, ou de l’aigu au grave… c’est exprimer le déchirement de l’être, pris dans la violence du choc des contraires : la dimension aérienne de notre être est confrontée à toute la gravité, à toute la pesanteur de notre vie terrestre. Lutte dysharmonique entre ces deux dimensions de l’être.

    2. Que l’on préfère la violence  ouverte de la dissonance ou cette violence souterraine – douloureuse mélancolie de l’harmonie acoustique – la violence reste ce phénomène poignant. Poignante dysharmonie, poignante harmonie. La note de musique dysharmonique ou superbement, douloureusement harmonique, c’est toujours ce à quoi nous ne sommes pas préparés, ce qui nous étonne et donc nous touche, nous émerveille et nous perd.…

http://vivir-sentir-escribir.over-blog.com/article-violence-harmonique-et-dysharmonique-108291372.html

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  1. « Ich sage euch: man muss noch Chaos in sich haben, um einen tanzenden Stern gebären zu können. Ich sage euch: ihr habt noch Chaos in euch. » 

  2. “Je vous le dis : il faut porter encore en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante.”

  3. Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra 

  4. -.-

Cela me rappelle Jaffa où, en entrant, je humais à la fois l’odeur des citronniers et celle des cadavres ; le cimetière défoncé laissait voir les squelettes à demi pourris, tandis que les arbustes verts balançaient au-dessus de nos têtes leurs fruits dorés. Ne sens-tu pas combien cette poésie est complète, et que c’est la grande synthèse ?

Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet

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Le réel résulte de la combinaison toute naturelle de deux types, le sublime et le grotesque, qui se croisent dans le drame, comme ils se croisent dans la vie et dans la création. Car la poésie vraie, la poésie complète, est dans l’harmonie des contraires.

Victor Hugo, préface de Cromwell

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  1. Harmonie avec les autres

Vivre en harmonie, c’est être en accord, en union avec un ensemble de choses ou de personnes, sur le plan des sentiments, des idées, des actes. Cela peut-être envers soi-même ou son entourage. Oser être soi-même avec les autres, c’est risquer d’être parfois en désaccord, avec ceux qui nous entourent, ceux que nous aimons….Depuis notre plus jeune âge, nous avons appris à cacher ou à enfouir nos émotions, nous cherchons à faire plaisir, à être reconnus ou à être parfait, mais que cherchons-nous au fond ?

Chantal Feugnet

http://www.chantalfeugnet.com/pages/articles-de-presse/vivre-en-harmonie-et-oser-etre-soi-meme.html

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« Une musique sans fausse notes, ce serait insipide. C’est la même chose dans la vie. Une vie sans fausses notes cela n’existe pas.  Nous sommes tous porteurs de fausses notes, nous sommes tous maladroits, nous faisons tous des erreurs. Cela fait partie de notre expérimentation d’être humain. La question est : qu’en fait-on ? Une fausse note pour moi, c’est une fenêtre qui s’ouvre avec plein de nuit derrière dans laquelle, il nous faut mettre du jour. Nos erreurs servent à nous affiner. …

Quand on dit à quelqu’un tu ne mérites pas ceci, de toute façon tu n’y arriveras jamais, tu te prends pour qui, c’est trop dur pour toi, quand on est dans cette attitude là de condamnation on empêche l’autre de rayonner et on finit par le détruire. Lorsqu’on pose un regard amoureux sur l’autre, on lui  permet de donner le meilleur de lui -même. Et puis lorsque on s’autorise enfin à aimer, pleinement,  on devient alors un véritable aimant et on attire encore plus  d’amour. L’abandon mène à l’abondance « .

Extraits repris du site « la révolution intérieure », Marc Vella

http://pnl-info.typepad.com/pnlweblog/2012/12/eloge-de-la-fausse-note.html

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Vous êtes nés ensemble, et ensemble vous serez pour toujours.
Vous serez ensemble quand les blanches ailes de la mort disperseront vos jours.  
Oui, vous serez ensemble même dans la silencieuse mémoire de Dieu.  
Mais laissez l’espace entrer au sein de votre union.  
Et que les vents du ciel dansent entre vous.  
Aimez-vous l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour une chaîne. 
Laissez le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.  
Emplissez chacun la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à la même coupe.  
Donnez à l’autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.  
Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.  
De même que les cordes du luth sont seules pendant qu’elles vibrent de la même harmonie.  
Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l’un de l’autre. 
Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.  
Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :  
Car les piliers du temple se tiennent à distance,  
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l’ombre l’un de l’autre.


Khalil Gibran, Le prophète / Le Mariage

  1. -.-

  1. Harmonie avec soi-même

” L’exigence de la perfection met au pinacle des femmes et des hommes d’exception que la foule adore.
Mais pour quelques-uns encensés, combien sont ignorés, méprisés, oubliés, démolis ?
Mesurons là tout le gâchis d’humanité.
Ne cherche pas à être parfait, ne cherche pas à faire bien pour être meilleur qu’un autre.
Cherche à faire au mieux pour toi et offre humblement cela au monde. Pour ça, sois, simplement.
Etreins, avec délicatesse, ce que tu es ; et ce que tu es est magnifique.
N’en doute pas.
Tu es un être spacieux, déjà réalisé.
Retiens ceci :
tu es de l’or pur.
Quand tu fais quelque chose,
mets tout ton cœur, juste cela.
En vérité, l’acte réalisé avec ta pleine présence suffit.
Tu verras alors que dans l
’imperfection de ton trait, de ton geste, de ton mot, de ton verbe, il y aura tout le vibrant de la vie.
Regarde dehors, une forêt, observe les branches d’un arbre : sont-elles parfaitement courbes ou droites, sont-elles parfaitement douces et lisses ? Non, elles sont tordues et rugueuses. Regarde partout dans la nature, tout est incertain et libre et c’est cela qui est bouleversant.
Et c’est parce que tu es imparfait que tu es si bouleversant. Ton imperfection est miroir de la perfection.
Alors n’aie plus honte d’être qui tu es.
Dans l’écoute de toi-même, affine-toi, jusqu’à comprendre que,
dans ta faille, se trouve toute l’aventure de ta vie.
Vole !
N’aie pas peur de l’abîme car l’abîme, c’est Le grand rendez-vous.
Dans ta souveraineté enfin retrouvée, tranquillement, accorde-toi la totalité de la vie, souris, déploie avec douceur tes ailes et vole vers ton soleil.
Il se peut que tu n’y arrives pas tout de suite, mais ne t’inquiète pas ; tu as le temps, car l’infini habite ton cœur.”

Marc Vella, auteur de L’éloge de la Fausse Note

http://naturalwriters.org/eloge-de-la-fausse-note

La psychologie de Jung tourne d’ailleurs toute entière autour de ce concept qui rejoint le symbole “Yin et Yang” des Orientaux.

Il ne s’agit pas de faire “disparaître” les côtés antagonistes en nous mais, après les avoir reconnus, de les harmoniser, de les “unir“, de les “marieren quelque sorte…il s’agit, par la conjonction, de les “transfigurer” afin de donner naissance à une conscience personnelle toujours plus “différenciée”, toujours nouvelle…fruit de l’union du conscient et de l’inconscient. 

Il s’agit de dépasser la dualité, le conflit, le “choc des contraires” pour aller vers une réunification harmonieuse qui amène la paix et la fécondité dans notre vie psychique.

http://grandsreves.over-blog.com/article-yin-yang-jung-ou-la-conjonction-amoureuse-des-contraires-115597491.html

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La conjonction des opposés constitue l’expérience la plus immédiate du divin que la psychologie puisse, en définitive, saisir.

C.G. Jung, Les racines de la conscience

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« Comment faire pour être en accord avec son harmonie intérieure ? La musique nous enseigne que l’harmonie n’est pas constituée que d’une seule note. Ce serait d’ailleurs ennuyeux. Tout l’art consiste à faire retentir tout ce qui est en nous de telle sorte que les sons ne soient pas discordants, mais au contraire qu’ils vibrent au diapason d’une grande harmonie. La musique ne devient pas nécessairement belle grâce à une harmonie continue, mais lorsque l’harmonie émerge des oppositions chromatiques. Mozart, plus qu’aucun autre compositeur, l’avait compris. Sa musique fait vibrer toutes les cimes et tous les tréfonds de l’âme humaine : le deuil et la joie, la peur et la confiance, l’amour et la haine. Lorsque tous les sentiments résonnent, ils aspirent toujours à se mettre en résonance avec une harmonie supérieure. »

Anselm Grün, « Être en harmonie, oublier ses soucis, simplement vivre »

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Au fond, c’est la relation qui met en mouvement tout l’univers. C’est la relation qui crée l’ordre dans l’univers, c’est la relation qui donne une sorte d’affinité à chaque meuble dans un ameublement. Un fauteuil tout seul ne dit rien. Mais un fauteuil en harmonie avec la table, en harmonie avec la bibliothèque, en harmonie avec le papier peint, en harmonie avec le lustre, cela peut donner quelque chose d’immense comme une musique. A plus forte raison, dans l’homme ce qu’il y a de plus précieux est constitué par une relation. Cette relation qui fait qu’un homme n’est plus clôturé, enfermé en lui-même, mais que toute sa vie est un mouvement vers un autre, et finalement vers l’Autre majuscule, qui est le Dieu vivant.

Maurice Zundel

http://www.mauricezundel.com/fr/component/content/article.html?id=1181:toute-personne-cest-je-est-un-autre

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Quand nous entendons le matin le merle qui roule dans un jeu d’eau la perle de son chant, nous avons l’impression que le monde commence, qu’il est tout neuf, qu’il y a là une source intarissable, que, pour le merle tout au moins, la vie aura toujours sa nouveauté. Et c’est là un symbole, et c’est là une parabole, et c’est là une invitation qui nous est adressée: en nous, à plus forte raison, il y a une infinie, une éternelle, une inépuisable nouveauté : ce chant de Dieu que nous avons à devenir, cette lumière de Dieu que nous avons à communiquer, qui doit devenir l’expression, le rayonnement et le sourire de notre visage, qui doit devenir le rythme, et l’harmonie, et la mélodie, et la danse de notre corps tout entier.

Maurice Zundel

http://www.mauricezundel.com/fr/component/content/article.html?id=1527:sommes-nous-une-facade

JP 11.2017

 

BURN-IN® du 13 octobre 2017 : ESPERANCE et moi t’attendons pour célébrer la Vie

Hello Toi !

J’espère que tu vas bien et que tu t’émerveilles encore plus que moi de cette beauté automnale !
Voici donc les détails du programme du BURN-IN® du 13 octobre et le lieu de nos retrouvailles avec ESPERANCE, que nous déclinerons avec les moyens que nous avions tirés au sort : marche / pas et parole en « je » :

Marche avec ou sans Espérance sur le Sentier des Pauvres
Improvisations ludiques sur le thème « J’espère »
Nos témoignages d’Espérance vécue
– Face aux obstacles sur notre route
– Lors des traversées de nos nuits intérieures
Cinq pas vers ce qui me semble le summum de l’Espérance

 

La petite place en bas à droite du photomontage, au bord de la Trême en-dessous de la Part Dieu, nous accueillera. Nous parquerons à la Part Dieu ( j’espère que nous n’aurons pas d’amende), nous marcherons en tout une bonne heure et aurons quelques 100 mètres de dénivellé sur le Sentier des Pauvres pour ressentir leurs espérances et désespérances. Vu le chemin caillouteux et les feuilles mortes qui le couvrent, tes bâtons de marche sont recommandés, et j’espère aucune entorse.

Pour nos échanges verbaux au coin du feu, prends aussi un coussin pour le confort de ton postérieur. Nous aurons « chaud à la face et froid à la fesse » ou vice-versa. Habille-toi en conséquence . Mieux vaut une couche de trop que l’inverse. Merci de prendre comme d’habitude quelques bûches bien sèches, ton thé bien chaud et une lampe frontale bien éclairante.

Pas d’inscription, comme d’habitude, même si je t’espère… sans t’espérer !

Lieu et heure de rendez-vous, quelque soit la météo : à Villars-sur Glâne, le vendredi 13 octobre à 19h00 à Cormanon Centre, devant la Poste ou à 19h25 à la sortie de Bulle, route de la Chia, juste avant le pont sur la Trême, au lui dit « Moulin de la Trême ». Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau

A bientôt peut-être !
Chaleur eusement
Josy


BURN-IN® du 13.10.2017

Textes inspirateurs en 5 chapitres

  1. Espérance et espoir

  2. Espérer : Signe d’impuissance

  3. Espérer : Puissance d’action

  4. Espérance chrétienne

  5. Au-delà d’espérer et de désespérer : L”union des contraires

  1. Espérance et espoir

L’espoir est terre-à-terre. L’espérance a une dimension spirituelle

Gigi

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L’espoir est sans doute nécessaire à l’homme pour qu’il surmonte les épreuves que la vie lui impose. Mais l’espérance, c’est autre chose…

        1. 1/ L’espoir est de dimension humaine, relatif à son existence matérielle, émotionnelle, intellectuelle. Il est tourné vers un avenir situé dans une vie humaine et révèle une certaine confiance dans les forces bienveillantes de la vie, mais aussi dans les ressources de l’être humain. L’espoir est modeste, mais il donne une force herculéenne.

        2. 2/ L’espérance est d’ordre transcendantal, voire religieux, proche de la foi, mais elle n’est pas seulement d’ordre divin. C’est une relation avec les forces qui nous dépassent, celles de la Vie avec un grand V. L’espérance est plus profonde que l’espoir, et plus ancrée et constante car non liée aux évènements, contrairement à l’espoir auquel on a recours quand c’est nécessaire.

Ainsi, le désespoir est un profond état d’abattement, mais qui n’est pas nécessairement définitif, alors que la désespérance est plus radicale, c’est la disparition de toute croyance en quoi que ce soit, la nuit noire et sans fin envisageable.

http://www.lemotdujour.com/francais/espoir-esperance/

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Espoir : D’un point de vue purement affectif, on parle plus volontiers d’espoir que d’espérance et l’on oppose ce sentiment à la crainte. Les théoriciens classiques de la nature humaine (Hobbes, Descartes, Spinoza) inscrivent tous l’espoir au rang des passions fondamentales et le relient systématiquement au désir : espérer, c’est considérer comme réalisable ce que nous désirons le plus intensément. L’espoir est donc indissociable d’un rapport positif au temps ; il est la passion de l’avenir car il fait du temps notre meilleur allié.

Espérance : La thématique de l’espérance appartient plus spécialement à la perspective religieuse, surtout chrétienne. …. Espérer c’est croire en la grâce de Dieu et en la vie éternelle promise par lui.

Pourrait-on dire que dans l’espérance je vois briller l’avenir dans le présent, ce qui est le contraire de l’espoir qui désespère le présent ?

http://www.cafe-philo.eu/archives/themes.html

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L‘espoir se rapporte à une situation désirable sans que ce que cela soit assuré. Même s’il y a de la confiance dans l’espoir, il y a forcément de l’ignorance à l’égard de l’avenir. Cela s’accompagne d’une attente, mais aussi de la crainte. La crainte d’un mal à venir qui serait la non-réalisation du bien à venir. 

Quid alors de l’espérance? ….

D’abord, elle participe d’une conviction intime. A ce titre, elle est  toujours personnelle et procède de la liberté. C’est sa force et son «invicible humilité» Face à l’écrasante arrogance du factuel érigé en ontologie, croire qu’au- delà de tout il y a du juste, du bon et du beau, qu’il s’est manifesté et qu’il se manifestera encore, que l’histoire n’est pas close …

L’espérance se fonde par conséquent sur une volonté de voir et de penser que je construis moi-même puisque je pourrais, produire, moi aussi, de la valeur

Gérard  Tissier

http://www.cafe-philo-des-phares.info/index.php?option=com_content&task=view&id=297

  1. Espérer : Signe d’impuissance

Chamfort : « L’espérance n’est qu’un charlatan qui nous trompe sans cesse ; et, pour moi, le bonheur n’a commencé que lorsque je l’ai perdue. »

Camus : « Tout le malheur des hommes vient de l’espérance ».

Yourcenar : « Le malheur est que, parfois, des souhaits s’accomplissent, afin que se perpétue le supplice de l’espérance. »

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Nous ne tenons jamais au présent….Nous errons dans les temps qui ne sont pas nôtres….Nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais

Pascal, Pensées

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Si aimer, c’est désirer ce qui est, espérer, c’est désirer ce qui n’est pas.

Même si l’espérance fait confiance en l’avenir, elle tend à nous enfermer dans le manque ici et maintenant. Espérer ce n’est pas être heureux ici et maintenant, c’est renvoyer le bonheur à demain. Le Bonheur suppose l’absence de crainte, il suppose donc l’absence d’espérance. Pour être heureux, ici et maintenant, la volonté, le courage, la connaissance et l’amour ne valent-ils pas mieux que l’espérance ?

Nicole Poupon et Bernard Maréchal

CaféPhilo à la Maison des Savoirs agathoise

http://www.cafe-philo.eu/archives/themes.html

  1. Espérer : Puissance d’action

Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. Grâce à lui, je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes.

Christiane SINGER, Derniers fragments d’un long voyage,

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L’espoir ne doit plus être tourné vers l’avenir, mais vers l’invisible. Seul celui qui se penche vers son coeur comme vers un puits profond retrouve la trace perdue

Christiane Singer

Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?

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Chaque être tente à sa façon la difficile traversée de la vie. Le succès obtenu n’est pas un critère. C’est l’élan, l’espérance la plus secrète au plus profond de la personne que nous saluons quand nous nous inclinons. A ignorer cette loi du respect dû à chaque âme, le monde s’enfonce dans l’agonie. Chacun réclame et encaisse son dû, sans dire merci, les fesses et les mâchoires serrées, le coeur sec.
Des mercenaires, des brokers, des chicaneurs et des blasés ont débarqué là où la Vie invite des danseurs, des voltigeurs, des adorateurs, des porteurs de flambeaux.
…..
Christiane SINGER – N’oublie pas les chevaux écumants du passé.

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Ne mets pas ton espérance dans un lieu, dans une personne. Mets-la dans l’invisible… Il n’est aux mains de personne. Ni entre mes mains, ni entre les siennes. il est entre nous. Il est ce qui, entre nous, s’est tissé depuis notre première rencontre, ce que l’espace insaisissable entre nous a engendré et continue d’engendrer d’instant en instant. Une oeuvre fluide et perfectible à l’infini. …. C’est un frémissement amoureux.”

Christiane Singer, “N’oublie pas les Chevaux écumants du Passé”

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Je comprends l’intense désespoir de ceux qui croient l’entière réalité contenue dans le visible et ne supportent plus cette provocation intense que constitue, jour après jour, pour eux, une espérance soutenue.”

Christiane Singer, « Derniers fragments d’un long voyage »

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Le sage n’espère rien : il a cessé d’avoir peur.

Il ne craint rien : il a cessé d’espérer quoi que ce soit.

Parce qu’il serait sans désirs ? Au contraire :

parce qu’il ne désire que ce qui est (ce qui n’est plus espérance mais amour)

ou ce qu’il peut (ce qui n’est plus espérance mais volonté).

On dira que cette sagesse est pour nous hors d’atteinte : l’espoir est là, toujours, puisque

la faiblesse est là, puisque l’ignorance est là, puisque l’angoisse est là. Sans doute. Aussi

ne sert-il à rien de vouloir s’amputer vivant de toute espérance : ce serait faire de la sagesse un nouvel espoir, qui nous en séparerait aussitôt.

Développons plutôt notre part de puissance, de liberté, de joie : apprenons à connaître, à agir, à aimer.

La sagesse n’est pas un idéal : c’est un processus.

André Comte-Sponville

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Il n’y a qu’un crime, c’est de désespérer du monde.

Nous sommes appelés à plein poumons à faire neuf ce qui était vieux, à croire à la montée de la sève dans le vieux tronc de l’arbre de vie. Nous sommes appelés à renaître, à congédier en nous le vieillard amer ! ! !

Christiane Singer

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La prison a protégé Mandela de toutes les outrances et de tous les aveuglements que le rythme et l’intensité des luttes quotidiennes engendrent parmi les victimes des oppressions sociales. En ce sens elle aura été libératrice, protégeant Mandela de toute haine vengeresse, parce qu’il transforma cette contrainte inhumaine portée de l’extérieur en une possibilité de libération intérieure.

Mandela a réussi à forger un véritable bonheur dans l’espace minuscule de sa cellule, coupé de tout désir lié à des objets extérieurs puisqu’il en était privé, donc condamné à choisir entre la désespérance destructrice et la construction d’un rapport à soi harmonieux et humain…. Et là, on ne peut s’empêcher de penser à Blaise pascal qui posait une équivalence entre la capacité d’accéder au bonheur et la possibilité de vivre seul dans une chambre. … « Tous le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos, dans une chambre »

Jean-Paul Jouary, « Mandela, une philosophie en actes »

  1. Espérance chrétienne

  1. Qu’est-ce que l’espérance?

L’espérance est une petite voix qui nous assure que rien n’est jamais perdu. C’est une manière de regarder la vie et ses difficultés non comme un mal, mais comme une promesse de vie. ….

Pour le chrétien, l’espérance est un moteur qui permet de jeter sur chaque événement, sur chaque être un regard renouvelé. Jésus a promis son retour définitif. Nous sommes donc habités par cette certitude qui transcende les moindres petits actes de nos vies. Chaque réalisation humaine porte le signe que Dieu est proche. Vivre dans l’espérance, c’est accepter l’angoisse et, en même temps, vivre dans la joie.

Il y a une dynamique de l’espérance. Elle nous mobilise, nous fait avancer sans découragement. L’espérance se nourrit de la foi et la foi se vivifie dans l’espérance. En fait, espérance, foi, confiance et amour de Dieu se conjuguent pour nous permettre d’aller toujours plus loin. Et d’être, sereinement, dans la certitude que tout chemin mène au Père.

http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Esperance/Qu-est-ce-que-l-esperance

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Interview de Anselm Grün, Moine bénédictin


Je souhaite à vos lectrices et lecteurs d’avoir comme ange accompagnateur «l’ange» de l’espérance. C’est lui qui nous introduit dans cette attitude chrétienne si fondamentale, sans laquelle nous ne pouvons vivre. En effet, sans espérance la vie devient vite un enfer. L’espérance ne capitule jamais. Nous espérons en ce que nous ne voyons pas encore, comme le dit saint Paul (Rm 8, 24-25). Aussi je souhaite à tous ceux et celles qui lisent votre belle revue de faire confiance, dans l’espérance, à l’esprit de Jésus présent et agissant, de manière invisible et discrète, dans notre coeur et dans celui de tous les hommes. Notre espérance peut changer le monde. Elle est comme un levain qui fera lever toute la pâte. Elle permet aux hommes d’entrevoir une vie plus heureuse, une vie riche de promesses.

http://www.soyez-passant.fr.nf/?p=1780

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“L’espérance sans risque ce n’est pas l’espérance… L’espérance, c’est croire en l’aventure de l’Amour : faire confiance aux hommes, faire un saut dans le noir en s’abandonnant à Dieu.” – Dom Helder Camara –

http://bienvenuechezanne.blogspot.ch/2008/02/lange-de-la-gaiet-sereine.html

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Manifester l’amour où il y a la haine et semer l’espérance dans le désespoir.
On peut tout perdre matériellement, mais si Dieu reste, on a encore tout.

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Efforcez-vous d’allumer la flamme de l’espérance là où vous vivez. Comme Jean XXXIII.

François Xavier Nguyên Van Thuân

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/13193/Venerable-Francois-Xavier-Nguyen-Van-Thuan.html

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 « Le Porche du mystère de la deuxième vertu » de Charles Péguy .

Dès le début de l’œuvre, espérance et enfance sont une, la figure de la petite Espérance apparaît, entre ses sœurs plus âgées que sont la Foi et la Charité : « Sur le chemin montantsablonneuxmalaisé./ Sur la route montante./ Traînée, pendue aux bras de ses deux grandes sœurs,/ Qui la tiennent par la main,/ La petite Espérance/ S’avance. » Allégorie pleine de douceur, celle d’une enfant qui semble se laisser conduire, mais qui, en réalité, guide la Foi et la Charité. Seuls les aveugles ne voient pas « que c’est elle qui entraîne ses grandes sœurs ». Enracinant la foi dans le terreau de la paroisse, faisant l’éloge de la terre, Péguy ramène la vertu d’espérance à la simplicité de l’âme du bûcheron, qui songe, seul au plus profond des mystères de la forêt, à ses enfants qui prendront la relève.

L’espérance renvoie aussi au Livre par excellence, à la Bible, cette fois par le biais des trois paraboles de la brebis perdue, de la drachme retrouvée, de l’enfant égaré…. 

https://www.universalis.fr/encyclopedie/le-porche-du-mystere-de-la-deuxieme-vertu/1-esperance-et-enfance/

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Pour la Bible, il existe une différence entre les mots “espoir” et “espérance”. On pourrait résumer cette différence en disant que : l’un meure et l’autre demeure! En effet, si l’espoir est humain, il n’est rien d’autre qu’humain ; il trouve sa source dans les aspirations et dans les désirs les plus secrets du coeur ; ce qui, du reste, est légitime ; pourvu que ceux-ci soient bons. Mais cet espoir là est toujours déçu.

L’espérance, elle, celle dont nous parle la Bible, celle que le Christ met dans notre coeur par son Esprit, est tout autre chose. Il faut l’avoir reçue pour réaliser tout ce qu’elle apporte de plus dans notre existence. Car elle nous donne la force nécessaire pour surmonter les pires tempêtes. Elle nous permet, en toute circonstance, de demeurer dans la confiance de la foi, source de réconfort et de joie . Elle nous garde dans la paix et la sérénité que nous apporte et nous renouvelle chaque jour, la présence de Dieu

https://www.info-bible.org/perrier/espoir.htm

  1. Au-delà d’espérer et de désespérer : L”union des contraires

Personne ne peut vivre une seconde sans espérer. Les philosophes qui prétendent le contraire, qui parlent de sagesse et ne font entendre que leur résignation à vivre une vie sans espérance, ces philosophes se mentent et nous mentent. Même celui qui va se pendre, dit Pascal, a l’espérance d’un mieux être : s’il accroche une corde à une poutre c’est parce que la pendaison est soudain devenue l’unique figure du bonheur. Celui qui médite de se pendre a la croyance qu’il va ainsi respirer mieux et il espère encore : l’espérance, dans l’âme, est au principe de la respiration comme de la nourriture.

Christian Bobin, l’épuisement.

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“Vis !” disait ce cri à chacune de nous.
Quoiqu’il advienne, vis !
Que tu vives ou que tu meurs, vis !
Ne tergiverse pas ! Vis ! Pour toi et pour tous ceux qui n’ont pas été rassasiés de jours, vis ! Au nom de Dieu et des hommes de bonne et de mauvaise volonté, vis !
Tout avait place dans ce cri : la désespérance la plus totale et l’espérance la plus indestructible. Le monde s’était trouvé déchiré de haut en bas dans ce cri. Et au même moment quelqu’un s’était mis à le recoudre.

Christiane Singer
Les sept nuits de la Reine

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Je voudrais vous inviter à recevoir mes paroles comme le tâtonnement d’une femme qui s’est engagée à ne pas perdre des yeux sur cette terre ni le rivage de la détresse ni celui de la délivrance, d’honorer de la même attention l’innommable souffrance des hommes et la rutilante merveille de la vie. Persuadée que si un de ces rivages se perdait dans la brume j’entrerais aussitôt dans l’illusion et la fiction. Cet écartèlement pour inconfortable qu’il soit, préserve néanmoins des naïvetés d’un espoir aveugle et des complaisances paralysantes du désespoir.

Dans tous les lieux habités par la souffrance, se trouvent aussi les gués, les seuils de passage, les intenses noeuds de mystères. Ces zones tant redoutées recèlent pourtant le secret de notre être au monde ou, comme l’exprime la pensée mythologique : là où se tiennent tapis les dragons sont dissimulés les trésors.  

Christiane Singer

“Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi 

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Tantôt c’est l’espoir qui te saisit, l’espoir qu’il y a encore quelque chose à sauver et que tu vas y réussir. Il y a en toi une force salvatrice qui t’enlumine, mais te rend tout aussitôt impatient, dur, à force d’espoir! Cette part du monde qui s’oppose à la lumière tu la pulvériseras. La nouvelle croisade est commencée! il existe un espoir qui t’envenime. Voilà! sauras tu supporter la conscience que l’espoir d’un monde meilleur pulvérise ses ennemis, anéantit le monde tel qu’il est, le veut rompu, annihilé? espoir féroce des croisades anciennes et neuves!
Mais tout aussitôt le ressac du désespoir qui te reprend. Tu lis dans un quotidien: montée du fascisme en Europe. Ton coeur lâche. Ténèbres, le monde s’éteint autour de toi. Un voile descend sur toute chose créée-un voile opaque. Le démon s’éveille s’étire, ronronne dans ce monde de haine, de voracité, de rapacité, descendu si bas qu’aucun soubresaut ne le fera remonter. […] mais qu’est-ce que j’attends donc sur cette terre? un résultat immédiat à mes élans généreux? un revirement instantané? le salut devrait donc être un laquais qui se présente aussitôt que j’agite la clochette? Ah que serait un monde qui répondrait illico au claquement de doigts du petit maître que je suis?
Ah cesse d’être ce pantin ballotté entre espoir et désespoir! Fais halte!
L’inutile tornade de l’urgence n’a pas de fruit. Seule la patience donne du fruit, seule la urée. Un cheveu sépare la chute de la grâce.
Quand sont bues la colère et l’indignation devant les dérives du monde,quand est bue aussi la complaisance à s’accommoder du trou qu’on s’est creusé en terre d’exil, alors quelque chose peut commencer. […]
Etre plein d’espoir au coeur d’un désespoir total, appréhender l’unité parfaite de l’espoir et du désespoir! Quand tu espères tu es la part du monde qui espère, et quand tu désespères, tu es la part du monde qui désespère! c’est tout. aujourd’hui j’ai compris […] que rien n’est pas encore tout à fait parfait, que l’imperfection est le produit de mon esprit, l’écharde d’une attente, d’une espérance vaine dans la chair glorieuse de la Création.”

Christiane Singer Où cours-tu? ne sais tu pas que le ciel est en toi ?

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  1. Interview de Roger-Pol Droit et Monique Atlan, auteurs du livre : L’espoir a-t-il un avenir ?

    1. …Selon vous, notre découragement ne date pas d’aujourd’hui, ni des attentats. Le mal serait plus profond. Vous parlez d’une crise du temps…

Monique Atlan et Roger-Pol Droit : L’historien François Hartog a nommé « présentisme » cette domination inédite du présent, qui s’est instaurée dans les années 1980. Elle se produit quand l’avenir s’estompe, ne fait plus rêver, ou seulement sur le mode du cauchemar, de l’apocalypse. Le passé se réduit plus aux commémorations, à un devoir de mémoire. Il ne reste que le court terme, l’immédiateté, un temps en suspens désamorçant toute possibilité d’un projet collectif qui se déploierait dans la longue durée. Cela rappelle ce que Nietzsche anticipait en décrivant la vie du « dernier homme », qui n’ambitionne rien sauf d’être tranquille, sans risque, de mener une existence peinarde, qui ne soit « que du bonheur », selon la formule désormais convenue. Or, cette existence sans aucun négatif est purement illusoire. Le monde humain n’est jamais « zen », il est continûment constitué de conflictualité, de tendresse et de violence, d’amour et de haine, de tensions permanentes.  

    1. Pourtant, de plus en plus de personnes cherchent du sens, de la spiritualité…

Monique Atlan et Roger-Pol Droit : Oui, mais cette recherche demeure dominée par l’évitement des conflits. Elle est souvent marquée par une sorte de défiance systématique envers l’espoir, héritée d’une longue tradition philosophique. En effet, au cours de notre travail, nous avons été surpris de constater à quel point la majeure partie des philosophes s’est défiée de l’espoir, l’a soit relégué aux marges de la pensée, soit carrément oblitéré ou radicalement combattu. Depuis Épicure et les stoïciens jusqu’à Camus et Comte-Sponville, en passant par Spinoza et Schopenhauer, ils y voient une illusion nous détournant de la réalité, nous exilant du présent, nous troublant en nous faisant éprouver la crainte d’être déçus. Dès lors, ils ont eu la tentation de « jeter le bébé avec l’eau du bain », de refuser l’espoir pour mieux éviter la crainte, ou la déception causée par des espoirs non satisfaits. Il nous semble urgent de rouvrir le débat, d’inverser le logiciel, de commencer à le réhabiliter, lui qui représente la dimension centrale de l’humanité, la mesure du futur. ….

  1. Quel est votre espoir, personnellement ?

Monique Atlan et Roger-Pol Droit : Nous faisons confiance aux ressources inépuisables de la créativité collective, de l’inventivité humaine. Notre espèce est à la fois démente et sage, irresponsable et raisonnable, capable de se dépasser dans les moments tragiques. Imaginez, juste un instant, un monde définitivement sans espoir, anesthésié, inhumain, ce serait un enfer. L’espoir est une dimension décisive de la dignité humaine, celle qui n’abdique pas. Au fond, ce qui nous fait espérer est cette dimension d’inespéré qui se niche au creux de l’espoir, qui en est le secret. L’inespéré est ce qui excède ce qu’on attend, ce qui porte l’espoir toujours plus loin, autrement. 

http://www.psychologies.com/Planete/Societe/Interviews/Roger-Pol-Droit-et-Monique-Atlan-L-espoir-est-notre-meilleure-arme/Quel-est-votre-espoir-personnellement

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En arrivant au bout de ces pages une légèreté me prend.
Mon voyage s’est transformé au fil des lignes en simple errance.
La certitude où j’étais autrefois que la réponse de l’énigme m’attendait au bout du chemin m’a quittée.
Je sais que partout ne m’attend que l’énigme.
Elle seule.
L’espoir d’arriver un jour quelque part où me soit servi le thé du sens ultime m’a quittée.
J’erre sans angoisse.

Pire encore: sans déplaisir.
Je n’ai même plus honte de balbutier.
Ni de n’avoir pas raison.

  1. Christiane Singer in Eloge du mariage, de l’engagement et autres folies

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Il ne s’agit de rien d’autre que de “réparer le monde en nous” (François Cervantès). Non pas de nous réparer nous-mêmes pour notre bien-être ou même notre salut (tâche d’ailleurs impossible vu l’irréparable, l’irrémédiable, l’absolue porosité de notre être), mais de “réparer le monde en nous” ! Quelle aventure ! Plus folle que la traversée des terres de feu ou des glaciers éternels ! Plus pétrie de merveilles et de miracles que toutes les légendes du monde ! Entreprise qui n’est d’ailleurs possible que sans attente de gain, sans espérance autre que de nous rapprocher de notre nature véritable de faire un pas “avec moi” pour mes soeurs et avec elles, pour mes frères et avec eux dans la direction de la vie….

Christiane SINGER
Article Nouvelles Clés – Regard lucide

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BURN-IN® du 8.09.2017 avec BONTE : Juste milieu ? Chemin de crêtes !

BON jour à Toi !

BONTE est avec nous en ce BURN-IN® du 8 septembre. CREATIVITE aussi, car elle a dû me souffler fort pour concocter ce menu de célébration de la Vie par sa BONTE, avec les deux moyens d’expressions que nous avions tirés au sort  : Ecriture parlante et percussions buccales / corporelles…

LE PROGRAMME ?

De « Bonté divine ! » à «  Divine Bonté » , progression en 3 phases

qu‘une conférence de Martin Seligman m’a aidé à découper :

  1. « Pleasant life », avec les plaisirs de Bonté

  2. « Good life » avec le flux de Bonté où le temps semble s’arrêter

  3. « Meaningful life », avec Bonté qui donne à la vie tout son sens

RENDEZ-VOUS ET MATÉRIEL

Nous aurons nos ébats de BONTE sur les rives de la Galtera (partie supérieure du Gottéron ). Nous marchons plus d’un km jusque vers Pulvermüli.

Rendez-vous non pas à Villars-sur Glâne, mais à la place de parc devant la Poste de Schönberg, Route de la Heitera 3, 1700 Fribourg à 19h00 ou au parking devant l’église de St. Ursen à 19h15.

Atelier autour d’un feu de bois (merci de prendre quelques bûches)
Habits selon météo, bons souliers, thé chaud et lampe frontale.

A prendre en plus non pas un stylo ni du papier, mais un bon linge !

INSCRIPTION

Aucune.

HONORAIRES (animation et covoiturage)

Au chapeau.

Avec mon fonds ET mon fond de Bonté !

Big hug

Josy

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  • Ange de la BONTE / Textes inspirateurs

    Le juste milieu de la BONTE : Un chemin de crêtes !

    Les chapitres ?

    1. « Trop bon, trop con ! » et autres mésusages de la bonté
    2. Bonté et amour de soi
    3. Bonté sans calcul
    4. Bonté et l’inspiration chrétienne
    5. —————————————————————————————————-
    1. « Trop bon, trop con ! » et autres mésusages de la bonté

    • « Etre bon, oui, mais pas bonbon ! »

    • Mon père, Georges Pitteloud

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    • « Trop bon, trop con ! » : Expression signifiant qu’à force d’être gentil l’on passe pour un ignare voire un faible.

    https://fr.wiktionary.org/wiki/trop_bon,_trop_con

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    Es gibt einen Übermut der Güte, welcher sich wie Bosheit ausnimmt.

    Friedrich Wilhelm Nietzsche

    https://www.aphorismen.de/zitat/72453

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    Combien de parents sont trop bons avec leurs enfants, en leur accordant trop de plaisirs, trop de gâteries, en ne leur disant jamais « non ! », en répondant à tous leurs caprices, etc. ? Beaucoup trop. L’extrême bienfaisance de la part des parents envers leur progéniture peut entrainer leur perte, aussi bien dans leur future vie privée que dans leur future vie professionnelle. Cette bonté des parents ne fait que s’accroître et devient un réel problème pour l’avenir de ces petits protégés. L’enfant devient roi. 

    • Charles Perrault

    http://www.etudier.com/dissertations/Trop-De-Bonté-Dans-Les/538813.html

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    Evidemment, si l’on utilise la gentillesse pour inciter l’autre à répondre à nos attentes, c’est de la manipulation. « On reconnaît souvent les faux gentils à leurs manières obséquieuses, propose le psychanalyste Samuel Lepastier. Trop flatteurs, trop mielleux, ceux-ci cachent souvent une agressivité latente. » Heureusement, les vrais gentils existent. …. Comment en reconnaître un ? « En vérifiant qu’il sera aussi satisfait si quelqu’un d’autre vient en aide car pour lui, c’est le résultat qui compte, et non la satisfaction personnelle d’avoir aidé », propose Matthieu Ricard dans son ouvrage.

    Vanessa Krstic

    http://www.femmeactuelle.fr/bien-etre/bien-dans-ma-tete/gentillesse-bonte-noblesse-bienveillance-grandeur-24915

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    La bonté, c’est simple : par définition on n’en a pas. Elle n’a pas de place dans le monde. Donc quand elle est là c’est toujours un miracle. Elle fait éclater toutes les pensées mièvres, convenues, sur elle. ….. L’intelligence qu’elle nous donne nous baigne, nous tombe dessus comme une averse printanière mais rude. Cela fait comme un nimbe. C’est la plus grande surprise, tandis que le mal est inscrit au programme depuis toujours. Le mal, c’est la place des ténors, il est la chose la plus banale, ce à quoi je m’attends toujours. Tandis que la bonté, c’est un oiseau égaré parmi les cuivres et les cordes de ce mauvais concert, c’est le grand naturel du coeur qui est à chaque fois inattendu.

    Christian Bobin, La lumière du monde

    1. Bonté et amour de soi

    Etre bon avec soi-même c’est écouter ses besoins

    Gigi

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    Soin de soi et souci de soi

    Pas de doute, il y en a qui arrivent mieux que d’autres, à faire confiance, à se lâcher, à s’arrêter, à déguster le doux et l’amer de chaque instant….S’écouter, penser à soi, s’arrêter lorsqu’il est encore temps, se faire du bien, savoir dire non et profiter surtout…Déguster chaque jour, chaque seconde avec gourmandise et reconnaissance. ….Pour autant, je ne crois pas qu’il existe un chromosome de cette félicité. Je pense, que dis-je, je suis persuadée qu’une telle pratique s’acquiert, se travaille- comme un muscle– et finit par devenir aussi naturelle que respirer….Un chemin d’amour sans aucun doute, de cet amour primordial que l’on a tendance à dénigrer ou a négliger : l’amour de soi

    Odile Chabrillac, « C’est décidé, je pense à moi ! »

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    VOTRE MARI VOUS REND-IL HEUREUSE ?

    Personne ne s’attendait à la réponse de l’épouse… encore moins son propre mari !

    Lors d’un séminaire consacré aux couples à l’Université de Fresno (Californie), un des conférenciers a demandé à une femme dans l’assistance : « Votre mari vous rend-il heureuse? Vous rend-il vraiment heureuse? »

    À ce moment, le mari a relevé la tête, totalement sûr de lui. Il savait que son épouse répondrait par l’affirmative car elle ne s’était jamais plainte pendant leur mariage. Cependant, sa femme a répondu par un “non” tonitruant, un “non” bien catégorique ! « Non, mon mari ne me rend pas heureuse! » Son mari était complètement déconcerté, mais elle a continué :

    « Mon mari ne m’a jamais rendue heureuse et il ne me rend pas heureuse ! Je suis heureuse. »

    « Le fait d’être heureuse ou pas ne dépend pas de lui, mais de moi. Mon bonheur ne dépend que d’une seule personne : moi. C’est moi qui décide que je serai heureuse dans chaque situation et à chaque moment de ma vie, car si mon bonheur dépendait de quelqu’un, de quelque chose ou d’une circonstance sur la face de la terre, j’aurais de graves problèmes.

    Tout ce qui existe dans cette vie change en permanence : l’être humain, la richesse, mon corps, le climat, ma volonté, les plaisirs, les amis, ma santé physique et mentale. En fait, la liste est interminable. Je dois décider d’être heureuse indépendamment de tout le reste. Que ma maison soit vide ou pleine : je suis heureuse ! Que je sorte accompagnée ou seule : je suis heureuse ! Que je gagne un bon salaire ou non : je suis heureuse !

    Je suis aujourd’hui mariée mais j’étais déjà heureuse célibataire. Je suis heureuse par moi-même. J’appelle des “expériences” les autres choses, personnes, moments, situations. Elles peuvent ou non m’apporter des moments de joie ou de tristesse. Quand une personne que j’aime meurt, je suis une personne heureuse qui vit un moment inévitable de tristesse.

    J’apprends grâce aux expériences passagères et je vis celles qui sont éternelles comme aimer, pardonner, aider, comprendre, accepter, consoler.

    Certaines personnes affirment : aujourd’hui je ne peux pas être heureux parce que je suis malade, parce que je n’ai pas d’argent, parce qu’il fait très chaud, parce qu’il fait très froid, parce que quelqu’un m’a insulté, parce qu’une personne ne m’aime plus, parce que je n’ai pas su me mettre en valeur, parce que mon mari n’est pas tel que je l’espérais, parce que mes enfants ne me rendent pas heureux, parce que mes amis ne me rendent pas heureux, parce que mon travail est inintéressant, et ainsi de suite.

    J’aime la vie que je mène mais pas parce que ma vie est plus facile que celle des autres. C’est parce que j’ai décidé d’être heureuse et je suis responsable de mon bonheur. Quand j’enlève cette obligation à mon mari et à toute autre personne, je les libère du poids de me porter sur leurs épaules. Leur vie est beaucoup plus légère. Et c’est ainsi que j’ai réussi à avoir un mariage heureux tout au long de ces années. »

    La morale de cette histoire ? vous l’avez devinée :

    Ne laissez jamais entre les mains d’une autre personne une responsabilité aussi grande que d’assumer et de susciter votre bonheur. Soyez heureuse et heureux, même quand il fait chaud, même quand vous êtes malade, même quand vous n’avez pas d’argent, même quand une personne vous a blessé ou blessée, même quand on ne vous aime pas ou que l’on ne vous estime pas à votre juste valeur. Un conseil valable pour les femmes et les hommes de tout âge.

    Auteur inconnu

    1. Bonté sans calcul

    La vraie bonté est sans calcul

    Catherine Loup

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    “Tout ce que je sais du ciel me vient de l’étonnement que j’éprouve devant la bonté inexplicable de telle ou telle personne, à la lumière d’une parole ou d’un geste si purs qu’il m’est soudain évident que rien du monde ne peut en être la source.”

    Christian Bobin,  “Ressusciter”

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    « Trop bon, trop con », prévient la sagesse populaire. Or, dans l’inconscient, « se faire avoir » renvoie à la passivité contrainte, à des fantasmes sexuels d’humiliation, de castration. La méchanceté, à l’inverse, évoque la toute-puissance, ce qui la rend nettement plus fascinante… Car les méchants osent ce que nous ne nous permettrions jamais – sauf, peut-être, en rêve. D’où le succès de ces chroniqueurs et présentateurs télé qui trouvent toujours la petite phrase qui tue. Ou bien du docteur House, odieux aussi bien avec ses malades qu’avec son équipe… Mais en réalité, s’il joue au cynique, c’est parce que, au fond de lui, c’est un tendre, qui se défend de l’être. Et c’est aussi pour cette part d’humanité que nous l’adorons. 

    Oser la gentillesse peut être une preuve de force intérieure et d’audace d’être soi. Pas de gentillesse possible sans une bonne image et une réelle estime de soi. Les gentils ne sont pas forcément des béni-oui-oui : « La gentillesse n’exclut pas l’indignation et la révolte quand elles sont justes, précise Jacques Arènes. Ce n’est pas de la guimauve, elle implique aussi la conscience du mal, de la jalousie, de l’envie. Elle “fait avec” les forces de désintégration à ­l’œuvre dans toutes les relations humaines. C’est en cela qu’elle est efficace. » On se souvient des coups de gueule de l’abbé Pierre, admiré par ailleurs pour sa bonté et sa générosité. Aujourd’hui, c’est sans doute le dalaï-lama qui incarne le mieux ce mélange subtil de force et de pacifisme, de résistance et de tolérance.

    Isabelle Taubes

    http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/La-revanche-des-gentils

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    « J’ai toujours su qu’au plus profond du cœur de l’homme résidaient la miséricorde et la générosité. Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé, ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire. Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j’ai toujours aperçu une lueur d’humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer. La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre. » (Nelson Mandela)

    Cité par Jacques Lecomte, auteur du livre :
    Lecomte Jacques (2012). La bonté humaine. Altruisme, empathie, générosité, Odile Jacob.

    http://www.psychologie-positive.net/spip.php?article8

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    1. Pourquoi “le loup blanc” ?

    Un enfant va voir son grand-père considéré comme le vieux sage du village et lui demande “qu’est-ce qu’un Homme ?” 

    Alors son grand-père, avec ses mots, l’emmène en voyage. Il lui parle de territoires immenses, connus et inconnus, des loups qu’on y trouve. Il lui raconte le loup noir, sombre, manipulateur, envieux, colérique, hargneux et menaçant, qui hurle la nuit, se cache, se bat avec les uns et dévore les autres, terrifie, domine par la peur et tue. 

    Il lui raconte aussi le loup blanc, ouvert, équitable, joyeux, solidaire et fraternel. Il protège les siens et soutient les autres, attentif, généreux et confiant. 

    Puis il lui dit : “Tu vois, l’Homme a ces deux loups en lui. Chacun de nous abrite en lui un loup noir et un loup blanc qui ne cessent de s’affronter.” 

    L’enfant réfléchit et lui demande : ” et c’est lequel qui va gagner ?”

    Alors, le vieux lui répond doucement : “Celui qui gagne, …… c’est celui que tu nourris.”

    http://www.parcoursduloupblanc.com/histoire.php

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    Il est des gens dont la bonté rayonne au travers tout leur comportement. Lucides sur le mal et la méchanceté, ils se refusent d’en faire des raisons de piquer ou blesser. Ils préfèrent neutraliser ce qui pourrait servir d’explosif et ne retenir chez les autres que ce qui est bien, beau et bon en eux, non seulement au présent mais dans le passé et plus encore dans l’avenir vers lequel ils les croient capables de marcher. 

    Etre bon, c’est se laisser déranger, bousculer, désinstaller ; c’est accepter de se gêner, de se serrer. C’est parfois dans les familles nombreuses et parfois logées à l’étroit que l’étranger de passage trouve l’hospitalité, car chacun sait déjà partager son temps et son espace et dilate son esprit et son cœur. Il est des familles où la table à rallonges sert souvent pour la plus grande joie des parents et des enfants.

    Il est des gens dont la bonté est naturelle et spontanée. Leur philosophie de la vie quotidienne consiste à simplifier les choses compliquées et à s’appliquer, par la bonté, à trouver de toutes façons des solutions pour avancer ! La bonté est communicative et suscite l’envie d’être bon. Il est vrai que l’individualisme et l’égoïsme, l’orgueil et la suffisance, le repli étroit sur ses propres intérêts peuvent aussi contaminer les idées et flatter les instincts primaires… 

    La bonté gagne au travers mille petits signes qui ne coûtent quasi rien : donner un peu de son temps pour accueillir, écouter, conseiller, réconforter, dire un bonjour, un bonsoir, donner un coup de fil, faire un courrier.Tout cela fait exister l’autre qui devient proche et entretient la relation avec lui.

    Certes la bonté à notre époque n’a pas toujours bonne presse. Car elle peut passer pour une faiblesse. En réalité, elle est l’arme des gens bien dans leur tête….

    Lucien Marguet

    http://lucienmarguet.canalblog.com/archives/2007/05/23/5054530.html

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    • Je suis convaincue qu’il y a sur notre route des messagers passant incognito nous apportant un éclairage, une réponse et nous reliant au meilleur de soi. Qui sait, si à notre tour nous n’empruntons pas, sans trop le savoir, des ailes lumineuses dans une journée sombre, par une simple parole, un sourire tout de patience, un geste intentionnel.

    • Nous allons et venons au gré des jours sans nous préoccuper de notre taux vibratoire et pourtant, si par moment nous surfons des jours de plaisir, de doux bonheurs, d’autres en sont d’émotions en dents de scie, d’agressivité sans cause apparente. En demeurant observateur de nos interactions, conscients de nos échanges vibratoires, un monde de mystère se dévoile.

    • Choisir un rôle d’ange de bonté. Nous avons tous dans nos souvenirs, des rencontres d’impact; en y plongeant, regardons ce qui est contrastant, qui permet de se déployer.

    • MyrIam Keyzer

    • http://lapressegalactique.com/2015/04/23/choisir-detre-un-ange-de-bonte/

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    • Tous les jours nous sont offertes des bontés  que nous ne voyons pas  à  l’instant  où  elles nous traversent,  et qu’il les faut éloignées  de nous pour que nous en percevions les lueurs, ça et là,  dans la distance  du temps.

    • Christiane Singer

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    • Partout où des mains se joignent et se rejoignent continue la plus vieille histoire de la nature et de l’humanité, la saga de la solidarité. De nouvelles mailles se nouent au filet qui nous retient de tomber dans l’abîme de l’inhumanité.”

    • Christiane Singer ;

    • Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?

    1. Bonté et l’inspiration chrétienne

    Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? Et Il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

    Matthieu 25:40

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    Lors d’une patrouille, Martin rencontre un vieil homme grelottant de froid. Avec son épée, il coupe son manteau et lui en donne une moitié. Une nuit suivant l’évènement, Martin fait un songe dans lequel lui apparaît le Christ prononçant ces paroles : ” en couvrant ce vieil homme, c’est moi que tu as couvert “.

    http://www.saintmartindelaives.com/V1/le_saint_martin.php

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      1. Parabole du bon Samaritain (Luc 10.25-37)

    Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort.
    Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.
    De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.
    Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit.
    Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’
    Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?»

    https://www.universdelabible.net/lire-la-segond-21-en-ligne/luc/10.25-37/

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    « Pourquoi vouloir être quelque chose quand on peut être quelqu’un » (Flaubert)

    C’est cela qui sauve l’homme du désespoir, quand il ne se trouve plus devant un mur, quand il rencontre enfin un visage, quand il y a quelqu’un, quand il y a un coeur, quand il y a une amitié, quand il sent le souffle d’une sympathie compréhensive, alors il commence à comprendre qu’il n’est pas seul dans l’univers, qu’il n’est pas abandonné, qu’il n’est pas seulement une chose au milieu du monde, mais qu’il y a en lui une possibilité créatrice, eu qu’il est appelé à une autre aventure infinie….

    Oh …Que poursuivant en nous-même la vraie grandeur dans la lumière de la Pauvreté divine, nous aidions les autres à s’accomplir en nous accomplissant nous-mêmes, dans un don de plus en plus silencieux et de plus en plus souriant, qui nous fera passer, qui nous fera devenir de quelque chose que nous étions, qui nous fera devenir quelqu’un qui laisse passer à travers soi le sourire de la Bonté divine

    Maurice Zundel, « Ton visage ma lumière »

Viens “Oser le Sauvage en Toi” !

 

Viens donc avec nous dans tout juste une semaine transmuter le Sacré sauvage en Sauvage sacré :

Oser le « Sauvage » en soi ( par tous les temps)

  • Sons du coeur : se recueillir et éveiller le sauvage en soi

  • Cueillette de plantes sauvages et leur dégustation : découvrir, accueillir le sauvage dans la nature et le déguster

  • Landart créatif : recueillir du sauvage et se cueillir sauvage

Dimanche 23 juillet 2017, de 9h30 à 16h30

Dans les environs de Sassel et de sa belle colline, près de Payerne

Atelier limité à 9 participants

Prix en conscience, minimum 30.- CHF

Lieu et heure de rendez-vous : dès 9h15 sur la place en face de

l ‘Auberge de l’Etoile, grand Rue 4, 1534 Sassel 

Le repas de midi ne sera que dégustation : à prendre petit pique-nique et boissons

Personne de contact : Bettina, 077 450 08 63

Les animateurs : Bettina, Christine et Josy

 

 


Textes inspirateurs

  1. Sauvage et ethnologie / sociologie
  2. L’archétype du Sauvage dans la femme et l’homme
  3. Sauvagerie de l’homme blanc
  4. Sagesse « sauvage » attribuée aux amérindiens
  5. « Sauvage » nature
  6. Source ultime

 

  1. Sauvage et ethnologie / sociologie

Alors qu’au XIXè siècle, le “sauvage” n’était qu’une ébauche maladroite, promise au patronage des peuples civilisés, il redevient, au début du XXè siècle, l’homme des origines, l’homme d’avant le péché au contact duquel l’Occident est appelé à se régénérer. Ainsi les populations primitives reçoivent-elles leurs tributs d’éloges…. telles sont les utopies au demeurant séduisantes qui animent l’ethnologie contemporaine. À nous le mal de vivre, les valeurs débilitantes, les soucis, à eux le symbolique, le bonheur, la transparence qui agissent avec toute la magie d’un envoûtement collectif.

  1. Bruckner P., Le Sanglot de l’homme blanc: Tiers-Monde, culpabilité, haine de soi (1983)

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  1. Le Sacré Sauvage

Les sociétés traditionnelles (Amérique du sud, Afrique) s’attachent à passer du sacré sauvage au sacré domestiqué. Notre société occidentale à désagréger au contraire le sacré domestiqué pour faire jaillir, par en dessous, le sacré sauvage ….

  1. Deux facteurs de retour au sacré sauvage :

  • un affaiblissement de l’institution religieuse traditionnelle

  • le passage d’une société organique à une société anomique (Désorganisation sociale résultant de l’absence de normes communes dans une société )

  1. …Bref, la crise de l’institué, c’est-à-dire des Eglises, n’entraîne pas à sa suite une crise de l’instituant, c’est-à-dire de l’effervescence des corps et des coeurs, de l’expérimentation recherchée de la dynamique du Sacré.

  2. Un tableau de l’anomie ? :

  • Le passage de la communauté, avec ses caractères plus égalitaires, sa solidarité plus intime, l’homogénéité relative de ses croyances et de ses valeurs à la société qui distend les liens et creuse des vides

  • La rupture du monde mécanique, artificiel …et du monde de la nature vivante

La solitude de l’homme va lui faire rechercher une « altérité » nouvelle capable de désaltérer une soif qu’il ne peut éteindre, la rupture avec la nature vivante, qui va éveiller au fond de son être la nostalgie d’une expérience cosmique…Il faut analyser ce sacré sauvage, tel qu’il se manifeste aujourd’hui. Il est curieux de noter qu’il cherche souvent…des modèles dans les sociétés archaïques...Peut-être n’est-il que la manifestation d’un archétype inscrit en quelque sorte soit dans la nature humaine, comme le veut Jung, soit dans l’histoire de l’humanité, comme le veut Eliade.

  1. Tiré de « Le Sacré Sauvage », 1973

  2. Roger Bastide, Professeur de sociologie à la Sorbonne

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  1. L’archétype du Sauvage dans la femme et l’homme

« La Splendeur Sauvage des Femmes »

        1. La Femme Créatrice est une Femme amoureuse de la Vie, de sa Vie

Elle va créer la magie dans les actes les plus simples de son quotidien. La Créative se laisse traverser par l’élan de vie, elle accepte de se laisser traverser. Elle n’agit pas avec son mental, elle agit par instinct, elle sent, elle ressent.

Elle écoute son intuition, puis elle pose des actes. La Femme créatrice se laisse traverser par le grand souffle de la vie.

Elle sort des sentiers battus, elle cherche les chemins plus touffus, plus secrets, plus intimes, ceux qui sentent l’humus. Elle reconnaît les traces de ses ainées…… « Les Éveilleuses »…

Celles qui ont ouvert la voie des Femmes « Sauvages ». Celles qui ne se laissent pas enfermer par l’étroitesse de leurs peurs, elles ouvrent les portes, les laissent grandes ouvertes… Celles qui osent, car c’est bien de ça dont il est question « Oser »

S’autoriser à réveiller ce que chacune porte en elle : « la Magicienne » Oui, s’autoriser à créer le merveilleux car la Femme créatrice est une Artiste de la Vie. Elle transforme le monotone, le conventionnel, la grisaille par sa fantaisie en alerte, vivante, vibrante.

Elle redonne de la couleur, elle laisse jaillir son chant , offre les courbes, offre le plein, là où se niche le vide.

La Femme créatrice est porteuse de vie. De son monde intérieur, elle enfante ses rêves pour les offrir à l’univers. Elle danse la vie. Le mouvement est sacré. Elle transcende tout ce qui reste figé, elle fait exploser les barrages de l’ancien pour toujours, toujours proposer du nouveau.

La Femme créatrice est au service de la « Beauté », celle qui vient de la profondeur de nos ventres. Elle l’a fait émerger dans ces instants fugaces qui ont le goût et la saveur de l’éternité.

Maryline Gourdeau

http://marylinegourdeau.com/splendeur-sauvage-femmes/

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L’APPEL DE LA FEMME SAUVAGE

Le sauvage, c’est la vie en nous, libre de toute éternité. La femme sauvage est libre parce qu’elle laisse la vie jouer librement en elle. Et cette liberté est possible, lorsque la femme se reconnait comme étant la vie même et la liberté même. Que signifie cette vie libre et cette liberté ? Comment peut-on (re)devenir sauvage, vivante, libre ?

Retrouver notre nature sauvage de petite fille
Souvenons-nous… de la petite fille que nous étions, vers trois, quatre ans. Nous étions tellement vivante! Il n’y avait pas en nous de distinction entre nous-même et ce que nous vivions. Il n’y avait pas nous et la vie, concepts d’adulte.
Nous étions la vie même, et celle-ci agissait librement à travers nous. Nous vivions l’instant qui se présentait, sans aucun commentaire, sans jugement, sans notion de bien ou de mal, juste le vécu direct de chaque moment. Un vécu intense, vibrant, curieux de tout. Nous ne savions pas raconter notre journée, car seul l’instant comptait. Nous étions l’instant. Nous étions un espace libre au sein duquel toute expérience pouvait éclore, se vivre puis retourner à sa source et y disparaitre sans regret, sans manque, sans stratégie d’un après, sans idée d’un future à construire. Nous étions une conscience en éclosion, heureuse d’explorer notre corps et le monde, une conscience brute, libre et spontanée. Sauvage puisqu’indomptée. Indomptée du fait d’un mental encore en sommeil, puisqu’en construction. Encore libre de l’idée, du concept, de la croyance même d’être une personne séparée de cette vie qui nous anime et qui nous constitue.

Se séparer de soi pour mieux revenir
Puis est venu le temps de la « séparation », de la construction mentale et imaginaire d’un moi séparé, d’une identité solitaire, désunie de sa propre matrice, la vie. ….
Ne rien regretter. Le voyage au sein de la séparation fait parti du jeu. Il faut se retirer de soi-même pour mieux se retrouver, se redécouvrir, se reconnaitre à nouveau comme libre et unifiée à la source du vivant, cette fois avec une conscience adulte, mature, capable d’assumer sa vie dans le monde tel qu’il est et de créer. Ne pas être sauvage et libre est une croyance, c’est une perception erronée sur soi-même.
Pour retrouver notre sauvagerie, nous avons juste à regarder profondément en nous-mêmes afin de démasquer le faux et retrouver le vrai, notre liberté innée….

Ne plus avoir peur de ses peurs
La peur est une des émotions que nous cherchons le plus à éviter. Nous avons peur de son intensité, de sa sauvagerie, et de faire face à ce qu’elle cache : notre angoisse profonde de la liberté. Intimement, nous savons que se libérer demande d’abandonner tout contrôle. Et cela nous terrorise. Or, d’expérience j’observe que nous n’avons pas peur de nous abandonner à la vie, nous avons peur parce que nous ne nous abandonnons pas. Lorsque nous sommes libres, nous laissons la vie être et s’assurer elle-même de son bien-être.
En réalité, nos peurs ne cherchent qu’à circuler en nous, car elles sont aussi la vie même. Mais tant que l’espace n’est pas vacant, tant que nous tentons de les refouler, elles prennent le pouvoir.
Apprendre à les vivre pleinement et à les libérer est un extraordinaire voyage au coeur de notre sauvagerie la plus profonde. J’ai appris à faire face à la peur, parfois en allant des heures durant dans la forêt m’assoir contre un arbre pour apprendre à voir le mécanisme de mise à distance du mental et laisser la peur enfin me toucher, m’envahir, me dévorer, puis me traverser, pour laisser ensuite place au silence et à une merveilleuse tranquillité. A ces occasions, j’ai ainsi vécu mes premières absorptions à la source de la vie et mes premiers contacts avec la joie d’être qui se présente lorsqu’on accepte enfin de se laisser submerger totalement par la vie en nous.

Laisser la vie jouer librement en nous
Retrouver le sauvage nous demande donc de rouvrir tout l’espace en nous pour permettre à notre vécu intérieur de jouer à sa guise. ….Notre vécu sera de plus en plus direct, puisqu’il n’y aura plus tout ces filtres du mental pour s’interposer entre nous et notre vécu. Lorsque les commentaires s’arrête, que le jugement s’arrête, reste juste l’instant, reste « être »…
Ne cherchons pas à accueillir, ce serait encore modifier le réel. Dans ce regard intérieur de plus en plus nu, de plus en plus aimant, l’accueil va se faire tout seul, sans bruit, sans volonté, sans effort.

De cet accueil va naitre une autorisation profonde à être ce que nous sommes et ce qui se vit en nous à chaque instant. Tout va se dénuder, se simplifier, jusqu’à toucher un vécu profond, intense, direct, libérant un sentiment de sauvagerie inouï, apportant joie, créativité et espièglerie. Nous avons à nouveau quatre ans.

Séverine Millet


http://www.laseve-et-lerien.com – 
severinemillet@gmail.com
Article publié dans la revue Rêve de femmes n°40, hiver 2015 – www.revedefemmes.net

http://eveilspirituel.net/perles-de-sagesse.asp?i=31

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  1. Je suis un Homme Sauvage, un Homme Sacré

Il n’est pas facile d’être Homme. Si les voies de développement du féminin sacré se répandent de plus en plus, ils sont encore timides les espaces où l’Homme peut fleurir, se découvrir et s’aimer.

L’archétype du masculin est entaché de lourdes associations. Être Homme, c’est porter dans la mémoire de son corps les croyances, égrégores, images de l’homme dominateur. C’est l’homme qui fait la guerre, l’homme qui accumule, l’homme matérialiste et non sensible, l’homme qui trompe, l’homme qui ment, …

Pourtant l’Homme est BEAU ! l’Homme est magnifique lorsqu’il ose se rencontrer dans son règne. L’Homme est MAGNIFICENCE quand il laisse sa nature Sauvage et Sacrée le dessiner dans son incarnation. Car tout comme la Femme est LUMIERE et Sacrée, l’Homme est LUMIERE et Sacré.

Au masculin qui se cherche. Au masculin qui s’ouvre. Au masculin qui s’ose. A ce masculin là qui cherche à rencontrer l’âme du féminin. Je te dépose ici ces mots, pour que la flamme qui nous anime messieurs, réveille en nous l’équilibre doux, puissant et subtil de l’Homme Sauvage et de l’Homme Sacré.

Je suis un Homme Sauvage, un Homme Sacré,

Né dans le Feu du Soleil, je me suis construit sur la Lumière d’Apollon.

Fort et Puissant comme le Lion, je suis le Guide et le Souverain,

Libre et Tendre comme le vent, je suis l’Ami et le Soutenant.

N’ayez plus peur mes dames de cette force qui est en nous,

Celle de l’Homme Vrai, de l’Homme Pure, de l’Homme Sauvage.

N’ayez plus peur mes dames de ces instincts qui nous animent,

De l’Homme Feu, de l’Homme Sauvage, de l’Homme loup.

Nous sommes dans nos coeurs des chevaliers, au service de nobles causes,

Certains d’entre nous se sont perdus dans leurs blessures, mais ne confondez plus homme et Homme,

L’Homme qui se rencontre et se révèle est Sauvage et Intense,

Il crépite, déploie sa sensualité, son animalité, vous courtise et vous attise.

Il vous respect et vous révèle en vous soutenant, il vous inspire.

Il est l’Homme Sacré, le Roi Shiva dans toutes ses beautés.

Assertif et ferme, il ose la vulnérabilité des larmes et la magie des rires.

Il est protecteur, conscient et créatif.

Un gentleman puissant et vulnérable qui n’a plus peur d’aimer,

Un Homme libre, fier et entier qui n’a plus peur de s’affirmer.

Car l’Homme Sauvage et l’Homme Sacré sont avant tout un Homme Vrai,

Il ne cherche plus à plaire ou à être aimé.

Il s’est rencontré dans la puissance de son sexe,

et s’est accordé avec la justesse de son Coeur,

à l’âme du monde, à l’âme de l’HOMME. “

A tous les Hommes en quête de Vrai, soyez Sauvages comme le Lion, soyez Sacrés comme Shiva, soyez une source d’inspiration comme le Loup chef de clan, soyez Libres comme l’Etalon.

Guillaume Kremmel

https://www.guillaumekremmel.com/single-post/2016/09/19/Je-suis-un-Homme-Sauvage-un-Homme-Sacré

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  1. Sauvagerie de l’homme blanc

…Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple…

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.

Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin….

Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ?

Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.

Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.

Extraits du discours attribué au Chef Seattle, 1854

( En fait, il n’existe pas de « VERBATIM », c’est-à-dire de reproduction intégrale des propos prononcés en langue amérindienne en 1854 par le Chef Seattle. La première version a été écrite en anglais en 1887 et la 4ème en 1974…)

https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_du_Chef_Seattle_en_1854

http://www.synaptic.bc.ca/ejournal/wslibrry.htm#.WRQdiVKmui4

  1. Sagesse «  sauvage » attribuée aux amérindiens

Pensées attribuées à des sages amérindiens…

Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d’eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors, il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible

“Chaque jour où je ne suis pas en contact avec mon frère le feu, ma soeur l’eau, mon frère l’air et ma soeur la terre est un jour perdu”

“La différence entre les blancs et les indiens, c’est que les blancs pensent que la nature leur appartient, tandis que les indiens pensent que c’est eux qui appartiennent à la nature


http://phil.lemaire.pagesperso-orange.fr/indienspensees.htm

Citations attribuées au grand chef sioux connu sous le nom de Standing Bear [“Ours debout”]  :

Pour nous les grandes plaines à perte de vue, les belles collines ondoyantes, les ruisseaux sinueux à la végétation luxuriante n’étaient pas “sauvages”. Il n’y avait que pour l’homme blanc que la nature était une “sauvagerie” et qu’elle était “infestée” d’animaux “sauvages” et de gens “barbares”. Pour nous elle était docile. La terre était généreuse et nous étions enveloppés des bénédictions du Grand Mystère.

Être proche de toutes les créatures de la terre, du ciel et de l’eau était un principe actif et réel.  Un sentiment fraternel avec le monde des animaux et des oiseaux permettait de vivre en sécurité parmi eux. Et certains Lakota étaient si proches de leurs amis à plumes et à poils qu’ils échangeaient en toute fraternité un langage commun.

Cette façon de concevoir la vie et les relations était source d’humanisation et faisait vivre le Lakota dans un amour constant. Il emplissait son être de joie et du mystère de la vie ; il lui faisait vénérer toute vie ; il attribuait une égale importance à tout ce qui existe.

Il était bon pour la peau d’être en contact avec la terre, et les anciens aimaient enlever leurs mocassins et marcher pieds nus sur la terre sacrée… les aînés s’assoient toujours sur la terre pour rester en contact avec sa force vitale. S’asseoir ou s’allonger sur le sol  les rend capable de réfléchir plus profondément et de ressentir plus vivement. Ils peuvent voir plus clairement les mystères de la vie et vénérer plus étroitement les autres vies qui l’entourent.

Tout possédait une personnalité, ne différant de nous que par sa forme. La connaissance était inhérente à toutes choses. Le monde était une bibliothèque et ses livres étaient les pierres, les feuilles, l’herbe, les ruisseaux et les oiseaux et animaux qui partageaient de la même manière les orages et les bénédictions de la terre. Nous apprenions à faire ce que l’étudiant de la nature apprend et c’était de ressentir la beauté. Nous ne pestions jamais contre les tempêtes, les vents furieux et le froid mordant du gel et de la neige. Le faire est une futilité, aussi nous nous adaptions à ce qui arrivait en déployant plus d’effort et d’énergie si nécessaire, mais sans nous plaindre.


La civilisation m’a été imposée… et elle n’a pas amélioré d’un iota mon amour de la vérité, de l’honnêteté et de la générosité.

https://ondevraitenparler.wordpress.com/2015/03/27/paroles-de-sagesse-dun-chef-sioux/

  1. « Sauvage » nature
    1. Les Arbres, entre visible et invisible

Vous appréciez le silence lors de vos promenades en forêt? Sachez qu’il masque en fait une intense activité! Car les arbres ressentent le monde extérieur, se défendent contre les agresseurs et échangent des messages entre eux par les sols ou par les airs, en particulier en cas de danger. L’univers de la communication végétale commence à peine à être défriché.

Le vent est un grand allié, car il peut transporter des signaux d’alarme d’une plante à l’autre, sous forme de substances volatiles comme l’éthylène….Les informations entre les arbres peuvent aussi circuler à travers le sol, grâce à une association symbiotique entre les racines des arbres et les mycorhizes, des champignons microscopiques. … Des épicéas, mais aussi des hêtres, des pins et des mélèzes utilisent ces «routes» souterraines pour envoyer à d’autres arbres du dioxyde de carbone (CO2), essentiel pour la photosynthèse.

.D’autres substances, comme le phosphore, l’azote, l’eau et le sucre, peuvent aussi être transmises d’un arbre à l’autre à travers ce réseau de racines et champignons. Suzanne Simard décrit ce complexe système racinaire, qu’elle appelle le Wood Wide Web, comme une sorte de «cerveau» de la forêt.

D’après la chercheuse, les arbres peuvent ainsi rester connectés et certains vieux arbres, appelés «arbres mères», prennent soin des plus jeunes en leur envoyant des substances nourricières. Peter Wohlleben relate aussi l’histoire de certains couples qu’il a observés pendant des années: leurs branches grandissent comme celles d’un seul arbre, en se touchant sans se gêner. Leur lien racinaire est si fort que si l’un meurt, l’autre n’arrive pas à survivre.

«Il est temps de se tourner vers la nature avec un regard émerveillé», souhaite Peter Wohlleben, et d’apprendre à mieux connaître les arbres comme les hêtres qui peuplent nos forêts et qu’il n’hésite pas à comparer aux éléphants: «Eux aussi défendent chacun des membres du groupe, aident les malades et les moins vaillants et ne laissent qu’à regret leurs morts derrière eux.»”

https://www.letemps.ch/sciences/2017/05/08/arbres-discutent-foret

    1. « Les Arbres, entre visible et invisible »

Ernst Zürcher, Nadine Cantaloube

http://www.actes-sud.fr/catalogue/botanique/les-arbres-entre-visible-et-invisible

  1. Source ultime

– Pourquoi s’adresser à l’eau et pas à Dieu ? L’eau n’est pas une personne ! —

Que si, mon ami, l’eau est une personne ! Lorsque je parle à l’eau de la rivière, je parle à travers elle, à la force qui l’anime, celle qui donne vie à la terre, à la pierre, au vent, à toi, à moi et à toute chose dans ce monde…Pourquoi sépares-tu Dieu de ce qu’Il a créé ?…Toi qui t’intéresses tant aux secrets de l’Aigle, tu devrais déjà savoir cela ! Surtout cela ¨… Chaque chose, chaque élément, le ciel, la terre, la montagne, l’arbre, le caillou, l’animal, la plante, n’est que l’enveloppe, la membrane sacrée de la « Force » qui l’habite. Pourquoi l’oublies-tu, amigo ?

Luis Ansa / Henri Gougaud, Le secret de l’Aigle (pages 86 et 87)

    1. -.-

Fil de Soi / Vie

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Je suis Vie. Je suis le Bien-aimé et la Bien-aimée à la fois.

La tragédie est une illusion tissée pour voiler la lumière. Comme ceux qui s’appesantissent sur le calvaire du Christ, qui s’attardent sur les détails de son sacrifice et restent aveugle à la grâce éblouissante dont il est le parfait messager.

Cette nouvelle brèche en moi a éclairé toutes les zones d’ombres qui subsistaient. Ces nuages qui voilent si bien le soleil qu’on doute alors de son existence.

Il n’y a qu’Un qui se raconte, qui joue à se perdre et se retrouver. Les correspondances que l’on découvre alors semblent infinies. 

Tout est là. De l’atome à la galaxie. Vie est tout ce qui est.

Que je sois assis dans une cellule ou au sommet d’une montagne, je suis Vie. Je suis l’Amour vivant du Bien-aimé envers sa Bien-Aimé.

Peu importe ma peau, mes origines, l’ouverture de mon cœur, je suis vie. Je ne peux chercher ce qui est déjà là, si près, si intérieur que je ne peux prendre assez de recul pour le voir.

Ce lieu en soi aussi petit qu’un grain de Sénevé qui contient cependant tout l’univers…uni-vers quoi ?

Mais si tout ce que je regarde est un reflet alors dans le miroir uni-vers devient vers-uni, vers l’unité.

Jeu de mots, tout est jeu, ou Je.

Si tu me croises un jour, que verras-tu en moi ? l’alter-égo ou cette unité, ce un que je suis ou que tu es. Mais sache que peu importe ton choix, l’amour est déjà au-delà de tes désirs. Il est tout simplement.

Présent en chaque chose. Présent.

Seras-tu présent au rendez-vous avec le bien-aimé ou te complairas-tu dans le rôle de l’amant malheureux ?

Quelle étrange expérience d’assister à sa propre naissance.

Neftys

http://soisauvage.canalblog.com

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JP 12.05.2017

BURN-IN® Juin 2017 avec l’ Ange du Pardon : Quel renversement !

Hello Toi !

La préparation de ce dernier BURN-IN® avant la pause d’été m’a bien bousculé : PARDON est prêt…Te joins-tu à moi pour faire un pas de plus vers la paix ?
La dé-marche proposée et peaufinée grâce à Gigi et Cat ?

  • Oser accorder mon par-don et faire le pas de la réconciliation avec une personne que je choisis
  • Oser demander avec humilité pardon
    – aux personnes avec qui j’ai eu un différent
    – à mes boucs émissaires préférés
    – à Qui me dépasse
  • Oser demander pardon à moi-même et en plus, oser me l’accorder !

Le parcours intimiste de réconciliation, que j’ai découvert grâce à Cat, sera sur une double boucle d’env. 1 km au bord du ruisseau Copy (photos du 14 mai)

 

Merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits ( en fonction de la météo ), bons souliers, thé chaud et lampe frontale.
Merci de t’enduire d’anti-moustiques et de choisir des souliers « étanches » .

Lieu et heure de rendez-vous, quelque soit la météo : à Villars-sur Glâne, à 19h00 est à Cormanon Centre, devant la Poste ou à 19h20 sur le parking du Landi, Route de Chésalles 3, à Marly. Dans ce dernier cas merci de m’informer si tu as besoin d’une place dans une voiture.

Les honoraires (animation et covoiturage) sont comme d’habitude au chapeau

A bientôt peut-être !
Chaleur eusement
Josy

079 237 47 85

 

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Ange du Pardon / Textes inspirateurs

1. LE DON DU PARDON

https://youtu.be/gAWhhGJkS0s

Le « don du pardon », un cadeau toltèque de Don Miguel Ruiz

Oliver Clerc, en 10 minutes de Video, auteur du livre Le Don du Pardon

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Le pouvoir libérateur du pardon

La rancune, la colère, le ressentiment nous gardent sans contredit dans la souffrance mais aussi dans l’état de victime. L’acte du pardon c’est sortir donc de cet état et enfin accepter que nous sommes responsables de nos sentiments.  C’est aussi sortir de la position de « vouloir avoir raison » et se placer à un autre niveau en soi qui appelle à l’humilité, la compréhension et peut-être même la vulnérabilité. Le pardon est un acte spirituel et intérieur. Contrairement à la croyance populaire il n’est ni religieux et ni un acte de volonté. On ne peut pas s’imposer le pardon avec la force de notre volonté, le pardon vient de l’intérieur et rayonne vers l’extérieur. S’il a pour effet de libérer l’autre tant mieux mais son action première est de nous libérer nous-même de nos chaînes qui nous alourdissent.

Pas un acte de volonté

S’il n’est pas possible de forcer le pardon de façon volontaire, comment pouvons-nous donc y parvenir ?

Et si on changeait de perspective pour y arriver ? Si au lieu de se placer dans le rôle de celui ou celle qui choisit ou non de pardonner on se plaçait plutôt dans la position de demander pardon ? Tout un changement de regard, n’est-ce pas ? Le fait de croire que l’autre est responsable de nos sentiments face à une situation donnée nous maintient dans un état où nous n’avons que très peu de pouvoir sur notre vie et notre bonheur, laissant à l’autre la capacité de nous rendre malheureux ou heureux selon ses agissements.

Dans ce changement de perspective nous reprenons le contrôle sur notre propre bonheur et ceci permet aussi la responsabilisation de nos émotions et de demander pardon pour celles-ci. C’est aussi tout à fait la philosophie derrière l’œuvre de Byron Katie, The Work (le Travail), de Colin Tiping , The radical forgiveness (Le pouvoir du pardon radical) ou même de la méthode ancestrale hawaïenne du pardon, le Ho’oponopono.

Concrètement, vu dans cet optique, le pardon ne veut en rien dire que nous excusons l’autre, que nous cautionnons l’autre ou bien que nous devons absolument nous réconcilier. Le pardon, dans cette perspective, est de demander pardon pour la colère, la rancune et la peine réveillées en nous par cette situation.

« Dans un nombre important des cas, ce n’est pas tant ce qui est arrivé qui vous empêche de faire œuvre de pardon, mais plutôt ce que votre cœur et votre mental ont fait de cette situation. C’est le récit de doléances qu’ils ont concocté inconsciemment ensemble » Olivier Clerc, Peut-on tout pardonner ?

Le « don du pardon »

Je vous présente ici la méthode suggérée par Olivier Clerc et qui vient de Don Miguel Ruiz. Elle est constituée de quatre étapes progressives de demande de pardon. En faisant ces demandes, nous laissons à l’autre l’entière responsabilité de ce qu’il a fait, et nous demandons pardon pour la façon dont on a utilisé ce qu’il a fait pour justifier nos émotions négatives ou nos comportements de fermeture. J’aime particulièrement cette méthode car elle est simple, ne demande en rien d’adhérer à de quelconques enseignements spirituels reliés et surtout elle est efficace et profonde.

Voici donc un résumé des 4 étapes, tels que décrit dans le livre « Peut-on tout pardonner ? »

  1. Demander pardon aux autres. Prendre le temps de visualiser les personnes avec qui nous avons des nœuds émotionnels non réglés.  Demander pardon pour la façon dont on a utilisé ce qu’ils ont fait pour justifier la fermeture de notre cœur et notre ressentiment.Pardon de légitimer le jugement et la condamnation dont nous avons fait preuve à leur égard.

  2. Demander pardon aux boucs émissaires. Plus souvent que l’on pense, nous avons tendance à mettre le blâme de nos malheurs sur le dos du monde extérieur. L’autre, les lois, la météo, le gouvernement, la société, etc. Et ces plaintes nous maintiennent dans notre propre sentiment d’être malheureux et nous déresponsabilise. « L ‘idée est de reprendre les rênes de son propre cœur ». Nous pouvons donc prendre le temps de demander pardon à tous ces boucs-émissaires de notre vie.

  3. Demander pardon au « plus grand que soit ».  Combien de fois vous êtes-vous senti victimes de la vie ? En vouloir à la vie de nous faire vivre des épreuves contribue à nous garder dans un état d’impuissance donc comme n’ayant pas le pouvoir d’être heureux. Prendre le temps de demander pardon à la Vie est une façon de conscientiser que nous avons toujours le choix de notre réaction face aux différents événements de la vie.

  4. Se demander pardon à soi-même. La dernière étape mais non la moindre…  « Je me demande pardon pour toutes les fois où je me juge, où je m’accuse et me sanctionne moi-même, pour toutes les fois où je me sens divisé contre moi, en conflit intérieur, dans le rejet de certaines parties de moi. » Dans cette partie nous ne sommes pas en train de SE pardonner… mais bien de SE demander pardon. Il peut être aidant, si nous éprouvons de la difficulté, de se visualiser intérieurement s’adressant à une partie plus pure ou innocente de nous comme un enfant ou encore voir notre étincelle divine qui nous habite.

Pour terminer, je vous encourage fortement à expérimenter par vous-mêmes et pour vous-mêmes. Ne prenez pas pour acquis rien de ce que vous venez de lire ou de ce que quelqu’un d’autre vous dira. Essayez. Expérimentez et osez vous libérer grâce au pouvoir du pardon !

Marie-Chantal Brisson

http://mariechantalbrisson.com/le-pouvoir-liberateur-du-pardon/

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« Don du pardon » : deux spécificités uniques

Qu’est-ce qui fait la force de cette manière d’aborder le pardon qui se pratique dans ces Cercles, inspirée de ce que m’a enseigné Miguel Ruiz à Teotihuacan ? Elle a deux caractéristiques tout à fait uniques.

Premièrement – et c’est paradoxal – on y apprend à demander pardon, et non à pardonner. Pourquoi demanderais-je pardon, si c’est moi qui ai été blessé ?? Il y a derrière ce paradoxe une clé géniale. Je ne demande pas pardon pour ce que l’autre m’a fait : de toute évidence, c’est son entière responsabilité. Je demande pardon pour la façon dont moi j’ai utilisé ce qui m’a été fait comme prétexte pour garder mon cœur fermé depuis ce temps là, pour cultiver indéfiniment rancune et ressentiments. Ce faisant, quelque chose lâche prise en moi, je me libère, je retrouve ma responsabilité et mon emprise sur mon propre cœur. Je ne subis plus, j’agis. Je n’attends pas en victime que l’autre reconnaisse ses torts : je m’occupe de ma part de responsabilité. « Le pardon est l’ultime forme de vengeance », dit un autre paradoxe qui suggère que, ce faisant, je dépouille l’autre du pouvoir que je lui avais inconsciemment donné sur moi, le pouvoir de me maintenir dans le malheur et la haine. Deuxièmement, un Cercle de Pardon – comme une constellation familiale – est un processus transpersonnel. Cela veut dire qu’à travers les personnes physiquement présentes, des par- dons vont pouvoir s’échanger avec des personnes qui ne sont pas là : d’une part des gens qui jamais ne viendraient vous de- mander pardon, soit qu’ils ignorent vous avoir fait du mal, soit qu’ils sont décédés, soit qu’ils s’en fichent ; d’autre part des personnes à qui vous n’auriez peut-être jamais non plus l’occasion vous de demander pardon. Ça marche dans les deux sens…

La douche du coeur

Le pardon lave notre cœur du “cholestérol émotionnel” qui s’est accumulé en nous et obture les artères par lesquelles s’écoule notre amour. Comme la douche que l’on prend régulièrement pour laver son corps, cette “douche du cœur” doit aussi être répétée, car nos interactions quotidiennes ont tôt fait de cristalliser en nous certaines émotions négatives non exprimées. Fort heureusement, chacun d’entre nous peut également vivre le même rituel seul chez soi, comme une méditation intérieure dont on reproduit les mêmes étapes. Au départ, c’était dans ce but que j’avais écrit Le Don du Pardon : pour permettre à chacun d’opérer cette guérison du cœur chez soi. Le groupe apporte une dimension collective et trans- personnelle très forte, mais le travail personnel est aussi très bénéfique et thérapeutique.

Au-delà de nos blessures individuelles, cette manière d’aborder le pardon laisse aussi entrevoir la possibilité de guérir un jour nos blessures collectives, celles qui concernent tout ce qui a pu se jouer entre tels peuples, telles ethnies, telles religions, etc. Je me surprends parfois à rêver de cérémonies à plus grande échelle qui viseraient non plus à guérir nos souffrances personnelles, mais à travers nous, celles qui concernent les groupes auxquels nous sommes diversement reliés. Et comme dit la chanson de John Lennon, peut-être que si nous sommes assez nombreux à rêver cela, ce rêve deviendra réalité ?

Olivier Clerc

http://www.lesvoiesdupardon.com/wp-content/uploads/2016/04/article-si-cercles-du.pdf

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Le pardon ? La résurrection de l’amour !

… Le pardon ouvre grand les portes de notre cœur, permettant à l’amour de nous traverser pleinement, sans entrave.

Mais – et c’est un grand “mais” – Don Miguel ne m’a pas enseigné à pardonner, comme nombre d’entre nous s’y essaient en vain, s’efforçant désespérément de « pardonner à nos ennemis » ou de « tendre l’autre joue ». Don Miguel m’a plutôt appris à demander pardon ! Au début, j’en ai été abasourdi. Pourquoi devrais-je demander pardon aux autres, si c’est moi qui ai souffert, moi qui ai été blessé ?

J’ai fini par comprendre la vérité qui sous-tend le renversement complet du pardon que propose Miguel Ruiz : quoi que nous ayons pu subir, quelle que soit l’intensité de nos souffrances, nous ne sommes pas obligés de fermer notre cœur, rien ne nous contraint à arrêter d’aimer et à laisser notre amour se tarir. Nous ne sommes pas des machines. Nous avons le libre arbitre. Nous pouvons faire le choix de continuer d’aimer, de rester ouverts à l’amour.

En demandant pardon, j’ai pris conscience que je jugeais les autres. J’ai réalisé que je les utilisais comme prétexte à garder mon cœur fermé. Par conséquent, en demandant pardon aux autres de les avoir jugés, je demandais en réalité pardon à l’amour. Oui, pardon à l’Amour, avec un grand « A ». Pardon d’avoir rétréci ou fermé mon cœur, de sorte qu’il ne pouvait plus librement me traverser ni atteindre les autres. À cause d’une blessure, j’avais un jour commencé à aimer moins. Au fil des ans, après de nombreuses blessures petites et grandes, j’avais fini par me retrouver avec un cœur tout ratatiné, encrassé, desséché….

Alors, faites-vous ce cadeau : prenez une douche de pardon et laissez à nouveau l’amour s’écouler librement à travers votre cœur tout neuf !

Olivier Clerc
www.olivierclerc.com

http://chemindevie.net/ledondupardonunedouchedamourpourlecoeur/

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Le pardon radical (selon Colin Tipping)

La clé de cette approche radicale est la croyance suivante… : il ne vous arrive rien d’injuste. Autrement dit, même les événements les plus douloureux qui ont ponctué votre existence faisaient partie de votre mission de vie ou de votre « contrat d’âme ». Dans cette optique rien ne vous est arrivé par malchance ou par hasard. Tout a un sens , une finalité, même si cela vous échappe et que votre ego est bien souvent incapable de comprendre, et même si ces épreuves éveillent en vous des émotions très douloureuses.

Dès lors…si tout a un sens, si rien d’injuste ne nous ait jamais arrivé…il n’y a plus rien à pardonner. J’ai besoin de te pardonner seulement si je t’en veux, si je te juge, si je te considère que ce qui m’est arrivé n’aurait jamais dû se produire, autrement dit si je suis en conflit avec ce que la vie m’impose…

Cette croyance…qui rejoint par certains côtés diverses notions orientales relatives au karma…est même inacceptable pour beaucoup, en particulier dans la culture occidentale moderne qui met en avant l’individu, son libre arbitre et sa capacité à contrôler sa propre vie, sans dieu ni maître….

Les quatre grandes étapes du pardon radical selon Colin Tipping

  1. Raconter son histoire ( en posture de victime)

  2. Ressentir ses émotions et les extérioriser (taper avec un objet pour laisser sortir sa rage, colère etc), en sachant que « personne n’a le pouvoir de me faire ressentir quelque chose »

  3. Percevoir l’histoire autrement ( renversement de situation et arrêter notre propre déni, notre refus de la situation et le combat qu’on livre contre «  ce qui est »)

  4. Recadrer l’histoire : « Ce que je vivais n’est que le reflet de ma perception humaine limitée de la situation »

Faire œuvre de pardon, c’est avant tout et essentiellement un cadeau que vous vous faites à vous-même. L’objectif…c’est de vous libérer de l’étau de la haine, de panser vos plaies, de guérir votre coeur. Dès lors, le centre de gravité n’est plus sur l’autre mais sur vous. Et par conséquent la question doit en réalité être reformulée. Au lieu de vous demander : «  Puis-je tout pardonner ? » vous devriez plutôt vous interroger : «  Puis-je guérir ? », «  quelles ques soient les blessures que mon coeur a subies, puis-je les soigner, les cicatriser ? »

C’est une sacrée inversion de posture !

Inspiré de Olivier Clerc, Peut-on tout pardonner ?

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2. SE PARDONNER

Accepter ce qui est, c’est accepter d’être imparfait, de cheminer jour après jour vers une plus grande capacité à vivre «  conscient » . C’est un défi de taille pour la plupart des humains ! Chacun voudrait ressembler à l’image qu’il s’est faite de lui-même.

Rosette Poletti et Barbara Dobbs, Accepter ce qui est

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Je suis à 100 % responsable de ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense, ce que je ressens. Nous sommes coresponsables à 50 % de la relation. L’autre est à 100 % responsable de ce qu’il fait, ce qu’il dit, ce qu’il pense, ce qu’il ressent.

J’accepte d’être le déclencheur de certaines réactions, mais pas pour autant d’être considéré comme leur cause….Je suis responsable de mes actions, mais pas des réactions émotionnelles qu’elles suscitent chez autrui….

Yves-Alexandre Thalmann : Responsable, oui ! Coupable, non !

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Réintégration de l’ombre et des projections faites sur autrui

Il y a le repentir de l’acte et le repentir de l’être qui entraîne chez l’offenseur une conversion de son être, une transformation en profondeur par la réintégration de son ombre.

L’ombre est tout ce que nous avons refoulé dans l’inconscient par crainte d’être rejetés. Nous nous sommes donc construit une personnalité de surface, une persona rigoureusement conforme aux règlements, aux codes moraux et culturels de l’entourage.

Loin d’être stérile ou inactive, l’ombre, cette entité sauvage et inculte de notre être demande sans cesse d’être reconnue, valorisée, exploitée coûte que coute. Malheur à ceux qui continuent d’en ignorer l’existence ! A la façon d’un torrent tumultueux, elle forcera un jour ou l’autre la porte d’entrée du conscient et l’envahira dans son état sauvage.

Comment la reconnaître ?

  • Quels sont les aspects les plus flatteurs de votre ego social que vous aimeriez voir reconnus ? A contrario, quels sont les traits contraires que vous avez dû refouler pour ce faire ?

  • Quels sont vos sujets-tabous ?

  • Quelles sortes de critiques vous agacent ?

  • Quel est le trait négatif qui vous énerve chez une personne que vous trouvez antipathique ? Découvrez la qualité cachée derrière ce soi-disant défaut . N’auriez-vous pas besoin de ce trait pour contrebalancer le côté excessif de votre tempérament ?

L’acceptation de vos imperfections, de vos défauts, de vos déficiences et de vos erreurs démontrera que vous avez commencé à apprivoiser votre ombre. Ne serait-ce point là le prélude d’une sagesse qui a pour nom humilité ?

Inspiré de

Jean Montbourquette et Isabelle d’Aspremont, Demander pardon sans s’humilier ?

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Pardonner est un acte d’amour pour soi-même ; c’est se libérer de tensions, rancunes, colères. Trop souvent, on brûle les étapes du pardon….Pardonner est l’acte ultime d’un parcours de compréhension et de lâcher-prise…..

L’acte de pardonner s’articule en deux parties :

  1. Se pardonner à soi-même

  2. Pardonner l’offense, pardonner l’autre.

Lorsque l’on souffre, immanquablement nous avons été heurtés dans nos propres blessures ; c’est pour cette raison que je place « Se pardonner »  en premier. En effet, nous nous en voulons et sommes en colère contre nous-même de n’avoir pas su nous protéger ou de n’avoir pas anticipé.

Francoise Krebs, Revue Rectoverseau Septembre 2011

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Auto-empathie

 

 

http://cnv-apprentiegirafe.blogspot.ch/2015/07/auto-empathie-1-minute-darret.html

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Vous êtes digne de pardon ! …Laissez donc tomber vos résistances à vous laisser aimer en profondeur et à vous laisser pardonner par les autres, en particulier par votre Soi.

  • Prenez un position confortable…

  • Mettez-vous en présence de votre Soi…

  • Renouvelez votre intention de vous sentir libéré de toute mésestime et de toute haine de vous-même…

  • Invitez lentement votre Soi …à parler avec douceur à la partie mal-aimée de vous-même :  «  Je te pardonne tes faiblesses, ton humanité blessée, tes aspirations démesurées. Je te pardonne. Je te pardonne. »

  • Laissez votre Soi vous dire : «  (Votre prénom,) je te reçois en moi. Je veux te faire une vaste place, je te pardonne ; je te pardonne… »

  • Continuez à vous recevoir avec gentillesse et amour, comme vous le feriez pour un enfant ou pour un ami intime. Faites plus de place encore dans votre coeur et regardez-vous en train de vous envelopper de lumière et de chaleur….

  • Commencer à goûter la joie de vous pardonner et la naissance d’une nouvelle liberté intérieur

  • Peu à peu, … prenez conscience de ce qui vous entoure

Inspiré de Jean Montbourquette, Isabelle d’Aspremont, Demander pardon sans s’humilier ?

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Confession du coeur 

Et quand même je Vous fermerais mon coeur, que pourrais-je Vous dérober? Vos yeux, Seigneur, ne voient-ils pas à nu l’abîme de la conscience humaine? C’est Vous que je cacherais à moi-même, sans me cacher à Vous. Et maintenant que mes gémissements témoignent que je me suis en dégoût, voilà qu’aimable et glorieux Vous attirez mon coeur et mes désirs, afin que je rougisse de moi, que je me rejette et Vous élise; afin que je ne trouve grâce devant moi-même, comme devant Vous, que grâce à Vous.

St. Augustin, Confessions, Livre X, chapitre 2

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/confessions/livre10.htm#_Toc509574569

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3. PARDONNER

En fait, pardonner est plus une question de logique que de morale. On le fait pour aller mieux

Yves-Alexandre Thalmann, Revue Rectoverseau Septembre 2011

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Pardonner, c’est renoncer à juger et à punir. Ce n’est pas oublier….C’est décider que l’on ne veut plus dépendre de la haine et du ressentiment envers ceux qui nous ont blessé. C’est décider de se libérer d’eux…

Il est probable par ailleurs que l’exercice du pardon à autrui, non contraint par sa propre faiblesse ou par la force de ce dernier, facilite celui du pardon à soi-même.

Christophe André, Imparfaits, libres et heureux

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L’ange du pardon ne veut pas nous humilier et nous priver de défense, mais nous libérer du pouvoir de ceux qui nous ont humiliés et blessés….

Nous n’avons pas à réprimer nos sentiments en pardonnant. Le pardon vient toujours après la colère, et non pas avant elle. Pour pouvoir pardonner, il faut d’abord laisser parler la souffrance que l’autre nous a causée : mais il ne faut pas fouiller la blessure, sous peine de se faire à soi-même du mal…La colère, c’est la force de prendre du recul en face de celui qui nous a blessés. Elle nous permet de rejeter hors de nous-mêmes la cause de la blessure et de l’irritation. C’est seulement quand nous l’avons rejetée que nous pouvons nous dire : «  Après tout, ce n’est qu’un être humain : il n’est lui-même aussi, qu’un enfant blessé. » …

En effet, il sais ce qu’il fait. Mais il ne sait pas ce qu’il me fait réellement, à moi. Il est tellement prisonnier de sa propre structure psychique, de son angoisse, de son désespoir, qu’il ne peut faire autrement….

Anselm Grün, Petit traité de spiritualité au quotidien / L’ange du Pardon

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Célébrer son pardon

  • Dès le départ, tu as voulu éviter la voie sans issue du ressentiment et de la vengeance…

  • Tu n’as pas craint de plonger au coeur de toi-même et d’y toucher la honte profonde provoquée par des blessures de l’enfance et de l’âge adulte

  • Tu as réussi à circonscrire l’étendue de ta perte au point de pouvoir la nommer et en faire ton deuil.

  • Tu es allé à la rencontre de ta colère…

  • Tu as cherché à comprendre ton offenseur, Tu as cessé de le voir d’un « œil mauvais » pour le regarder avec des yeux neufs.

  • Tu t’es questionné sur le sens positif que tu allais donner à la blessure de l’offense

  • Tu as laissé ton coeur s’attendrir…

  • Après avoir revu ainsi le périple de ton pardon, tu auras raison d’être fier de toi. Tu pourras te féliciter ! Tu pourras te fêter !

  • Tu auras grandi en humanité…

Jean Montbourquette, Comment pardonner

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4. DEMANDER PARDON

Un homme ne doit jamais rougir d’avouer qu’il a tort, car, en faisant cet aveu, il prouve qu’il est plus sage aujourd’hui qu’hier

Jean-Jacques Rousseau

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L’art d’avouer sa faute et d’en demander pardon appartient par nature aux arts créateurs. C’est une tentative pour découvrir un sens à la pénible expérience de la faute. C’est faire de sa vie une histoire morale qui permet de tourner la page et de continuer à vivre en paix avec soi-même.

Alan Bridge, fondateur de l’Apology Line

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« Désolé, pardon » ne signifie pas que nous entrons dans la culpabilité. Il s’agit de tout autre chose. Il n’y a ici ni victime, ni coupable. Il n’y a pas de bien ni de mal. Chacun est simplement créateur de sa vie et de tout ce qui arrive dans sa vie. Il est possible de représenter la réalité comme un grand champ d’expérimentation organisé à notre insu par notre inconscient pour éveiller notre conscience sur les mémoires erronées qui sont en chacun de nous….

Lorsque nous nous sentons coupable par rapport à quelqu’un, nous lui enlevons une partie de son propre pouvoir créateur…

Les mots «  désolés, pardon » peuvent aussi être présentés comme une demande d’excuse pour l’événement dysharmonieux produit pas nos pensées, parce que nous ne savions pas que nous avions cette mémoire négative et que nous n’avons pas fait exprès d’induire le problème. Nous nous adressons alors à Dieu pour demander pardon d’avoir eu ces pensées erronées qui ont créé la situation désagréable. C’est le pardon qui va permettre de couper le lien avec ces mémoires erronées. Il est libératoire.

Luc Bodin et Maria-Elisa Hurtago-Graciet : Ho’oponopono

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Créateur Divin, père, mère, fils en un seul…
Si moi-même, ma famille, mes parents et ancêtres ont offensé, ta famille, tes parents et tes ancêtres par des pensées, mots, faits et actions depuis le début de notre création jusqu’à aujourd’hui, nous demandons ton pardon…Fait que cela soit nettoyé, purifié, libéré. Coupe toutes les mémoires, blocages, énergies et vibrations négatives et transmue ces énergies indésirables en lumière pure… ET qu’il en soit ainsi .

Morrnah Nalamaku Simeona , Créateur du Ho’oponopono

http://www.coaching-evolution.net/FICHIERS/ho%27oponopono.pdf

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Allez trouver le petit enfant qui fait sa crise dans son coin. Prenez votre orgueil et mettez-le à la poubelle. Vous n’en avez pas besoin. Libérez-vous de votre ego et demander pardon. Pardonnez aux autres et vous verrez des miracles se produire dans votre vie.

Commencez par faire d’abord une liste de tous ceux à qui vous pensez devoir demander pardon. Puis demandez-leur pardon. Même si vous n’avez pas le temps d’appeler tout le monde, demandez leur pardon dans vos prières et par le biais de vos rêves. Ensuite faites la liste de tous ceux à qui vous devez pardonnez. Commencer par vos parents, vos frères et sœurs, vos enfants, votre conjoint, vos amis, votre chat, votre chine, le gouvernement et Dieu.

Ensuite, vous allez leur pardonner en vous disant que, quoi qu’ils vous aient fait, cela n’avait rien à voir avec vous..Les mots et les actes qui vous ont blessé ne sont que les réactions de telle personne aux démons logés dans son esprit. Elle rêve en enfer et vous ne jouez qu’un rôle secondaire dans son rêve….Une fois que vous êtes conscient de cela et que vous ne faites plus une affaire personnelle de ce qui vous est arrivé, la compassion et la compréhension vous conduira au pardon.

Don Miguel Ruiz, La Maîtrise de l’Amour

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JP / juin 2017

BURN-IN ® mai 2017 : Ange de l’HUMOUR : ” C’est le bordel, mais il n’y a pas de problème !”

BURN-IN® 12 mai 2017 / Ange de l’humour

«  C’est le bordel, mais il n’y a pas de problème ! » 

(Citation d’Alexandre Jollien, à la conférence du 5 mai 2017 à Crêt-Bérard sur “Vivre sans pourquoi ») 

Hello Toi,

Désires-tu, te joindre à moi pour avec HUMOUR, «  faire l’Amour avec le VIVANT », au BURN-IN® du 12 mai ? Voici les détails :

Gigi et moi avons parcouru le parcours cette après-midi et joyeusement élagué la distance ( et déjà apporté et mis au sec…quelques bûches de bois)

  • Deux pontons jetés sur le lac seront nos planchers de bal pour nos percussions corporelles originales, des pieds à la tête…

  • Un petit endroit intimiste et sablonneux entre les roseaux, avec une percée sur le lac deviendra notre salle de concert pour une «  human beat box party » , et aussi notre surface de peinture et de dessin

Le canevas de l’atelier ?

  1. Sans coups, faire rire 

  2. Oser rire de soi 

  3. Dédramatiser sa vie 

  4. Mettre HUMOUR dans sa philosophie de Vie 

Mes photos datent du 16 mars 2017. La forêt est devenue délicieusement verte et enveloppante. L’atelier aura lieu quelque soit la météo, et si Dame Pluie se joint à nous, avec HUMOUR nous tendrons la bâche sur nous, pour mieux l’entendre. Hi hi hi !.

Merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits ( en fonction de la météo ), bons souliers, thé chaud et lampe frontale.

Peinture  et dessin seront sans autre support que ceux qui et ce qui seront présents à ce lieu et à cet instant.

Le lieu de rendez-vous à Villars-sur Glâne, à 19h00 est à Cormanon Centre, devant la Poste (et non à Nuithonie, en travaux) ou à 19h45 à Faoug, à l’ouest de la gare, sur la place de parc, juste avant l’excellent restaurant Werft, situé à la Route du Nouveau Port 11.

Les honoraires (animation et covoiturage) sont comme d’habitude au chapeau 

Chaleur eusement

Josy

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Impossible… de définir l’humour ! Au mieux, on peut l’infinir, tant ses couleurs sont nombreuses et parfois contradictoires ! Humour vache, humour qui fait un effet bœuf dans un magasin de porcelets, humour gai comme un pinçon sur la fesse d’une rombière, humour bienveillant, refusant les blessanteries, et dont la devise est « Sans coups, faire rire ! »…


http://petitelogedelhumour.blogspot.ch

«  L’humour est ton anti-stress intérieur. Utilise-le librement pour alléger et élargir tes perspectives. Permets-lui de dédramatiser la vie » (Kathy Tyler et Joy Drake)

« L’humour, comme les essuie-glaces n’empêche pas la pluie, mais permet d’avancer ” (Bruno Coppens)

« L’amour pour épée, l’humour pour bouclier. »
(
Bernard Werber )

http://www.mon-poeme.fr/citations-humour/

Et l’humour, me direz-vous ? …. S’il est une chose qu’on ne vous apprend guère, surtout par nos temps de censure implicite et de politiquement correct ridicule, c’est à rire et surtout à rire de soi.  M’étant retrouvée plus souvent qu’à mon tour avec une tête à faire peur, j’ai appris à en sourire, et à dédramatiser. A mettre en avant ce qui est mon moi profond et qu’une écorce provisoirement abimée ne devait pourtant pas éteindre ; le rire, c’est une des meilleures façons de partager, une main tendue et un déplisseur de rides et de tracas. Il permet la juste distance, celle qui vous dit que l’instant suivant sera peut-être meilleur, et qu’il ne tient qu’à vous d’y croire un peu !

https://colettefournier.com/2013/02/16/eloge-de-la-paresse-et-de-lhumour-petite-philosophie-du-boudoir-acte-xix/

      1. LAUGH AT YOURSELF 

The key to understanding British humor is knowing not to take yourself too seriously. Our default humor is to highlight our own flaws. We make light of our failures so as to appear more humble, approachable and relatable. There is no room for egos in British humor. ….

      1. BRITS FIND HUMOR IN ALMOST EVERYTHING

Brits use humor to lighten even the most unfortunate, miserable moments. There are few subjects we don’t joke about.  It’s not used to shock and offend but rather because Brits turn to laughter as a form of medicine when life knocks them and those around them down. …

http://www.ef.com/blog/language/beginners-guide-to-understanding-british-humor/

Les deux seules certitudes que nous puissions avoir en ce monde, c’est  qu’un jour, nous mîmes, avec ou sans paroles, les pieds sur cette terre et qu’un jour prochain, on nous les mettra  en terre …

Face à ce constat implacable, on peut s’en trouver bien navrés voire même atterrés, ce qui nous conduit dès lors à la case arrivée tout aussitôt ! 

On peut aussi acter de cette stricte et bien contraignante réalité et se dire, dès lors, que ” dans la vie, faut pas s‘en faire  et, muni de cette conviction, prendre les choses de la vie avec philosophie ….

C’est justement du pire qu’il faut rire le plus fort, là où ça  fait le plus mal qu’il convient de se gratter, parfois au sang ; La faim, la torture, la misère, l’exploitation, la guerre… Et la connerie, l’universelle et sainte connerie, mère de tous ces beaux enfants ! ” Je pense que le rire, même dans les situations les plus tragiques, est un élément revivifiant. On peut rire jusqu’à la dernière minute ”  Germaine Tillion


http://lephare1.e-monsite.com/pages/petit-eloge-de-l-humour-et-du-savoir-rire-en-attendant-la-mort.html#cy5V2zP2Q4uC2O7i.99

JP mai 2017