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Enfin LIBRE !

Dialogue entre LA LIBERTE (L) et moi-même (M)

 

ESPACE

M : – Enfin libre !

L : – Juste dé-confiné, chère personne à risques et stigmatisé, ; juste libre de sortir ou de rester chez toi. Vas-tu vouloir rattraper le temps « perdu », avaler des kilomètres, à pied, en voiture ou en train, quitte à zapper le chant des cigales, ou le parfum du lilas de ta pelouse ? Vas-tu habiter tout l’espace devant tes yeux ou oublier que « le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles ? » (Bobin)

TEMPS

M : – Enfin libre !

L : – Vas-tu repartir à 100 à l’heure ou vas-tu enfin supprimer « vite » de ton vocabulaire, alors que tu as bientôt l’éternité devant toi ? Seras-tu moins esclave du faire ? Auras-tu moins peur du vide dans ton calendrier ? Garderas-tu du temps pour contempler la symphonie toujours changeante des nuages ou de la lune de 21h, qui croît puis qui décroît ?

CORPS

M : – Enfin libre !

L : – Vas-tu déléguer la santé de ton corps aux autorités ou prendre tes propres responsabilités ? Vas-tu à nouveau oublier ton corps et juste l’utiliser et en abuser ? Vas-tu à nouveau estimer que tu as deux mains gauches, et impures de surcroît, alors que, confiné, en prenant temps et patience, tu arrives à bricoler ? Garderas-tu tous tes sens en éveil et sauras-tu au petit déjeuner savourer le pain de seigle au levain que tu as appris à faire durant ce confinement, ou vas-tu perpétuer tes habitudes de bâfrer ?

MENTAL

M : – Enfin libre !

L : – Te laisseras-tu manipuler et balloter par ce qu’émet ta « Radio Non Stop Thinking » ( Thich Nhat Hanh ) ? Seras-tu libre de tes ruminations sempiternelles sur ce que tu ne puis changer et de tes jugements sur le comportement des autres ? Oublieras-tu de te centrer et te focaliser sur la petite voix pacifiante de tes entrailles ?

EMOTIONS

M : – Enfin libre !

L : – Seras-tu libre de ta peur de manquer, libre de tes colères légendaires, libre de ton besoin de reconnaissance, libre de ton air coincé d’homme sérieux, libre de te lâcher enfin, pour d’immenses éclats de rire. Arrêteras-tu de tout prendre au sérieux ou personnellement : « C’est le bordel, mais ce n’est pas grave ! » (Jollien).

RELATIONS

M : – Enfin libre !

L : – Sauras-tu, grâce à la distanciation spatiale vivre la proximité sociale et la fraternité de mortels, ou croiseras-tu à nouveau les gens dans l’indifférence totale ? Sauras-tu devenir moins accro aux écrans et moins addict au virtuel ? Vas-tu continuer à être présent avec les absents et absent avec les présents ?

ÂME

M : – Enfin libre !

L : Confiné, tu as commencé à comprendre que le bonheur est à rechercher en toi et non hors de toi. Puisse ton égo perdre le premier rôle et que Grandeur qui t’habite soit à la barre, instant après instant. Et, relié, « carpe diem » (Horace), avec joie et gratitude, un jour à la fois, comme au temps du confinement, ni plus, ni moins.

ENVOI

M : – Enfin libre !

L : – Cher « esclave en voie de libération » (Épictète), vive ton élan vital boosté ! Ouvre tes propres cages, car les clefs sont à l’intérieur, scie tes barreaux et danse la vie, même avec tes chaînes. Libre vraiment tu ne le seras que lorsque tu remettras à la Vie le corps qu’elle t’a prêté et que tu rejoindras Jonathan Livingston le Goéland (R.Bach).

BURN-IN ® du 13 mars 2020 : Elan Vital et éclatement de Vie en toi

RENONCEMENT A CAUSE DU CORONAVIRUS
Hello Toi !
As-tu quelque hiver à traverser dans ta vie ?
A ce BURN-IN® du 13 mars 2020, Elan Vital pourrait te donner ce petit coup de pouce pour permettre l’éclatement de la Vie en toi et La célébrer…
Le programme proposé :
  • Elan de la vie sur notre planète
  • Elan de survie (ta résilience)
  • Elan de vie (booster ta vie)
  • Elan de Vie (toi, devenir instrument de Vie)
Les moyens d’expression issus du tirage au hasard : pas en nuances, dessins créatifs et caresses respectueuses
Le lieu : Ce délicieux bord de la Glâne, avec juste le « glou glou » de l’eau comme symphonie

Veux-tu ce petit coup de pouce d’Elan Vital juste avant le printemps?  

Alors prends ton carnet et tes crayons, une ou deux bûches pour notre feu, habits (chauds), bons souliers, thé chaud et lampe frontale. 

Nous appliquerons la charte https://burninfire.wordpress.com/charte/. Sur une partie du parcours, à l’aller et au retour, il y aura du temps pour «  nous socialiser » .

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 13 mars 2020 à 19h00, à Villars-sur-Glâne, Centre de Cormanon, devant la Poste ou à 19h15 à Ecuvillens, en face de l’église. Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place. Quant au retour, je compte arriver aux voitures à 22h30. 

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau. 

Chaleur eusement !

Josy

079 237 47 85

 


BURN-IN® du 13.03.2010 / Elan vital

Textes inspirateurs

1. Elan de la vie en général

2. Elan de survie (résilience)

3. Elan de vie (booster sa vie)

4. Elan de Vie (devenir instrument de Vie)

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1. Elan de la vie en général

Définition originelle

L’élan vital est un principe philosophique émis par le philosophe français Henri Bergson en 1907 dans son livre L’Évolution créatrice pour expliquer l’évolution et le développement des organismes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Élan_vital

Henri Bergson, livre : L’évolution créatrice,

https://www.puf.com/content/Lévolution_créatrice

Élan vital et évolution

Chaque individu est la concrétion de l’élan vital, cette unique force créatrice, riche et imprévisible, qui se divise dans sa poussée; chaque espèce est le résultat d’une direction qui s’est solidifiée dans un échec. En effet, le pouvoir créateur perd sa créativité dans la routine de l’instinct; l’élan vital n’a de succès que dans la création d’un être créateur. Au bout de ce progrès par tentatives qu’est l’histoire de la vie, se tient donc l’homme.

http://keepschool.com/fiches-de-cours/lycee/philosophie/bergson-nature-societe-elan-vital.html

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UNE VIE POUR SE METTRE AU MONDE

On s’interroge sur le sens de la vie. On se plaint de ne pas le trouver. Et pour cause. On s’y prend mal. On voudrait un sens tout fait, une fois pour toute, qui tombe du ciel. Comme on ne peut le trouver, on désespère et on déclare que la vie n’a pas de sens, en passant du sens “tout fait” au sens “défait”. Il suffit d’ouvrir les yeux. Le sens est là, devant nous. Nous sommes même dedans. Naître, grandir puis un jour vieillir et quitter le monde afin de laisser la place à d’autres pour qu’ils continuent l’oeuvre de propagation de la vie dans l’univers. Voilà le sens. Le sens de la vie est dans la vie même sous tous ses aspects.

Marie de Hennezel et Bertrand Vergely,

https://medium.com/lectures-meditatives/une-vie-pour-se-mettre-au-monde-c4c170a38123

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La Vie, la Mort …

A travers les âges, philosophes, scientifiques, théologiens et quiconque s’étant pose des questions sur le pourquoi et comment des choses, se sont interrogés sur l’expérience et le sens de la vie et de la mort.

Les Absurdistes ont décidé que la vie et la mort n’ont pas de sens, alors la meilleure chose à faire est d’ignorer la mort jusqu’à ce qu’elle arrive et, si vous êtes encore en vie, de l’ignorer immédiatement après.

Les Résistants voient la vie comme bonne et la mort comme mauvaise, et font tout ce qui est possible pour prolonger la vie et éviter la mort sans considération pour la qualité de vie et le désir de mourir.

Les Au-delà-istes disent que la vie est un terrain de preuves. Si vous suivez les règles, vous aurez une vie différente et meilleure après la mort, mais si vous brisez les règles vous aurez une vie différente après la mort.

Les Cyclistes clament que l’essence d’une personne expérimente la vie et la mort à plusieurs reprises jusqu’à ce que par la grâce, l’effort individuel ou l’évolution progressive, il n’y ai plus besoin de recommencer.

Bien sûr, les êtres humains étant très créatifs, il existe beaucoup de variantes et d’alternatives aux catégories mentionnées ci-dessus.

Serge Kahili King

http://www.huna.org/html/La-Vie-La-Mort-et-Huna.pdf

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Vie réelle ou vie dans le virtuel, artificielle ?

« Des légions entières sont à l’oeuvre pour simplifier mon quotidien – des chercheurs, des innovateurs dans l’industrie et l’économie dont certains, j’en suis sûre, bien intentionnés et superbement doués.

Leur but est de m’éviter ce qui ressemblerait à une participation : tourner un robinet, fermer une porte, se laver les mains avec un savon, sont autant d’activités obsolètes.

C’est bizarre, j’ai une déplorable tendance à tout faire moi-même : accoucher de mes enfants après les avoir portés neuf mois, choisir les fruits que j’achète, laver mon petit linge dans le lavabo, sortir mettre mon courrier dans la boîte aux lettres, serrer la main de mes voisins et embrasser mes amis.

Je ne sais comment cela m’a pris, mais rien jamais ne m’a guérie de ma féroce propension à habiter mon corps, mon cerveau et ma vie.

Pire encore, au lieu de mener des conversations avec des personnes qui ne sont pas là, j’adresse la parole à ceux qui sont assis à côté de moi dans le train et dans la salle d’attente du dentiste.

Je confesse que je suis vivante et irrécupérable. Je ne suis pas encore mûre pour cette solution désespérée qui consiste à confier son existence à des entreprises spécialisées.

Les voleurs de vraie vie sont partout à l’oeuvre. De même que les Indiens dupés échangeaient leur or contre les perles de verre des conquistadors, nous troquons nos sens vibrants d’intelligence contre des tentacules avides, nos instincts profonds contre des manies de consommation, notre savoir différencié contre des slogans qui smashent.

Souvent, les enfants ne connaissent plus rien d’autre que cette vie artificielle. Pris en otages, de plus en plus jeunes, l’accès à l’expérience authentique leur est barré. Entre la nature et eux, se dressent des maudits écrans de verre.

Oh ! ce n’est pas contre les ordinateurs que j’en ai – ces serviteurs futés – mais contre ceux qui leur aiguisent les dents, les rendent cannibales et leur donnent leurs propres enfants à manger. Laisser un enfant, en guise de vraie vie, presser des boutons, avant de lui avoir appris à danser, courir, sauter, dessiner, palper la terre, la boue, le sable, la glaise, voyager du doigt sur un globe terrestre assis sur les genoux de son père, que sais-je encore… c’est les traiter comme certains chercheurs traitent les rats dans leurs cages d’expérimentation : à ceux qui ont pressé le bon bouton, une boulette de hachis.

 Quand l’informatique est utilisée non comme instrument, mais comme système global d’existence, l’heure est venue de prendre le maquis.

Il va falloir simplement redécouvrir le dialogue. Un maître et quelques écoliers. Un père, une mère et quelques enfants.

Dans les années à venir, la découverte la plus révolutionnaire – j’en mets ma main au feu – sera la relation entre deux personnes – sans machine interposée, sans SMS, sans portable, sans e-mail.

L’homme redécouvrira la parole de l’homme et l’oreille de l’homme, et cela bouleversera tout de fond en comble. »

Christiane Singer en 2007

http://jeunes-anciennes-de-saintjoseph.over-blog.com/article-vie-reelle-ou-vie-dans-le-virtuel-artificielle-44314682.html

2. Elan de survie ( résilience)

Une marche vers la résilience, une danse vers l’alliance

La vie nous a offert à tous d’être des alchimistes, cela n’est pas réservé à une « élite ». Il s’agit d’une capacité inhérente à tout le Principe Vivant. Nous pouvons voir des fleurs s’ épanouir dans le béton, des espèces végétales naître de la poussière des déchets toxiques produits par nos usines… Nous appartenons au même monde, nous obéissons aux mêmes lois fondamentales. Le coeur d’un prince habite et peut se révéler dans la bête monstrueuse. Être résilient c’est reconnaître en soi cette capacité, faire vivre l’Alchimiste dans l’ombre de sa forge, le Magicien dans la splendeur du monde, l’Amoureux dans le sacré de la vie

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Gisèle Bregliano-Martinez ,facilitatrice de Biodanza / Monographie

https://www.ecolebiodanza-med.com/la-vie-de-l-ecole

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Risquer le malheur

Pour trouver le bonheur, il faut risquer le malheur. Si vous voulez être heureux, il ne faut pas chercher à fuir le malheur à tout prix. Il faut plutôt chercher comment et grâce à qui l’on pourra le supprimer.

Boris Cyrulnik

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Cinq « compétences » pour rebondir

1. Communiquer : Pouvoir mettre des mots sur ce que l’on a vécu, se sentir en contact avec les autres, même si c’est en tapant des messages en morse sur les tuyaux de chauffage entre les cellules d’une prison, savoir que l’on n’est pas seul à vivre ce que l’on vit. c’est parfois peindre, dessiner, écrire, composer, jouer. Les plus beaux « lied » de Schubert ont été écrits par lui après la perte de sa petite fille….

2. Prendre la responsabilité de sa vie : Alors que tout bascule parfois à l’annonce d’une maladie grave, d’un deuil, d’un licenciement, d’un divorce, plus rien ne semble « normal ». On peut craindre de couler à pic dans le tsunami qui nous submerge. c’est alors qu’il est nécessaire de remettre un peu d’ordre et de régularité dans son existence, de rester de minute en minute dans l’instant présent. Cela peut-être de se lever tous les matins à la même heure et de maintenir ses activités, ou de décider de se faire à manger même si l’on a pas faim. Une ancienne prisonnière des geôles de Pinochet raconte comment l’une des prisonnières devenue l’une des leaders du groupe, aidait à structurer leur temps en disant des poèmes ou en racontant des films pour éviter de dormir le jour afin de pouvoir dormir la nuit. Ceux qui sont capables de se tourner vers les autres, vers leur mieux-être possèdent là un puissant moyen de consolation.

3. On a plus de capacités de rebondir lorsqu’on ne baigne pas dans la culpabilité.C’est là que les messages reçus et intégrés peuvent poser problème : tant de gens adhèrent encore à l’idée de mérite : «  Il a mérité cela, elle n’a pas mérité cela ! Personne ne mérite le malheur ! Q’ai-je fait pour mériter cela ? ». Mettre tous ces atouts de son côté pour rebondir, c’est résister aux tentatives de culpabilisation.. ..La culpabilité…empêche le maintien de l’espoir, diminue les défenses de l’organisme et l’énergie vitale. Surtout, elle est inutile.

4. Donner du sens aux événements permet de survivre et de rebondir. Viktor Frankl, psychiatre ayant été prisonnier au camp de concentration d’Auschwitz, avait constaté que «  la personne sans but, en général, ne survivait pas ! » et c’est à travers son expérience qu’il a écrit cette phrase connue : «  l’être humain peut supporter n’importe quel «  comment », s’il sait «  pourquoi » «  . Pour lui, la recherche de sens continue la première force de la vie. Martin Gray,…lui qui a perdu toute sa famille d’origine dans les camps de la mort et toute la famille qu’il avait créée dans une incendie de forêt, écrivait : » Il m’est possible de donner sens à la vie et donc de «  vivre debout », de faire face à l’usure du temps, à la précarité de l’existence qu’à la condition de savoir que l’homme est lié aux autres hommes. Il n’est pas ce grain sans adhérence, poussé vers la mort au terme d’une vie privée de sens et de direction, il est le moment d’une grande épopée, d’une histoire fabuleuse, celle de l’humanité...voilà le sens de la vie ( Vivre debout, 1993) ». Bien sûr, le sens qu’on donne à la vie, aux épreuves qu’elle comporte est une dimension personnelle….

5. Pratiquer la compassion. Il peut être étonnant à première vue, d’imaginer que les personnes compatissantes traversent plus aisément les difficultés de la vie ! Pourtant, toutes les recherches et les récits de vie le confirment. La compassion permet d’être concerné par les problèmes de l’autre et de le considérer comme aussi importants que les siens, c’est être touché par la situation dans laquelle il se trouve s’il souffre, c’est le comprendre à travers le partage et tenter de le soulager par tous les moyens dont nous disposons. La compassion favorise la capacité de rebondir, car elle ouvre aux autres et diminue l’importance que l’on accorde à ses propres difficultés.

Rosette Poletti, Livre : Chemins de sagesse pour les temps difficiles

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Comment retrouver votre élan de vie ?

Mes 6 étapes 

« Ça va aller, tu verras… Tu es FORTE ! Tu vas faire face ! Tu vas retrouver ton élan…». Les mois qui ont suivi le suicide de mon ex-compagnon, j’ai beaucoup entendu ces mots….

Les semaines, les mois ,les années passent et vous êtes devenus une autre !
Depuis quand vous n’avez plus eu un fou rire ?
Depuis quand vous ne vous êtes pas vraiment regardé dans le miroir ?
Depuis quand vous n’avez plus fait l’amour ?
Depuis quand vous avez divorcé de votre corps ?
Depuis quand vous n’avez pas pris une journée juste pour vous ?
Depuis quand vous avez l’impression d’être un ovni dans une soirée ?
Depuis quand vous vous sacrifiez ?
Depuis quand vous vous oubliez ?
Depuis quand vous vous éteignez à petit feu ?

Tout ceci n’est pas une fatalité ! NON ! …

Alors voici ce qui a fonctionné pour moi et que je vous partage :

1. Trouver une oreille attentive …

2. Suivre son rythme, au-delà des bons conseils des autres… 

3. S’occuper de ses insomnies …
Lui avait fait son choix ( suicide) et venait mon tour de faire le mien.

4. S’autoriser à prendre des vacances de son deuil 
Prendre soin de son corps comme si on s’occupait de quelqu’un d’autre pour petit à petit se le réapproprier par d
es massages, des bains, des exercices de respiration, du sport… tout ce qui est facile et bon pour nous sans culpabiliser. Les rituels m’ont également beaucoup aidé, comme aller marcher tous les matins avant d’aller travailler, écrire mes pt’its bonheurs dans un journal de gratitude avant de me coucher pour me rendre compte de mes avancées, reconnecter mon cerveau au positif et dire MERCI ! J’ai découvert que la gratitude est le meilleur antidote contre le jugement de soi-même.

5. Fuir les personnes qui vous bouffent votre énergie 

6. Comprendre que le retour soudain de sa tristesse n’est qu’un recul temporaire .Ce recul nécessaire est un nouvel élan vers la joie. C’est une étape pour lâcher vos anciennes croyances et aller vers la meilleure version de vous-même. J’emploie souvent l’image de la chrysalide qui devient papillon. C’est comme si on quittait « notre ancienne peau » pour enfiler la nouvelle et quitter l’ancienne demande de l’énergie et reste souffrant. La perte change notre rapport au monde, nous fait progresser intérieurement et nous fait grandir. Ce que j’ai compris c’est que malgré ces souffrances la vie nous veut du bien !
Comme dit Sheryl Sandberg dans son livre « Option B » : « J’ai beau détester l’admettre, je suis plus heureuse que je ne l’ai jamais été.
Parfois nous avons besoin de traverser d’horrible épreuve pour nous rendre compte que la beauté du monde nous entoure de toute part. »

Rachel Galerme

https://rachelgalerme.com/retrouver-son-elan-de-vie-mes-6-etapes-apres-le-deuil/

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L’élan de résilience

La Résilience, c’est quoi exactement ? C’est la physique qui nous donne l’explication originale du mot Résilience. Il s’agit de la caractéristique mécanique définissant la résistance aux chocs d’un matériau. Les psychologues, comme Boris Cyrulnik en France, ont repris cette image pour faire allusion à la capacité à rebondir face à un obstacle ou à vaincre des situations traumatiques.    

la Résilience doit être cultivée au quotidien, non seulement pour rebondir plus rapidement face aux épreuves de la vie, mais aussi pour vivre pleinement chaque journée. … Il reflète aussi, et peut-être surtout, une pratique que l’on peut tous mettre en place dans sa vie et apprécier les innombrables bienfaits : plus de plaisir, de souffle, de calme, de reconnaissance, d’optimisme, de faculté d’adaptation, de sérénité. Moins de course vaine, de sentiment d’impuissance, d’abattement, de frustration, d’impression de passer à côté de sa vie.

Alexia Michiels

L’élan de la résilience

https://www.fr.fnac.ch/a10879200/Alexia-Michiels-L-elan-de-la-resilience

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Trouver son élan vital -10 clés pour rebondir après une épreuve


Nous avons tous en tête des exemples de personnes ayant surmonté des obstacles qui semblaient insurmontables à tous, des individus stables et compétents qui ont su trouver en eux une dynamique leur permettant de tout traverser, même le pire. Leur point commun ? Ils ont tous travaillé leur élan vital afin d’en améliorer la qualité.
L’élan vital est un état physique et psychosocial caractérisant un bien-être, une capacité de résilience ou d’adaptation. Quels sont les piliers de cet élan vital ? Comment les repérer chez les autres, s’en inspirer et travailler les siens ? …

Extraits de la table des matières : 

Clef 1 Faire de son hypersensibilité une force

  • Autorisez-vous à vivre vos émotions

  • Faites confiance à votre intuition…

  • Goûter pleinement les bonheurs de la vie

Clef 2 Un appétit de vie à toute épreuve

  • …Transformer son agressivité en ressource

  • Décider d’entrer pleinement dans la vie 

Clef 3 Prendre soin de soi

  • C’est quoi «  prendre soin de soi » ?

  • Et prendre soin des autres ?

Clef 4 Apprendre à se connaître… et s’apprécier

  • S’accepter tel (le) que l’on est

  • Faire fonctionner son imaginaire…

  • Devenez votre meilleur ami

Clef 5 Faire confiance et savoir demander de l’aide

  • S’appuyer sur les bonnes personnes

  •  « Je voudrais juste être moi »

Clef 6 Revendiquer le droit au bonheur

  • Changer de vie pour être (enfin) heureux

  • Retrouver son âme d’enfant

  • Patience et longueur de temps

Clef 7 Voir loin et réaliser ses rêves

  • Soyez fidèle à vos rêves d’adolescent

  • …Ne jamais baisser les bras

  • Toujours rechercher l’équilibre

Clef 8 S’émerveiller encore et encore

  • « J’ai de la chance »…

Clef 9 Donner un sens aux épreuves

  • Savoir construire du sens dès la petite enfance

  • Une quête de sens dans tous les sensation

  • Un travail…pour quoi faire

  • Et quand ça n’a pas de sens ?

  • Maturité et lâcher-prise

Clef 10 En quête de spiritualité 

  • Croire en une force favorable

  • Rien n’arrive par hasard

Conclusion

…A travers la progression de vos capacités d’émerveillement, de gratitude, votre sentiment de valeur personnelle, votre confiance en vos capacités, mais aussi dans la justesse des décisions de vie, vous pourrez petit à petit vous guider vous-même vers une posture de calme et d’authenticité : ce moment de vie où vous n’avez rien à «  faire » pour être aimé, juste à «  être ». Vous-même. En qualité de présence à vous-même et au monde….

Ariane Calvo, psychologue clinicienne, livre : Trouver son élan vital

10 clés pour rebondir après une épreuve


https://books.google.ch/books/about/Trouver_son_élan_vital_10_clés_pour_re.html?id=0J9eDwAAQBAJ&redir_esc=y

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Sombres abîmes

Il n’y a pas d’abîmes si sombres,

il n’y a pas de falaises si hautes,

il n’y a pas d’égarements si tortueux

qui ne soient pas chemin.

Chacun de vos pas à travers le vide

Devient une île fleurie

Où les autres peuvent poser le pied.

Ne participe pas aux ténèbres,

Mais rayonne la lumière,

Toujours et partout !

Alors les ténèbres s’enfuiront.

Chaque jour cela deviendra plus facile pour vous.

Alors votre joie sera parfaite.

Extraits de Dialogues avec l’ange, un document recueilli par Gitta Mallasz,

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3. Elan de vie (booster sa vie)

Tiédeur de nos vies

Dans nos vies de « citadins-assis-et-ceinturés », l’élan vital souffre de tiédeur et d’ennui ; l’élan du cœur souffre de l’indifférence et de la peur du lien ; l’élan créateur souffre de conformisme et de la routine ; l’élan de l’âme souffre du manque d’unité, d’harmonie et de la croyance que le divin est ailleurs, au dehors.

Hélène Jeanne Lévy Benseft

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Osez vivre la vie qui vous inspire

Conférence Video de 30’

Les 5 découvertes du conférencier, David Laroche

  • « Si ce n’est pas 100 % impossible, c’est que quelque part c’est possible »

  • « Faites des petits pas chaque jour et vous forgerez votre confiance en vous »

    • Tous les jours je fais un petit pas

    • Tous les jours je fais quelque chose qui me fait un peu peur

    • Ne pas attendre de trouver l’idée du siècle, avoir la meilleur idée que j’ai maintenant et qui peut peut-être marcher, maintenant et la réaliser

  • « Osez vivre la vie qui vous inspire vraiment »

    • Etre presque prêt à mourir pour cela (Martin Luther King / I have a dream !)

  • « En osant vivre vos rêves, vous inspirez les autres à faire de même »

  • « Utilisez les leviers qui vous donnent envie de vous relever et vous dépasser »

    • Mentors, inspirateurs, sources d’inspiration

    • Un levier où rien que d’y pensez cela me donne confiance et me donne envie de me dépasser ( ex. enfants, un monde meilleur etc)

    • Chaque matin se connecter à ce levier

David Laroche / voir vidéo sur Youtube :

https://youtu.be/yE3SCVp5tOs

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20 conseils pour réussir tout ce que vous entreprenez

1. Que voulez-vous entreprendre ?

2. Qu’est ce qui est important pour vous ?

3. Décidez de réussir

4. Que signifie la réussite pour vous ?

5. Vous devez échouer, car c’est dans l’échec que vous allez créer votre capacité à réussir, que vous construisez la motivation, la détermination et la volonté de réussir

6. Prenez des risques, explorer de nouveaux territoires, expérimenter de nouvelles choses, faire des choses en sachant que les autres vont voir que vous n’allez pas réussir

7. Entourez-vous de bonnes personnes !

8. Sachez provoquer des expériences de qualité, de faire ce qui vous rendra fier de vous-même

9. Apprenez de chacune de vos expériences !

10. Portez votre attention sur la réussite, sur ce qui va, sur ce qui est magique dans votre vie

11. Lisez des biographies de gens inspirants

12. La simplicité, mettre en pratique des actions simples et non pas décider que demain vous allez faire le tour du monde, sans rien planifier

13. N’ayez pas de plan B

14. Prenez soin de vous !

15. Ne cherchez pas à atteindre la perfection

16. Allez chercher des millimètres, ces petites choses qui font toute la différence

17. Apprenez à voir les opportunités

18. Soyez concentré !

19. Voyez sur le long terme !

20. Soyez motivé et déterminé

David Laroche, e-book

http://davidlaroche.fr/ebooks/20_conseils_pour_reussir_tout_ce_que_vous_entreprenez.pdf

L’élan intérieur du danseur

Vivant accord entre terre et ciel, matériel et immatériel, bas et haut, obscur et visible, dicible et indicible, le danseur est transporté comme il transporte qui le regarde. Ce qu’il produit est du domaine de l’éblouissement, le temps d’un éclair. Il a, il est le feu sacré.

Dominique Dupuy, L’Elan intérieur

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000102500_fre?posInSet=12&queryId=bd73ee3b-a36f-4585-8d3e-967cba74f006

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Trois clefs  pour préserver l’élan vital du petit enfant

Qu’est-ce que l’élan vital ?

L’élan vital est ce désir inextinguible qu’a le petit enfant d’explorer aussi bien le monde extérieur que son corps, son insatiable curiosité qui l’invite à observer, sentir, toucher avec enthousiasme.

De quoi le petit enfant a-t-il besoin pour préserver cet élan vital et s’aventurer dans la vie avec confiance et ouverture ?

Avant tout, de se sentir en sécurité : sécurité physique bien sûr mais également sécurité affective et psychique : le monde est-il un passionnant terrain d’aventures ou une jungle dangereuse ? Est-ce que je me sens suffisamment aimé pour garder confiance en moi et dans la vie même au cœur de la peur et du doute ? Suis-je capable de me relever quand je tombe et me fais mal ? Suis-je capable d’apprendre sur moi et sur le monde au travers de mes expériences au quotidien ? ….

Les trois clefs essentielles que l’adulte peut explorer pour accompagner l’enfant sont le regard, le toucher et la voix

Regarder l’enfant avec bienveillance

C’est d’abord dans le regard de ses parents et de son environnement proche que l’enfant peut se sentir aimable et aimé : un regard protecteur, bienveillant qui accueille sa vitalité et son intérêt insatiable pour la vie.

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Toucher l’enfant avec respect

L’enfant, parce qu’il est dépendant de son environnement, est fréquemment pris dans les bras et touché physiquement. La manière dont il est touché va influencer sa propre capacité à toucher les autres. Toucher un enfant, c’est entrer dans son intimité, dans sa bulle personnelle. Il ne s’agit pas juste d’accomplir une tâche mais d’entrer en relation, de façon consciente, avec un être vivant. Certains touchers apaisent, d’autres agressent et insécurisent. Est-ce à ses propres besoins que l’adulte répond lorsqu’il touche l’enfant ou à ceux de l’enfant ? Le fait-il de façon mécanique, voire brutale ? Le corps à corps, le « peau à peau » aident l’enfant à sentir son propre corps et à explorer l’effet du contact avec un autre corps. Il peut avoir besoin de se blottir dans les bras de l’adulte pour se sentir en sécurité, ou besoin d’espace, de bercement ou d’immobilité, de tendresse ou de massage, ou de jouer à la bagarre pour sentir sa propre puissance.

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Plus que les mots, le ton de la voix

La voix est la troisième clef pour accompagner l’enfant. Au-delà des mots prononcés, c’est le ton de la voix que l’enfant perçoit : amour ou irritation ? Une voix empreinte de colère a de quoi effrayer l’enfant, voire le terroriser. Comme le regard et le toucher, la voix exprime de façon directe l’état intérieur de l’adulte, c’est pourquoi l’enfant y est aussi sensible. …

La voix parlée rassure, accompagne les gestes, les chants et les berceuses apaisent les peurs. Entendre un chant qui nous touche, c’est sentir la présence de l’autre même si on ne le voit pas, c’est également, dans de nombreuses cultures, une ouverture à la présence de « l’Autre », à ce qui nous dépasse, à la sensation de ne faire qu’un avec le monde, à l’appartenance au Grand Tout.

Véronique Guérin 


http://etincelle-theatre-forum.com/trois-clefs-pour-preserver-lelan-vital-du-petit-enfant-le-regard-le-toucher-la-voix/

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Au service de ses valeurs

Guy Corneau, lors de sa conférence « L’élan créateur, le personnage et la joie », aborde « l’amour de soi : la question des valeurs, de l’idéal, des choses qui me rendent utile aux autres. Est-ce que je fais quelque chose dans ma vie qui rend service à l’humanité ? Et, si possible, à travers mon élan créateur. Une activité où je me sens utile, parce que ce sont des valeurs qui m’importent. La paix, la liberté… Ou des valeurs beaucoup plus personnelles.

. Pour moi, s’aimer soi-même, cela signifie respecter un tant soit peu son élan créateur, aller vers des formes de ressourcement qui sont inspirantes, et qui font qu’on peut vivre avec plus de joie, aussi. Et aussi être au service de valeurs qui, pour nous, sont importantes, qui nous semblent importantes pour l’humanité, et qui nous rendent utiles à l’humanité. »

https://www.cgjung.net/publications/jung-elan-createur.htm

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Un mois pour trouver son élan intérieur / 4 propositions

Ses valeurs (durant un mois)

Au quotidien contraintes et activités s’enchaînent à un rythme effréné. Sans compter les multiples sollicitations de nos écrans, capteurs d’attention et chronophages. Dès lors, grand est le risque de se mettre en pilotage automatique et de « fonctionner » au lieu de vivre pleinement. « Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où aller », disait Sénèque. D’où l’importance de se brancher à notre boussole intérieure pour augmenter notre bien-être et nous aider à faire face aux difficultés.

Identifier nos valeurs clés, c’est se connecter à « nos raisons de vivre »,selon l’expression du psychiatre autrichien Viktor Frankl. Savoir ce qui est important pour soi exige que l’on prenne le temps d’y réfléchir. … Prendre soin de celles-ci contribue à donner du sens à son existence, en termes de direction (définir des objectifs à atteindre) et de signification (mettre ses actes en cohérence avec ses valeurs).

 Ilios Kotsou,

https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Un-mois-pour-trouver-son-elan-interieur

Son besoin d’autonomie ( durant un mois)

Le besoin d’autonomie, lié au sentiment que nous maîtrisons nos choix, est crucial pour notre épanouissement. Pourtant, nombre d’entre nous ont l’impression d’être prisonniers d’une routine, de ne pas piloter leur vie, bref, de ne pas avoir le choix : « Je dois aller travailler », « Je suis obligé de passer une heure dans le métro bondé »… Dans ce cas, nos actes sont guidés par ce que l’on appelle une motivation extrinsèque, ils sont le fruit de contraintes diverses. Lorsque ce type d’actions domine notre vie, cela absorbe notre énergie, diminue notre bien-être et mène à une expérience de vie appauvrie.

Tout au long de ce mois, je vous propose de remplacer les « il faut » et les « je dois » par des « je le fais pour… ». Ce n’est pas une simple formule, c’est une façon de porter un nouveau regard sur nos actes quotidiens. ….

 Ilios Kotsou,

https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Un-mois-pour-reprendre-le-controle

La bonté et la générosité (durant un mois)

Contrairement à ce que l’on croit, la bonté et la générosité sont des tendances naturelles. Des expériences ont montré qu’un enfant sachant à peine marcher se précipitait vers une personne ayant besoin d’aide. Donner nous fait autant de bien qu’à la personne qui reçoit. Et puis, la générosité est contagieuse et crée des cercles vertueux. …. Les études montrent qu’être simplement spectateur de tels actes nous fait ressentir de la gratitude et crée un sentiment d’élévation. Comme si nous étions tirés vers le haut.

La générosité peut s’exprimer de différentes façons et par des actes très simples : sourire à son voisin dans les transports en commun, aider quelqu’un à porter ses courses, faire un compliment, ramasser un détritus sur la voie publique… Elle est en outre un excellent antidote au repli sur soi et à la rumination les jours où nous nous sentons moins bien…..

 

 Ilios Kotsou,

https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Un-mois-pour-donner-sans-rien-attendre

L’émerveillement ( durant un mois)

Qui n’a pas été fasciné, enfant, par la forme d’un nuage poussé par le vent, par des fourmis occupées à transporter leur nourriture, par un faisceau de poussière apparu dans un rayon de soleil ? ..

notre quotidien offre de multiples occasions de se laisser toucher par la beauté du monde. Il faut pour cela cultiver « l’esprit du débutant » ,,,

 Ilios Kotsou,

https://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Je-retrouve-mon-regard-d-enfant

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Suivre son élan


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Une amie m’a dit un jour : « C’est formidable d’avoir retrouvé un élan, c’est énorme un élan, c’est de là que tout part, et pas besoin de connaître forcément la destination. Se sentir poussé par une force vitale, se sentir emmené quelque part, c’est génial ».

Céline Santini

https://jour-apres-jour.com/2014/10/19/suivre-son-elan-interieur-plaisir-vocation-intuition-appel/

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Dans un même élan nous sauvons nos Vuitton et perdons nos vies.

« D’un même élan nous sauvons nos catogans et perdons nos vies.
Le plus souvent, héros de fausses odyssées, combattants de la fausse guerre, gagnants et perdants des faux enjeux, en route vers de faux pèlerinages, cet héroïsme qui nous habite, cette force créatrice, cet élan vital qui pourrait tout transmuer s’engouffrent dans les canaux de l’insignifiance et alimentent les bassins de l’illusion. »

Christiane Singer, Rastenberg

4. Elan de Vie (devenir instrument de Vie)

Le vide en soi, notre moteur

Ce jour-là, j’ai bien cru tenir quelque chose et que ma vie s’en trouverait changée. Mais rien de cette nature n’est définitivement acquis. Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centre de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre, et qui, paradoxalement, est peut-être notre moteur le plus sûr.


Nicolas Bouvier 

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A l’écoute de ses rêves : retrouver son élan de vie

Nous avons tous au fond de nous, un trésor, celui de notre force de vie, dans laquelle réside toute la sagesse innée de notre corps. Un endroit lumineux, qui sait ce qui est bon pour nous, qui nous permet de déployer le meilleur, pour nous-même, pour les autres.

Cette partie profonde et authentique, c’est le cœur de notre être. Notre être profond.

Si notre être profond est « aligné » avec notre personnalité, si nos actes, nos paroles, nos projets sont sur la même longueur d’ondes que notre être profond, alors c’est l’abondance sous toutes ses formes.

Bien-être et équilibre sont naturellement au rendez-vous. Les petits soucis du quotidien, les difficultés ne nous accablent plus. Ils nous touchent, mais nous puisons dans notre source intérieure, au cœur de notre corps, pour continuer à avancer.

Mais le hic, c’est que cette notre être profond n’a pas toujours la possibilité de s’exprimer pleinement.

Au fil du temps, au cours de notre vie, nous rencontrons des expériences plus ou moins douloureuses. Très tôt dans notre existence, nous vivons des situations qui nous blessent. Il ne faut pas grand chose pour qu’un événement en apparence banal, soit vécu de manière violente. Un mot, un regard, un manque d’attention, et quelque chose se brise.

Alors, l’enfant que nous sommes se forge une carapace, pour éviter de souffrir à nouveau. C’est le repli, la violence, ou tout autre comportement “limitant’, mais qui vise à protéger notre être profond, qui s’est senti bafoué.

Parfois, cette carapace dure un temps, puis nous retrouvons le chemin vers notre élan de vie, et elle disparait. Mais d’autres fois, la carapace s’installe durablement, profondément. La carapace devient cuirasse, elle se rigidifie, et elle entoure notre être profond, qui se retrouve pris au piège.

Notre personnalité factice, construite en réaction à nos peurs,  prend le contrôle de nos vies. Nos comportements, nos choix, nos décisions, ne sont plus connectés à notre source, à notre être profond. La communication est altérée, voire même rompue. Nous errons, aveuglés, sans repères, à la recherche d’un équilibre venant de l’extérieur. Nous essayons de combler notre besoin de joie, de bonheur, de satisfaction, mais quelque chose coince.

Si nous apprenons à redevenir attentifs à nous-même

la vie nous donne des signes pour nous inviter à nous retrouver : anxiété, déprime, insatisfaction, instabilité émotionnelle. Si nous n’écoutons pas ces signes, ils peuvent devenir des signaux d’alerte : problèmes physiques, douleurs, maladie.

Ces signaux, c’est notre être profond qui les envoie. Il essaie de renouer le contact avec notre personnalité sans racine. Car nos projets de vie sont comme un arbre : les racines qui vont puiser l’énergie de la Terre (notre être profond, qui fait partie du monde invisible), sont indispensables à la croissance de l’arbre, à notre partie visible (comportement, projets de vie, santé). Si le lien est rompu, si le tronc, les branches de notre arbre ne sont plus nourries par notre être profond, l’arbre est moins resplendissant. Il végète, pousse de façon tordue. Reste chétif et ne produit plus de fruits. Il peut même mourir….

Attraper ses rêves, c’est laisser émerger le meilleur en Soi, pour l’offrir à l’extérieur.
C’est offrir cette pépite vibrante, lumineuse, qui peine parfois à irradier, étouffée par les voiles et les barrières de la peur.
Le chemin vers ce paradis que nous portons tous en nous, c’est d’ouvrir notre cœur.

Ouvrir notre cœur, c’est oser être Soi, dans toute notre beauté, dans toute notre splendeur, pour irradier le monde qui nous entoure. C’est toucher ce silence intérieur de notre divine humanité, cet espace où la dualité ne fait plus qu’un, où les polarités deviennent complémentaires plutôt qu’opposées.
C’est sentir la totalité des énergies en présence, sans jugement, sans chercher à ce que l’une domine les autres.
C’est changer son regard sur le monde, en voyant de la richesse dans les différences, en faisant des tensions une voie d’évolution collective.
C’est cesser de lutter désespérément.
C’est souhaiter le bonheur pour tous, profondément.
C’est planter nos racines dans le beau, la bienveillance, l’Amour et la Gratitude, pour que les fruits que nous portons aient le goût de la Vie et de la Joie retrouvées.

Audrey Barat

https://attrapezvosreves.com/retrouver-son-elan-de-vie/

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Création et Présence

Silence, musique, contemplation, générosité ouvrent ces chemins de grâce qui nous font vivre l’infini que chacun porte en soi. ...

L’artiste, au moment créateur, est toujours un être qui écoute, un être qui se livre, qui devient transparent à la Présence infinie et qui est capable d’inscrire dans cette oeuvre cette dimension qui dépasse toutes les limites de la matière et qui, à travers la matière même, nous permet de triompher de la matière, de la glorifier.

Maurice Zundel

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Le coeur est l’océan de la vie.

Les yeux de l’unique, de l’infini mystère sont la cité du coeur.

Le ciel de votre vie, c’est le coeur. Celui-là même que le monde rabaisse, juge comme fragile et faible. Celui-là qui passe souvent en dernier. Celui-là, que nous avons mis au placard. Celui-là, en qui, nous avons si peu confiance. Celui-là, qui fut jadis, le berceau de notre enfance. Celui-là, qui ne fait pas de bruit et qui répand sa chaleur. Celui-là, qui est si tendre et sensible, une eau vive. Celui-là, qui est ouvert, sait le trésor de l’accueil. Celui-là, qui est votre raison de vivre, vous donne la saveur de la vie. Celui-là, que vous avez bannit, puis enfermé, vous lui avez cloué le bec par une nuit de désespoir.
Quand vous optez enfin pour le choix du coeur, toute la vie change. Elle reprend ses droits, l’immensité de la vie. L’énergie puissance vitale circule à nouveau et inonde votre route du chant de l’allégresse. Elle reprend sa couleur, sa dimension. Vous vous élevez vers les hauteurs de l’invisible. Plus rien n’est terne ou aride. L’invisible où réside l’être, sa majesté.
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Chantez tous les jours. Chantez. Vous allumez l’étoile de votre coeur au ciel. Qu’il fasse gris ou triste, surtout dans ces moments, chantez.
Et vous verrez que le coeur lui-même vous accompagne et puis le voilà qui prend maintenant les rennes. Il conduit. Lui le maître.

Samira Sofi
http://www.eveil-de-conscience.com/

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DE L’ÉLAN VITAL À L’ÉMERGENCE DU SUJET CRÉATEUR

La solution reste dans le dynamisme du présent. En effet, n’ est-ce pas dans et à travers le présent que l’ on trouve l’indice qui permettra de rebondir? Le présent est à l’intersection de ce que l’on connaît et de ce que l’on ne connaît pas encore. Et c’ est pour cela qu’il transporte un élan vital.

Danis Bois

Cette force intérieure dont parle Danis Bois , je la rencontre au coeur de ma chair. Je la rencontre sous forme de mouvement qui anime ma matière et bouge ma pensée. Un mouvement qui me pousse à vivre, à penser, à aimer et à oeuvrer. … Je sens dans ma chair qu’ il est temps pour moi d’apprendre à ne plus subir ma vie. Je me sens pour la première fois de ma vie devenir responsable de mon devenir et de la potentialité du vivant qui demande à être perçu, vécu et agi. Je constate que cette force intérieure a le pouvoir de me réveiller, de me redresser, de me remettre en chemin et de me rendre à ma dignité. Cependant, je vois clairement que cela ne pourra pas se faire sans moi, sans un brûlant désir de ma propre vie, sans mon choix et mon engagement constant face à ma vie.

KAREN ARSENAULT, Extraits du mémoire en vue de l’obtention du grade de maître ès arts

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Comme le sculpteur

Si tu ne vois pas encore ta propre beauté, fait comme le sculpteur d’une statue qui doit devenir belle : il enlève ceci, il gratte cela, il rend tel endroit lisse, il nettoie tel autre, jusqu’à ce qu’il fasse apparaître
le beau visage dans la statue. De la même manière, toi aussi, enlève ce qui est superflu redresse ce qui est oblique, purifiant tout ce qui est ténébreux pour le rendre brillant, et ne cesse de sculpter
ta propre statue jusqu’à ce que brille en toi la clarté divine de la vertu.

Plotin, philosophe grec(205-270)

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Devenir fils de la Lumière

Sors de ton histoire, me fut-il répondu. Ecoute les légendes, celles qui portent la saveur et le parfum des dieux. Elles ont pénétré le monde afin d’aider les hommes.Colle-toi au feu d’amour qui habite ton âme et deviens le fils de sa lumière. Elle brûle depuis toujours au coeur de toi-même. Approche-toi du mystère de cette entité radiante, souveraine, l’Amour Premier niché dans l’abîme éternel et sensible qu’est la Vie.

Luis Ansa, Henri Gougaud, Livre, Le secret de l’aigle

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Découvrir le Goéland en soi

Jonathan :

«  Tu n’as plus besoin de moi. Ce qu’il te faut désormais, c’est continuer de découvrir par toi-même, chaque jour un peu plus, le véritable et illimité Flètcher le Goéland qui est en toi. c’est lui qui est ton maître. Il te faut le comprendre et l’exercer. »

Richard Bach, Livre « Jonathan Livingston le Goéland »

JP 02.20.2020

FORCE est avec nous ! BURN-IN® du 13 décembre 2019

Hello Toi !

C’est dans une grotte que l’Ange de la Force nous accompagnera pour aviver notre Feu intérieur ce vendredi 13.12.

Voici le programme proposé :

  • Echauffement de ma force

  • Force de la nature et ma fragilité

  • Ma fragile force extérieure / puis Cercle de parole

  • Ma fragile force intérieure

  • Connexion à PLUS FORT / puis Thé et Cercle de parole

  • Retour avec Force tranquille

Veux-tu consolider ta force et mieux l’ancrer au Feu en toi pour vivre plus ardemment la VIE ? Alors rejoins-moi ! Pas besoin de t’inscrire. Merci de prendre une ou deux bûches pour notre feu, habits (chauds), bons souliers, thé chaud et lampe frontale. Nous appliquerons la chartehttps://burninfire.wordpress.com/charte/..

 Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place. Quant au retour, je compte arriver aux voitures à 22h30.

Lieu et heure de rendez-vous,  : le vendredi 13 décembre 2019 à 19h00, à Villars-sur-Glâne, Centre de Cormanon, devant la Poste ou à 19h05 sur la place de parc, près du Restaurant du Pont de la Glâne (actuellement fermé), à Villars-sur-Glâne.
 
Si tu me rejoins, prends en plus tes bâtons de marche, car le chemin qui descend sous le pont est légèrement pendu et couvert de feuilles mortes.
Et les trois moyens d’expression pour animer notre Feu intérieur, seront, je te le rappelle :
  • Les 4 éléments et leur force (entre autres celle de la PLUIE)
  • Les postures et les gestes (entre autres quelques gestes initiatiques de Silvia Ostertag)
  • La danse expressive ( De la danse guerrière Haka en passant par la Biodanza et la danse spirituelle des Derviches tourneurs)

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau. 

Chaleur eusement !

Josy

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BURN-IN® du 13 décembre 2019 / Textes inspirateurs

Avec l’Ange de la Force

Structure du dossier

  1. Clairs-obscurs de la Force

  2. Force dans l’agir

  3. Force intérieure

  4. Force de la force intérieure

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  1. Clairs-obscurs de la Force

Étymologie de « Force » : De l’adjectif latin fortis (« courageux, ferme, brave »).https://fr.wiktionary.org/wiki/force

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LA BATAILLE DE MORAT (22 juin 1476)

La bravoure des Suisses …explique l’épouvantable massacre de quinze à vingt mille morts du côté des Bourguignons.

Commentaire d’un historien

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LE LOUP ET L’AGNEAU

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l’allons montrer tout à l’heure .
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait….

Jean de la Fontaine

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MEIN KAMPF

Le monde n’appartient qu’aux forts qui pratiquent des solutions totales, il n’appartient pas aux faibles, avec leurs demi-mesures. ….

Tout ce qui n’est pas, dans ce monde, de race pure n’est que brins de paille balayés par le vent…

Dans tous les temps, la force qui a mis en mouvement sur cette terre les révolutions les plus violentes, a résidé bien moins dans la proclamation d’une idée scientifique qui s’emparait des foules que dans un fanatisme animateur et dans une véritable hystérie qui les emballait follement….

…C’est dans le sang, seul, que réside la force ou la faiblesse de l’homme.

…Quand, au sein d’un peuple, s’unissent, pour poursuivre un seul but, un certain nombre d’hommes doués au plus haut degré d’énergie et de force active, et qu’ils sont ainsi définitivement dégagés de la paresse où s’engourdissent les masses, ces quelques hommes deviennent les maîtres de l’ensemble du peuple…

Adolf Hitler Mein Kampf / Mon Combat

http://tybbot.free.fr/Tybbow/Livres/Hitler/Mein%20Kampf%20%281926%29.pdf

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LA FORCE DE LA NON-VIOLENCE ET GHANDI

 

Dans les actions qu’il a lui-même menées, il a prôné la désobéissance civile, la résistance et le boycottage…. Néanmoins, il est vrai aussi que les mouvements de masse qu’il a lancés ont souvent dégénéré en une certaine violence et il n’était pas toujours totalement innocent dans la tournure que prenaient ces événements…

La non-violence telle qu’il l’entend concerne principalement l’usage de la force physique. Il ne considère pas la pression morale comme relevant de la violence et lui-même utilisa cette arme, notamment dans la grève de la faim...

La non-violence, chez Gandhi .. est aussi une méthode d’action, politique et sociale. Toute la vie est tournée vers la recherche de la vérité et l’action. La non-violence est le moyen d’arriver aux buts que l’on s’est fixé ; elle est à la fois un moyen et une fin en soi. Dans ce contexte, elle pourrait même s’entendre comme une méthode de règlement des relations interpersonnelles. A ce propos, il n’est pas sûr que Gandhi ait toujours été un véritable modèle car dans ses relations personnelles, par exemple avec son épouse, ses disciples et ses enfants, il s’est montré assez autoritaire, souvent même intransigeant.


Robert Deliège, Livre : GANDHI SA VIE ET SA PENSÉE

https://books.openedition.org/septentrion/13947?lang=en

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LA SAINTETE VERITABLE EST FORCE D’ÂME

L’Eglise enseigne que la sainteté véritable et entière est dans l’héroïsme de la vertu.L’honneur des autels n’est pas accordé aux âmes hypersensibles, faibles, qui fuient les pensées profondes, la souffrance poignante, la lutte, en un mot la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Plinio Corrêa de Oliveira

https://www.pliniocorreadeoliveira.info/FR_195307_saintete_veritable.htm#.Xdw7dy8lA3g

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PROFESSION : AVENTURIER

Les aventuriers du 21ème siècle bénéficient d’une forte couverture médiatique et d’une liaison par satellite en continu…L’aventure comme gagne-pain, c’est un fait paradoxal. Être aventurier, c’est laisser derrière soi son quotidien pour partir à la recherche de l’inconnu, de l’inhabituel. ..Leurs expéditions sont coûteuses et, à la fin de l’année…les comptes doivent être équilibrés….

Toutefois, aujourd’hui encore il existe des personnes qui, avec peu de moyens et un équipement rudimentaire, traversent des déserts, franchissent des montagnes, luttent pour avancer dans les forêts vierges et sillonnent les mers dans des bateaux pneumatiques. Aventuriers malgré eux, des millions de réfugiés recherchent l’exact contraire de ceux qui sont professionnels. Un quotidien sûr. Les vrais aventuriers, ce sont celles et ceux qui n’ont pas voulu l’être

Emil Zopfi, Ecrivain, Revue Les Alpes, décembre 2019

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VERTU DE FORCE

La vertu de force est traditionnellement rangée parmi les vertus cardinales ou principales qui correspondent en réalité à des faisceaux de vertus, attitudes fondamentales en face de Ia vie. Les trois autres, la prudence, Ia tempérance et Ia justice sont les vertus de la retenue ; la force est la vertu de l’élan. …. Les autres garantissent la mesure : la force est la vertu de grandeur.

Sans la force, les autres vertus risquent de s‘éteindre dans la platitude. La force est toujours nécéssaire, mais jamais elle n’a tant d’éclat que dans les temps difficiles.

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Il est vrai que la vertu de force n’est pas non plus une fin et qu’elle peut, comme toute vertu morale, être désaxée. … Vivre dangereusement, accepter la souffrance, même risquer sa vie devient une méthode d’exaltation de la personnalité et développe dans l’âme une dureté, un mépris d’autrui, un égocentrisme….L’homme fort dans cette condition devient une sorte de monstre, un ravageur pour lequel rien n’a de valeur que la manifestation de lui-même pour sa propre satisfaction. On trouve beaucoup de cela dans l’hitlérisme…

Le fort est calme….il garde son sang-froid, et le regard lucide qu’il jette sur les événements lui permet de distinguer l’essentiel de l’accessoire, de situer chaque chose à sa place et de garder sa dignité d’homme quoi qu’il arrive….

La force entraîne un haut détachement, le détachement qui permet seul de s’attacher à ce qui vaut de s’attacher.

Enfin la vertu de force est joyeuse. Car le fort est heureux de pouvoir faire quelque chose de sa vie, et dans l’action, dans l’entreprise difficile, dans la lutte, dans le risque, il éprouve le bonheur de donner la mesure de son humanité. Un des hommes qui incarnent le plus parfaitement la vertu de force dans cette guerre est Churchill, et une des raisons de sa popularité est sa bonne humeur.

La joie du fort…est une joie profonde qui fait partie de l’être, qui jaillit des profondeurs de l’âme, de la conscience de vivre et d’agir et qui fait corps avec la vie et l’action.

Le 23 décembre 44, Jacques Leclercq

https://www.revuenouvelle.be/IMG/pdf/002.pdf

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ELOGE DE LA FORCE

L’essence de la force n’est pas dans l’agressivité, elle est dans la générosité…la force n’est pas force si elle n’est en même temps tendue sur elle-même, pénétrée de prudence, de tempérance et de justice. Et comme toutes les vertus sont subordonnées à la charité, elle culmine dans la générosité….Le vrai fort n’est pas tendu pour dominer, non plus pour jouir de sa force, mais dans une sorte de passion joyeuse de la communiquer, de créer de l’humanité vigoureuse autour de lui…

.La paix est l’épanouissement de la force. La paix, la vraie paix n’est pas un état faible où l’homme démissionne. Elle est LA force…On ne déclare pas la paix, on la fait de l’intérieur

Emmanuel Mounier, Article : Eloge de la force

Revue Esprit, février 1933

https://esprit.presse.fr/article/emmanuel-mounier/destin-du-spirituel-eloge-de-la-force-17606

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ELOGE DE LA FORCE OU ÉLOGE DE LA FRAGILITÉ? OU UN PISSENLIT CRÉE LE DÉBAT…

Ce matin, dès potron-minet, Didier et Marie sont sur le chemin des chapiteaux…Didier voit ce pissenlit pousser dans le mur près du périphérique et le prend en photo. Il dit à Marie: « on peut le mettre dans le blog en mettant « Eloge de la fragilité ». Marie répond: « Non, plutôt, éloge de la FORCE. Il faut sacrément de force à ce pissenlit pour pousser entre du béton et des briques dans l’air malsain de la capitale ».
La fragilité dans la force ou la force dans la fragilité? C’est adapté à pas mal de situations dans la vie, non? Le pissenlit peut-il être philosophe?

http://www.hvdz.org/blog/archives/33104/eloge-de-la-force-ou-eloge-de-la-fragilite-ou-un-pissenlit-cree-le-debat

  1. Force dans l’agir

Tu ne sais jamais à quel point tu es fort jusqu’au jour où être fort reste la seule option.  Bob Marley

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SE LIBERER DE LA PEUR

 » Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. Un peuple assujetti à une loi de fer et conditionné par la crainte a bien du mal à se libérer des souillures débilitantes de la peur. Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’état naturel de l’homme civilisé. « 

Aung San Suu Kyi
,Prix Nobel de la Paix 1991

http://www.desfemmes.fr/essais/democratie/aungsan_seliberer.htm

Rem. À partir de 2016, elle fait l’objet de critiques à travers le monde en raison de son attitude durant les exactions de l’armée birmane envers les Rohingya, groupe ethnique de confession musulmane

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MONSTRUOSITES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE : Tueurs ordinaires et altruisme hors de l’ordinaire

Les acteurs dociles (tueurs, camps de concentration et autres massacres) comme les sujets altruistes (sauveurs de juifs en particulier) avaient le sentiment de «  ne pouvoir faire autrement ». Il est étrange qu’une même expression apparaisse dans la bouche d’hommes et de femmes dont la conduite fut si radicalement différente en réponse à une réalité qu’ils n’avaient choisies ni les uns ni les autres. Mais ce qui différencie leur rapport au réel, c’est que les premiers étaient pris par les circonstances tandis que les seconds y faisaient face. c’est tout ce qui oppose l’absence de soi et la présence à soi….

L’intériorité, « l’homme du dedans » , un fonds qui est la réserve de notre liberté inaliénable où l’être se rassemble dans l’unité de ses facultés. Mais ce qui constitue ce fonds a toutes les allures d’une énigme….

Il appartient à chacun de se prémunir contre sa propension à la docilité afin d’être préparé à agir, dans les circonstances où s’exercent les injonctions d’une autorité « destructrice », en accord avec les principes auxquels il adhère et qu’il lui est demandé de mettre de côté. Qui doutera qu’il se trouve de nombreuses situations dans la vie sociale où pareille vigilance trouve à s’exercer ?

Michel Terestchenko, Livre : Un si fragile vernis d’humanité / banalité du mal, banalité du bien, 2005

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SE DEFENDRE : ARM YOURSELF OR HARM YOURSELF

…Aujourd’hui, certains vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il est « menaçant ». Une ligne de partage oppose historiquement les corps «  dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce désarmement organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense…

Un droit à la « légitime défense » :…Quel sujet est légitime de se défendre ?..Cette question trouve sa résolution, en dernière instance, non pas tant dans le type d’actions de défense que dans le statut même du défendant…

Elle n’a pas appris à se battre, elle a désappris à ne pas se battre.

Elsa Dorlin, Professeure de philosophie, Paris, Livre : Se défendre, Une philosophie de la violence, 2019

CINQ ETAPES POUR SE LIBERER D’UN MANIPULATEUR

1. Retrouvez votre lucidité …

2. Sortez de l’isolement (et de la dépendance)…

3. Gardez la maîtrise de vos émotions (restez calme !)…

4. Fixez vos limites (et faites-les respecter !)…

5. Occupez-vous… DE VOUS  (en priorité !)…

Michaël Lizen

http://www.marre-des-manipulateurs.com/se-liberer-dun-manipulateur/

 

Le manipulateur perd son pouvoir le jour où on ne lui en donne plus ! 

https://www.rtbf.be/vivacite/emissions/detail_la-vie-du-bon-cote/accueil/article_se-reconstruire-apres-l-emprise-de-manipulateurs-pour-rayonner-du-bon-cote?id=9265777&programId=2161

 

LA VERTU DE FORCE

La vertu de force apparaît d’abord maîtrise de soi, au sens d’un contrôle par la personne, et d’un regroupement de ses moments et de ses attitudes. Être maître de soi, c’est avoir centré sa vie en elle-même, de manière à la maintenir en position d’équilibre ; au lieu de se laisser capturer, fasciner, par l’émotion de l’instant ou par la séduction passionnelle, c’est avoir réalisé une seconde lecture de la vie personnelle qui, loin de s’éparpiller dans le temps, se ressaisit, en prenant ses distances par rapport à l’environnement et à l’événement. Qui ne se contrôle plus, dans l’exaspération de la colère, dans l’effondrement de la peur, se montre en situation d’infériorité comme un homme ivre ou fou…..

Je suis mon propre maître, c’est-à-dire que j’échappe à la domination d’autrui, à la surprise de l’instant ; mais je ne suis pas mon propre esclave, esclave de mes caprices ou de mes fantaisies. je sais ce que je veux, je sais ce que je vaux. Surtout je sais ce que je me dois à moi-même, parce que j’ai reconnu mon identité en valeur, et j’ai pris une fois pour toutes le parti d’affirmer cette identité.

La sagesse évangélique des Béatitudes loue les pacifiques, et les proclame heureux. Celui-là seul peut aux autres donner la paix qui la porte d’abord en soi, et s’en est fait à lui-même le messager. La vertu de force trouve son principe dans cette annonciation et déclaration de paix de soi à soi, dont autrui devient tout naturellement le bénéficiaire, illuminé par la phosphorescence d’un rayonnement qui s’exerce alentour.

La force est un mystère, relié au plus profond secret de l’être humain. La disproportion de l’homme est susceptible d’une sorte de dépassement, qui transcende, par la vertu d’un recours en grâce, toutes les insuffisances congénitales d’une existence finie. Il faut, pour vraiment être fort, se fonder sur plus que soi, cesser de voir dans les vicissitudes favorables ou défavorables de l’événement le critère de toute vérité. .. La force est le nom de cette assurance qui vient à l’homme par-delà toute assurance lorsqu’il a une fois choisi le chemin de l’obéissance et de la fidélité dans le service aux valeurs. Il se confie dès lors et s’assure en plus que soi, seul moyen de n’être jamais déçu.

C’est pourquoi la vertu de force, en fin de compte, est un autre nom de la vertu de joie. ….La joie n’est pas ailleurs, dans un exil nostalgique, la joie n’est pas ailleurs que partout ; elle est la lumière d’une présence capable, pour celui qui en est digne, et jusque dans les moments les plus désespérés, de transfigurer le monde.

Georges Gusdorf 1967, Livre : La Vertu de force

http://classiques.uqac.ca/contemporains/gusdorf_georges/vertu_de_force/vertu_de_force.html

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« Mes sources de force ? La nature dans ses multiples manifestations, la transformation et ses cycles ainsi que le mouvement » Carla Spadino

  1. Force intérieure

« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort » Nietzsche

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CLEF POUR TROUVER SA FORCE INTERIEURE

… . Trouver la force intérieure ? C’est se connaître soi-même et savoir les valeurs qu’on défend. Il est essentiel d’en avoir conscience pour trouver la vraie force intérieure… Ces valeurs reposent au plus profond de votre être, de ce que vous êtes vraiment. …Ce sont les fondements et la structure-même de ce que vous êtes. Vos valeurs sont profondément ancrées en vous et subsisteront quoiqu’il arrive…

Pour accroître votre force intérieure, vous devez regarder en vous plutôt que de chercher à l’extérieur les signes que vous êtes sur la bonne route. Soyez attentif à votre dialogue intérieur…. Faites confiance à votre perspicacité et écoutez votre intuition.

http://techniquespourlestimedesoi.info/blog/la-cle-pour-trouver-la-force-interieure/

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JE SUIS LE CAPITAINE DE MON ÂME

Alors qu’il était détenu à Robben Island à la prison de Pollsmoor pendant 27 ans, Nelson Mandela récitait Invictus (invaincu en latin), quatrain écrit en 1875 par William Ernest Henley.

..En ce lieu d’opprobres et de pleurs, 

Je ne vois qu’horreur et ombres.

Les années s’annoncent sombres

Mais je ne connaitrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,

Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme

Je suis le maître de mon destin,

Le capitaine de mon âme.

https://anti-deprime.com/2014/10/08/suis-maitre-mon-destin-capitaine-mon-ame/

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«  La force c’est transformer l’énergie de sa colère en Lumière  » Eliane Marthe

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La joie est la force ! …  Si la colère est pour toi une faiblesse et non Une preuve de force…. Si tu crois que l’amour est la seule force de dissuasion, ALORS LA PAIX VIENDRA. 

Mère Teresa http://mereteresa.weebly.com/paroles.html

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« Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition

Ils savent parfois déjà ce que vous voulez devenir. Le reste est secondaire« . Steve Jobs

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FORCE D’ÂME

La force d’âme, c’est celle qui réussira à transformer chaque situation en situation d’amour, de vérité, d’harmonie, de beauté,…Et qui grandira par le don qu’elle fera d’elle-même. Et là est peut-être le plus grand défi, car aimer, et évidemment pas dans le sens affectif du terme, je parle ici du véritable amour, celui qui rend libre, celui qui fait grandir l’autre et soi-même, celui qui pardonne et qui permet d’être pardonné, celui qui crée de l’intelligence et de la sagesse, celui qui guérit et qui prend sur lui l’obscurité qu’il rencontre, cette force-là est la véritable force d’âme. Et elle commence par soi-même.

Auteur anonyme

http://1carnation.overblog.com/2018/06/une-force-d-ame.html

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AIMER… DE TOUTES SES FORCES DEFENDRE LA LIBERTE DE L’AUTRE

Aimer, c’est faire en secret ce serment « Je m’engage de toutes mes forces à défendre ta liberté, à ménager autour de toi l’espace qui te sera nécessaire pour croître et fleurir! » Et même si je dois être surpris par l’évolution de l’autre, même s’il ne devient pas celui que j’attendais qu’il soit un jour, je m’engage à respecter son devenir ! C’est le défi que je relève. Que ta volonté soit faite et non la mienne! Osons nous laisser surprendre! N’emprisonnons pas nos proches – ni nos enfants!– dans la représentation que nous avons d’eux. … Que savons-nous du secret de nos destinées? En devenant garant de la liberté de celui que j’aime, je lui épargne même de devoir fuir! Rester ensemble n’est pas, comme au cimetière, une « concession perpétuelle – c’est une offrande à renouveler chaque jour.

Christiane Singer, Derniers fragments d’un long voyage

https://annamariafrusciante.com/aimer-cest-faire-en-secret-ce-serment/

  1. Force de la force intérieure

« Ma plus grande force est d’avoir la conviction intime, profonde, d’être accompagnée. Avec celle-ci tout est possible. » Jacqueline Gandubert

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AIDER DIEU EN SOI

« Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance. .. C’est tout ce qu’il est possible de sauver en cette époque et c’est la seule chose qui compte, un peu de toi en nous, mon Dieu… Il m’apparaît de plus en plus clairement, presque à chaque pulsation de mon cœur, que tu ne peux pas nous aider, mais que c’est à nous de t’aider et de défendre, jusqu’au bout, la demeure qui t’abrite en nous. »

Etty Hillesum, morte à Auschwitz, Livre : Une vie bouleversée

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LA PETITE VOIX INTERIEURE

L’unique mission que nous avons en venant ici, c’est de trouver la paix en nous-mêmes et de pleinement l’incarner…

Il faut du courage pour prendre des décisions et oser bouger. Vous avez sûrement déjà senti au fond de vous que la Vie vous poussait à prendre un certain chemin…Vous ne savez peut-être pas pourquoi vous devez prendre ce chemin aujourd’hui plutôt qu’une autre possibilité, mais sachez que la Vie vous placera toujours là où c’est juste pour vous. Parce que nous voulons tout contrôler, nous avons de la peine à lâcher le morceau et déposer les armes. Bien sûr, s’abandonner et suivre les yeux fermés cette petite voix intérieure qui vous guide ne paraît pas toujours simple…Ces épreuves sont là pour consolider votre verticalité, entendez par là votre solidité intérieure, votre confiance, votre foi en la Vie.

Elodie Mazza, Médium guérisseuse, Livre : Humains en chemin,2019

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NOTRE PEUR LA PLUS PROFONDE

Notre peur la plus profonde
n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur,
notre peur la plus profonde
est que nous sommes puissants au-delà de toutes limites.
C’est notre propre lumière
et non notre obscurité qui effraye le plus.

Nous posons la question ..
Qui suis-je, moi, pour être brillant,
radieux talentueux et merveilleux ?
En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ?
Vous êtes un enfant de Dieu.
Vous restreindre, vivre petit
ne rend pas service au monde.

L’illumination n’est pas de vous rétrécir
pour éviter d’insécuriser les autres.

Nous sommes nés pour rendre manifeste
la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus,
elle est en chacun de nous,

et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière,
nous donnons inconsciemment aux autres
la permission de faire de même.
En nous libérant de notre propre peur,
notre puissance libère automatiquement les autres.

 

Marianne Williamson
« A Return to Love : Reflections on the Principles of A Course in Miracles » Edition de 1992, Harper Collins

 

Ce texte de Marianne Williamson est attribué, à tort, à Nelson Mandela.

http://www.naute.com/anecdotes/peur.phtml

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LE PLUS GRAND MIRACLE DU MONDE

A toi, de Dieu…

Tu es un être humain en évolution. Tu es capable de grandes merveilles. Ton potentiel est illimité. Qui d’autre parmi mes créatures a maîtrisé le feu ? Qui d’autre parmi mes créatures a conquis la gravité ? étudié les cieux ? vaincu la maladie la peste et la sécheresse ?
Ne te rabaisse plus jamais. Ne te contente jamais des miettes de la vie.
Et à partir d’aujourd’hui, ne cache plus jamais tes talents.

FAIS TOUT CE QUE TU FAIS AVEC AMOUR.
Amour pour toi-même, amour pour tout les autres et amour pour moi.
Sèche tes larmes. Tends la main et prends la mienne. Tiens-toi droit. Laisse-moi couper le suaire qui t’emprisonnait. Aujourd’hui tu as reçu mon message :
TU ES LE PLUS GRAND MIRACLE DU MONDE.

Tu sais maintenant que tu es un miracle, et le miracle ne connaît pas la crainte. Sois fier, tu n’es pas le caprice temporaire d’un créateur inconscient en train de faire des expériences dans le laboratoire de la vie. Tu n’es pas l’esclave de force que tu ne peux pas comprendre. Tu es la libre manifestation d’aucune autre force que la mienne, d’aucun autre amour que le mien. Tu as été créé dans un but bien précis. Sens ma main. Ecoute mes paroles. Tu as besoin de moi et j’ai besoin de toi. Nous avons un monde à rebâtir et si cela requiert un miracle, est-ce si difficile pour nous ?…

Je t’ai donné le pouvoir de choisir. .. Je t’ai donné le contrôle total de ta destinée. Je t’ai dit de déterminer pour toi-même ta propre nature, conformément à ton propre libre arbitre. Ta nature étant à la fois terrestre et céleste, tu étais libre de te façonner selon la forme de ton choix.
Tu as reçu le pouvoir de choisir de dégénérer jusqu’à la forme de vie la plus dégradée et tu as également reçu le pouvoir d’écouter ton âme et de renaître sous une forme élevée, MIRACLE DU MONDE.

Extrait du livre  » Le plus grand miracle du monde  » d’Og Mandino

https://fr.calameo.com/books/0048848528823b8a19bc8

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QUE LE MEILLEUR SOIT

La force intérieure, c’est l’énergie de vie divine, le champ quantique, qui s’exprime, c’est le ‘Royaume’ de Dieu qui est rayonnant.

Cette force intérieure est à notre service et nous permets d’agir, de penser, de ressentir des émotions et de nous soutenir dans notre incarnation.

Matthieu dit dans la Bible (6.31/34) : Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus ? … Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu et toutes ces choses vous seront données par-dessus...Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même.  A chaque jour suffit sa peine

….Cependant, ce ne sont pas les maitres ou les guides qui feront le travail à notre place. Nous pouvons rester 1h à méditer sur le sens du courage ou de la pureté en action, mais c’est lorsque nous avons besoin de nous mettre à l’œuvre que cette force doit se manifester. …L’esprit de vie peut pleinement mettre sa puissance en action à travers chacun de nous.

Que le meilleur esprit de chacun, soit !

Joéliah https://lejardindejoeliah.com

https://www.quelemeilleursoit.com/force-interieure/

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« Je puise la force à l’intérieur de moi-même…Parce que la Force est là, … à l’intérieur de notre cœur et que si on ne la prend pas là, on doit l’emprunter à l’autre, qui doit la prendre dans son cœur…La Force est l’Esprit d’Amour qui relie les êtres et tient tout l’univers… Un circuit, un écho…» Philippe Gerber

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 LA FORCE DU CHAKRA HARA, l’instant présent de l’action juste

Le hara est un chakra guerrier, il est dans l’action juste et pure

… Le savoir du guerrier intérieur qui vibre dans le hara, vous guide, vous enseigne, vit dans l’harmonie de l’humilité du coeur et de la conscience qui se détermine en étant, être, je suis, et vous aide à vivre dans le respect de la vie. Il n’y a aucun questionnement, il est, il sait, il agit dans l’action présente de l’instant du mouvement universel, pour que les choses soient, il ne dépend surtout de personne extérieur à lui que de son monde intérieur qui l’aide à son évolution sur terre. Le hara qui est la force de l’action juste et pure terrestre, céleste, va vous aider à incarner avec la conscience du coeur la vie être, celle que vous voulez et imaginez pour votre élévation d’âme. Il n’a peur d’aucune conséquence car son action est toujours juste et guidée, il sait que quoi qu’il fasse, c’est pour faire un pas de plus sur son chemin d’évolution… Placez-vous en recul, en spectateur sur votre vie, déterminez la conscience qui agit dans votre hara, analysez comment il vibre et avec quelle réalité il agit, le mental ou le divin ? Pour agir en connaissance de cause sur votre vie. Le guerrier pacifique en SOI est la maîtrise de sa conscience : ses gestes, ses paroles, ses intentions, ses actes, ses créations, ses pensées… qui se font en Esprit tout en étant spectateur, en recul d’observation, agissent avec les mondes du coeur…car vivre en observateur, c’est comprendre la réalité sur une autre conscience et dimension supérieure. 

Reynaud Alain Jean

http://enseignant-medecine-de-l-ame.com/2017/03/la-force-du-hara-le-maitre-interieur.html

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LA FORCE INTERIEURE COMME ELOGE DE LA FRAGILITE

Mais de quelle force parle-t-on ? Force intérieure, comme force d’être, mais être qui ?

Nous sommes dans une société où la fragilité est bannie, associée à la faiblesse… Il faut être en permanence fort, beau, jeune (éternellement !) actif, autonome, en bonne santé, réussir tant au niveau professionnel que social et familial. Sinon on est sans valeur, un nul, un assisté ! Et pourtant on sait tous que c’est impossible ! L’être humain est de par sa nature même fragile. Dès sa naissance, il ne peut pas survivre seul. Il a besoin de l’autre, des autres. Toute sa vie, l’homme du XXIème siècle court après l’autonomie, la force comme pour fuir ou refuser sa vulnérabilité inhérente à son statut d’être humain. Ainsi leurré, l’être humain cherche par tous les moyens cette soi-disant force intérieure qui le conduit à se croire tout puissant. Chimère de l’immortalité… Attention au piège de l’autosuffisance : l’humain se veut libre de tout, autonome, alors qu’il devient par là même prisonnier de son aveuglement, de sa fausse toute puissance. Cet être humain qui naît nu, totalement dépendant de son environnement, ne pouvant pas survivre plus de quelques instants sans l’oxygène fourni par le monde végétal qui l’entoure, mortel, pleinement mortel, construit sa vie comme s’il était immortel. Paradoxe de l’être humain…

Développer la force intérieure. On perçoit toute la valeur positive du mot force, mais il est intéressant de l’associer à son verbe, forcer. Ainsi se révèle toute la complexité qui se cache dans cette idée : une force qui fortifie oui, mais veut-on d’une force qui force ? Et qui force quoi ? Qui force qui ? Une fois de plus, « force » est de constater que dans le monde de la manifestation, monde dans lequel vit tout être humain, rien n’échappe à la dualité. Et que si l’on veut parler de force intérieure, immédiatement surgit notre fragilité d’être humain, notre vulnérabilité d’être mortel. La force intérieure, oui, mais au service de notre fragilité… Oui, comme éloge de la fragilité. Car si n’est pas le cas, on tombe dans le travers de la force comme toute puissance ; Leurre de longue date qui guette l’être humain depuis son origine, et qui le conduit à se croire l’égal de Dieu…

Alors surgit une grande question: comment trouver sa voie entre ces deux pôles si évidemment antinomiques ? La recherche et le besoin de se sentir fort pour surmonter les vicissitudes de la vie et notre fragilité inhérente à notre condition humaine. Et si la réponse se trouvait dans le développement d’une force intérieure qui engendre la confiance, confiance en l’Autre, confiance en ce qui nous dépasse, confiance en la vie. Une force intérieure qui ne nie pas notre fragilité mais au contraire l’accueille et par là même nous ouvre à notre nature profonde, complexe, duelle, pleinement humaine ! Il faut avoir développé une vraie force intérieure pour accepter en toute conscience sa fragilité. Ainsi se révèle un authentique cheminement spirituel où la force intérieure est au service de la confiance...

Observez quelqu’un qui souffre, ou mieux, rappelez-vous quand vous étiez dans une période difficile de votre vie, mis à l’épreuve. Que se passe t-il alors? On s’accroche à cette pseudo force intérieure et sentant cette force nous manquer devant le raz de marée de la vie, on se rigidifie, on se construit une FORTification pour se protéger. Mais se protéger de qui, de quoi ? De la vie ? Comment peut-on croire qu’on puisse se protéger de la vie ? N’est-ce pas déjà en soi une erreur ? Chaque vie a son lot de joies et d’épreuves… Refuser cette réalité, c’est refuser la vie. Eriger une FORTeresse autour de soi pour cacher ou refuser notre vulnérabilité, c’est s’endurcir et prendre de plein fouet les vagues de la vie qui vont se briser contre ce mur mais qui, un jour, vont le fissurer, le fragiliser… Oui, et c’est grâce à cette fissure que la lumière intérieure va pouvoir éclairer ce qui existe en profondeur, nos fragilités, nos doutes, nos peurs, tout ce qui est obscur, caché, refoulé mais qui existe et qui fait partie de nous, de notre statut d’être humain, de mortel. Nous sommes tous soumis à la dualité, comme tout ce qui existe dans le monde de la manifestation. Rien n’est permanent si ce n’est cette impermanence ! La vie qui côtoie la mort, la joie qui fait place à la tristesse, la force à la faiblesse…


En plongeant dans sa dimension de profondeur, l’humain se « verticalise » et retrouve sa véritable essence spirituelle.

Quand, par un cheminement spirituel, la force intérieure se développe, elle est toujours liée à un sentiment de confiance, une confiance en la vie, en ce qui nous dépasse, en Dieu pour certains.

L’étymologie de Dieu fait référence à la Lumière. Peut-être une Lumière pour nous guider sur notre chemin de vie et nous permettre de passer des ténèbres à la Lumière, de l’ignorance à la connaissance, de la force qui maîtrise, qui rigidifie à la force qui ouvre, la force de la confiance, la force de l’abandon….

« Se contenter de ce que l’on a, constitue le plus haut degré de bonheur. » Yoga sutra II 42. Aimer la vie telle qu’elle nous est donnée à vivre et pas comme notre mental ou notre égo l’imagine. Il est facile d’aimer la vie, quand tout va bien. Mais cela devient une discipline et même un art, quand il s’agit d’aimer la vie, dans des périodes où tout semble s’effondrer, où l’on ne comprend plus le sens de la vie, ou on se sent englouti par ses déferlantes. Et pourtant… On ne peut pas changer la réalité, mais on peut changer notre façon de la voir et de la vivre. Accepter pleinement ce qui nous dépasse, ce que l’on ne comprend pas, ce que notre mental ou notre égo refuse et qui pourtant est,voilà le chemin de vie que nous propose le yoga. Que notre force soit au service de l’acceptation pour que la force devienne confiance et joie.

L’évolution intérieure authentique n’advient que par une pratique au quotidien, où se mêlent le visible et l’invisible, la volonté et l’acceptation, la force et la fragilité...
Ainsi s’installe la Confiance en ce qui nous dépasse et la Joie d’Être…

C’est seulement par un changement intérieur qu’il y aura un changement extérieur. Par la pratique de la méditation, progressivement notre champ mental se stabilise car la confusion due à l’agitation mentale se dissout et laisse la place à un espace ouvert à tous les possibles. S’ouvrir, accueillir… Quand le champ mental est encombré, il n’y a plus d’espace pour autre chose. Il faut d’abord désencombrer pour que puisse apparaître ce qui est caché, fondement même de notre être, l’êtreté, SAT, ce qui est immuable en nous, non soumis aux fluctuations et aux colorations de l’égo.

Maître Eckhart écrivit dans un de ses Sermons : « C’est pourquoi ôtez de Dieu tout ce qui l’enveloppe et saisissez-le en sa nudité, dans son vestiaire, sans rien qui le couvre et dans sa pureté, tel qu’en lui-même. Ainsi vous demeurerez en lui ».

Se mettre à nu, accepter notre fragilité d’humain, né de l’humus, là est la véritable force. Une force qui ne trouve pas son origine dans la peur, la peur d’être faible, la peur de l’autre, la peur du lendemain, la peur de l’inconnu… Toutes ces peurs, enfouies dans nos zones d’ombre qui ressurgissent en érigeant une forteresse autour de nous, pour nous protéger des autres, de la vie, comme si on pouvait se protéger de la vie ! Une forteresse pour se séparer du monde extérieur alors que ce sont nos peurs cachées au plus profond de nous-même qui nous détruisent et créent cette division en nous, cette peur de vivre pleinement ce qui nous est donné à vivre. Se mettre à nu, c’est ne plus avoir peur, c’est reconnaître ses fragilités, ses zones d’ombre mais c’est aussi retrouver la confiance en nous, en la vie, en ce qui nous dépasse. C’est cheminer vers l’Autre. Comment peut-on rencontrer l’autre quand on porte une armure ! Dans la vie de tous les jours, qu’est ce qui nous attire chez l’autre ? Le plus souvent c’est sa fragilité, ses failles. Sans masque, sans carapace, la vraie rencontre est possible. C’est en acceptant nos fragilités que nous accédons à notre humanité et que nous pouvons reconnaître en l’autre sa pleine dimension humaine. Seule l’authenticité permet une vraie rencontre entre deux humains. Comment rencontrer l’autre si chacun à un masque, une armure, un égo, un ahamkara à défendre ? L’humilité nous ouvre à l’Autre. Jésus a dit « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. ». Oui, comment pourrait-on aimer l’autre, si on n’a pas au préalable fait l’expérience de nos fragilités … Comment pourrait-on comprendre son prochain avec ses faiblesses, ses peurs et sa propre fragilité ? Reconnaître l’autre dans son humanité, c’est l’accueillir de cœur à cœur. Ainsi grandit la compassion, l’amour de l’autre, l’agape, cet amour inconditionnel, spirituel, nourrit du souffle de l’Esprit qui nous ouvre à la Joie.

Quand le Cœur s’éveille, l’homme s’ouvre à la Confiance et à la Joie. …

« Je suis le Soi, résidant dans la cœur des êtres.
Je suis le commencement, le milieu et aussi la fin de tous les êtres. » Bhagavad Gîtâ: chant X, 20

Un des points les plus importants dans le cheminement spirituel est bien sûr le cœur, Hridaya en sanscrit. Souvent envisagé sur le plan du sentiment ou de l’émotivité, on en oublie que le cœur est le siège de la spiritualité dans la plupart des traditions. Le corps physique s’offre à la vue de tous, mais le cœur est invisible et seule la Divinité s’y trouvant peut le sonder. Pour les mystiques de tous les temps et de toutes contrées, le cœur éveillé devenu centre subtil de lumière est le lieu d’union avec la Lumière originelle et recèle la véritable demeure du Divin en l’Homme. À mesure que l’être humain plonge dans sa dimension de profondeur, il éveille son cœur à la Présence qui l’habite….

Evelyne Sanier-Torre, Fondatrice et Directrice du Collège National de Yoga

http://collegeyoga.fr/wp-content/uploads/2019/05/La_force_interieure.pdf

JP / 28.11.2019

BURN-IN® du 22 novembre 2019 avec LÂCHER-PRISE

 Nous sommes enfermés dans une prison et une voix nous dit: “Sors !…(Ta prison) est verrouillée de l’intérieur, regarde et ouvre !“ (Christiane Singer)

Hello Toi,
C’est cette phrase qui a été mon fil rouge pour concocter l’atelier avec LÂCHER-PRISE au moyen de nos « langages corporels, sifflements et danses expressives »
C’est ce bel endroit de l’Arbogne qui sera témoin de nos libérations (photos du 31 octobre 2019) :

 

Veux-tu lâcher-prise, tourner la clef et sortir de ta prison pour vivre plus ardemment la VIE ? Alors rejoins-moi !
 
Merci de prendre en plus quelques bûches pour notre feu, habits (chauds), bons souliers, thé chaud et lampe frontale. 
Nous appliquerons la charte https://burninfire.wordpress.com/charte/.  Sur le chemin du retour, il y aura, à choix, un groupe « conversations à bâtons rompus » suivi, à bonne distance, d’un groupe « sans parole ».
 
Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 22 novembre à 19h00, à Villars-sur-Glâne, Centre de Cormanon, devant la Poste ou à 19h20 à Préz-vers-Noréaz, sur le parking au départ de la Piste Vita,
300 m plus loin que le terrain de football. Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place. 
 
Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.
Chaleur eusement !
Josy
+41 79 237 47 85

 

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BURN-IN® du 22.11.2019 avec l’Ange du Lâcher-Prise

Table des matières / Textes inspirateurs

  1. Essais de définition

  2. Lâcher-prise sur le passé et le futur

  3. Lâcher-prise sur soi

  4. Lâcher-prise sur l’autre

Textes inspirateurs

  1. Essais de définition

« Lâcher-prise c’est

  • Lâcher-prise au passé

  • Lâcher-prise au futur

  • Et accepter le présent tel qu’il est »

Auteur anonyme bien-aimé

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Lâcher-prise, c’est tout d’abord «  lâcher, rendre quelque chose moins tendu » dit le Larousse, «  C’est cesser de retenir », « C’est abandonner une position ».

C’est accepter de s’ouvrir à ce qui vient, de changer son regard, de modifier son interprétation, c’est parfois faire le deuil de quelque chose à quoi on tenait, c’est encore pardonner et mettre son attention sur ce qui est ici et maintenant.

Les obstacles au lâcher-prise  ?

  1. La prison de nos croyances limitantes et nos habitudes

  2. Faire dépendre notre bonheur des circonstances extérieures

  3. La codépendance aux gens qui nous entourent

  4. Nos buts qui contrôlent nos vies, si nous nous confondons avec eux

  5. Les émotions négatives que nous nourrissons, comme le ressentiment, la rancune, la haine, le désir de vengeance ou encore la peur

  6. L’impossibilité de terminer des situations, de les clore par des rites

Rosette Poletti et Barbara Dobbs, Lâcher prise / Dire oui à la vie

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Besoin de tout contrôler, peur de ne pas être à la hauteur des attentes des autres, angoisses et réticences face à des changements de vie et à la perte de repères… Savoir lâcher prise quand il le faut est indispensable pour trouver la confiance et la sérénité dans sa vie : accepter les aléas de la vie pour grandir et savoir les optimiser, prendre du recul pour ne pas être submergé par le stress émotionnel, accueillir le changement avec bienveillance…

Helen Monnet « Petits exercices de lâcher-prise »

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 Let-go means no competition, no struggle, no fight; just relaxing with existence, wherever it leads. Not trying to control your future, not trying to control consequences, but allowing them to happen; not even thinking about them. Let-go is in the present; consequences are tomorrow. And let-go is such a delightful experience, a total relaxation, a deep synchronicity with existence.

Osho

https://www.osho.com/osho-online-library/osho-talks/let-go-absence-majnu-21d49a3d-a93?p=8931bccab2046864447b4f43e3e460c6

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« Lâcher prise ? Tu veux que je me foute de tout ? Tu veux que je ne m’occupe plus de rien ? D’accord, tu vas voir le résultat… » Non, il ne s’agit pas de passer d’un extrême à l’autre. Nous devons juste chercher un point médian, entre le trop et le trop peu ! Juste comprendre que nous ne sommes pas tout-puissants. Que le désordre et l’incertitude sont inhérents au monde vivant et mobile auquel nous appartenons.

https://www.inrees.com/articles/Lacher-prise-pour-plus-de-serenite/

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Le lâcher-prise, c’est un art de vivre ; c’est un positionnement intérieur bien particulier et bien précis, qui implique d’observer et de ressentir notre « petit moi » réagissant, avec équanimité, c’est-à-dire en étant libre de toute forme d’identification aux impulsions mentales d’attraction (désir) et de répulsion (aversion). En d’autres termes, lâcher prise, c’est offrir un espace d’accueil inconditionnel à notre « petit moi », cet ego auquel nous nous identifions la plupart du temps, et qui est incapable par nature de vivre le lâcher-prise.

Frederic Burri

https://fredericburri.com/lart-du-lacher-prise/

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Définition « a contrario »

Si vous voyez un homme / une femme déambuler les yeux hagards, marchant comme un automate, le corps raide et les bras ballants, ne vous affolez-pas….c’est un homme / une femme qui se prend la tête.

Si vous sortez avec un type qui vous fixe hypnotisé alors que vous êtes en train de lui parler et qui, lorsque vous lui posez des questions pièges sur ce que vous venez de lui dire, balbutie trois conneries…ne vous faites aucune illusion : c’est un type qui se prend la tête.

Giulio Lesare Giacobbe, « Comment arrêter de se prendre la tête et profiter enfin de la vie »

  1. Lâcher-prise sur le passé et le futur

Ma formule pour la grandeur de l’homme c’est « Amor Fati ». Il ne faut rien demander d’autre, ni dans le passé, ni dans l’avenir, pour toute éternité.

Friedrich Nietsche, « Ecce Hommo »

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De notre conception à notre mort, la vie est conçue comme un chemin d’initiation, un cycle d’expériences successives. La roue qui va tourner son grand tour est à chaque point où son cercle ferré touche le sol à son point de départ. Chaque instant est le début, chaque nouveau jour, chaque nouveau livre, chaque nouvelle rencontre. A chaque moment nous commençons de neuf. […] La vie ne commence de faire mal, très mal, que lorsque nous ne nous laissons pas porter par son courant.


Christiane Singer à Psychologies, en août 1996

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If you’re brave enough to say goodbye, life will reward you with a new hello.
Paulo Coelho

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1. Sie können lernen, Altes loszulassen
2. Nehmen Sie sich die Zeit, um das richtige Loslassthema zu finden
3. Wählen Sie den richtigen Zeitpunkt für das Loslassen
4. Die Freude über das Neue muss den Schmerz über das Alte überwiegen
5. Stärken Sie das Neue, welches Sie anstatt des Alten leben wollen
6. Fällen Sie eine klare, innere Entscheidung

https://mentalpower.ch/loslassen-lernen/

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La lâcher-prise c’est un détachement naturel vis à vis du résultat. Se séparer de la dimension du résultat, c’est porter son attention sur le message, sur l’action désintéressée, en laissant un espace de non-attente se créer à l’intérieur de nous. C’est dans cet espace que l’univers fait entrer en nous sa magie et son abondance.

Nicolas Brinster

http://www.entrepreneureveille.fr/2018/09/03/lacher-prise-et-abondance/

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Le Mandala de l’Être, grille de lecture pour absence de lâcher-prise

Le Mandala de l’Être, c’est l’un des moyens d’enseigner aux gens comment reconnaître …qu’ils ne sont plus dans le présent et cela est déjà un rappel de soi. Cela aide à s’observer soi-même et à repérer les émotions qui sont là pour montrer où se trouve l’esprit : 

– L’anxiété, l’inquiétude, l’espoir ou un sentiment d’être dans l’attente montrent que l’esprit est parti dans le FUTUR.

– La tristesse, le regret ou la culpabilité montrent que l’esprit est parti dans le PASSÉ.

– L’envie, la jalousie, la blessure, la frustration ou la colère nous montrent que l’esprit est parti chez l’AUTRE.

– Les pensées sur soi-même où l’on se déprécie ou, à l’inverse, les pensées grandioses montrent que nous sommes dans le domaine du MOI.

Richard Moss

http://vivrelibre.free.fr/textes/mandala.html

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Let go is certainly the most fundamental principle of religiousness. It simply means no goal, no desire, no longing, no past, no future – just being here in utter totality, drowning in this silence, without resistance. There is no art, there is no knack, there is no method; just a simple understanding…..

And when I say to you, “Drop the past, drop the future, just simply be.” In that moment of simply being, immense blessings descend on you, silences, ecstasies, effortlessly. And because you have not made any effort and the flowers go on showering on you, it creates a very new dimension in your being: the dimension of gratitude, which religions have wrongly interpreted as prayer. You cannot pray before you have known let-go.”

Osho

https://hackspirit.com/mindfulness-expert-reveals-letting-go-really-means-can-practice/

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« La vie se déploie, on ne peut pas la conquérir. Plus on s’efforce de l’avoir et moins on l’a. On n’a pas besoin d’aller à elle; elle vient d’elle-même. La seule chose, c’est d’être totalement réceptif, ouvert. On doit devenir l’hôte de la vie. On n’a pas besoin de la pourchasser. En pourchassant, on récolte le malheur; plus on la pourchasse, plus elle s’éloigne.
Et la vie contient tout. Elle contient Dieu, elle contient la béatitude, elle contient la bénédiction, la beauté, le bien, la vérité, quel que soit le nom que vous lui donniez – elle contient tout.; il n’y a rien d’autre que la vie. Vie est le nom de l’existence tout entière.
Il faut apprendre à se détendre patiemment et alors le miracle des miracles se produit :
le jour où vous êtes vraiment détendu, soudain, quelque chose change. Un rideau se déchire et vous voyez les choses telles qu’elles sont. Si vos yeux sont trop remplis de désirs, d’attentes, d’envie, ils ne peuvent pas voir la vérité. Ils sont recouverts de la poussière du désir, toute recherche est futile. La recherche est un sous-produit du mental. Etre dans un état de non-recherche est le grand moment de la transformation.
– Osho
Osho « Au coeur du présent. »

https://www.penseespositives.net/2015/07/lacher-prise.html

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L’ART DE LÂCHER PRISE (extraits)

Chaque jour, chaque moment représente une opportunité de nous recréer, de nous débarrasser des bagages du passé, de nous ouvrir à la possibilité du moment et d’agir pour créer un avenir épanouissant.

Résister, c’est croire qu’il n’y a que le passé qui prévaut alors que lâcher prise, c’est accepter le présent et avoir confiance en l’avenir. Voici 15 façons d’y parvenir.

1. Prenez la décision

Les choses ne disparaissent pas d’elles-mêmes. Vous devez vous engager à lâcher prise. ..

2. Acceptez et soyez reconnaissant

L’acceptation est la première étape pour lâcher prise et se libérer. Acceptez votre passé et les personnes qui ont fait partie de votre histoire. ..

3. Prenez du recul 

4. Changez uniquement ce qui peut l’être

Arrêtez de souhaiter que les choses soient comme elles étaient autrefois. Soyez dans le moment présent. C’est là que la vie se passe. Vous ne pouvez pas changer le passé ; vous ne pouvez prendre des décisions aujourd’hui que pour définir votre avenir…

5. Concentrez-vous sur aujourd’hui

6. Comprenez votre passé

Prenez le temps de réfléchir à votre propre histoire en tant que tierce partie regardant sans jugement : observez simplement.

7. Ne fuyez pas les sentiments négatifs

8. Abandonnez le statut de victime

9. Apprenez de vos échecs

10. Soyez dans le moment

11. Créez de nouveaux souvenirs

12. Souvenez-vous et pardonnez

13. Prenez des risques

Lorsque vous avez été brûlé, que ce soit dans une relation, une amitié ou un travail, il est facile de se soustraire à des situations similaires pour éviter de se blesser à nouveau. La peur nous empêche de vivre pleinement.

14. Méditez 

15. Prenez soin de vous

Renaud, journaliste de Bruxelles

https://simplifier-la-vie.com/art-de-lacher-prise/

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L’invitation au lâcher-prise

L’expérience m’a permis plusieurs fois de réaliser, tant chez moi que chez les autres, que plus on résiste, plus on souffre, et que au contraire, plus on lâche prise dans l’acceptation de « ce qui est », plus le changement se fait rapidement et harmonieusement, et avec émerveillement par rapport aux profondes et belles transformations qui s’opèrent à l’intérieur de nous, et par rapport aussi aux changements que cette dynamique intérieure produit dans notre réalité extérieure, nos relations, nos conditions de vie, etc.

Je crois que c’est ce qui nous est demandé, pour autant bien sûr que nous souhaitions incarner de plus en plus intégralement notre Véritable nature, l’Être spirituel que nous sommes en essence, et vivre la vie à laquelle nous aspirons vraiment en notre cœur, une vie vécue intérieurement dans la grâce, la fluidité, l’harmonie, la joie, la paix et la confiance.

Lâcher prise, être dans le détachement, renoncer aux réactions de notre « petit moi », se désidentifier de nos schémas conditionnés, tout ceci exprime cette impérieuse nécessité d’être en harmonie avec ce qui survient, à l’intérieur comme à l’extérieur, par l’observation équanime de nos réactions.

Frederic Burri

https://fredericburri.com/lart-du-lacher-prise/

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Et n’oublie pas d’être heureux

« C’est une attitude précieuse, mais plus complexe qu’il y paraît. Le lâcher prise nous est utile chaque fois que nous sommes en échec et que nous sentons monter la détresse à cause de cet échec. Il ne consiste pas seulement à renoncer ou à se reposer, mais à mobiliser un ensemble de stratégies : 1) décider de cesser l’effort tel que nous le conduisons, s’arrêter de forcer ; 2) accepter que ça ne passe pas, que la voie est bouchée, soit parce que ce n’est pas la bonne voie, soit parce que ce n’est pas le bon moment, soit parce que ce n’est pas la bonne manière ; 3) observer la montée des états d’âme négatifs(déception, colère, abattement, humiliation), se dire que c’est normal mais pas souhaitable ; 4) se désengager de la tâche ou de la situation, en sortir et s’accorder une bouffée de vie, se dire qu’on y reviendra plus tard, ou jamais ; 5) se décapsuler une bonne bière. Non, je rigole : la cinquième étape est vraiment optionnelle dans le lâcher-prise….

Christophe André,« Et n’oublie pas d’être heureux »

http://www.leparisien.fr/archives/lacher-prise-c-est-quand-le-bonheur-24-07-2016-5990295.php

  1. Lâcher-prise sur soi

Ruminations

Ruminer, c’est se focaliser, de manière répétée, circulaire, stérile, sur les causes, les significations et les conséquences de nos problèmes, de notre situation, de notre état.
Quand on rumine, on croit réfléchir, mais on ne fait que s’embourber et s’abîmer.
La rumination amplifie nos problèmes et nos souffrances, réduit notre espace mental disponible pour tout le reste de notre vie (notamment pour les bonnes choses et les instants heureux). Et surtout, elle met en place de mauvais réflexes et de mauvaises habitudes : face à des difficultés, les ressasser, au lieu de les résoudre (même imparfaitement) ou de les tolérer en continuant malgré tout à vivre.

Pour savoir si nos réflexions sont des ruminations, il y a trois questions à nous poser :
1) Depuis que je songe à ce problème, est-ce qu’une solution est apparue ?
2) Depuis que je songe à ce problème,
est-ce que je me sens mieux ?
3) Depuis que je songe à ce problème,
est-ce que j’y vois plus clair, est-ce que j’ai plus de recul ?

Si la réponse (honnête !) à ces trois questions est « non », alors c’est que je ne suis pas en train de réfléchir mais de ruminer.

Christophe André

http://psychoactif.blogspot.com/2011/10/ruminations.html?m=1

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Letting go gives us freedom and freedom is the only condition for happiness. If, in our heart, we still cling to anything – anger, anxiety, or possessions – we cannot be free.” ~ Thich Nhat Hanh

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Alexandre Jollien : Il faut lâcher, même le lâcher-prise

Il faut lâcher, même le lâcher-prise ! C’est-à-dire que, lorsque nous allons mal, nous ne devons pas chercher à nous rajouter des efforts pour aller mieux. Mais simplement accueillir. Être là. … L’abandon, c’est se laisser aller dans les hauts et dans les bas. Car ça passe. Tout passe, et ce n’est jamais dramatique. Nous pouvons bien tenter de tout changer dans notre vie, cela ne la modifiera pas dans ce qu’elle est intrinsèquement : ce mouvement perpétuel de hauts et de bas.

Ce n’est pas de la résignation, au contraire, l’abandon est un engagement. Lui seul permet d’être véritablement dans l’action. Il y a une différence fondamentale entre agir et faire. Notre société pressée nous incite davantage à faire, à réagir qu’à agir. Agir, c’est être là et avancer avec ce qui est. Faire, c’est vouloir ajouter des choses au réel tout en niant la réalité. Un arbre pousse sans se poser la question du pourquoi il pousse. C’est cela, agir. Nous, nous perdons un temps considérable à nous demander : « Si je fais ceci, qu’est-ce qui va se passer ? », ou « Que va-t-on penser de moi ? ». Cela nous arrache au présent et à l’action, pour n’être plus que dans la réaction. Au fond, nous jouons un rôle, et c’est cela qui donne le sentiment de ne pas être acteur de notre vie : nous nous oublions en même temps que nous idéalisons le regard de l’autre. Pour prendre sa vie en main, il faut commencer par être vrai. Non pas être méprisant et égoïste, mais s’efforcer de ne pas jouer de rôle

Alexandre Jollien

https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Prendre-sa-vie-en-main/Alexandre-Jollien-Il-faut-lacher-meme-le-lacher-prise/Comment-apprenez-vous-a-abandonner

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« Certes, le handicap, la privation existent. Mais je pense qu’ils sont aggravés et deviennent encore plus douloureux dès lors que je me compare à mon voisin d’en face ou d’à côté. Le chemin de ma vie, c’est d’accepter, ou plutôt d’accueillir tout mon être, sans rien rejeter de lui. Trouver la beauté, la joie, là où elles se donnent dans ce corps, dans cet être, dans cette vie et non dans une vie rêvée, idéalisée. C’est dans le quotidien, dans le banal, que la joie réside. Une conversion de ma vie fut de ne plus me demander : << Qu’est-ce qu’il me faut pour être heureux? >> mais : << Comment être dans la joie, ici et maintenant? >>.

Extraits et passages de Petit traité de l’abandon de Alexandre Jollien

https://booknode.com/petit_traite_de_l_abandon_0617232/extraits

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Et si le grand problème actuel était que la plupart
des injonctions qui nous sont assénéespour nous calmer ne font que nous mettre une pression plus grande ? Il faudrait « méditer », manger comme ceci, faire tel entraînement pour être en forme, avoir de l’initiative, ne pas parler comme cela, être à la fois calme et dynamique, chaleureux et sérieux… Et si au contraire il fallait plutôt commencer par se foutre la paix pour commencer à vivre ? Mais comment lâcher-prise et se donner l’autorisation d’être soi-même ?

Fabrice Midal, « Foutez-vous la paix et commencez à vivre »

Chapitre 1- Cessez de méditer — Ne faites rien
Chapitre 2- 
Cessez d’obéir — Vous êtes intelligent
Chapitre 3- 
Cessez d’être sage — Soyez enthousiaste
Chapitre 4- 
Cessez d’être calme — Soyez en paix
Chapitre 5- 
Cessez de vous réfréner — Désirez !
Chapitre 6- 
Cessez d’être passif — Sachez attendre
Chapitre 7- 
Cessez d’être conscient — Soyez présent
Chapitre 8- 
Cessez de vouloir être parfait — Acceptez les intempéries
Chapitre 9- 
Cessez de chercher à tout comprendre — Découvrez le pouvoir de l’ignorance
Chapitre 10- 
Cessez de rationaliser — Laissez faire
Chapitre 11- 
Cessez de vous comparer — Soyez vous-même
Chapitre 12- 
Cessez d’avoir honte de vous — Soyez vulnérable
Chapitre 13- 
Cessez de vous torturer — Devenez votre meilleur ami
Chapitre 14- 
Cessez de vouloir aimer — Soyez bienveillant
Chapitre 15- 
Cessez de discipliner vos enfants — La méditation n’est pas de la Ritaline
Conclusion-
 L’émerveillement d’être

https://www.fabricemidal.com/meditation-actu/foutez-vous-la-paix-et-commencez-a-vivre/

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Tomber dans le bonheur en lâchant prise

Les termes de Bouddha : « Le monde est empli de souffrance. La racine de la souffrance est l’attachement. Pour déraciner la souffrance, il faut déraciner, abandonner les attachements »…

« – Il ne vous reste plus que 6 mois à vivre !

– Six mois ? Mais c’est beaucoup de temps pour vivre, c’est merveilleux ! »…

«  – Avez-vous de la soupe à la tomate ?

– Non, Monsieur, je suis désolé !

– Quelles sortes de soupe avez-vous ?

– Soupe de maïs, soupe aux champignons, bouillon de poulet…

– C’est très bien…Si vous me serviez de la soupe au champignons ? »

La formule secrète ? « Si vous ne passiez pas tellement de temps à vous rendre malheureux, vous seriez heureux ».

Anthony de Mello, Redécouvrir la vie

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Comment faire?

On peut s’exercer à lâcher prise, mais bien sûr, ce n’est pas toujours choses aisée. Pour amener son esprit à lâcher prise, la première chose à faire est de prendre du recul par rapport à ses propres pensées. Faire une pause mentale est essentielle à ce processus, car le cerveau crée sans arrêt de nouvelles pensées. Cela peut représenter un obstacle au recul et à votre bien-être.

Une fois que vous vous trouvez dans les bonnes conditions mentales, la première étape et non la moindre dans ce processus, c’est la prise de conscience de ses émotions, de ses réactions. Prise de conscience également de l’absurdité de cette volonté de contrôler ce qu’on ne peut ni changer, ni influencer. Conscience surtout de toute l’énergie dépensée à vouloir que tout soit parfait et à s’acharner au lieu d’être heureux, simplement.

La deuxième étape est souvent la plus douloureuse: il s’agit de faire son deuil, le deuil de ce résultat sur lequel on s’acharne, de cette croyance que l’on s’est créée, le deuil d’un comportement que l’on a pris l’habitude d’adopter mais qui n’apporte rien de bon. Dans bien des cas, le passé est bien trop présent: il ne sert à rien de ressasser des souvenirs, de se morfondre dans les regrets. Faites le deuil du passé: il ne reviendra plus.

Vous êtes sur la bonne voie si vous parvenez à la dernière étape: vivre le moment présent. Le moyen le plus efficace de ne pas se perdre dans les méandres des pensées négatives, c’est de s’accrocher aussi fort que possible au présent. Chacun peut trouver son chemin personnel vers cet objectif: la marche dans la nature aidera les uns, le partage avec des proches conviendra à d’autres… Pour des situations au caractère plus dramatique – un décès, une maladie- la méditation en pleine conscience permet de se reconnecter avec l’instant, avec son environnement.

Cédric Villa et son équipe
https://vie-explosive.fr/art-du-lacher-prise/

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Arrêter de se prendre la tête

Car pour profiter de la vie, il suffit d’arrêter de se prendre la tête. Quoi de plus évident, puisque le mal dont vous souffrez est presque toujours mental.

Mais est-ce que vous voulez vraiment arrêter de vous prendre la tête ? Est-ce que vous voulez vraiment profiter de la vie ?…(p 13)

La présence mentale est le secret pour profiter de la vie…

  1. Concentrez votre attention sur le monde matériel qui vous entoure…Observez tout simplement. Rien d’autre….vous n’êtes qu’une conscience qui enregistre ce qu’elle voit. Vous ne faites plus qu’un avec la réalité . Vous devenez les objets que vous êtes en train d’observer (p 68)

  2. Fixez votre attention sur votre corps. …Vous ne parlez jamais à votre corps, vous ne daignez jamais lui consacrer la moindre attention, vous l’abandonnez à lui-même, à ses processus automatiques…Se concentrer sur sa respiration est encore la façon la plus simple pour se concentrer sur votre corps. (p 75)

  3. Dirigez votre attention sur votre esprit. Autrement dit, sur votre pensée… La pensée est le flux auto-alimenté des prises de tête…Apprenez à considérer votre pensée comme un automatisme enclenché par la tension enregistrée par votre mémoire, comme un corps étranger, une réalité substantiellement distincte de votre Moi, de vous, en tant qu’observateur /trice, autrement dit, en tant que conscience (p 79)

Le secret réside dans le fait de ne plus avoir d’attentes et de profiter pleinement de la vie telle qu’elle est (p 87)

Nous sommes dominés par les objets auxquels nous nous identifions, mais nous dominons les objets auxquels nous ne nous identifions pas ( p 95)

Giulio Lesare Giacobbe, « Comment arrêter de se prendre la tête et profiter enfin de la vie »

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« Bienheureux les pauvres en esprit, le royaume du ciel est à eux »

Ceci est un homme pauvre : qui ne veut rien, qui ne sait rien, et qui n’a rien…

  • Aussi longtemps que l’homme a quelque chose vers quoi sa volonté est dirigée – et même si sa volonté est de remplir la volonté bien-aimée de Dieu- un tel homme n’a pas la pauvreté dont il s’agit ici….Car, pour être vraiment pauvre, l’homme doit être aussi vide de sa volonté créée qu’il l’était quand in n’était pas encore (p135)….

  • Il faut qu’il soit pauvre de tout savoir, comme quelqu’un qui ne sait ni ne se représente absolument rien : ni Dieu, ni les créatures, ni lui-même

  • L’homme doit être si pauvre qu’il ne soit pas lui-même « un endroit où Dieu puisse agir » ni même qu’il ne l’ait en lui ! Aussi longtemps que l’homme garde en lui de l’espace, il garde la différence….Ici Dieu ne trouve plus de demeure en l’homme, car ici l’homme par sa pauvreté, a reconquis ce qu’il a été éternellement et restera toujours (p139)

Oeuvres de Maître Eckhart / Sermons – traités, Sermon « De la pauvreté en esprit »

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C’est le mécanisme égotique qui est toujours en train de vouloir quelque chose : vouloir acquérir, vouloir intervenir, vouloir aider, vouloir comprendre, vouloir pardonner, vouloir se laisser aller, vouloir ne plus penser, vouloir se suicider. L’ego n’est jamais tranquille. Quand vous observez, quand vous faites attention, vous n’avez plus le temps de vouloir. Vous êtes là, vous êtes tranquille. Vous pouvez agir sans vouloir…..Par exemple il vous vient une colère énorme. Se calmer ne veut pas dire étouffer votre colère, ce qui serait contre-productif. A long terme il n’y aurait rien de réglé. Se calmer veut dire être capable de vivre la colère sans colère, de la voir. C’est la même chose avec la tristesse, avec l’ennui, avec la peur. On peut vivre la peur sans peur. On regarde et on dit : « Tiens ! la peur. » C’est comme regarder le joueur d’échecs et constater «  Ah ! Il a sorti son cavalier en premier »….Dans un pur ressenti, il n’y a plus quelqu’un qui est en colère. Vous n’êtes plus en train d’alimenter la fournaise. Vous regardez brûler ce qui est là et la tranquillité vient. Vous regardez la colère comme vous regardez le feu dans le foyer. ( p 31)

La véritable connaissance ne passe pas par la pensée, qui n’est que du réchauffé, un savoir de deuxième main. La connaissance est directe : on est cela, on le vit. C’est une vibration en dedans. ( p 41)

Quand plusieurs possibilités se présentent nous pouvons nous visualiser dans chacune d’entre elles et sentir comment le corps réagit : Est-in dans l’expansion ou dans la contraction ? Y a-t-il lutte ? Nous cessons alors d’imaginer notre vie : nous la vivons. ( p 45)

L’idée n’est pas d’améliorer son histoire, c’est de la voir comme une histoire. On n’a plus de problème avec la réalité. Il n’y a tout simplement plus quelqu’un qui pourrait avoir un problème et se plaindre. ( p 46)

Rien n’est nécessaire, sauf ce qui est là. C’est d’ailleurs pour cela que c’est là ! Pourquoi continuons-nous de négliger l’évidence ?

(p 66)

« Cela est » : c’est le sens de « Amen ». C’est la vie qui vit ma vie, tandis que le petit clown en moi insiste pour se prétendre l’auteur ou le sujet de ma vie. Ce n’est pas la vie de quelqu’un, c’est la vie…C’est vous ! Pure conscience. Ne pas confondre avec le petit clown, qui est de la fumée, un rêve ( p 81)

Jean Bouchart d’Orval, Au Coeur de l’Instant

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L’ego dit : quand tout sera en place, je trouverai la paix. L’âme dit : trouve la paix et tout se mettra en place

Auteur inconnu

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 Christiane Singer : « Nous sommes enfermés dans une prison et une voix nous dit: “Sors ». Nous répondons: « Impossible, la porte est verrouillée », et la voix nous dit: « Oui, mais elle est verrouillée de l’intérieur, regarde et ouvre !“ Le Réel, lui, n’a ni porte ni fenêtre, il est l’infini de l’infini de l’infini des possibles.

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Récemment sur une autoroute périphérique de Berlin où il y a toujours de terribles embouteillages, un tagueur de génie avait inscrit sur un pont la formule suivante : « Détrompe-toi, tu n’es pas dans un embouteillage, l’embouteillage c’est toi ! ».
Nous sommes tous spécialisés dans l’esquive, dans le détournement, dans le « divertissement » tel que le voyait Pascal. Il n’y a au fond que cette possibilité, subitement, de se dire :
« Oui mais tout cela, tout ce qui m’enserre, tout ce qui m’étrangle, mais c’est moi ! »

Christiane Singer, Extrait d’une conférence prononcée le 15 juin 1991 à l’occasion du dixième anniversaire du Centre Dürckheim.

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« …Quand nous entrons dans la profondeur des choses, nous nous apercevons que nous ne sommes séparés de rien ni de personne. Nous sommes comme la crête d’une vague qui par moments est soulevée hors de l’océan, regarde autour d’elle et se croit seule dans l’immensité de l’océan. Horrifiée elle crie:  » je suis seule! » puis avec la prochaine houle entre à nouveau dans le sein de l’océan. Lorsque nous crions notre détresse et notre abandon, nous ne voyons pas que nous sommes reliés à cette immensité de l’océan. Et tout s’acharne dans l’idéologie régnante à nous faire croire que nous sommes seuls et en manque. » 

Christiane Singer in l’urgence d’aimer – claire vision- p.6-7

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« Laisser être ›› 

Celui qui s’est laissé lui-même n’a plus en lui de lien pour l’attacher aux choses et ce détachement total se révèle être la condition même pour que le monde, les choses, les personnes nous apparaissent tels qu’ils sont, dans leur « essentiel déploiement ››.
Par le « laisser être ›› nous sommes invités à nous mouvoir autrement au milieu de ce qui nous entoure, sans volonté de puissance ou de possession : sans ego.
Lâcher prise, laisser être ce qui est, tel que cela est, ce n’est pas une attitude passive ou indifférente au sens ordinaire, c’est refuser de faire de toute chose un « avoir ››, un objet. C’est restituer le monde à son essentielle liberté et nous ouvrir à la possibilité « d’être avec ›› sans le dominer, sans le posséder.
Le regard délivré de désirs et d’interprétations devient voyant ; il perçoit les êtres dans leur identité suprême et passagère.
Laisser l’autre être l’autre, ne plus l’accabler de désirs ou de conseils mais écouter l’union et la différence.
Laisser être l’oiseau : ne plus prendre son vol.
Laisser être la rose : la voir avec des yeux de rosée…
Laisser être plutôt que saisir, contempler plutôt que comprendre, tel est le travail de la pensée quand elle est sans effort et tranquille ; travail du miroir plutôt que du filet, elle voit tout et ne cherche rien à retenir.

Jean-Yves Leloup

http://www.jeanyvesleloup.eu/laisser-etre/

 

  1. Lâcher-prise sur l’autre

Se libérer de la dépendance affective

Le bonheur de la personne est dépendant de l’expression de contentement et de bonheur de l’autre. Autrement dire, vous ne pouvez être heureux/se que si vous parvenez à rendre heureux/se(s) l(es) autre(s). Autant vous dire que c’est quasiment peine perdue.

Lætitia TRILLEAU

https://coach-ngo.com/se-liberer-de-la-dependance-affective/

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Loslassen lernen: … 5 Übungen für weniger Ballast (Auszüge)

1. Übe, zu verzeihen

2. Lebe im Hier und Jetzt

3. Vor- und Nachteile: Ziehe Bilanz

Loslassen ist ein schmerzlicher Prozess, deshalb lohnt es sich, dir klarzumachen, was es dir bringen kann. ..

4. Löse das Band

Gerade wenn es beim Loslassen um Personen geht, kannst du diese Übung gut nutzen. Stell dir vor, wie du der betreffenden Person gegenüberstehst. Zwischen euren Körpern befindet sich ein Band, das du einmal geknüpft hast. Um loszulassen, musst du dieses Band in deiner Vorstellung lösen. Stell dir ganz konkret vor, wie du das Band vom Körper des anderen abknotest oder durchschneidest. Löse es auch an deinem Körper. Rolle es dann ordentlich auf und stecke es in deine Tasche. Verabschiede dich in Gedanken vom anderen. Und dann stelle dir vor, wie du dich umdrehst und weggehst, ohne noch einmal zurückzuschauen.

5. Setze symbolische Handlungen ein

https://www.lernen.net/artikel/loslassen-lernen-10-tipps-5-uebungen-948/

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Love more, not less

Thich Nhat Hanh, the Zen Buddhist master, has some interesting advice about what it means to truly let go. Many people mistake detachment or non-clinging to be a form of aloofness or emotional disconnect from others, but as Hanh explains, truly letting go often means loving someone more than you have ever loved them before.

The Art of Letting Go is Artless

The real secret is that letting go is not an art, it is an allowing, a being. A non-attached relationship is healthy, strong and filled with effortless love, kindness, and compassion. It is completely selfless because your sense of ‘self’ is no longer asserted in every situation. If you want to truly let go, you’ve got to love more, not less.

Christina Sarich, « Thich Nhat Hanh: The Art of Letting Go »

https://upliftconnect.com/thich-nhat-hanh-the-art-of-letting-go/

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« Le chemin de l’harmonie passe avant tout par la paix intérieure! »

Pour trouver la paix intérieure, il faut que vous n’ayez plus aucun jugement sur vous ou sur les autresIl faut que vous ayez fait un lâcher-prise total! 

Il faut que vous viviez la vie avec la joie au cœur, accepter toutes les expériences et remercier pour ces expériences, remercier chaque jour le Père pour tout ce qu’Il a mis à votre profit afin que vous puissiez le vivre. Remerciez le Père pour tout ce qu’il vous donne d’Amour, de beauté et de joie !

Vous pouvez acquérir l’harmonie ! Elle vous est due comme vous sont dus la paix et l’Amour. Elle vous revient de droit divin car vous avez tous en vous une partie de la divinité, une partie de votre Père qui vous a créés.

C’est vers cette partie divine qu’il faut tourner toutes vos énergies pour pouvoir la découvrir, la faire s’exprimer. Vous trouverez toute la connaissance que vous désirez acquérir de vous-même quand vous pourrez plonger au plus profond de vous. »

Monique Mathieu

https://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/chemin-harmonie-la-paix-interieure.html

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Merci pour toutes ces choses que j’ai été, dont je suis à la fois pétrie et vivante évadée. Merci pour ces mille et une gouttes dont la dernière a fait déborder le vase. Merci pour tout ce que j’ai été et pour la secousse tellurique qui a tout chambardé – merci pour cette pléthore de choses, de fragments, d’éléments, d’aventures, pour cet apparent chaos dont naît, pour finir – dans l’absolu mystère du lâcher-prise – une unité inattendue, subtile. »

Christiane Singer / extrait de Histoire d’âme

JP 29.10.2019

BURN-IN® du 18 octobre 2019 : Naissance et renaissance avec NAISSANCE

« Allais-je m’aimer assez pour me donner le droit de renaître ? » Line Asselin
Hello Toi
Le BURN-IN® du 18 octobre avec NAISSANCE  ?
Il aura lieu dès la naissance de la nuit, vers la naissance du ruisseau de Vibernot, au flanc du Cousimbert
sur ces 3 thèmes pour célébrer la Vie :
Donner naissance à l’autre
 
– Accoucher de soi-même
 
– Donner naissance à l’Autre en soi
 
Avec les 3 moyens d’expression
– Ecriture parlée
– Sculptures vivantes
– Expressions du visage

 

Viens-tu avec moi, naître et renaître ?
 
Si oui, merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits chauds, bons souliers, thé chaud et lampe frontale. 

Lieu et heure de rendez-vous : le vendredi 18 octobre 2019, à 19h00 au Centre de Cormanon, devant la Poste, à Villars-sur-Glâne ou à 19h20 au parking de la fromagerie du Mouret . 

Je vise d’être de retour à Villars-sur-Glâne vers 23h00.

Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

Chaleur eusement !

Josy

+41 79 237 47 85

PS.  Nous respecterons la charte https://burninfire.wordpress.com/charte/

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Annexe :

Textes inspirateurs sur l’Ange de la NAISSANCE / table des matières

1. Etymologie

2. Donner naissance à l’autre

3. Naître à soi-même

4. Donner naissance à l’Autre en soi

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1. Etymologie

Étymologie de naître

Du moyen français naistre, de l’ancien français naistrenestre, du latin vulgaire nascĕre (« naître » au sens propre, et au figuré « prendre son origine, provenir »), du verbe déponent latin nāscor, plus avant de *gnāscor, de l’indo-européen *genh₁.
https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition-naitre/

Naître

Etymologie : .. du bas-lat. nascere, dérivé de nasci. La forme entière est gnasci, comme témoignent l’archaïque gnatus et co-gnatus. Gnasci se rapproche tout naturellement du grec et de gigno, formes à redoublement, sanscrit jan, engendrer. Gnascor veut donc dire « je suis engendré ».https://dicocitations.lemonde.fr/definition_littre/22108/Naitre.php

2. Donner naissance à l’autre

Car vous n’arrivez jamais à dire quand c’est la naissance. Vous n’y êtes jamais. Nous n’y sommes jamais, femme ou homme, mère ou père, obstétricien ou sage-femme : elle n’est jamais là. Ou plutôt nous y sommes, mais elle pas encore, ou elle est déjà passée. Elle n’a duré que quelques secondes d’un temps réel et instantané – on ne voyait rien, on a vu, c’était dedans, c’est dehors. Elle est entre l’avant et l’après, passage éclair. Moment décisif, entre passé et avenir. Instant fragile, jamais gagné, toujours inquiétant, où tout peur vaciller. Mettre au monde ne va jamais de soi, la naissance n’est jamais évidente. Les femmes le devinent , les hommes l’ignorent : ils n’en sont pas. Et ce n’est pas parce qu’on est femme, ou médecin auprès d’une femme qui accouche, que l’on en sait plus. La naissance est une course-poursuite dont les traces demeurent à jamais : donner le jour, c’est au jour le jour et pour toujours….

Je ne connais pas d’acte plus violent que la naissance. Juste avant, le temps d’un instant, fille, mère et amante se sont rencontrés, embrasés. Puis corps, avenir et statut se déchirent. La fille a dû laisser la place à son enfant pour devenir mère. Mais aussitôt né, l’enfant est séparé d’elle pour la première fois. Né, abandonné. C’est cet abandon d’origine que l’homme ne partage pas.

Mettre au monde, c’est faire l’expérience d’une solitude fondamentale, intense, violente, dramatique. Femmes et hommes, définitivement dissociables et différents. L’un n’est pas l’autre, l’homme n’est pas la femme. Nous aurons beau nous aimer, porter les mêmes vêtements et les mêmes parfums, le tour de passe-passe ne passe pas lorsqu’il s’agit d’enfanter :l es hommes ne portent pas la vie. ..L’accouchement aura peut-être lieu sans lui, sûrement pas sans elle. Je le sais depuis longtemps, je le vis quotidiennement, être homme, père ou médecin lors d’un accouchement, c’est être intrinsèquement exclu….

…Elles sont seules, toujours. Entourées, aimées, observées, surveillées, mais seules.Seules à risquer leur vie et leur corps, à dévoiler leurs sentiments, leur sexe, à mettre à nu leur coeur, leur entrailles. Leur solitude est inévitable, la tension qui règne dans la salle d’accouchement également, lorsque la tête du bébé est visible, que la poussée arrive, telle une vague venant de très loin, de très longtemps, et que, sur le visage des filles devenant mères, une expression passe, à nulle autre pareille. Rien de plus impudique que la mise au monde : c’est dire au grand jour «  oui, j’ai voulu un enfant, oui j’ai fait l’amour ». Rien de plus ambigu aussi, «  donner le jour, c’est aussi donner la mort », murmurent-elles. Donner à voir le jour, c’est donner à voir la nuit.

René Frydman, chef de service dans une maternité et père scientifique d’amandine, le premier bébé éprouvette en France

Tiré du livre « Naissances / Récits » sous la direction d’Isabelle Lortholary, L’Iconoclaste

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« …Aussi n’est-ce peut-être pas un hasard si, dans notre langue, “bien naître” et “bien-être” s’entendent de la même façon… »

Danielle Rapoport, La « naissance sans violence » de Frédérick Leboyer

https://www.cairn.info/accueillir-le-nouveau-ne-d-hier-a-aujourd-hui–9782749239118-page-125.htm#

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Savoir accueillir le nouveau-né

Il (Frédérick Leboyer) prône et se met à pratiquer un accueil « sans violence », dans « la pénombre, le silence, le recueillement. » Il insiste pour que le bébé soit immédiatement posé sur le ventre de la mère : la pesée, les mesures et autres examens peuvent attendre. Poser le bébé sur la mère permet aussi de laisser le cordon ombilical battre jusqu’au bout avant de le couper. Ainsi le passage de la circulation placentaire à la respiration se fait naturellement, alors que couper un cordon qui bat encore, ce serait imposer à l’enfant l’expérience de la noyade. Il suggère aussi de le « remettre » dans l’eau. A savoir de lui donner un bain, non pour le laver, mais pour lui faire « goûter une tiédeur toute pareille au ventre maternel ».


Anne Bideault, « Frédérick Leboyer, le révolté de la naissance »

https://lenfantetlavie.fr/frederick-leboyer-le-revolte-de-la-naissance/

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L’enfantement, l’éros et la vieillesse
Propos de Christiane Singer recueillis par Patrice van Eersel (Nouvelles Clés, N.C.)
N. C. : …. On peut donc être sauvé par un autre que soi ?
C. S. : Surtout par les femmes ! (rire) Et le comble, c’est que c’est vrai. Parfois, il n’y a plus qu’elles pour nous sauver contre nous-même. Savez-vous pourquoi ? À cause d’un vécu, à présent menacé dans notre société : 
la naissance. On y touche l’étincelle de l’incarnation… « Il ne naît jamais qu’un seul : le Seigneur » dit la Baghavad Gita. Après, il se voile il devient monsieur Machin ou madame Truc, mais à l’instant de la naissance, cette fulguration de la vie, qui écarte les os des femmes pour passer, offre un moment qui est vraiment de l’ordre de l’éveil. Et je suis persuadée que toutes les femmes l’ont vécu, avant que la naissance ne soit kidnappée par le pouvoir médical, ce qui est pour moi l’un des drames humains les plus grands. … J’ai bien connu Frédéric Leboyer. Il m’a fait comprendre qu’à l’instant de la naissance se manifeste avec force ce qu’exprime Lévinas quand il dit : « La civilisation commence quand tu donnes la priorité à l’autre sur toi-même. » Dans la naissance et la révélation de l’enfant, cela vous tombe dessus. Cet intérêt porté à vous-même s’éteint d’un coup et tout est là, dans cet être que vous avez là devant vous. C’est-à-dire que vous faites cette expérience bouleversante que désormais vous êtes sorti de votre prison du je et de l’ego. C’est aussi simple : ça ouvre la faille qui va vous mettre dans la relation à autrui. Pour moi, tout le travail spirituel a commencé après. Avant, c’était impensable. J’étais une intellectuelle, ravie et sans doute généreuse, mais il m’a fallu, pour désirer voir plus loin, traverser cette expérience incroyable d’une fracture en moi, où subitement un être a effacé l’intérêt que je me portais. C’est pourquoi je crois tellement au corps !
N. C. : Mettre au monde a donc été pour vous une expérience majeure.
C. S. : Absolument. Et je ne m’y attendais pas du tout. Je n’en avais nulle envie. J’ai repoussé ça le plus possible : trente ans, pour un premier enfant, à l’époque, c’était tard…. Mais je ne veux surtout pas en faire une idéologie ! Je dis juste que dans mon cheminement, c’est là qu’a cassé cet enfermement dans ma propre personnalité – avec tous les charmes que ça avait : j’étais joyeuse et la vie brillait de mille feux, mais tout cela s’est brusquement avéré insignifiant, comparé à l’ouverture vers le réel que crée l’amour… Il y a bien sûr aussi l’expérience de l’eros, mais à mon avis, il est beaucoup plus tardif.
N. C. : L’eros vient après l’enfantement ?
C. S. : Je crois que 
le vrai eros est une grande aventure de la maturité. Ce n’est pas une affaire de jeunesse. Je parle de l’eros divin, qui n’objective pas l’autre… Comme je le dis dans Une passion, c’est aussi l’expérience de votre anéantissement. Mais qui vous livre à votre vraie nature. C’est le paradoxe absolu : dans une perte totale, tu touches ce qu’est ton être véritable ! Je vois ainsi trois moments décisifs dans l’évolution spirituelle d’un être : l’enfantement, l’eros… et la vieillesse. 
http://www.orchydia.ch/fr/amour_visionnaire.php
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Vivre la naissance d’un enfant est notre chance la plus accessible de saisir le sens du mot miracle.

Paul Carvel / Jets d’encre

http://evene.lefigaro.fr/citation/vivre-naissance-enfant-chance-accessible-saisir-sens-mot-miracl-42710.php

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«La naissance de ma fille est un vrai miracle. J’ai vu Dieu aujourd’hui », chantait George Strait dans son grand succès de 2008 intitulé « I Saw God Today » (J’ai vu Dieu aujourd’hui). Lorsque j’ai assisté à la naissance de mes deux filles, le mot « miracle » m’est spontanément venu à l’esprit pour décrire un tel moment d’émerveillement.

Environ 3 000 ans avant George Strait, un autre compositeur populaire, le roi David d’Israël, exprima une pensée semblable : « C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. » (Psaume 139:13-14)

Robert Curry

https://francais.ucg.org/bonnes-nouvelles/le-miracle-de-la-naissance-jai-vu-dieu-aujourdhui

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Quiconque a plongé son regard dans celui d’un enfant à peine né -quelque heures, quelques jours au plus – ne discerne pas sans émotion, dans ce récit, la baroque réplique de ce qu’il  a éprouvé.
De même qu ‘un noyé ramené de justesse à la vie garde quelque temps encore, dans les yeux, le reflet vert de sa dérive, l’enfant à peine né diffuse un temps autour de lui, la clarté de cet autre royaume, dont la naissance vient de l’arracher.
L’unité originelle dont sa venue au monde le sépare, et où la mort plus tard le laissera reprendre sa navigation interrompue, emplit encore ses prunelles d’une sérénité et d’une gravité telles qu’il arrive, à celui qui s’y penche, d’y sombrer corps et âme.
Souvent même, ce premier miracle, qui métamorphose, ceux qui en sont les témoins, se déroule-t-il, à l’insu de tous, entre les barreaux de nickel d’un petit lit d’hôpital… »

Christiane Singer in Les âges de la vie, Albin Michel, Espaces libres, pages 41, 42

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LE FIGARO.- Pourquoi la psychanalyse s’est-elle particulièrement intéressée à la naissance ?

Myriam SZEJER.- Parce que c’est un moment évidemment fondateur : c’est là que se redistribuent toutes les cartes de la filiation et l’organisation de la famille. Surtout, on a très tôt pensé que la séparation initiale de la mère et de l’enfant laissait des traces sur le psychisme de l’individu qui vient au monde. C’est notamment toute la constitution du narcissisme primordial, et donc de la confiance en soi, qui en découle. Mais avec les progrès technologiques, on sait désormais qu’avant même la naissance, de nombreux déterminants sont déjà en place.

Par exemple ?

On est revenu sur une certaine vision idéale de la fameuse fusion mère-enfant pendant les mois de grossesse. Aujourd’hui, on observe plutôt la collaboration très sophistiquée de deux organismes indépendants l’un de l’autre. Ainsi, les bébés, qui ont déjà leur personnalité in utero – ils réagissent tous différemment aux stimulations -, perçoivent et mémorisent, chacun à leur manière, le stress de leur mère, et celle-ci va parvenir plus ou moins bien à protéger l’enfant. On peut ainsi avoir des grossesses très difficiles qui débouchent sur la naissance d’un bébé en pleine forme et vice versa, des accouchements pathologiques alors que les neuf mois précédents étaient idylliques. La naissance est donc un cocktail éminemment complexe, car composé à la fois de ce qui vient de la mère, du bébé, et ce qui est déterminé par l’environnement. D’ailleurs, on ne sait toujours pas qui déclenche le signal de l’accouchement.

Que sait-on de ce qu’éprouve le bébé pendant le travail ?

Pendant longtemps, on a considéré la naissance comme un traumatisme dévastateur, mais en réalité, s’il n’y a pas de pathologie particulière, le bébé est massé par les contractions qui le poussent vers le bas. Il se met dans un état de semi-sommeil, une forme d’hypnose qui va l’aider à traverser tout le processus sans souffrir jusqu’aux toutes dernières contractions, moment où il a été observé qu’il se réveille. Même le fameux «cri» dont on pensait qu’il était signe de douleur lorsque l’air arrive aux poumons peut très bien ne pas avoir lieu. Par contre, le bébé a besoin de retrouver à l’air libre certains éléments anténataux : bruits du cœur de la mère, odeur du liquide amniotique sur le téton maternel, voix familière de ses parents… Ces perceptions mémorisées sont fondamentales pour lui et agissent comme de véritables repères identitaires. C’est pour cela qu’aujourd’hui, l’un des premiers gestes de l’équipe est d’installer le bébé sur le ventre de sa mère pour une «mise au sein précoce».

Myriam Szejer, pédopsychiatre et psychanalyste

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/01/09/10657-limpact-naissance-sur-psychisme-lenfant

 Chaque naissance est un miracle, il n’y aucun doute là-dessus. On ne peut jamais être indifférent à cette chose formidable qu’est l’arrivée d’un nouvel être humain au monde.

Si les sages-femmes continuent à faire ce métier, dur physiquement et psychiquement, c’est qu’elles n’arrivent pas à se passer de ce moment de grâce. Il faut les regarder ces tout-petits, avec leurs yeux grands ouverts. Qu’ils sont énigmatiques !

Myriam Szejer, Pédopsychiatre et psychanalyste, élève de Françoise Dolto 

https://www.la-croix.com/Debats/Opinions/Debats/Myriam-Szejer-Chaque-naissance-est-un-miracle-_NP_-2011-12-22-749901

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La Maïeutique

(Socrate) s’inspira du métier de sage femme que sa mère exerçait pour établir sa méthode thérapeutique.
Il décida de faire accoucher les esprits comme sa mère faisait accoucher les enfants, il fonda de la sorte la maïeutique.
Du grec 
maieutikê, signifiant :
art de l’accouchement.

Il se défini ainsi comme l’accoucheur de l’esprit humain.
Car contrairement à d’autres méthodes, la maïeutique indique que les réponses proviennent de l’intérieur, la personne porte en elle les problèmes et leurs solutions.

Faire accoucher l’esprit, signifie faire découvrir à l’autre des vérités qu’il porte en lui mais dont il n’a pas encore accès :
« L’accoucheur n’apporte, ne transmet rien à l’âme qu’il éveille. Il la laisse nue en face d’elle même. »

Pour Socrate la prise de conscience ne pouvait venir qu’avec la parole, la genèse nous dit aussi dans son style « au début était le verbe … »
Le verbe est bien créateur, il crée ou décrée.

La maïeutique est ce qui permet à l’être de se sentir libre, de trouver en lui-même ses propres réponses.
Socrate questionnait juste, voila son art, grandiose, humble et libérateur.
Ainsi, l’être qui était questionné pouvait, en cherchant en lui, trouver ses propres réponses,
il les sortait de son être et ainsi devenait lui-même artisan de sa propre réalisation.

Socrate en éveilleur des consciences fut pour l’occident un des phares qui continue de briller depuis des siècles et des siècles…

https://www.point-fort.com/index.php/post/2013/07/05/266-la-maieutique-de-socrate

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« Attardons-nous un instant à la naissance de l’amour, quand la déflagration de la foudre a évidé les troncs, et que face à face il n’y a personne — ou mieux il y a personne (per sonare : ce qui souffle au travers). Il y a la vie à travers laquelle le vent souffle. Aussi longtemps que sous l’effet de la surprise, de l’effroi et de la suffocation, nous restons vides, l’amour est là. Cela peut durer un instant ou des heures, des jours, des mois — voire des années pour les virtuoses de l’amour aussi rares que les grands musiciens virtuoses, ces êtres qui s’esquivent quand la musique entre !

« Ainsi tout se passe comme si l’amour cherchait pour déployer ses merveilles de vastes étendues vides. Sous sa déflagration, l’espace est vidé. Le saisissement l’a vidé — le saisissement qui seul livre à l’arraché la perspective éblouissante du réel. L’amour roule ses vagues, déploie ses marées sur les plages immenses et vides que sont alors devenus l’homme et la femme. L’homme et la femme visités. »

Christiane Singer, « Où cours-tu ? Ne sais tu pas que le ciel est en toi ? »

3. Naître à soi-même

« Je pense profondément que, pendant la vie humaine, nous éprouvons plusieurs naissances. Il y a certes la naissance biologique : nous sortons du ventre de notre mère. Mais après, tout apprentissage est une naissance.

Quand vous apprenez une langue étrangère, vous pénétrez dans cette culture. Quand vous tombez amoureux, c’est magnifique, le monde n’est plus comme avant. Quand vous découvrez un pays ou un paysage nouveau… La naissance est perpétuelle.

La naissance est perpétuelle.

Même à mon âge, j’éprouve des moments de grande joie de naître. Par exemple, j’ai un copain qui a été prix Nobel de physique quantique. Je n’y connaissais rien. Tout récemment, il m’a apporté son livre. Je me suis mis à la physique quantique. Eh bien j’ai vécu une rencontre avec le réel que je n’avais jamais eue avant !

Ça a été pour moi une sorte de métamorphose. Tout à coup, on se transforme et on devient un autre homme. Oui, la naissance est perpétuelle.

Quant à la naissance au sens propre, c’est un miracle absolu. Dans le ventre d’une femme enceinte, on a compté jusqu’à un million de réactions chimiques à la seconde !

La naissance n’est pas un phénomène naturel, c’est un miracle !

Comment imaginer qu’en neuf mois, une femme puisse fabriquer dans son ventre des milliers de milliards de cellules ? C’est impensable ! Chaque fois qu’une amie accouche, je lui dis : « Non, ce n’est pas un phénomène naturel, c’est un miracle ! »

Je me souviens parfaitement de la naissance de mes quatre enfants. Je me souviens avec plus de précision encore de la naissance de mes petits-enfants. Il faut qu’un homme soit vieux pour comprendre ce qui se joue dans ce moment.« 

Michel Serres, académicien

https://www.lepelerin.com/archives/archives-a-la-une/michel-serres-la-naissance-est-un-miracle/

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Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d’eux- mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson….

Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l’exact périmètre de l’insignifiance: les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles. Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l’âge, ni le métier, ni la situation familiale; j’ose prétendre que tout cela m’est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau. Ce que je veux savoir, c’est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d’être séparé de l’Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez- vous de l’enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n’être pas tout sur cette terre. Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et mafieux: ce qu’une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions ! Je veux savoir ce qu’ils perçoivent de l’immensité qui bruit autour d’eux. Et j’ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd’hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l’immensité du monde créé.. Mais ce dont j’ai plus peur encore, c’est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre.

 » Lettre à un ami  » LES SEPT NUITS DE LA REINE Christiane Singer

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Est-ce que vous n’avez pas l’impression qu’il y a quelqu’un à l’intérieur de vous qui veut sortir ?

C’est de ce « quelqu’un » que je souhaite accoucher.

http://divinenature.over-blog.com/2016/04/accoucher-de-soi-meme.html

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ACCOUCHER DE SOI

La majorité des accouchements sont douloureux! Et accoucher de soi l’est encore plus!

Souvent, le processus de gestation est tellement long que nous nous épuisons à résister à vouloir venir au monde, nous croyant faussement confortables dans une routine qui n’est pas « nous » mais qui correspond plutôt à ce qu’on nous a appris, à ce que l’on croit, à ce dont nous avons peur, aux rôles que nous endossons… pour être aimés.

Et la matrice dans laquelle nous vivons nous est devenue si étroite que nous n’y évoluons plus : nous étouffons, nous y survivons à peine.

TOUT, au-dedans de nous, demande à naître mais il semble que nous ayons peur de ce vrai « moi » qui nous attend, qui a hâte de vivre, de se manifester, d’être enfin lui-même!

Et comme pour toute gestation, il vient un jour où le choix s’impose de lui-même : nous devons naître à la vie, naître à nous et nous dire enfin oui!

Être soi-même, complètement, cela n’est pas toujours simple, car si nous tenons un rôle depuis longtemps, nous savons qu’il est possible que des gens que nous aimons ne reconnaissent pas qui nous sommes vraiment. En cela, l’accouchement est parfois douloureux!

Mais comment vivre pour de vrai, si nous ne naissons pas à nous-mêmes? Accoucher de soi, c’est dire Oui à la Vie, à notre vie! C’est se dire oui à soi, pour de vrai, pour de bon! Pour vivre, enfin!

Diane Gagnon

https://www.facebook.com/DianeGagnon.Auteur.Coach/photos/1000227130065652

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Accoucher de soi-même pour réaliser sa plus grande oeuvre d’art

Accoucher de soi-même n’est pas simple, c’est un long périple qui demande force et persévérance, qui demande une explosion intérieure de tous ses acquis. De là pourra naître LA grande œuvre.

On me demande souvent c’est quoi folle autonomie pour toi ? En général je réponds que c’est faire sortir notre lutin intérieur, celui qui s’est fait bâillonner par l’éducation que nous avons reçu, le milieu dans lequel nous avons vécu, et au final par nous même à cause de notre manque de combativité et notre manque de confiance en nous.

A cela il y a pourtant bien d’autres choses que je pourrais ajouter ! car ce n’est là que le point de départ.

Une fois votre lutin intérieur débusqué, il va pouvoir pleinement s’exprimer, ce qui va vous permettre d’incarner pleinement l’être que vous êtes. Ce qui va vous offrir toutes les possibilités de votre liberté pleine et entière, vous ouvrir toutes les portes pour expérimenter de nouvelles choses chaque jour si vous le souhaitez.

Savoir sortir des sentiers battus pour accoucher de soi-même

Un exemple tout simple puisque notre époque est celle de l’apparence, du visuel : votre tenue vestimentaire, ou votre coiffure ! votre coupe de cheveux, etc. Qu’est ce qui vous empêche de vous présenter comme bon vous semble si ce n’est vous-même ? bien plus que les codes de la société, enfin si vous êtes maintenant quelqu’un qui a débusqué son lutin farceur… sinon oui, vous êtes toujours sous la coupe des codes de la société….

Or pour créer pleinement et ne plus copier, il faut d’abord passer par la case émancipation. Il faut quitter cette si longue adolescence (peu importe votre âge) pour entrer dans l’âge adulte, celui de la maturité créatrice. Il faut donner naissance à ce petit être au fond de vous pour que celui-ci vous donne enfin vie, vous fasse réellement vivre. Il vous faut accoucher de vous-même.

Seule la peur de cet inconnu que vous êtes vous maintient dans un conformisme bon teint, celui de monsieur et madame tout le monde, celui qui se tient dans l’ombre de sa vie.

Se donner les moyens de montrer ses couleurs pour accoucher de soi-même

Si je poursuis avec cet exemple de l’apparence, cela veut dire que tout est possible dans la limite que vous vous choisissez, c’est votre pleine liberté ! Cela veut dire que cette limite peut se situer à l’intérieur de certains codes de la société, histoire de ne pas vous retrouver exclus de celle-ci ! ou au contraire à l’extérieur des codes de cette même société ce qui vous place d’office ailleurs, c’est à dire que vous devez alors partir pour trouver un endroit plus conforme à vos critères. Vous choisissez donc de vous exclure, quitte à créer vous-même cet autre lieu qui sera lui, en conformité avec vos exigences ou votre nécessité….

… et c’est pour cela qu’il est important de se donner les possibilités d’apprendre. D’apprendre toute sa vie durant. D’apprendre, peu importe les désirs, les souhaits du moment, mais continuer d’apprendre toujours et encore pour réaliser au mieux cette œuvre d’art que représente toute vie humaine. Que devrait représenter toute vie humaine ? Oui, peut-être bien… Cette œuvre d’art qu’est VOTRE vie ! à vous, qui en êtes le maître d’œuvre, qui en êtes le créateur.

Oui, vous êtes votre propre œuvre d’art, et en cela cette appellation d’artistes est bien trop réductrice à mes yeux car nous sommes tous les artistes de nos vies.

Débusquez votre lutin intérieur et réalisez votre plus belle œuvre ! VOUS-MÊME.

Oser accoucher de soi-même…

Odile Jacquemet

https://folleautonomie.com/accoucher-de-soi-meme-oeuvre-dart/

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Accoucher de moi-même avant d’accoucher d’un enfant

Accoucher de moi-même avant d’accoucher d’un enfant

Découvrir qui je suis,

Accoucher de Moi,

Au delà des rôles que l’on m’a attribué,

Au delà des rôles que je me suis attribué.

Accoucher de Moi-même,

Lâcher les peurs,

Couper les cordons,

Reconnaître mon essence.

M’accompagner moi-même,

Apprendre à Me guérir,

Apprendre à Me chérir,

Apprendre à M’aimer.

Accoucher de moi-m’aime,

Me respecter, Me reconnaître,

Et ainsi pouvoir aimer,

Me sentir prête à accueillir un enfant.

Accoucher de moi-même,

Pour ne pas demander à l’enfant de le faire plus tard pour moi,

Pour ne pas lui faire porter ce fardeau du « j’existe à travers toi »,

Pour lui permettre d’être Libre, d’ÊTRE.

Accoucher de moi-même,

Pour permettre à l’enfant de vivre sa vie,

Pour permettre à l’enfant de faire ses choix,

On n’a jamais totalement fini d’accoucher de soi-même,

Je me découvre et me construit à chaque instant,

Je continue d’avancer et me reconnaître pas à pas,

Je cheminerai bien sûr aussi avec l’enfant.

Mais accoucher de moi-même avant d’accoucher d’un enfant,

C’est enlever les nœuds les plus puissants,

C’est dépoussiérer les schémas transgénérationnels les plus lourds,

C’est reconnaître l’essence du « Qui je Suis ».

Accoucher de moi-même avant d’accoucher d’un enfant,

C’est permettre que son incarnation soit un peu plus légère,

C’est permettre à l’enfant d’arriver avec ses bagages,

Mais pas les miens en plus à porter.

Accoucher de moi-même avant d’accoucher d’un enfant,

C’est lui proposer un espace qui lui permettra de vivre son propre chemin,

Ce n’est pas un sacrifice que je lui reprocherai un jour « j’ai tant fait pour toi »,

C’est un élan du cœur, un appel de l’âme, une évidence.

Cécile Cervantes

https://www.cecilecervantes.fr/so/2Lco6RNK#/main
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Voilà. Le carnet de bord est clos. Le voyage – ce voyage-là du moins- est pour moi terminé. …. Demain, comme tous les jours d’ici ou d’ailleurs, sur ce versant ou sur l’autre est désormais mon jour de naissance. (Derniers fragments d’un long voyage ) Christiane Singer  

4. Donner naissance à l’Autre en soi

Cinq conseils pour accoucher de Soi en soi ! 

Le temps est venu de se mettre au monde ! Le saviez-vous ? Y croyez-vous ? Êtes-vous prêt ?

Vous êtes venus au monde une première fois en arrivant sur cette terre.
Aujourd’hui, si vous le choisissez – parce que c’est un choix –  le temps est venu de vous mettre au monde spirituellement.

Vous mettre au monde spirituellement veut dire…

  • Vous souvenir que vous êtes plus que vous ne le croyez

  • Conscientiser et transformer ce qui vous éloigne de votre sagesse innée, de la paix, de la véritable joie d’être

  • Récupérer et faire descendre en vous L’Amour avec un grand A puisque vous y avez droit

  • Changer les habitudes, les croyances, les attentes qui vous éloignent de la vie à laquelle vous aspirez

Tout un programme n’est-ce pas ?

Pour faciliter votre accouchement, je vous propose ici 5 conseils qui m’on été et me sont encore fort utiles.

1. Je lève le rideau de l’illusion 
Tout d’abord, je vous suggère de regarder si en vous réside encore la croyance qu’un beau soir vous serez exaucé et touché d’un coup de baguette magique… Qu’aussitôt, vous serez libéré de vos blocages, de vos blessures, des tentations qui vous tirent vers le bas… Et qu’en bonus, vous recevrez le plan détaillé de votre existence… de ses “pourquoi” et de ses “comment”.

Pour ma part, je vous dirais que c’est probablement LA croyance la plus difficile que j’ai dû laisser aller. Secrètement, je me disais que je finirais bien par négocier avec l’Univers et quej’arriverais à mes fins sans devoir me transformer moi-même. Vous vous doutez bien que ça n’a pas marché ! Ce qui m’amène au deuxième conseil.

2. Je suis digne de renaître
Afin de toucher de l’intérieur à ce que les autres avaient l’air de savoir et de comprendre intuitivement pour vivre heureux, il me fallait d’abord et avant tout reconnaitre que je pouvais non seulement accéder au meilleur de moi de l’intérieur, mais que j’en étais digne. Pour ce faire, je devais
renaître à une perception de moi-même plus élevée que celle à laquelle je m’étais jusqu’alors identifié.

3. J’ai le choix et le droit de renaître
Le choix de me reconnaitre et de m’aimer telle que j’aurais voulu l’être me revenait donc complètement. Combien de fois, aies-je cherché à éviter, à contourner, à ralentir le chemin qui me mènerait de moi à Moi ? À chaque fois, je revenais toujours au même endroit:
devant un grand miroir face à moi-même. Allais-je m’aimer assez pour me donner le droit de renaître ? 

4. En renaissant à ma vie, je renais à la vie 
Aujourd’hui, je choisis de me souvenir qu’en moi se trouve exactement tout ce dont j’ai besoin pour renaître à ce que je suis de Plus Beau et de Plus Grand. Parce que la vie répond à ce que je pense, je comprends qu’elle répondra aussi aux changements que j’aurai initié de l’intérieur. Je me donne alors les moyens de me souvenir qu’
entre moi et Plus Grand que moi, se trouve mon âme en laquelle réside ma sagesse innée tout comme la forme d’Amour Inconditionnelle qui ne m’oublie jamais.

5. Je développe la foi 
Afin de relever le beau et grand défi de me redonner LA vie sans aucune garantie que le passage de l’accouchement et ses contractions en valent la peine, je choisis de développer la foi. Tel que le disait mon  mari ” Il semble qu’il y a de ces choses que je ne comprendrai jamais tant et aussi longtemps que je serai sur terre puisque je n’ai pas le portrait du Grand Tout. En attendant, 
je fais de ce que je vis une occasion de grandir en conscience, de guérir mes blessures d’amour profondes, de partager l’amour sans attente ni condition.”  Et je rajouterais, parce que j’en ai été témoin, que c’est ainsi qu’il se redonna la vie, jour après jour et qu’il ne regretta rien à son fil d’arrivée.

Pourquoi ferions-nous tout cela puisque généralement nous ne nous aimons pas suffisamment pour SE choisir ?

Au nom de l’Amour !

Au nom de l’Amour que vous portez à vos proches.

Au nom du lien d’Amour qui vous unit aux êtres chers qui sont décédés.

Au nom de l’énergie d’Amour qui a besoin de votre collaboration pour vous permettre d’accoucher de la paix, de la joie profonde, de votre lumière.

Souvenez-vous l’Amour a besoin de vous pour soutenir la transformation du meilleur en vous et autour de vous ! 

N’est-ce pas une bonne raison de donner vie à L’Amour en vous, d’en accoucher, de sorte que l’Amour voyage d’un coeur à l’autre jusqu’à ce qu’un GRAND coeur nous fassions ?

Peu importe votre choix tout comme le moment et la manière dont vous vous sentez appelé à renaître, il y a une chose que j’aimerais que vous reteniez: vous êtes digne de vous redonner la vie et en avançant un pas à la fois vers VOUS, vous contribuez assurément à faire de notre monde un monde meilleur !

 Line Asselin

https://lineasselin.com/conseils-accoucher-de-soi-en-soi/

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Il n’est pas abstrus de penser qu’il existe dans chaque vie
un trou vertigineux par lequel s’opère le passage à une dimension autre. Et peut-être la tentative d’échapper à cette aspiration, à cette chute vertigineuse par tous les moyens, toutes les stratégies, toutes les ruses est-elle l’origine même de nos pires souffrances.
Le refus acharné qu’oppose en nous le connu à l’inconnu, le familier à l’inexploré, oblige en somme le destin à user de violence envers nous.
Pour le foetus dans le ventre de sa mère, le fin du monde se nomme naissance. Et n’appelons-nous pas « papillon » l’anéantissement de la chenille ?
Toute vie est un drame cosmique qui ne finit, somme toute, pas si mal.
Oui …et quelle fut la nature de cette vérité que ma sortie d’enfer me révéla ?
Une sorte de miracle : j’ai soudain vu.
Ma vision factice et convenue des choses s’est fissurée. Et j’ai vu. Au début ces états ne faisaient que cligner : plus tard ils se sont quelques fois stabilisés un long temps dont je ne serais plus en mesure combien de temps il durait.
De peur de passer pour dément, je me suis gardé d’en parler à quiconque. Mais la vérité est à l’inverse :
je suis sorti du monde qu’hallucine mon époque pour rejoindre une réalité sans temps et sans lieu. Et cette réalité – mes yeux se brouillent de larmes en l’écrivant – est une prodigieuse coulée de lumière, un magma phosphorescent qu’irisent toutes les nuances du plus sombre au plus lumineux. Jamais je n’ai vue pareille coulée de magenta, pareille lie-de-prune virant à l’améthyste, pareil flux ininterrompu de mauves, d’indigos et de bleus…
Je l’ai vu comme je vois maintenant la fenêtre ouverte descendre le soir. J’ai vu que la matière n’était que lumière et vibration – et puis-je oser vous le dire ? – Amour, pur Amour, Amour incommensurable.

CHRISTIANE SINGER, Seul ce qui brûle

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Car le voilà, le secret des mondes que révèle Noël !
Même si l’homme doit mourir, la vie lui est donnée pour naître, pour naître et pour renaître… C’est la naissance qui lui est promise et non la mort.
Tous les chevaux du Roi, tous les tanks et tous les bombardiers de toutes les armées du monde ne sauraient, quand l’heure est venue, retenir les ténèbres ni entraver l’irrésistible montée de l’aube !
Il n’est plus que d’acquiescer pour qu’en toi le miracle s’accomplisse !

« A la première « naissance d’en bas » – à la première surgie hors du ventre des femmes – succédera un jour – en fin de pèlerinage, en fin de quête – et dans la même logique de l’Éros divin, la « naissance d’en haut ». « J’ai mis devant toi la vie et la mort, Choisis la vie et tu vivras ! » L’Invitation de dieu à Moïse ! Tautologie sublime qui savonne pour finir les marches de l’escalier et nous délivre de la  malédiction de la dualité !
« Choisis la vie et tu vivras. »
Que tu vives ou que tu meures, choisis la vie !  »
Heureuse naissance, oui, Joyeux Noël !


Christiane Singer-éditorial de Noël 2006 pour Figaro Madame.

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La jeune femme : « Mon frère vient de mourir… Qu’est-ce que la mort ?« 

Le frère Jean : « Dans la tradition orthodoxe, on ne parle pas de « mourir », mais de naître au Ciel. Le contraire de « mourir », ce n’est pas « vivre », c’est « naître ». L’être humain a tout le temps de son existence pour accoucher de sa vie ; et la mort est une naissance. Alors, votre frère n’est pas mort, il est né au ciel…« 

http://cigales-eloquentes.over-blog.com/article-la-castagne-60937178.html

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Ce qui fait naître le vivant, lui-même ne meurt jamais. Ce qui transforme toutes choses n’est lui-même sujet à aucun changement. Avant sa naissance, l’homme fait un avec le principe des transformations. La vie et la mort sont identiques, et à sa mort l’homme retourne à la source de toutes choses. Si l’homme savait ce qu’est le bonheur d’être non-né, il n’aurait pas peur de la mort. L’homme parfait s’appuie sur un support qu’on ne peut déraciner…

A. Kielce, Le sens du Tao, Quelques citations sur le Tao / Citation XXVI

Le vide et le plein retournent l’un à l’autre, l’être et le non-être naissent l’un de l’autre, le froid et le chaud se renversent l’un dans l’autre, le clair et l’obscur se suivent l’un l’autre. Quand le yin décroît, croît le yang, quand le yang décroît, croît le yin…C’est le tao du Ciel et de la Terre, le ressort des transformations.

A. Kielce, Le sens du Tao, Quelques citations sur le Tao / Citation XV

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«Désormais tout est changé. J’ai goûté – comme par mégarde – à la saveur d’être, et tout est changé.

Quelque chose, en moi, n’est pas né avec moi et ne mourra pas avec moi. Par cette certitude, tout est changé.

Il n’y a plus personne à qui reprocher quoi que ce soit – plus personne, non plus, à convaincre de quoi que ce soit…

A l’instant où cesse en moi toute représentation – toute idée « sur » les choses, les voilà qui apparaissent dans leur évidence impérieuse, leur vide lumineux

Christiane Singer, Histoire d’âme

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«  Tout est juste beau et terrifiant sur cette terre – et la naissance et la mort – le velouté et le râpeux – le miel et le fiel – la foi et la détresse. J’ai porté la couronne de l’amour et j’ai mordu la poussière. Il ne m’a pas été permis de faire un choix. J’ai dû tout prendre. Et tout était bien ici. Comment la clarté des étoiles nous serait-elle visible, si la nuit ne leur prêtait pas pour s’en détacher, son fond de ténèbres ? 
Entre la réalité et nous, Dieu a dressé des murs. ( J’en soupçonne pourquoi : nous faisons si peu cas de ce qui s’offre à nous, seuls l’obstacle et la quête ardue nous éveillent.)
Un cataclysme – l’amour, la mort, le désespoir – y ouvre soudain une fissure et voilà que se révèle à nous le paysage du dehors, l’univers qui nous entourait à notre insu. Ce que nous prenions jusqu’alors pour la réalité s’avère n’avoir été qu’une de ces cages de bois où les paysans ici prennent les loirs. Et les jugements que nous portions basculent dans l’ordre du dérisoire.
Le premier effet de la Révélation- l’œil collé à la fissure est l’abdication de tout jugement.
TOUT DÉPASSE NOTRE RAISON. TOUT.
»

Extrait du livre «  Une Passion, entre ciel et chair » de Christiane Singer

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JP 27.09.2019

TENDRESSE est notre Compagne pour le BURN-IN® du 20 septembre 2019

« On peut vivre sans richesse…
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas »
 
Chanson interprétée par Bourvil puis Marie Laforêt
Hello Toi,
TENDRESSE nous attend vendredi prochain pour célébrer le Vivant, quelle que soit la météo : « Tendresse n’est pas mollesse »
  • Tendresse avec toi-même
  • Tendresse avec l’autre
  • Tendresse avec l’Autre
Les moyens principaux d’expression créative ? Les pas en nuances, la peinture gestuelle et le landart
Le lieu choisi ? Au bas du ruisseau Gérignoz, vers Marsens, à 300 mètres de l’atelier de juin.

Viens-tu avec moi, découvrir plus intimement Tendresse ?
 
Si oui, merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits chauds, bons souliers, thé chaud et lampe frontale. 

Lieu et heure de rendez-vous : le vendredi 20 septembre 2019, à 19h00 au Centre de Cormanon, devant la Poste, à Villars-sur-Glâne ou à 19h20 devant la fromagerie de Marsens . 

Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

Chaleur eusement !

 

Josy
PS.  Nous respecterons la charte  https://burninfire.wordpress.com/charte/

 

 

 

 


BURN-IN® _ 20 septembre 2019_ Ange de la Tendresse

Textes inspirateurs

  1. Essais de définition

  2. Tendresse entre soi et l’univers

  3. Tendresse entre soi et soi

  4. Tendresse entre soi et les autres

    • Face à tout être humain

    • Face aux enfants

    • Face aux adolescents

    • Face aux adultes

    • Face aux personnes âgées

  1. Tendresse entre soi et l’Univers

  1. Essais de définition

TENDRESSE, :Qualité de ce/celui/celle qui est tendre.

https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/

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Etymologie de tendre : (latin / verbe) tendere, (grec) τείνω : qui se laisse étendre.

https://www.littre.org/definition/tendre

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Comment définir cette force paradoxale ?

… «La tendresse suppose deux sujets en présence. Elle n’est donc ni possession ou soumission — qui chosifient -, ni passion ou addiction — qui amputent et fusionnent des fractions de sujets»…. Toute la subtilité de la tendresse – expression d’un amour véritable- tient à la distance juste, très petite mais non nulle, qui sépare deux sujets libres en relation….

…« Mouvement non passionnel de l’amour » (qui) fournit un ciment affectif indispensable au lien social. Caractérisé pas sa stabilité, sa douceur et sa délicatesse, la tendresse jouerait trois fonctions essentielles :

  1. L’unificationdes dimensions physique, psychique et affective ;

  2. La sécurisation de sujet, notamment vis-à-vis de sa peur d’abandon et d’isolement ;

  3. La confirmation ( réciproque ) du sentiment d’exister.; présence

Patrice van Eersel dans l’oeuvre collective « le grand livre de la tendresse »

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La tendresse n’est pas le feu de la passion ou du sacrifice, ni l’appétit terrien et propriétarise de la possession, elle me semble plutôt en rapport, en harmonie ai-je envie de dire, avec l’élément air, éventuellement avec l’élément liquide, ces éléments qui occupent l’espace qui sépare et unit les corps humains.

Elle n’est pas là pour combler un manque dans une complétude sans doute illusoire, mais pour expérimenter- et apprivoiser- un vide. Dans le manque…l’être humain se désole de son défaut à l’intégrité, à la totalité. Or le vide concerne moins la totalité que la plénitude. C’est l’ouverture à tous les possibles, c’est au fond de nous ce qui nous constitue et ce qui organise notre relation au monde. Le vide est ex-istence, présence au-delà de soi.

Jean- Pierre Klein, Le creux de la paume et l’amour en infrarouge, publié dans « Le Grand Livre de la tendresse »

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La tendresse ne se demande pas. Elle s’offre sans conditions. Et pour mieux s’offrir, elle s’autorise – j’aime beaucoup ce mot quand il signifie se rendre auteur, c’est-à-dire créateur. La tendresse se reçoit ainsi dans un même mouvement continu entre donner et recevoir. Elle est un élan du coeur, une caresse de l’âme, une vibration sensible avec le meilleur de nous qui s’accorde au meilleur de l’autre…

La tendresse est gratuite. Elle ne suppose pas d’obligation de réciprocité, elle ne s’inscrit ni dans un troc relationnel ni dans un rendu.

Jacques Salomé, dans l’oeuvre collective « le Grand Livre de la Tendresse »

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La tendresse, c’est cette capacité de vivre,

non pas dans le regret du passé

ou l’anticipation du futur,

maisdans le moment présent.

Et Dieu qu’ils sont beaux ces moments

outout est entre les mots, les non dits

les pauses, les silences, les regards

qui parfois se croisent, et les yeux se baissent

par pudeur, oui la pudeur est aussi dans ce sentiment

et les mots sont dits avec douceur

Ô qu’ils sont beaux  ! c’est un infini bien être

Rosie Dauve

http://www.rosiedauve.com/2015/10/petit-essai-sur-la-tendresse.html

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La tendresse est le principe originel de l’homme.

Jean-Pierre Relier, La tendresse originelle, dans l’oeuvre collective «  Le Grand Livre de la Tendresse »

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  1. Tendresse entre soi et l’univers

Tendresse d’être

La tendresse est la seule preuve que nous puissions donner de l’existence des autres et même des choses. La tendresse la plus simple c’est comme intervenir pour arracher l’autre au bord du néant… Elle ne juge pas, elle n’argumente pas : elle laisse être…. La tendresse a même un certain rapport à la connaissance, un rapport d’ignorance sue et reconnaissante : savoir que telle ou telle chose ou personne existe et que je n’en sais rien.

Olivier ABEL, La tendresse d’être

http://grannyofftheroad.blogspot.com/2014/02/eloge-de-la-tendresse.html?m=1

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La tendresse culinaire

« Quand tu grilles une viande, fais-là chanter et non hurler ! »

Dany Rappo, mon beau-frère

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La Tendresse du monde

(L’art d’être vulnérable)

Être prêt à assumer que le monde est tendre, c’est-à-dire fragile et donc nécessairement poignant.Si nous acceptons la vulnérabilité de notre être et la tendresse du monde, c’est que nous avons quitté la prison du « moi, moi-même et encore moi » la recherche du confort et de la sécurité à tout prixque Franz Kafka décrit comme l‘ enfermement dans un terrier.

Fabrice Midal

https://www.inrees.com/Livres/La-Tendresse-du-monde-L-art-d-etre-vulnerable/

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La tendresse à la limite

Et si nous manquions, par-dessus tout, de tendresse ? …

Jene peux pas m’ouvrir à qui ou quoi que ce soit– vous, cet enfant, un arbre, la situation d’un moment – s’il n’y a pas la tendressequi fait que je sois à même d’entrer en rapport pour de bon avec ce qui est. C’est elle qui me permet d’écouter, de respecter, de ménager un espace pour accueillir ce que je rencontre.

. Contrairement à ce que l’on pourrait penser la tendresse ne s’oppose pas d’abord à la violence, mais à la brutalité du manque de rapport – qui signe notre temps. La tonalité de fond de notre époque n’est, en effet, pas tant l’affrontement, qu’une singulière indifférencequi est aussi aveuglement. …

Fabrice Midal, dans Etudes 2013/10  et un entretien avec Paul-François Paoli

https://www.cairn.info/revue-etudes-2013-10-page-373.htm#pa63

  1. Tendresse entre soi et soi

Aller vers cet amour bienveillant pour nous-mêmes, si fondamental, semble parfois difficile. Notre auto-tendresse, naturelle, douce et inconditionnelle, peine à se déployer.Trop souvent, un « défaut », une « critique », une « culpabilité » viennent gâcher la fête. Un juge intérieursemble passer au peigne fin nos comportements, nos paroles et nos intentions. « Tu es bête, nul. Pour qui tu te prends ? » sont des injonctions semi-conscientes courantes dans notre paysage intime.

Olivier Chambon, Miriam Gablier, Le bonheur est dans le corps : manuel pratique de psychologie positive corporelle

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PETITE ÉLOGE DE LA TENDRESSE

IL Y A DEUX MANIÈRES DE S’AIMER

A TRAVERS CE QU’ON FAIT,ce qu’on accomplit, ce qu’on réussit… ou pas !…NOUS NOUS FAISONS ALORS ET INÉVITABLEMENT VIVRE DES MONTAGNES RUSSES D’ÉMOTIONS, et passons sans arrêt de « YOUPI, TROP FORT.E, LA VIE EST BELLE, J’AI RÉUSSI ! » à « TOUT VA MAL, LA

VIE EST DURE, J’SUIS TROP NUL.LE, J’Y ARRIVERAI JAMAIS !! »…

Et nous compensons toujours plus vaillamment en nous disant que nous serons heureux après… avoir travaillé plus, avoir été plus, avoir dépassé nos et toutes les limites. Autant dire après avoir accompli l’impossible !

– Et puis IL Y A LA MANIÈRE DOUCE DE S’ESTIMER.

Mais c’est quoi être doux ? Ben c’est l’inverse d’être indifférent ! C’est s’écouter, écouter ses limites, ses besoins. C’est leur faire de la place et leur faire du bien. C’est se détendre, prendre soin de ses émotions, se dire que c’est ça qui est normal, physique, psychique, qu’on a le droit ! Comme il y a des saisons, c’est toucher qu’on est juste vivant et que c’est pour ça qu’on a besoin de temps, de cycles, de régénération pour grandir, rêver, trouver de plus belles, singulières ou heureuses solutions.

C’EST REMETTRE DE LA TENDRESSE DANS NOS YEUX POUR NOUS-MÊMES, COMME POUR CEUX QU’ON ADORE, QU’ON DÉVORE, QU’ON COMPREND. BREF, QU’ON AIME !

Et assez sensuellement le chemin se transforme en voyage. S’estimer pour de vrai, c’est à dire sans pression, résultat, déception, sans montagne de jugements ou comparaisons, ni danger d’y rester, c’est commencer à se demander par quel type de moteur, GRÂCE À QUELLE ÉNERGIE JE VEUX VIVRE, AVANCER.

Est-ce que je veux rouler au stress, aux injonctions extérieures ou intimes mais diverses, ou À L’ÉCOUTE, L’EMPATHIE, CETTE CONFIANCE EN MOI, MA TENDRESSE ?

Vera Seret

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2043721959008588&id=1981642148549903

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Fonce dans le tas! On va pas se laisser abattre pour si peu non plus…

Dans les petits creux un peu trop profonds, je sors mon arme lourde: Eckart Tolle….J’y ajoute selon l’humeur de l’auto-dérision (“mais oui Laura, c’est super malin de t’énerver contre toi-même parce que tu t’énerves contre l’univers parce qu’il n’y a plus de raisin quand t’arrives en retard à la cantine, ça va sûrement faire réapparaître les raisins…”) et/ou de l’auto-tendresse (“c’est pas grave de craquer un peu ma chérie, c’est déjà super que tu sois là, allez, (mange un cookie) fais-toi un câlin va!”)

Laura Pynson, Prof de yoga, lors d’un stage intensif de formation
https://ouestlaura.wordpress.com/2015/02/14/teacher-training-suite-et-fin-tout-va-bien/

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Mais comment développer plus d’auto-compassion? 

  1. Soyez bienveillant envers vous 

Visualisez votre meilleur ami. Que lui diriez-vous s’il vivait quelque chose de difficile. Certainement pas: « C’est de ta faute! Tu es nul!… » Probablement plutôt: « Je comprends! C’est difficile! Tu peux compter sur moi! » Vous pouvez être bienveillant envers vous de cette façon.

  1. Accueillez votre humanité commune 

Très souvent, l’autocritique produit en un profond sentiment d’isolement… Ce faisant nous oublions que nous sommes TOUS imparfaitset que nous souffrons TOUS et ainsi que nous sommes TOUS connecté par notre humanité commune. …Vous êtes une partie intégrante de cette tribu humaine imparfaite, blessée et en même temps merveilleuse et courageuse.

  1. Soyez pleinement conscient 

La pleine conscience consiste à observer notre douleur et simplement être avec, avec bienveillance et compassion.

Christiane Quoibion, citant Kristin Neff


https://www.mindspacewellbeing.com/fr/etes-vous-trop-critique-envers-vous-meme-essayez-lauto-compassion/

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Sommes-nous réellement notre meilleur ami… ?

La bienveillance envers soi est une des formes de la compassion…Quand je m’entaille le doigt, ma réaction première est de chercher un pansement. Nous n’avons pas besoin d’apprendre ça. Nous le savons déjà .

La compassion se manifeste également lorsque nous adoptons cette même attitude envers notre propre souffrance. Nous nous ouvrons à elle et nous prenons soin de nous comme si nous nous occupions d’un enfant ou d’un ami qui viendrait vers nous avec un problème.

Barbara Märtens

https://www.formation-karuna.com/auto-compassion/

  1. Tendresse entre soi et les autres

    • Face à tout être humain

Tendresse et les âges de la vie

Sans tendresse, le petit mammifère, surtout humain ne peut s’édifier. Mais l’exigence ne s’arrête pas là. Sans tendresse, l’adolescentne peut s’émanciper ; ni l’adulte former un couple : ni le vieillard mûrir. Sans tendresse, les amantsne s’aiment pas réellement et les mourantslaissent derrière eux d’irrémédiables regrets. Sans tendresse, à terme, aucun lien social ne serait possible et nous n’existerions tout simplement pas.

Patrice van Eersel, dans l’oeuvre collective « Le grand Livre de la tendresse »

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Le véritable courage est le produit de la tendresse. Il survient lorsque nous laissons le monde effleurer notre cœur, notre cœur si beau et si nu. Nous sommes disposés à nous ouvrir, sans résistance ni timidité, et à faire face au monde. Nous sommes disposés à partager de cœur avec les autres.

Chögyam Trungpa, Shambhala, La voie sacrée du guerrier

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tendresse

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Tendresse d’un SS ?

Au cours du procès Barbie, j’ai été profondément touché par un témoignage. Celui d’une femme qui avait été emmenée par le dernier train de Lyon pour Auschwitz. A son arrivée, sa file de nouveaux arrivants avait croisé une autre file de prisonniers qui allait, elle le sut plus tard, vers les chambres à gaz et les crématoires. Parmi ces prisonniers elle reconnut son père. Parlant allemand, elle manifesta son désir de s’approcher de lui. « Vous connaissez cet homme ? » lui demanda l’officier SS. « Oui, c’est mon père » ». « Vous pouvez aller vers lui ».

Elle s’élança pour embrasser son père puis revint dans sa file.A ce moment là, l’officier SS sortit son révolver et abattit le père.

Je m’interroge sur ce geste. Je m’interroge sur le sens de cet acte. Cet officier SS savait, lui, vers quelles horribles souffrances allait cet homme, vers les chambres à gaz, vers la violence la plus épouvantable, vers l’effroi et le désespoir sans appel. En tuant cet homme est-ce qu’il manifestait à sa façon…de la tendresse…dans son système de référence à lui ! Dans sa compassion à lui !

Jacques Salomé, Apprivoiser la Tendresse, page 7

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Tendresse et violence

.. (La tendresse) est éphémère; elle surgit d’une rencontre, d’un je-tu où nul n’est exclu. Elle n’est cependant pas positive en soi. Ni ne peut être permanente. Si elle l’était, elle deviendrait envahissement; si on l’exige avec insistance, elle se fait intrusion, se transforme en harcèlement. J’ai d’ailleurs de la peine à lire les « petites annonces », où l’on réclame de la tendresse comme un dû, entre loisirs et entente.Ce qui jaillit comme tendresse a comme toile de fonds d’inévitables affrontements. Deux solitudes, deux différences qui se heurtent et se conjuguent une fraction de seconde. Elle révèle la qualité d’un échange, ne peut donc pas être exigée, elle advient à partir de deux. Elle n’est pas un devoir, ne se commande pas, elle naît au creux de toi avec moi.

Mireille Cifali

https://mireillecifali.ch/Textes_non_publies_files/tendresse.pdf

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La Tendresse, Chanson française écrite par Noël Roux, composée par Hubert Giraud, interprétée par Bourvil en 1963, puis reprise par Marie Laforêt, en 1964

Paroles

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup


Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas


On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l’histoire
Et s’en trouver bien


Mais vivre sans tendresse
Il n’en est pas question
Non, non, non, non
Il n’en est pas question


Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment…


Le travail est nécessaire
Mais s’il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien… on s’y fait


Mais vivre sans tendresse
Le temps vous parait long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long


Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l’amour fait des prouesses
Pour nous éblouir


Oui mais sans La tendresse
L’amour ne serait rien
Non, non, non, non
L’amour ne serait rien


Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n’est plus qu’un pauvre diable
Broyé et déçu


Alors sans La tendresse
D’un coeur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n’irait pas plus loin


Un enfant vous embrasse
Parce qu’on le rend heureux
Tous nos chagrins s’effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu…
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos coeurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l’amour
Règne l’amour
Jusqu’à la fin des jours

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Tendresse_(chanson)

    • Face aux enfants

L’HAPTONOMIE …

Et bien voici que la main approchante va pouvoir se transformer en une grande oreilleet écouter à son tour l’invitation du bébé, dans une motricité non plus réflexe et autocentrée, les fameux petits coups que tout le monde sent, mais dans une motricité globale et sensée, orientée, ancêtre de la marche et de la parole, peut-être…

Cette écoute réciproque, cet accordage affectif prénatal humanise la gestation et la naissance, développant une intelligence dite primitive, une intelligence de vie ensemble de l’enfant et de ses parents. Car le tact qui se développe autour du bébé va se développer aussi entre le père et la mère, au-delà de leur corps à corps d’amants, dans une rencontre sensuelle et

chaste, attentive et ouverte à l’autre : la tendresse.,,,

Bien que mammifère supérieur, nous naissons prématurément, et sommesincapables de faire ce que tous les petits mammifères sont capables de faire à peine nés: se mettre sur ses pattes et aller se faire lécher par sa mère encore sur le flanc, et trouver naturellement ses mamelles. Et pis encore, ce qui nous différencie de l’animal : la parole, restera longtemps absente.

Cette prématurité fait de nous des proies faciles, et nous rend terriblement dépendants de la présence bienveillante de ceux qui entourent notre mère au moment de notre naissance, notre vie en dépend.

« L’ACCORD AFFECTIF PRENATAL … …POUR UN NAITRE HUMAIN. »

Hélène SALLEZ

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Donner de la tendresse à l’enfant lui donne le goût de vivre

Passer avec l’enfant des moments privilégiés, des moments d’affectiond’intimité lui donne le goût de vivre.Quand les parents donnent douceur et affection à leur enfant, il puise dans ce trésor, dans cette nourriture affective indispensable pour se construire et développer ses propres capacités d’affection. Dans ces moments d’intimité, d’affection, l’enfant se sent bien, apaisé, sa parole est libre, il peut exprimer ses doutes, ses inquiétudes, ses joies. Et le souvenir de ces instants de bonheur et de douceur partagés avec ses parents s’imprimera profondément en lui, l’accompagnera tout au long de sa vie et le soutiendra dans ses moments difficiles.

Catherine Gueguen – Pour une enfance heureuse

https://apprendreaeduquer.fr/donner-tendresse-enfant-donne-gout-vivre/

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S’accorder un moment de tendresse, de douceur avec l’enfantpeut être merveilleux pour les parents. Ils se donnent alors à eux-mêmes un temps d’intimité, de complicité affectueuse et sereine le soir, temps qu’ils n’ont pas toujours pu vivre enfants, sans se sentir coupables d’éprouver ce besoin. L’enfant nous montre souvent où est l’essentiel, ce qui fait du bien et nourrit notre équilibre affectif.

Catherine Gueguen, Vivre heureux avec son enfant

https://papapositive.fr/vivre-moment-de-tendresse-enfant/

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    • Face aux adolescents

L’avenir est à la tendresse

Combien de fois ai-je entendu des jeunes me dire : «  Maman c’est des fringues ! Papa c’est un téléphone. Ils ont un écriteau sur la poitrine, avec écrit «  Complet » » . Les adolescents auraient tellement tellement tellement soif d’être aimés de cet amour de tendresse qui les accepterait comme ils sont et qui les aiderait à devenir davantage.

Stan Rougier, dans l’oeuvre collective «  le Grand Livre de la Tendresse »

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MAGIE DE L’ADOLESCENCE ! TOUT CHANGE, TOUT BOUGE… RESTE LA TENDRESSE.


« Un matin, c’est un « étranger » qui apparaît dans la maison. Qui est-il, celui-là, que je ne (re)connais pas ? Mon enfant, si proche de moi hier encore… aujourd’hui semble me nier. Je ne comprends pas son langage, je ne comprends pas ses nouvelles demandes. Je suis confronté à ses exigences et aux miennes, déstabilisé dans mes valeurs et mon histoire personnelle. Je m’inquiète, m’interroge, me sent souvent démuni. »

Et si tout était question de lien, de filiation, de cadre et de distance surtout ? Trouver la bonne distance ; ni trop près, ni trop loin.Se positionner en tant que parent pour permettre à notre enfant-adulte de se positionner. Une alchimie de règles, de respect, de communication et… de tendresse. Pour ne pas vivre en « étrangers ».

Sabine VAN TRIMPONT, descriptif de sa Conférence

http://www.ufapec.be/agenda/28042016-ados-tournai.html

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    • Face aux adultes

Il y a la tendresse d’esprit,
Qui fait que je me sens complice,
Participant privilégié des randonnées de la tête et
Convive à la table des idées.

Il y a la tendresse du faire,
Qui transforme chacun de mes actes journaliers
En poèmes pour toi, en enfants de toi,
Celle qui du quotidien banalisé, trace des chemins vers toi.

Il y a la tendresse des sons,
Qui me permet de me lover dans la musique de tes gammes,
Quand tu me chantes ou tu me mozartes,
Quand pleure pour moi ton violoncelle
Ou quand simplement tu me parles.

Il y a la tendresse des mots,
Quand en orfèvre studieux je les cisèle avec amour
Pour te les offrir au détour des clairières de mes poèmes.

Il y a la tendresse du rire,
Qui ensemence ton visage,
Qui nait comme jaillissement d’eau fraîche aux berges de tes yeux,
Qui papillonne sous tes paupières
Et vient me butiner l’oreille.

Il y a la tendresse de peau,
Celle qui m’apprivoise les doigts,
Qui souffle à mes lèvres frémissantes la brise légère d’un « attends ! »,
Celle qui fait résonner l’airain de mes cuirasses anciennes
Comme les ailes d’une libellule,
Celle qui te reçoit graine
Et qui fait germer dans mes flancs le désir brûlant du plaisir.

Il ya a enfin la tendresse du coeur,
Qui contient toutes les précédentes,
Qui se nourrit de l’une ou l’autre,
Qui me permet de faire de toi mon Noël quotidien
Et m’encourage ce soir à te couvrir de mes Je t’aime !

Jean BALLAMAN
Cité dans « Apprivoiser la Tendresse » de Jacques Salomé

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La tendresse, ce n’est pas masculin
La tendresse, voyez-vous, chère amie, c’est un peu comme l’amant idéal, tout le monde en parle mais personne ne le connaît vraiment! La tendresse, cela ressemble à ce que j’éprouve quand je suis exigeant envers vous, exigeant et non « un peu dur » comme vous l’avez écrit injustement.
La tendresse c’est ce dont on a envie quand on est une fille, et c’est ce que l’on répugne à donner quand on est un garçon, un vrai, un dur, un tatoué!
La tendresse ce n’est pas masculin, ce n’est pas assez viril,c’est faible, c’est fragile, ça sent la fleur d’oranger et c’est emballé dans de la dentelle.
La tendresse est un sentiment désuet qui ne peut convenir à un monde moderne.

menestrel75

http://welovewords.com/documents/et-la-tendresse-bordel-1

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Puissants et tendres

L’éveil à sa féminité c’est l’éveil à son auto-tendresse, à son auto-compassion. Et lorsque les femmes dans les liens qu’elles ont avec elles-mêmes et les unes avec les autres, mettent en place cette puissance de la tendresse, ça nous permet à nous les hommes de pouvoir nous éveiller à notre tendresse puissante. On se rencontre à un endroit où nous sommes à la fois puissants et vulnérables, à la fois dans quelque chose qui nous élève, qui nous éveille et en même temps qui nous transforme. Je dirai presque que le pari de ce début du 21ème siècle, c’est de nous rencontrer hommes et femmes à l’endroit où nous sommes à la fois puissants et tendres.

Alain Héril

https://eveildufeminin.com/leveil-du-feminin-par-alain-heril/

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La tendresse ne naît pas, elle engendre

Tout d’abord dire queje me sens un homme tendre, c’est-à-dire plein de tendresse possible, d’abandon à vivre.Et en même temps un homme de violence, de refus, de blocages possibles, un homme parfois ouvert et parfois interdit de tendresse.

…Je crois que la tendresse surgit après la peur, après les préjugés, après les a priori. La tendresse c’est la sève de la relation, c’est ce qui fait que deux êtres vivants s’approchent, se rencontrent et qu’ils peuvent peut-être se découvrir et se reconnaître sans se menacer. La notion de tendresse contient l’idée, l’avant-goût d’une croissance mutuelle possible.C’est par la tendresse de l’autre que je peux grandir – être – me développer en sécurité 

La tendresse a besoin pour naître de l’immobile et du silence. C’est l’anti-vitesse….

Souvent, dans ma propre existence, j’ai commencé par relier la tendresse au contact physique, dans le geste reçu et donné dans la rencontre des corps mais je sais bien aujourd’hui que la tendresse n’est pas seulement physique. Elle est sensation, émotion imprévisible, regard étonné, mouvement secret et fugace, reliés à l’ensemble des sens. Il y a du ruissellement dans la tendresse, de l’eau, quelque chose de très ancien, de plus loin que la naissance, qui nous renvoie certainement à une vie première baignée dans la « tendresse liquide ».….

La tendresse c’est aussi la musique, la chaleur et les tonalités de notre voix. Nous n’accordons pas  assez d’importance à la musique de la voix…

La tendresse est donc quelque chose ni coupant, ni froid, ni menaçant, de l’ordre du chaud, de l’ouvert, de l’orange, du souple. Oui, du soyeux, du bienveillant et du riant.

.La tendresse fait feu de tout bois pour se dire et s’entendre.

Souvent, j’en viens à sentir, par exemple, dans une relation amoureuse où circule beaucoup de tendresse, que c’est la peau qui caresse la main et pas nécessairement la main qui caresse la peau. Je ressens tout au fond de moi cette croyance que la tendresse doit être accompagnée, agrandie, amplifiée par l’autre.La tendresse c’est une qualité de douceur et de confiance qui circule entre deux personnes qui se reçoivent mutuellement. C’est l’anti-menace, c’est un entier qui accueille un entier….

Jacques Salomé : A propos de la tendresse

https://www.revue3emillenaire.com/blog/a-propos-de-la-tendresse-par-jacques-salome/

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Sexo : éloge de la tendresse… même au lit !

On prétend souvent que tendresse ne fait pas bon ménage avec le désir sexuel. Trop proche du registre maternel, elle inhiberait la pulsion quasi animale nécessaire à une relation sexuelle réussie. C’est la fameuse opposition entre « la maman et la putain » chère à Freud ! Et si on se trompait ? Cette forme de douceur pourrait bien, au contraire, booster notre libido,et cela encore plus à mesure que les années passent . « À condition évidemment de l’utiliser à bon escient, de ne pas la transformer en substitut ou en pis-aller de sexualité» insiste Nathalie Giraud-Desforges, sexothérapeute et organisatrice d’ateliers de Tantra Tendresse.

Inès Galland

https://www.femmeactuelle.fr/amour/sexo/sexo-eloge-de-tendresse-meme-lit-23565

    • Face aux personnes âgées

Toucher affectif et estime de soi des personnes âgées

La diminution de l’estime de soi, la peur de la mort, l’anxiété, l’altération de l’image corporelle, le sentiment d’isolement, la dépendance, le sentiment d’être rejeté, la dépersonnalisation et la régression sont tous des facteurs qui contribuent à augmenterle besoin d’être touché de la personne âgée.

Andréa Boudreault et Antoine-Lutumba Ntetu, Recherche en soins infirmiers

https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2006-3-page-52.htm

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Au Coeur des soins palliatifs

La tendresse à la fin de la vie se trame à travers toutes sortes d’ambiguïtés.Je dirais même : si cette tendresse existe, c’est parce qu’il y a violence. Tendresse et violence ne peuvent exister l’une sans l’autre, comme le soleil vit avec la lune et l’ombre avec la lumière

Être en soins palliatifs, c’est entrer dans l’écoute de celui qui va mourir, qui vous dit les choses avec ses yeux, son corps, son odeur de peau. Tout cela c’est de la vie, et je l’ai appris au contact des patients….La tendresse fait que l’on sent cet éclatement de l’Etremais qu’on peut arriver à le réduire, jusqu’à faire de l’accompagnement à la mort un mouvement vers la vie

Michèle Salamagne,, publié dans l’oeuvre collective « Le Grand Livre de la Tendresse »

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L’accompagnant et la tendresse

Monsieur Raymond :

-Je dis que la beauté est partout dès lors qu’il y a de l’amour dans ton regard. Ce qui compte et dépasse tout, ce n’est pas que ce sein-là soit mutilé, mais qu’il y ait de l’amour en toi pour cette femme. Alors il n’y a plus de sein mutilé….

– Excuse moi de te dire cela petit, mais si elle t’a parlé comme cela, c’est qu’elle avait capté dans ton regard tes limites d’amour. Et comme c’étaient les mêmes que les siennes, elle n’a vu que sa mutilation dans ton regard….

J’ai peur de comprendre…

– Si elle avait vu dans ton regard sur elle un vrai regard d’amour, elle ne se serait pas enfermée dans sa prison…

Lentement, Monsieur Raymond tente de remonter un de ses bras. Il bouge sa main. J’ai compris. Je mets une main dans la sienne. Je lui donne ma main. c’est un geste ultime, définitif. Les amoureux se donnent la mains aussi. L’enfant, on lui donne la main pour traverser la route. Depuis toujours, l’homme a donné sa main ou pris une main pour affronter le danger.

Ce n’est pas le moment de se lâcher la main….Il serre ma main encore plus fort, plus fort encore, je ne respire plus, je sens que c’est maintenant, c’est comme un accident au ralenti. C’est infiniment long, mais on ne peut plus rien arrêter. Son corps se crispe, mon visage touche le sien, une dernière communion, j’ai enfin des gestes de mère pour lui

C’est fini…

Jean-Yves Revault, L’accompagnant (Ultimes messages de vie), p. 85 et 120

  1. Tendresse entre soi et l’Univers

Nous sommes notre propre instrument de tendresse

On pourrait penser que la tendresse est réservée à la sphère intime : peut-on être tendre en public ? Je pense que oui, si l’on comprend que c’est la nature du Bouddha ! Car il s’agit d’une attitude générale :même quand je monte dans ma voiture pour rejoindre le trafic,je peux me mettre dans une «  sensation tendre » – celle de faire partie du monde – et dans le désir de résonner harmonieusement avec les autres. Je prends alors les choses de façon très différente et ça se sent tout de suite…Et du coup, tout se passe bien, et même les policiers vous sourient ! La tendresse va avec le jeu et l’humour, bien sûr !

Juliette Binoche, dans l’oeuvre collective « Le Grand Livre de la Tendresse »

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Ce que dit la Bible sur…La Tendresse

Page 17 La faute originelle n’y change rien. Il faut simplement un peu d’ajustement pour rester à la hauteur d’homme justement. Mais précisément, la tendresse est souplesse, elle a cette ductilité. Elle est le contraire de la rigidité. Dieu, qui est fondamentalement tendre quoi qu’on dise, n’est donc jamais psychorigide. Ce qui vient déranger ses plans ne le crispe pas !.

…La tendresse est connectée à l’espérance, et Dieu n’en manque pas. Si l’homme peine à croire en Dieu, Dieu croit en l’homme !

Page 33 Une certaine violence peut être à l’oeuvre dans la vraie tendresse, qui n’est jamais naïve ni mièvre. Tendresse n’est pas mollesse !

Page 41 Il y a dans toute tendresse un peu d’indulgence, jamais complaisante ni faible, juste capable d’assouplir l’exigence, d’ourler la vérité d’un peu de douce patience et de confiance. Un petit abaissement jusqu’à l’autre, un ajustement à ses limites, une prise en compte de ses difficultés, un consentement à ses erreurs. La tendresse est toujours donnée sur fond d’acquiescement profond à l’autre, elle procède d’une bénédiction fondamentale, d’un « oui » donné sans conditions ni reprise….Le dessin de la tendresse, c’est la courbe, la souplesse de la courbe, bien plus que la raideur de la ligne droite.

Page 49 Le « murmure d’une brise légère », « Le bruit d’un fin silence »…La tendresse n’est jamais lourde, pesante, insistante, elle garde une certaine légèreté, presque aérienne.Elle suggère, elle n’appuie pas, ne pèse guère. Elle insuffle, sans jamais écraser.

Page 51 ..Cet homme-là (Moïse) avait assez de fraîcheur et d’attention pour l’extraordinaire caché sue le bas côté de son chemin très ordinaire. Parce qu’il ne s’attendait pas forcément à un Dieufracassant et lointain,il est en mesure de rencontrer un Dieu proche mais brûlant.

Page 62 La tendresse requiert de la proximité.…. La tendresse «  désincarnée », ça n’existe pas.

Page 71 Un regard bouleversant, qui envisage vraiment, au sens où il revêt chacun de son vrai visage. Un regard qui a foi dans l’homme. Les vrais regards de tendresse sont toujours ceux qui nous espèrent.

Page 72 La tendresse ne découpe pas, elle prend en entier tout l’être, et selon le bien, son seul angle d’attaque !

Page 73 La tendresse sait fermer les yeux, ou parfois les baisser.

Page 97 Toute vraie tendresse est en effet extrême, infinie.Sa mesure est de n’en pas avoir : « La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure » dit saint Augustin.

Page 100 Dans la tendresse, il y a toujours de la vulnérabilité. Une vulnérabilité qui n’est pas subie, mais choisie, par amour. Il n’y a jamais de tendresse blindée, il n’y a qu’une seule vraie tendresse, et elle est toujours livrée, exposée, vulnérable…La tendresse est toujours une opération à coeur ouvert

Page 104 La tendresse n’a rien de minéral, de dur, de sec. Elle a plutôt à voir avec ce qui coule, ce qui se verse et finalement déborde….

Patrick Laudet, « Ce que dit la Bible sur…La Tendresse »

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Chaque acte de tendresse envers son prochain est une célébration de l’Amour de Dieu. Camille de Montgolfier

https://fr.aleteia.org/2018/01/18/petit-eloge-de-la-tendresse/

JP 30 juin 2019

BURN-IN® du 7 juin 2019 : SOUTIEN sous toutes ses formes pour célébrer la Vie

Hello Toi,
C’est au bord du sympathique ruisseau Gérigno que nous célébrerons la Vie avec l’ange du SOUTIEN. (Merci, Cat de m’avoir fait découvrir ce bel endroit)
(Photos du 26 mai 2019 )
Voici les points forts du programme concocté à partir des 3 moyens d’expression qui s’étaient présentés : « Parole en je, Rire sans raison et Percussion buccale » :
Echauffement en fanfare, puis
  • Dans l’Ouverture : Soutien des autres et par les autres (témoignages et prestations de percussionnistes )
  • Dans l’Emerveillement : Soutien de soi-même (en éclats de rire contagieux)
  • Dans la Gratitude : Soutien de l’Univers ( témoignages et intériorisation soutenue )
Pont sur le futur pour mieux SOUTENIR…
Si ce menu t’est alléchant, alors viens-donc me SOUTENIR pour que nous nous « déjantions » mutuellement !
Nous respecterons la charte https://burninfire.wordpress.com/charte/
Merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits chauds, bons souliers, thé chaud et lampe frontale. 

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 7 juin 2019, à 19h00 au Centre de Cormanon, devant la Poste, à Villars-sur-Glâne ou à 19h20 devant la fromagerie de Marsens . 

Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

Chaleur eusement !

 

Josy

 

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BURN-IN® du 7.06.2019 : Ange du SOUTIEN / Textes inspirateurs

  1. Etymologie et définition

  2. Se soutenir soi-même, trouver sa force à soi

  3. Soutien des proches, oui mais jusqu’où ?

  4. Soutien psy, oui mais jusqu’où ?

  5. Soutien spirituel des anges gardiens et de Plus Vaste

  6. S’approcher de la Force en soi

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  1. Etymologie et définition

Soutenir / Etymologie : du latin sustinere ; de subtus, sous, et tenere, tenir

https://dicocitations.lemonde.fr/definition_littre/27522/Soutenir.php?id_variante=90614

Soutien

  • Ce qui soutient quelque chose : Cette colonne est le soutien de la voûte.

  • Action de soutenir quelqu’un, de lui apporter appui, protection, secours : Nous vous apporterons notre soutien.

  • Action de soutenir quelque chose, d’empêcher son niveau de baisser : Des mesures de soutien à l’économie.

  • Personne, groupequi soutient un groupe,quelqu’un : C’est un des plus sûrs soutiens du gouvernement.

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/soutien/73982

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  1. Se soutenir soi-même, trouver sa force à soi

Trouver sa force à soi

.

Aujourd’hui, on ne compte plus les témoignages de « survivants », revenus des grands fléaux sociaux que sont la maltraitance, l’alcoolisme ou la violence.….

Pour son livre Plus fort que le destin, Valérie Colin-Simard a recueilli neuf témoignages. A partir de ces histoires singulières, elle a repéré sept « pierres de reconstruction » qui leur ont permis de s’en sortir : 

1.Abandonner son statut de victime, pour que le désir de revivre émerge.
2. Admettre l’impossibilité de s’en sortir seul.
3.
Chercher de l’aide(réintégration professionnelle, aide psychologique, etc.)
4. Se réconcilier avec ses émotions, repérer ce que l’on aime et ce que l’on déteste pour pouvoir
bâtir une nouvelle identité.
5. Retrouver le goût de la réalité en acceptant de
replonger dans le quotidien(ménage, tri du courrier, etc.).
6. S’éloigner de son environnement d’origine, « paralysant », pour prendre
le chemin d’une nouvelle et authentique autonomie.
7.
Accéder à la spiritualité et trouver un nouveau sens à sa vie(tenir de nouvelles promesses, aider les autres, etc.). 

Sonya Mellah

https://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Personnalite/Articles-et-Dossiers/Trouver-la-force-en-soi/Compter-sur-sa-force/7Le-livre-Comment-ont-ils-fait

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Livre «C’est décidé, je m’épouse!» ou l’ode à l’amour de soi de Nathalie Lefèvre

Citation d’Eleanor Roosevelt: «Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement.»

Trois points…pour quitter le désamour de soique l’on peut ressentir parfois.

1. Rencontrer sa solitude

Citation de Simone Weil: «La véritable rencontre avec l’autre ne peut se produire qu’au moment où nous sommes à minima élucidés.» …

Pour rencontrer sa solitude, l’idée est de couper les «musiques extérieures», d’être avec soi dans l’instant et d’écouter notre silence intérieur.

2. Se surprendre à nouveau

«Ce n’est pas parce que j’ai décidé de m’épouser, que ma vie est toujours géniale au quotidien. …
Donc, se surprendre, est une clé que j’ai mise en place dans mon quotidien pour «raviver ma flamme». Concrètement, cela consiste à m’extraire régulièrement de ma zone de confort ou encore de me lancer des défis...

Réussir à s’émerveiller à nouveau soi-même, c’est s’assurer de ne jamais rencontrer la routine.»

3. Ecrire sa légende

«J’ai été fascinée par le livre L’Alchimiste, de Paulo Coelho. Ce livre dit tout. … Trouver sa légende personnelle, c’est être, en quelque sorte, les héros de sa propre vie, se conditionner à adopter une existence avec laquelle nous sommes en alignement.

Celle qui nous fait se lever le matin avec un sentiment qu’on est à la bonne place. Que l’on fasse du fromage de chèvre ou que l’on choisisse d’écrire un livre… Apprenons à nous aimer et célébrons sur le chemin nos petits Everest parcourus. »


Juliane Monnin sur le livre de Nathalie Lefèvre «C’est décidé, je m’épouse!»

http://www.femina.ch/societe/psycho/livre-developpement-personnel-me-dis-enfin-oui-decide-epouse-nathalie-lefevre-amour-soi-meme

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ENFIN, JE M’OCCUPE DE MOI !

« Penser à moi, d’accord, mais après tout le reste… » . Une fois que la maison sera en ordre, les courses faites, mes dossiers bouclés, les enfants lavés, peignés, habillés de la tête aux pieds, le chéri satisfait, les amis invités, les factures payées, bref, autant dire jamais…

Pas de doute, il y en a qui y arrivent mieux que d’autres, à faire confiance, à se lâcher, à s’arrêter, à déguster le doux et l’amer de chaque instant. C’est souvent le cas des enfants… Et de certains maîtres aussi. Parfois c’est inné. Le plus souvent, c’est au travers des épreuves qu’ils ont acquis cette sagesse-là. S’écouter, penser à soi, s’arrêter lorsqu’il est encore temps, se faire du bien, savoir dire non et profiter surtout… Déguster chaque jour, chaque seconde avec gourmandise et reconnaissance. Un vrai bonheur de les voir vivre. Pour autant, je ne crois pas qu’il existe un chromosome de cette félicité. Je pense, que dis-je, je suis persuadée qu’une telle pratique s’acquiert, se travaille – comme un muscle –et finit par devenir aussi naturelle que respirer. … Un chemin d’amour sans aucun doute, de cet amour primordial que l’on a tendance à dénigrer ou à négliger, l’amour de soi.

Odile Chabrillac, Auteur du livre « C’est décidé, je pense à moi »

https://www.michelefreud.com/chronique-enfin-je-m-occupe-de-moi-8.html

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Apprendre à s’aimer / Clé d’une vie épanouie

La question la plus importante que vous pouvez vous poser dans la vie est peut-être la suivante: suis-je en train de m’aimer en ce moment? Le manque d’un amour intelligent et équilibré de soi constitue le problème psychologique numéro un de notre culture. Pourtant un grand sage nous a dit il y a 2000 ans d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Or, nous avons systématiquement occulté la deuxième partie de la phrase

Pistes de chaque chapitre :

  • Entretenir une bonne image de soi-même

  • Etre fidèle à soi-même

  • Reconnaître et honorer ses besoins

  • Savoir dire non

  • Dire au revoir à son juge intérieure

  • Savoir pardonner, se pardonner et demander pardon

  • Suivre sa passion

  • Assumer la responsabilité totale de sa vie

  • Oser demander de l’aide et prendre du temps pour soi-même

  • Refuser le mot échec

  • S’occuper de son corps

  • Rester dans le positif

  • S’aimer inconditionnellement et s’accepter exactement comme on est


Pierre Pradervand

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Etre en amour avec les autres ?

– Avec soi-même d’abord !

– C’est le plus difficile ?

– C’est le plus difficile… c’est le plus difficile …Et tant que nous ne le sommes pas il est évident que nous sommes des fréquentations dangereuses pour les autres…puisque nous cherchons sans cesse compensation dans la relation.

Emission Racines

Interview de Christiane Singer par Nelly Thevenaz

https://www.youtube.com/watch?v=AiZG8DoLvX4

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  1. Soutien des proches, oui mais jusqu’où ?

Lors de mon Burn-Out ( 1995-1996)

« Je ne te laisserai pas tomber. Mais tu es le seul à pouvoir t’en sortir ! »

Ma Chérie Gigi s’adressant à moi

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La juste distance d’un soutien

Pour un soutien optimal, il est bon de se rappeler l’attitude naturelle que l’on adopte face à un enfant qui apprend à marcher :

« Juste assez près, pour qu’il ose se tenter et qu’il s’invente lui-même

Juste assez loin pour qu’il doive se tenter »

Paroles d’une conférence de Franck Fontanellaz, Educateur social

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Le rôle sacré du compatissant

-…Quand nous cessons d’être complètement dans une crispation d’identification avec notre souffrance, alors seulement peut s’introduire une autre dimension.

– Cette grâce (de dés-identification), au fond, on ne peut l’acquérir que seul. Personne ne peut nous la donner.

– Non, une grâce ne s’acquiert pas… on la reçoit. Mais parfois c’est dans le regard de l’autre, dans la compassion de l’autre.Le témoin d’un malheur ou d’une souffrance, c’est un rôle sacré. Celui qui vous écoute, celui qui reçoit l’histoire de votre souffrance change immédiatement le paysage intérieur.C’est-à-dire que ce qui était crispé, ce qui était dur, durci comme une fixation de pus, se met à couler, se remet dans la fluence, et la guérison commence dans ce passage de ce qui est dur à ce qui coule.. que ce soit par les larmes aussi. C’est cette transformation-là !

Emission Racines

Interview de Christiane Singer par Nelly Thevenaz

https://www.youtube.com/watch?v=AiZG8DoLvX4

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Façons de soutenir un proche aux prises avec un problème de santé

A faire : dire quelque chose

« Quoi que vous disiez, c’est toujours mieux que de garder le silence », indique Ron Blake… « Vous pouvez même avouer à la personne que vous ne savez pas quoi dire mais que vous voulez simplement lui faire savoir que vous êtes là pour elle. Le silence est pire que tout. »

Ce n’est pas grave de ne pas savoir quoi dire, mais montrez que vous comprenez la gravité de la situation avec des paroles sincères, compatissantes, du genre: « Je ne sais pas quoi faire pour t’aider, mais je suis là » ou « Moi aussi je suis bouleversé, mais je vais faire tout ce que je peux pour t’aider », suggère Anne Moyer.

A ne pas faire : ne parler que de soi

Penser à sa propre expérience est humain, reconnaît Melodie Winawer. Essayez cependant de refouler cette inclination naturelle en présence d’un proche confronté à un diagnostic. Retirez-vous de l’équation et offrez à l’autre l’occasion d’expliquer ce qu’il ressent, sans l’y contraindre.

Dites quelque chose comme: « J’ai du mal à imaginer ce que tu peux ressentir. Tu veux m’en parler? » ou « Je n’ai jamais vécu une telle situation, j’aimerais essayer de comprendre ce que ça peut être », recommande-t-elle.

A faire : aider avant qu’on vous le demande

S’il semble naturel d’offrir son aide en disant: « N’hésite pas à me demander si tu as besoin de quoi que ce soit », cela peut placer l’autre dans la situation embarrassante d’avoir à penser à la façon dont vous pouvez l’aider, souligne Nick Arquette…« Quand un ami ou un proche est confronté à un grave problème de santé, l’un des meilleurs moyens de le soutenir est de le soulager du fardeau que représente le fait de demander », précise-t-il.

Autrement dit, épargnez-lui une corvée quotidienne telle que la lessive, assurez-vous que les factures sont payées ou que le dîner est prêt. Vous pouvez aussi simplement proposer d’aller faire un tour avec la personne, afin qu’elle se confie et évacue si besoin est….

A ne pas faire : se prendre pour un expert médical

Même si vous êtes médecin, ou si vous avez souffert d’une maladie similaire, n’oubliez pas que chaque expérience est unique….

Ne faites pas non plus de pronostic trop optimiste, même si cela part d’une bonne intention, prévient Rachel Soper Sanders. « Ne dites pas que tout ira bien, parce que personne ne sait vraiment si ça va aller ou pas », constate-t-elle.

N’allez pas non plus vous imaginer que la personne va bien parce qu’elle a l’air bien, poursuit-elle. De nombreuses maladies ne se voient pas de l’extérieur, alors parler de l’apparence peut s’avérer blessant ou dédaigneux.

A faire : être encourageant

Même si vous aimeriez le savoir, évitez de lui demander comment elle va, ce qui risque de raviver le chagrin, reprend Christina Pandapas: « J’allais toujours bien jusqu’à ce que quelqu’un me pose cette question, qui me mettait les larmes aux yeux. »

Préférez des paroles d’encouragement, comme: « Tu es incroyable », suggère-t-elle. Si vous souhaitez en savoir plus sur le traitement ou ce que la personne éprouve, essayez: « Quelles sont les nouvelles? »

A ne pas faire : vous vexer si vos tentatives pour engager la conversation tombent à plat

Chacun sa façon de gérer la maladie. Si, pour la plupart, c’est un soulagement d’en parler, certains ont plus de mal, remarque Melodie Winawer…Ce qui compte, c’est de ne pas pousser à parler ceux qui ne semblent pas en avoir envie. Le mieux, c’est de dire carrément: « Préviens-moi si tu préfères que je m’en aille ou que j’arrête de te poser des questions, je ne me vexerai pas! » conseille-t-elle. N’ayez pas peur du silence: n’essayez pas de le combler avec du bavardage. L’autre peut avoir tout simplement besoin d’être assis avec vous sans parler.

A faire : montrer que la vie suit son cours

« Prenez conscience qu’apporter son soutien à quelqu’un qui souffre d’un grave problème de santé est très délicat », nous dit Christina Pandapas. « Même s’il a besoin d’aide, il peut aussi en avoir assez de n’être vu que comme un malade. »

Passer du temps à effectuer des activités normales avec eux – regarder une émission, prendre un cours de yoga, sortir le chien – et parler d’autre chose que de leur maladie peut leur apporter un répit bienvenu….

A ne pas faire : ne plus donner de nouvelles

Tout de suite après un diagnostic ou un accident, on est extrêmement entouré, déclare Melodie Winawer. Mais, passés les premiers jours ou les premières semaines, l’entourage se fait rare, alors que la maladie ou le diagnostic, eux, sont toujours là. Restez présent, envoyez des textos de temps en temps, une carte-cadeau pour un massage ou une manucure, montrez quevous continuez à y penser….

Locke Hughes

https://www.huffingtonpost.fr/2018/03/12/8-facons-de-soutenir-un-proche-aux-prises-avec-un-probleme-de-sante_a_23383418/

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Comment ne pas devenir parent de ses parents

Maman est tombée. Papa a fait un AVC. Une chute, une hospitalisation, un retour fragile à la maison ou une entrée en maison de retraite… et nous voilà happés par une réalité redoutée : notre père, notre mère a soudain immensément besoin de nous. 
Pendant toutes ces années, nous n’avons rien perçu, ou si peu, de 
leur vieillissement. inéluctable et invisible, comparable à « l’avancée d’un glacier », comme le dit si justement Marie Rouanet….

… Car c’est une épreuve, au sens initiatique du terme

« Il s’agit en effet d’un deuil subtil pour les enfants, reconnaît Bernard de Peufeilhoux, psychothérapeute. Il faut accepter que la mère ou le père d’avant ne soit plus, pour être capable de reconnaître une “nouvelle mère” ou un “nouveau père”. » Il utilise les outils de l’analyse transactionnelle. Selon cette théorie, notre personnalité est constituée de trois sources : l’enfant, le parent et l’adulte. L’enfant que nous avons été continue de vivre en nous et s’exprime à travers certains comportements et émotions. Le parent correspond à ce que nous avons appris des figures parentales ou éducatives marquantes. Enfin, l’adulte est celui qui nous rend capable de décider, d’organiser notre vie de façon raisonnée. «
 Avec l’avancée en âge, l’enfant que chacun porte en lui devient prédominant. D’où l’émotivité, le besoin d’être rassuré, fréquent chez les personnes âgées… Mais cela ne signifie pas qu’on redevient un enfant. »

S’appuyer sur l’adulte qui est en soi

Quand il s’adresse à la personne aidée, l’aidant a tout intérêt à identifier qui, de l’enfant, du parent ou de l’adulte, parle en lui. Il n’est pas le parent de l’autre, mais il y a du « parent » qui s’exprime dans ses paroles et ses gestes. Du « parent » normatif : « Tu dois t’arrêter de conduire à ton âge ! » Du « parent » nourricier : « Je t’ai apporté l’album de photos que tu aimais tant regarder. » « L’aidant doit le plus possible s’appuyer sur l’“adulte” en lui, souligne Bernard de Peufeilhoux. C’est l’“adulte” qui lui permettra de se situer à sa place, d’éviter d’étouffer la personne aidée, de l’infantiliser ou bien de se sentir lui-même mis en cause, rejeté, inutile. »

Résoudre le casse-tête de la responsabilité

Il n’est pas toujours facile de faire la part des choses, car l’avancée en âge de nos parents exacerbe parfois des traits de caractère ou des diffi­cultés relationnelles préexistantes. Lucie, par exemple, aimerait bien que sa mère abandonne son côté « parent » justement et qu’elle se laisse davantage… porter. « Elle est physiquement dépendante, mais refuse de lâcher la moindre parcelle de pouvoir, regrette-t-elle. Elle m’ordonne tout simplement de faire à sa place ce qu’elle ne peut plus réaliser elle-même. À 67 ans, je suis toujours la petite qu’on engueule parce qu’elle n’est pas là au bon moment. » Et, en même temps, Lucie se coltine le casse-tête de la responsabilité : « Le médecin m’a conseillé de supprimer le gaz chez elle. Elle s’est braquée : “Je ne suis pas folle !” » Responsable, mais sous contrôle, une situation paradoxaleque sa fille gère au jour le jour, en essayant de comprendre cette mère si révoltée par la perte de son autonomie.

Respecter si possible leurs choix de vie

« Ma mère oscille entre des moments de grâce – nos rires quand elle évoque ses souvenirs – et d’autres où elle s’enferme dans sa déprime, explique pour sa part Christine. Elle perd l’audition, ne voit presque plus rien et souffre de se sentir isolée. Elle s’est mise à boire, et nous sommes très partagés : faut-il faire disparaître tout alcool de son environnement ? Passer outre son refus absolu de la maison de retraite ? Pour l’instant, nous avons décidé de res­pecter ses choix, même s’ils la mettent sans doute en danger.C’est une façon de la laisser le plus longtemps possible sujet de sa vie. Cela nécessite beaucoup de vigilance, car la frontière est alors ténue entre la bienveillance et la maltraitance. »

Savoir que le lien invisible continue à vivre

Viviane, de Lyon, visite régulièrement sa mère en maison de retraite. Elle prend cet accompagnement comme un parcours initiatique à la fois douloureux et riche. Un « passage » que chaque membre de la fratrie traverse différemment. « Plus jamais ma mère ne marchera sans son déambulateur, plus jamais elle ne pourra faire sa toilette toute seule. Ce changement est irréversible et nous fait penser à la mort. Devant cette réalité-là, mes sœurs ne réagissent pas comme moi. Personnellement, je dirais que je me sens plus “maternelle” avec elle, mais je n’ai pas l’impression d’avoir affaire à une enfant et moi d’être sa mère. Garder cette place générationnelle est très important pour elle, pour moi, pour mes enfants. »

Fils et fille de nos parents pour toujours. Christian Bobin le dit si bien. Pendant un an, l’écrivain a rendu visite à son père, qui ne le reconnaissait pas. « Cela n’avait pas d’importance. Je savais bien, moi, qu’il était mon père. Il pouvait se permettre de l’oublier. Il y a parfois entre deux personnes un lien si profond qu’il continue à vivre même quand l’un des deux ne sait plus le voir. »

Dominique Fonlupt

http://www.lavie.fr/hebdo/2010/3396/comment-ne-pas-devenir-parent-de-ses-parents-27-09-2010-9972_161.php

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AIDER SES ENFANTS… MAIS JUSQU’OÙ?

Les parents de Maude…dépannent régulièrement leur grande fille, mère de famille monoparentale, en allant chercher le petit à la garderie, en reconduisant le plus vieux à ses activités sportives et en se transformant fréquemment en gardiens le week-end. «Au début, cela nous faisait plaisir de rendre service, disent-ils. Mais à présent, c’est comme si, pour elle, ça allait de soi. Sans compter ses demandes pour différents travaux. On commence à trouver ça éreintant.» 

…Plusieurs peinent simplement à devenir autonomes. C’est plus facile pour eux de continuer à se fier aux parents que de se prendre en charge. Ils se disent: «Si j’ai un problème financier, mes parents vont m’aider.» Ou encore: «Si ça ne fonctionne pas en appartement, je vais revenir à la maison.» Mais à force de choisir la solution facile, ils n’apprennent pas à gérer leur vie ni à se faire confiance. Et on leur donne implicitement notre accord en ne mettant pas de limites et en ne leur montrant pas à devenir des adultes responsables…..

Jacqueline Simoneau

https://www.lebelage.ca/ma-sante/psycho/aider-ses-enfants-mais-jusquou?page=all

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Quand tes parents ont du mal à comprendre l’adulte que tu es devenue


Pourquoi les relations entre parents et enfants devenus adultes peuvent-elles être si compliquées, et comment les apaiser ? Pour tenter de répondre à cette question cruciale, j’ai interrogé deux spécialistes des relations familiales et j’ai récolté les témoignages de dizaines de lectrices … qui m’ont raconté comment ça se passait avec leurs parents.

Tu seras toujours mon bébé”…On appelle ça le syndrome du nid vide. Quand les parents se demandent : qu’est-ce que je vais faire si je n’ai plus à m’occuper d’eux ?”, explique Éric Trappeniers

« L’humour peut aider »

Garde-le en tête la prochaine fois que l’un de tes parents te ressortira le couplet habituel du “tu ne donnes pas assez de nouvelles” ou “tu ne viens pas assez nous voir”. C’est sa manière perso (et un peu relou) de te communiquer sa peur que tu l’aimes moins maintenant que tu vis ailleurs.

L’humour peut aider”, suggère Béatrice Trélaün, ancienne médiatrice familiale et autrice du livre Conflits dans la famille : manuel pour sortir des querelles. “En disant par exemple : maman quand tu me dis ça, j’ai l’impression d’avoir dix ans dans tes yeux”….

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Je m’inquiète pour toi”

Le problème, c’est qu’en tant qu’enfant on perçoit souvent ce genre de phrases comme des critiques. Et qu’on les traduit souvent intérieurement comme ça : “je n’accepte pas ton choix de vie”, “tu es irresponsable”, “tu n’es pas à la hauteur”, etc.

Pourtant, il s’agit souvent pour nos parents d’une manière (maladroite, certes) d’exprimer leur amour et leur sollicitude. Ils s’inquiètent pour nous, mais ne savent pas toujours bien le formuler. …

Comprendre l’inquiétude de ses parents ne veut pas dire se laisser parasiter par celle-ci. …

On peut donc dire à ses parents quelque chose du genre : “je comprends que cela t’inquiète, mais j’y ai bien réfléchi, et j’assume cette décision. Maintenant, j’ai besoin de ton soutien pour y arriver”.

Tu rejettes mon éducation ?”

Une autre situation qui peut se présenter parfois, c’est quand tes parents perçoivent l’une de tes décisions comme une attaque personnelle. Typiquement, quand l’un des enfants devient végétarien dans une famille d’omnivores….

Certains parents vivent les choix de leur enfant comme s’ils étaient dirigés contre eux. Et plus l’enfant veut faire accepter ses choix, plus les parents sont déçus”, décrypte Eric Trappeniers. …

« Je fais ça pour mon bien, pas pour te rejeter »

Mon conseil c’est d’écouter la peur et le sentiment de non-reconnaissance du parent. En s’exprimant, le parent prendra conscience de ses émotions et de ses ambivalences. L’enfant pourra ensuite affirmer à nouveau ses choix : « je fais ça pour mon bien, pas pour te rejeter”, propose Béatrice Trélaün….

Une histoire de valeurs

Évidemment, la situation est bien plus compliquée quand les désaccords portent sur des valeurs fondamentales. Constater que ses propres parents ont parfois des réflexions racistes, sexistes, homophobes, etc, c’est douloureux à vivre. …

Une histoire de générations

Au-delà des valeurs, le fait d’avoir grandi dans des contextes économiques et sociaux différents peut aussi créer des incompréhensions entre parents et enfants, notamment au niveau des choix professionnels.

Des différences culturelles qui compliquent la relation avec ses parents

Ce décalage générationnel se ressent aussi sur le rapport à la propriété ou sur des petits détails comme les tatouages ou les piercings. Complètement banals pour notre génération, mais encore vus comme un truc de marginaux pour de nombreuses personnes plus âgées.

Je ne te demande pas de me comprendre mais de m’aimer”

Finalement, je pense que pour avoir des relations apaisées avec ses parents, il faut faire le deuil des parents parfaits que l’on aurait aimé avoir, en renonçant à les changer. “C’est ce qu’on appelle la différenciation : accepter de se séparer de ses parents”, explique Eric Trappeniers qui ajoute qu’eux aussi doivent faire le deuil de la vie qu’ils avaient imaginée pour leur(s) enfant(s).

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Maman, j’ai raté l’avion”…

Et si, vraiment, chaque séjour chez eux te rend malade, et que tu as l’impression qu’ils ne t’apportent rien, eh bien… tu as le droit de prendre tes distances.

Clémence

https://www.rockiemag.com/relation-parents-adulte-incomprehensions-1102

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  1. Soutien psy, oui mais jusqu’où ?

«LES CELLULES PSY SONT DEVENUES UN GADGET POLITIQUE»

Où est le problème ?

Hélène Romano : Il faut bien comprendre que nos cellules d’intervention prodiguent des soins psychiatriques d’urgence. A vouloir les étendre éternellement, on en vient à psychiatriser la tristesse. Dans une école où un garçon était mort brutalement d’un AVC, j’ai vu des enfants en rang dans leur classe, obligés de parler de leur ressenti à des psychiatres. Le deuil n’est pas une maladie.Que les gens soient tristes, qu’ils pleurent, c’est tout à fait sain : ils manifestent une souffrance face à la perte.

Boris Cyrulnik : Quand on est malheureux, on a surtout besoin d’être serré par quelqu’un qu’on aime, de régresser, de bénéficier d’une présence et de gestes tranquillisants. Ce n’est pas à la psychiatrie de régler le deuil.

H.R. : Cette dérive a aussi des conséquences sociétales … On crée une population fragile. …

H.R. : Les blessés psychiques ont avant tout besoin d’une vraie reconnaissance de ce qu’elles ont vécu. Pas de pitié, pas de charité.Et pas de mots déplacés. Quand vous dites à une mère qui ne sait pas si son enfant est mort dans un accident de bus : «Ça va aller, madame»,vous niez l’horreur que vit la personne. Il y a aussi beaucoup d’intervenants qui «forcent» à parler. On ne doit pas obliger les gens à parler. Pas comme ça. Il y a aussi des tas de précautions à prendre pour ne pas majorer les risques de troubles. J’ai ainsi vu des gens regrouper les victimes d’un incendie face à leur immeuble encore en feu !…

Globalement, n’a-t-on pas tendance à tout psychiatriser ?

B.C. : Si. La psychiatrie est à la fois nécessaire et abusive. Encore une fois, le deuil et la souffrance font partie de la vie. Aujourd’hui, on voit des gens qui se font prescrire des médicaments à la mort de leur mère, et disent, six mois plus tard : «J’ai honte de ne pas avoir souffert de ce deuil.» De même que ce n’est pas à la psychiatrie de régler le problème de ces supposés «mauvais élèves» sur lesquels on se focalise aujourd’hui. On est en train d’en faire un problème médical.Pourquoi pas psychiatriser aussi le premier chagrin d’amour ?

https://next.liberation.fr/vous/2015/06/11/les-cellules-psy-sont-devenues-un-gadget-politique_1327744

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  1. Soutien spirituel des anges gardiens et de Plus Vaste

Les anges derrière ton épaule


C’est dans le dernier livre de Christian Bobin, 
La Nuit du cœur, une merveille comme d’habitude. Dès le chapitre 3, ceci : « J’écoute le bruit que fait l’araignée d’eau courant sur l’étang. Je frissonne au passage d’un ange pressé de rentrer chez lui. » Christian voit des anges partout ; c’est une des sources de sa grâce.

Il y a des gens comme ça, qui croient aux anges. Longtemps, j’ai eu du mal avec ce truc, vraiment. Peut-être était-ce dû à une patiente, croisée lorsque j’étais jeune interne. Elle se promenait dans les couloirs de l’hôpital en écartant de ses mains des mouches qui volaient tout autour d’elle. Mais il n’y avait pas de mouches. Et quand je lui demandai pourquoi ces gestes de la main, elle m’expliqua, l’air préoccupé : « ce sont les anges, qui volent trop près de moi ; ne les voyez- vous pas ? » Non, je ne les voyais pas ; et je ne les vois toujours pas aujourd’hui.

Mais beaucoup de mes proches les voient, ou les sentent. C’est mon cousin François, qui nous raconte qu’il a perçu leur présence, au soir d’une journée d’été où l’amitié a soufflé sur notre groupe, et réconforté un de ses frères, déprimé. C’est mon épouse, après la lecture d’un petit livre offert par une amie, qui se met, dès le lendemain, à voir la main des anges derrière toutes les joies de la journée. 

À leur contact, je me mets parfois à croire, moi aussi, aux anges, à chercher leurs traces dans nos vies. Cela m’aide à mieux voir tous ces copeaux de bonheurs minuscules qui nous tombent du ciel, chaque jour. Ils sont vraiment là, eux ; ils ne sont pas une illusion. Croire aux anges me fait du bien. Un bien fou. 

Je pense souvent à la phrase de Claude Nougaro, dans sa chanson Plume d’Ange : « La foi est plus belle que Dieu. » Même si Dieu n’existe pas, la foi est belle et réconfortante. Même si  les anges n’existent pas, songer à leur présence à nos côtés nous soutient, nous ouvre les yeux sur ce que nous oublions : la chance d’être là, vivants.

Croire aux anges nous rend humbles : tout ne dépend pas de nous, de nos efforts, de nos qualités ; pour que la vie soit belle et bonne, il y a aussi des choses et des chances qui doivent nous tomber du ciel.

Croire aux anges, c’est penser qu’une présence aimante veille sur nous.Parfois imprévisible dans ses actions, dans ses absences, dans ses violences aussi, que nous ne comprenons pas, ou seulement des années plus tard.

Pas besoin d’y croire à 100%. On peut juste se contenter d’une demi-croyance. On en a beaucoup, de ces demi-croyances, de ces confiances dont nous ne sommes pas sûrs qu’elles soient fondées ni garanties, mais dont nous percevons obscurément que nous ne pourrions vivre sans elles. 

Maintenant, arrêtez-vous de lire. Arrêtez-vous de tout. Respirez. Écoutez. Ressentez. Je suis sûr qu’il y en a un, là, penché sur votre épaule, juste à cet instant… 

Christophe André

Article initialement publié dans Psychologies Magazine en décembre 2018.

https://psychoactif.blogspot.com/2019/03/les-anges-derriere-ton-epaule.html?m=1

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Sur le sable, les traces de ma vie

Cette nuit, j’ai eu un songe :
je cheminais sur la plage accompagné du Seigneur.
Des traces sur le sable rappelaient le parcours de ma vie :
les pas du Seigneur et les miens.
Ainsi nous avancions tous deux
jusqu’à la fin du voyage.
Parfois une empreinte unique était marquée,
c’était la trace des jours les plus difficiles,
des jours de plus grande angoisse,
de plus grande peur, de plus grande douleur…
J’ai appelé :
« Seigneur, tu as dit que tu étais avec moi
tous les jours de ma vie,
j’ai accepté de vivre avec toi.
Pourquoi m’avoir laissé seul aux pires moments ? »
Il m’a répondu :
« Mon fils, je te l’ai dit :
Je serai avec toi tout au long de la route.
J’ai promis de ne pas te quitter.
T’ai-je abandonné ?
Quand tu ne vois qu’une
trace sur le sable
c’est que, ce jour-là,
c’est moi qui t’ai porté
. »

Adémas de Borros, poète brésilien

https://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Mal/Prieres-pour-les-moments-difficiles

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A cinq ans, Anna … était l’amie intime et le bras droit de Mister God…Depuis des années je m’amuse avec une espèce de petit jouet qui est très stimulant pour l’esprit. Il est fait de deux cercles de gros fil de cuivre, passés l’un dans l’autre comme les maillons d’une chaîne….un jour, j’avais placé les cercles perpendiculaires l’un à l’autre.

Anna en montra un du doigt. « Je sais ce que c’est. Ça, c’est moi » «  Et ça, c’est Mister God » dit-elle en désignant l’autre. » «  Mister God passe par le milieu de moi et moi je passe par le milieu de Mister God. ».

Et c’était vrai. Anna savait que sa place était au centre de Mister God et que la place de Dieu était en son centre à elle.(p. 67)

Livre « Anna et Mister God » de Fynn

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L’univers veille sur nous / The universe has your back

«  Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais de trouver au-dedans de toi toutes les barrières que tu as bâties contre lui »

« La présence de la peur est un signe infaillible que tu te fies à ta propre force »… Dès que vous choisissez de vous couper de la présence aimante de l’Univers ( Dieu, Esprit, Vérité, Conscience ou autres), vous perdez de vue la sureté, la sécurité et la guidance limpide autrement à votre disposition. Dès que vous revenez en phase avec l’amour et renoncez à vous fier à votre pouvoir personnel, une direction claire vous sera offerte. La présence de l’amour chassera toujours la peur.

… Quand vous commencez à danser avec l’énergie de l’Univers, votre vie coule naturellement, une synchronicité incroyable se présente, les solutions créatives abondent et vous faites l’expérience de la liberté….

Gabrielle Bernstein

https://books.google.ch/books/about/L_univers_veille_sur_vous.html?id=7jNyDwAAQBAJ&redir_esc=y

« Dès l’instant où l’on s’engage totalement, la Providence bouge aussi.Toutes sortes de choses se produisent qui viennent à l’aide de celui qui s’est mis sur sa voie, alors qu’elles ne se seraient jamais révélées autrement. Toute une série d’événements découlant de cette décision se mettent au service de l’individu, aplanissant les événements imprévus, favorisant des rencontres et l’assistance matérielle que l’on n’aurait jamais osé rêver d’obtenir. « 

Wolfgang von Goethe

https://www.abc-citations.com/auteurs/johann-wolfgang-von-goethe/page/2/

Aujourd’hui, je célèbre les défis, les échecs, les détours, les obstacles rencontrés cette année, et plus intensément ce dernier semestre. Aujourd’hui, j’en reconnais toute la valeur. Je suis au-dessus du brouillard et j’arrive à voir l’étincelle de lumière et de clarté que chaque situation m’a apportée. Je suis pleine de gratitude face à la magie de la vie et au soutien de l’Univers.

Et demain, un demain proche ou lointain, je sais déjà que j’aurai oublié que le brouillard n’est qu’une illusion de mauvais temps. J’aurai oublié que le tableau est plus grand que ce que j’en perçois depuis mon point de vue humain.J’aurai oublié que tout est toujours parfait, que ce que je vis est parfait, que tout contribue toujours à mon épanouissement. Demain, j’aurai oublié que mes contrastes ne sont que des perles déguisées.

Peu importe. Aujourd’hui, je me souviens. Aujourd’hui, je célèbre la magie de la vie. Aujourd’hui, je suis riche de toutes les prises de conscience ou ébauches de compréhension que les événements m’ont transmis. Aujourd’hui, je célèbre tous les obstacles de cette année et me réjouis de grandir grâce à tout ce que la vie mettra sur mon chemin l’année prochaine.

Avec Gratitude.

Joelle

https://www.energie-de-vie.ch/celebre-obstacles-de-lannee/

  1. S’approcher de la Force en soi

Il y a seulement trois moyens par lesquels ( le mental) peut faire de lui-même un canal ou un instrument de la Vérité. Ou bien il doittomber en silence dans le Soiet faire place à une conscience plus grande et plus vaste ; ou bien il doit se rendre passif à une Lumière intérieureet laisser cette Lumière l’utiliser comme moyen d’expression; ou bien encore il doit lui-même se transformer du mental superficiel intellectuel interrogateur qu’il est actuellement en une intelligence intuitive, en un mental de vision capable de percevoir directement la Vérité divine. 

La Pratique du yoga intégral – Sri Aurobindo

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Leikh leikha : Va vers toi ! (Genèse 12,1-2)

Va vers toi. Dieu ne demande pas à Abraham de venir vers Lui. Il ne l’invite pas à se quitter : au contraire, à se retrouver. Il ne l’appelle pas à renoncer à tout, mais à découvrir la vraie possession de soi. C’est comme s’il disait : « C’est en cherchant qui tu es que tu Me trouveras ». 

Va vers toi. C’est au plus intime de toi que se cache ton identité divine,et le vrai voyage est d’entreprendre ce pèlerinage intérieur. Pour cela, oui, il te faudra quitter : quitter tes représentations paternelles (la maison de ton père), le polythéisme familial (donc tes idoles)… Si tu vas vers toi, Je ferai de toi une bénédiction pour tous…’.

http://lhomeliedudimanche.unblog.fr/2017/03/06/leikh-leikha-va-vers-toi/

Ensemencé d’une étincelle divine

Le mot « semence » est nettement exprimé au troisième et au quatrième chapitre de la Genèse. C’est la semence avec laquelle chacun de nous est ensemencé : nous sommes ensemencé de Dieu. Nous sommes ensemencé d’une étincelle divine – d’un sperme divin j’allais presque dire – que nous avons à faire croître à l’intérieur de nous.

Annick de Souzenelle Le corps, lieu de notre accomplissement spirituel

https://www.revue3emillenaire.com/blog/corps-lieu-de-accomplissement-spirituel-annick-de-souzenelle/

JP 19.05.2019

COURAGE est notre hôte du BURN-IN® du 10 mai 2019

« Ni aveugle ni téméraire, le courage véritable n’est pas inné, il s’acquiert.
On choisit d’être courageux, comme on choisit d’être libre et donc d’accepter la peur. »
Gérard Guerrier, Eloge de la peur

Hello Toi,

COURAGE nous propose une série de petits défis pour vendredi en 8 ! Les pas, les 5 sens (VAKOG) et les 4 éléments seront ses compagnons d’expression. J’avais initialement prévu un lieu escarpé, difficile d’accès…et bien non, mon intuition vous propose un superbe lieu au bord de la Sarine à moins d’un km de chez moi, à vol de Milan Noir, lieu appelé Invua, que j’ai découvert grâce à mon amie Cat
Le programme  ?
  • Pas d’échauffement puis de dévoilement de nos petits manques de courage (K)
  • Pas d’écoute et d’éveil grâce à des exemples de courage vécus (A)
  • « Epreuve de Terre » 
  • Pas de reconnaissance et de gratitude pour ces héros du quotidien qui se sont mouillés pour enrichir notre vie (V)
  • « Epreuve de l’Eau » 
  • Pas d’approfondissement et d’élévation pour que nous tendions vers un courage plus élevé (O)
  • « Epreuve de l’Air » 
  • Pas du risque et de la liberté pour oser manifester notre essence de Feu (K)
  • « Epreuve de Feu » 
  • Pas pour éclore de nouvelles graines de courage afin de pimenter notre monde
Nous respecterons la charte https://burninfire.wordpress.com/charte/
 
Merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits chauds, bons souliers, thé chaud et lampe frontale. 

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 10 mai 2019, à 19h00 au Centre de Cormanon, devant la Poste, à Villars-sur-Glâne ou à 19h15 au parking de la Coop, Route de Fribourg 15 à Marly . Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

Courageusement !

Josy

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Textes inspirateurs

Structure

1. Définitions du courage

2. Des héros hors du commun ( Nelson Mandela comme exemple)

3. Des héros du quotidien

4. Courage au quotidien

5. Courage à la croisée des chemins

6. Le déclin du courage ou le courage de nous élever ?

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1. Définitions du courage

La vertu qui surmonte la peur. La peur est tremblement, maladresse, faiblesse, fuite, et peur de tout cela. Le courage va directement et par principecontre ces abandons de soi. Toutefois il n’est point dit que le courage poussera vers le plus grand danger. Ce serait alors témérité; et le courroux, (parent du courage) est alors le moyen du courage. Au lieu quele courage peut s’allier avec la prudence et se passe très bien de colère. Et l’action, même imprudente, est souvent nécessaire, contre la peur même; et dans ces cas-là c’est au calme sans colère qu’on reconnaît le courage.

http://agora.qc.ca/dossiers/Courage

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Le courage (dérivé de cœur)est une vertu qui permet d’entreprendre des choses difficiles en surmontant la peur, et en affrontant le danger, la souffrance, la fatigue.... Son contraire est la lâcheté….

Au Japon, le courage (– Yuu en japonais) est une des notions fondamentales du BushidoInazo Nitobe en donne cette description

« Le courage, s’il n’était pas mis au service de la justice, était à peine digne d’être considéré comme une vertuConfucius dans ses Entretiens, le définit comme à son habitude, par ce qu’il n’est pas. « Comprendre ce qui est juste », dit-il, « et ne pas le faire, démontre l’absence de courage ». Cette maxime reprise dans un sens positif peut se lire ainsi : « Le courage consiste à faire ce qui est juste ». …« Se précipiter au cœur d’une bataille et tomber aux champs d’honneur, dit un prince du Clan Mito, est assez facile et n’excède pas les moyens du plus simple des rustres. Mais le vrai courage est de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ».Une distinction souvent faite en Occident entre le courage physique et le courage moral est chez nous une ancienne et intime évidence. Quel jeune samouraï n’entendit jamais parler de la différence entre « grande bravoure » et « bravoure du voleur » ? »

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Courage#Inazo_Nitobe

2. Des héros hors du commun ( Nelson Mandela comme exemple)

« J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à la vaincre. »

Nelson Mandela

https://positivr.fr/citations-mandela-courage-determination/

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Le monde salue le courage et la détermination de Mandela, « source d’inspiration » pour l’humanité

« Nous avons perdu l’un des hommes les plus influents, les plus courageux, et l’un des êtres humains les plus profondément bons (…) sur cette Terre », a déclaré un autre premier président noir, Barack Obama…« Grâce à sa farouche dignité et à sa volonté inébranlable de sacrifier sa propre liberté pour la liberté des autres, il a transformé l’Afrique du Sud et nous a tous émus »…..

Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé « leur profonde admiration pour les qualités morales et politiques exceptionnelles » de Nelson Mandela, qui « restera à tout jamais dans les mémoires comme une personne qui a sacrifié une grande partie de sa vie (…) pour que des millions d’autres puissent avoir un avenir meilleur »….

En Asie, le président chinois Xi Jinping a salué les « extraordinaires contributions qu’il a apportées au développement de l’humanité »,tandis que le Premier ministre indien Manmohan Singh l’a qualifié de « vrai Gandhien », en référence au mahatmah Gandhi. …

https://www.lepoint.fr/monde/le-monde-salue-le-courage-et-la-determination-de-mandela-source-d-inspiration-pour-l-humanite-06-12-2013-1765419_24.php

3. Des héros du quotidien

Un héros du quotidien n’est pas un être parfait ni un super-héros. Absolument pas. C’est une personne qui agit spontanément parce que ses choix lui ressemblent …

https://enssemble.org/des-heros/

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Etre proche aidant

Un proche aidant est une personne qui consacre régulièrement de son temps pour aider un proche de tout âge atteint dans sa santé ou son autonomie. Avec son soutien, la personne accompagnée peut préserver un contact social avec son entourage.

Accompagner son ou ses parents, son enfant, son conjoint, son frère ou sa sœur est un véritable marathon jour après jour !Un proche aidant ne peut pas faire tout faire, tout seul et tout le temps.

Dans votre rôle de proche aidant, vous préserver de l’épuisement et de l’isolement n’est pas un acte égoïste, mais essentiel tant pour vous que pour la personne que vous accompagnez.

https://www.vd.ch/themes/soutien-social-et-aides-financieres/proches-aidants/etre-proche-aidant/

Témoignages de proches-aidants

Coup de gueule

A quand une véritable reconnaissance et écoute des proches aidants ?….

Amandine

Lorsque ma mère a commencé sa dépression, j’avais 17 ans et j’étais au lycée…..

Myriam

Je suis la maman d’un jeune adulte de 19 ans qui est IMC lourd, Bastien….

https://proches-aidants.ch/temoignages/

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Les mères courage, ce sont celles qui ont dépassé les limites du surpassement de soi, qui ne sont pas aidées par la vie mais qui ne laissent pas pour autant le vent rompre leurs rames, qui se sont battues bec et ongles pour protéger leur nid, qui se sont recomposées et qui sont allées de l’avant en compagnie de leurs poussins.

Ce sont des femmes qui ont dû faire face à une vie difficile, qui ont construit leur propre monde de toutes pièces sans même s’être préalablement senties abandonnées par la société, ou encore par ces personnes qui devraient être à leurs côtés et qui leur manquent.

Elles ont tout fait pour garantir à leurs enfants la meilleur protection et la meilleure éducation possibles, elles se sont privées de pain pour que ni l’estomac ni l’âme de leurs enfants ne soient rongés par la faim, et ont cuisiné à feu doux, les bras remplis d’amour et d’espoir…..

Si aujourd’hui, nous sommes des adultes complets, c’est grâce à elles. C’est aussi grâce à elles si on peut sortir dehors et sentir orgueilleusement que toutes ces aventures et autres adversités ont été surpassées par des femmes dont le seul but était defaire en sorte que leurs enfants empruntent le chemin de l’amour

https://nospensees.fr/meres-courage-limmense-heritage-emotionnel-laissent/

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Lorsqu’il était enfant, Tom Belz a eu un cancer des os et a dû être amputé d’une jambe. Depuis, le jeune homme aujourd’hui âgé de 31 ans se déplace en béquilles. Il a même vaincu récemment la plus haute montagne d’Afrique : le Kilimandjaro…. « ..Je voulais montrer qu’une infirmité corporelle ne doit pas être un handicap en soi. Plus jeune, j’aurais aimé qu’on me dise qu’il y a un type complètement déjanté qui gravit les sommets avec seulement une jambe. Si je peux être une source d’inspiration pour d’autresgrâce à mon succès, j’en suis très fier. » «  L’état d’esprit qui définit la vie au final est cette capacité à voir la vie comme une opportunité de se surpasser » .

Tom Belz

Playground Magazine, Spring/summer 2019 / ochsnersport.ch

4. Courage au quotidien

Tout rêve dans lequel n’y est pas placé une foi gigantesque meurt, ou ne naît jamais. Osez.

Fuyez la facilité…

La zone de confort est un doux cocon qui nous tue à petit feu…

Être courageux ouvre toutes les portes…

Ne vivez pas par défaut, ayez le courage de choisir votre vie !

Brice Schwartz,Aspirant à être inspirant

https://medium.com/@Brice_Schwartz/éloge-du-courage-à-lépoque-où-il-se-fait-rare-b659a5f6c166

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«Classiquement, le courage est considéré comme un outil de leadership. Mais il est aussi un outil de régulation sociale. Je veux ici parler du courage quotidien, du courage ordinaire; à savoir: faire une action dans les principes auxquels on croit. Le courage, contrairement à ce que l’on imagine couramment, protège en fait le sujet. Il le protège de l’érosion du sujet. Et le prix à payer du courage est beaucoup moins élevé pour le sujet que l’absence de courage(…).»

«Protéger le sujet: il n’y a qu’une seule et unique manière de le faire, c’est justement «faire sujet»; être l’agent de sa vie, ne pas renier ses principes, ne pas déléguer à autrui ce que l’on doit faire soi-même;donc, se protéger. Il y a une vérité de l’auto-conservation à travers le courage».

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le courage a aussi quelque chose à voir avec le désintéressement; quelque chose de plus fraternel».

«Le courage, en effet, c’est:

Du lien avec du sens:je ne renonce pas au sens; je ne construis pas une action en faisant le deuil du sens.

Du lien avec les autres. Acte de résistance parfois, mais toujours pour préserver un lien de meilleure qualité avec autrui.

Du lien avec l’avenir, lien fondamentalement d’espérance. Il y a toujours cet affect extrêmement régulateur que l’espérance dans le courage.

Donc:impératif de résistance et impératif d’invention.Et les deux à la fois».

Cynthia Fleury (auteur de La Fin du Courage),lors d’une récente conférence autour de ce dernier thème. Extraits

https://blogs.mediapart.fr/jacques-delivre/blog/141017/face-aux-violences-eloge-du-courage

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Le courageux est celui qui comprend que le courage est de maintenant et se pratique au présent. Naguère, Lucie Aubrac, cette belle figure de la Résistance, n’a-t-elle pas rappelé, que le verbe « résister doit toujours se conjuguer au présent » ? … 

D’une formule toute en lumières, elle rappelle que le courage se lit en actes.Il est une preuve qui jamais ne donne l’éternité d’une qualification. « Impossible de se dire courageux. […] La chose n’est jamais réglée. Il y aura toujours épreuve à surmonter pour prouver que l’on est courageux ».(p. 34). Sans équivoque, le courage contribue à l’estime et à la connaissance de soi. C’est, dit Cynthia Fleury, « l’autre nom d’un rendez-vous avec soi-même ».Ainsi, le courage protège la personne alors que son absence altère et ruine son devenir. A chacun sa forme de courage, d’insertion dans la Cité, espace où s’édifie individuellement et collectivement une morale. En réponse à une question, Cynthia Fleury rappelle que le courage s’apprend, se transmet et se réalise plus par le faire que par le dire. 

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« Le courage est sans victoire, sans capitulation ».

Cynthia Fleury, Conférence « Le courage, éthique individuelle, éthique démocratique », Dijon / extraits de sa conférence et de son livre La fin du courage


http://rolandlabregere.blog.lemonde.fr/2011/04/18/eloge-du-courage/

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  • «  Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.

  • Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.

  • Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit,je n’étais pas syndicaliste.

  • Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.  »

Pasteur Martin Niemöller (1892–1984) 

En 1937 il est arrêté et enfermé aux camps de concentration de Oranienburg-Sachsenhausen et Dachau. Il est libéré en 1945 par les Alliés.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Quand_ils_sont_venus_chercher

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ÉLOGE AU COURAGE.

Le courage… je dis souvent que je n’en ai pas. Ce qui est faux bien sûr. Ultra-faux.

Le courage, on l’a tous au fond de soi. C’est juste que des fois, pour ma part,  je l’ignore de peur de ce qu’il exigera de moiparce que je sais qu’avec l’acceptation de sa présence dans ma vie, je devrai aussi m’intéresser à effort et persévérance, à dépassement de soi et à patience.Car le courage, pour être efficace, doit s’entourer de bien d’autres qualités.

Le courage, celui qui est mien, est rarement flamboyant. Il s’exprime dans les petits gestes que je pose, dans les petits changements que j’ose effectuer, dans les petites décisions que je sais maintenir.Un jour à la fois.

Le secret du succès de mon courage réside dans chaque petit pas que j’accepte de faire, quand je choisis d’aller de l’avant, quand c’est difficile et douloureux. C’est dans les pires moments de ma vie où j’arrivais à peine à respirer que le courage a été le plus présent et où sa présence a été marquante. J’en suis certaine. Même s’il est déployé à petites doses, il sait faire une différence… au fil du temps, il accomplit de grandes choses.Cela fait partie de sa magie. Il se fait discret mais il oeuvre de façon soutenue. Car pour lui rien ne semble inaccessible: Son regard ne perçoit que le succès, la victoire et l’accomplissement. Il tient bon et m’encourage à m’accrocher à lui. Ce que je fais car inexplicablement, je ne peux faire autrement.

Le courage est un allié sur qui je peux compter. Il me fait agir avec plus d’assurance et plus de détermination. Tout devient peu à peu plus facile avec lui qui guide mes pas. Parce qu’il croit en moi je me mets à croire en moi. Parce qu’il croit en la réussite, je me mets à y croire aussi. Lentement mais sûrement, le courage me conduit là où je ne croyais pas pouvoir aller….

Line Chauvin

https://eden-flow.com/eloge-au-courage/

5. Courage à la croisée des chemins

Tout au long de tes jours terrestres, il te sera demandé de relever parfois de grands défis. Il te faut considérer ces défis comme des apprentissages et de grands enseignements. Chaque événement et situation de ta vie ont pour but de te permettre de grandir et de changer tes perceptions. Tu as le choix de regarder tes défis et difficultés comme des malheurs ou plutôt comme des occasions d’apprentissage.

Peu importe les événements, tu es un soleil fort et lumineux. Aussi, sois courageux dans ton cheminement intérieur. Aie le courage de te respecter, le courage d’affirmer ta vérité et ce que tes rêves les plus grands te dictent de réaliser.

Ne baisse jamais les bras sur ce que tu considères sacré pour ton cheminement. Par ton courage, deviens ce phare qui éclaire la vie des autres.Permets-leur de se sentir inspirés par l’énergie de ta volonté afin qu’ils trouvent, à leur tout, cette force en eux.

Le courage sait allumer et éclairer toute ombre sur ton passage.

Ange du Courage
Oracle Angélique de Marie-Chantal Martineau

http://le-soleil-et-la-lune.e-monsite.com/blog/tirage-du-jour/l-ange-du-courage.html

L’ange du courage 

Veuille l’ange du courage être à tes côtés, ami lecteur, lorsque tu dois prendre des décisions, que ce soit sur ton parcours professionnel ou dans ta vie privée. Se marier, contracter une union pour la vie avec un autre être, ce n’est en effet qu’une telle décision parmi d’autres. On reproche souvent à nos contemporains de ne pas savoir se décider, de repousser sans cesse les décisions et de préférer ne pas se lier. Toute décision nous lie, tout au moins pour le temps immédiatement à venir. Or bien des gens ont peur de s’engager. Devant les décisions importantes qui doivent être prises, nous pouvons solliciter l’aide de l’ange du courage. Nous n’avons jamais la garantie que notre décision est la bonne ; pour nous, il n’est pas de voie qui exclurait absolument l’erreur. Pourtant, à la croisée des chemins nous sommes bien obligés de nous décider.Pour pouvoir avancer, nous ne pouvons en suivre qu’un seul ; et tout chemin nous conduira, tôt ou tard, dans un défilé qu’il nous faudra bien franchir afin que notre vie se déploie à nouveau. Jésus nous engage à passer par la porte étroite et à suivre le chemin resserré(cf. Mt 7,13…). Le chemin large et spacieux, c’est celui de tout le monde. Or nous sommes appelés à trouver notre chemin strictement personnel. Il ne suffit pas de se régler sur les autres ; il faut mettre toute son attention à le trouver, ce chemin ; et puis il faut se décider, avec courage, à le suivre, même si l’on s’y sent bien seul.C’est sur lui seulement que l’on peut se développer et accéder à la vraie vie. (…).

L’ange du courage peut t’aider, ami lecteur, à assumer aujourd’hui ce qui est requis de toi.Cela peut-être une conversation devenue nécessaire pour clarifier la situation dans ta famille ou ton entreprise, (…) une visite que tu as longtemps renvoyée à plus tard et que tu ne peux plus éluder. (…). Il y a dans ta vie quotidienne tellement de situations ou l’ange du courage devrait t’assister, afin que tu fasses la bonne démarche au bon moment.

Anselm Grün, Petit traité de spiritualité au quotidien, Les Anges de la Vie, Albin Michel, 1998.

http://corsaire66.blogspot.com/2010/10/petit-traite-de-spiritualite-au.html#.XMC0oi_M03g

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« Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ! »

Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675) se parlant à lui-même, en 1667

https://www.histoire-en-citations.fr/citations/tu-trembles-carcasse-mais-tu-tremblerais-bien

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Inspirée, inspirante, aimée et aimante, c’est peu dire d’AnneDufourmantelle. La philosophe et psychanalyste, décédée le 21 juillet 2017 en sauvant des enfants de la noyade, avait, de surcroît, le don rare de joindre l’acte à l’élégance de sa parole. Lorsqu’elle a publié Eloge du risque, (Manuels Payot), la journaliste Danièle Laufer a réalisé cette belle interview … Nous la partageons avec vous.

D. L. : Vous faites l’éloge du risque à une époque qui nous enjoint d’en prendre le moins possible. Pourquoi ce paradoxe ? 

A. D. : Nous vivons en effet dans une société ultra sécuritaire où l’on nous enjoint en permanence de nous protéger et, quand on n’en a pas envie, on nous dit « Mais faites-le au moins pour vos proches ». Cela joue sur la peur. C’est la logique de la dépression. Quand on est déprimé, une partie de soi a envie de changer sa vie, tandis que l’autre est empêchée et c’est ce statu quo qui l’emporte dans un régime de tristesse et de paralysie. Très concrètement, ne pas prendre de risque, c’est ne pas oser la liberté. Le risque le plus grand, on le sait depuis toujours, c’est aimer !On n’est jamais sûr de l’issue.

D. L. : Vous dites que le risque, c’est la liberté… 

A. D. : Oui, c’est l’épreuve par excellence du courage et de la liberté. Nous sommes tous très angoissés par l’idée de la perte et de l’échec. Quand on prend un risque, on échoue parfois (par exemple, on tente un concours et on le rate) mais on est toujours grandi de l’avoir pris. Cela nous modifie intimement, de façon positive. La force intérieure que l’on en retire est, de toute façon, plus importante, à mon sens, que le danger de l’échec encouru.

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D. L. : Oser lâcher prise ? 

A. D. : Cette capacité à l’inattendu c’est quelque chose qu’il faut trouver dans l’aptitude à être au présent. Et le lâcher prise est fondamental. Le problème, c’est que cela ne se décide pas. Ce n’est pas une question de volonté. Le lâcher prise n’empêche pas la vigilance. Au contraire, il l’appelle. Le risque met sur le qui-vive, puisqu’il y a du danger. Cela met en éveil . Il faudrait lutter contre les deux piliers de la névrosequi, pour éviter l’inattendu, se repose à 90% sur deux grosses ficelles – à savoir « la vie commence demain »ou dans deux heures ou dans une heure. C’est-à-dire qu’elle vous dit : « Oui, bien sûr, on va changer ci et ça ». Elle est très accommodante, la névrose. Elle veut bien changer, mais pas tout de suite. L’autre ficelle, c’est le tout ou rien. « C’est noir ou blanc ». D’où l’idée qu’il n’y a pas de petit choix, comme s’il n’y avait pas de gris entre les deux. Or, dès que vous commencez du gris, vous amorcez quelque chose.

D. L. : Dire « Je t’aime », est-ce un risque ? 

A. D. : Oui, et ce que je trouve assez joli, c’est que ça reste un risque pour toutes les générations. Le moment où on dit « Je t’aime » reste une espèce de saut dans le vide vertigineux.C’est étonnant que cette parole ait perduré le long de toutes les métamorphoses des siècles comme un des moments les plus intenses du risque. Le seul vrai « Je t’aime », c’est celui qui est donné et qui n’attend pas de réponse.

https://www.femmeactuelle.fr/sante/psycho/anne-dufourmantelle-eloge-du-risque-dignite-courage-hommage-2048822

6. Le déclin du courage ou le courage de nous élever ?

« Le déclin du courage » d’Alexandre Soljénitsyne : le discours de Harvard 

.A ne fonder la société que sur le droit, à ne limiter les hommes que par les lois, « sans vouloir aller plus haut », l’Occident leur a ôté tout contrôle personnel et individuel : « tout le monde pratique l’auto-expansion jusqu’à ce que les cadres juridiques commencent à émettre de petits craquements »…. D’autant qu’on a promis aux hommes le paradis sur terre : Soljénitsyne parle du « masque funeste » du bien-être, cet ersatz de Graal, ce veau d’or qu’on a déclaré accessible et nécessaire à tout Occidental. L’homme moderne est aliéné à ses dus et à ses droits.

« Le droit de ne pas savoir » et le « déclin du courage »

Et il ne faut surtout pas le laisser penser et le plonger de façon permanente dans « …cette hâte et cette superficialité qui sont la maladie mentale du XXesiècle ». La presse est un maître puissant en la matière, qui suit « le vent du siècle », pratique la « sélection » et abreuve à tort et à travers, surtout à travers – c’est plus rentable – l’opinion publique. Soljénitsyne défend joliment ce « droit de ne pas savoir », qu’on ne connaît plus, de ne pas savoir l’inessentiel, l’accessoire, le superflu : ce droit « de ne pas encombrer son âme créée par Dieu avec des ragots, des bavardages, des futilités », qui nuisent à notre intérioritéet annihile la saine réflexion et le nécessaire retour sur soi. Que dirait-il aujourd’hui, en ce temps de sur-communication permanente ?….

L’erreur « à la base de la pensée des Temps nouveaux » (Soljénitsyne)

Cette société qu’on dit occidentale n’est pas si éloignée du système communiste auquel elle prétend s’opposer. … Le fond de pensée est le même : l’anthropomorphisme, « l’idée de l’homme comme centre de qui existe ». Cette « conception du monde qui domine en Occident, née lors de la Renaissance, coulée dans les moules politiques à partir de l’ère des Lumières, fondement de toutes les sciences de l’État et de la société », « proclame et réalise l’autonomie humaine par rapport à toute force placée au-dessus de lui », en affirmant que « l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal ». …

La faute est spirituelle, ontologique, métaphysique et aboutit nécessairement à « l’anéantissement universel de l’essence spirituelle de l’homme ». Auparavant, et même dans les premières démocraties, reconnaît Soljénitsyne, les droits n’étaient reconnus à la personne humaine qu’en tant qu’« œuvre de Dieu », C’est-à-dire qu’il y avait une « permanente responsabilité religieuse ». Enlevez tout sentiment de transcendance, et la responsabilité devant la société et devant soi-même s’étiole jusqu’à disparaître. Où est l’« héritage des siècles chrétiens avec leurs immenses réserves de pitié et de sacrifice » ?! Où est notre vie intérieure ?« à l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest, la foire du Commerce ».Qui a encore, en tête et au cœur, ce défi qui est ici-bas le nôtre, « quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions rentrés »… ?

Marie Piloquet

https://arretsurinfo.ch/le-declin-du-courage-dalexandre-soljenitsyne-le-discours-de-harvard/

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LE DÉCLIN DU COURAGE


Extraits du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne, prix Nobel de littérature(1970) à Harvard le 8 juin 1978. Il condamne alors les deux systèmes économiques -le communisme et le capitalisme.Il dénonce surtout la chute spirituelle de la civilisation. 


« Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327ème anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « VERITAS ».
La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère.Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité …

Quand les Etats occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance.) ….

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression,bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments.Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel…. 


La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. …Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; … :
chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.

J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société.Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.

… Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

…La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas temps les droits de l’homme que ses devoirs. 

… Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode.Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. …

… Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable….

Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. …Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.

Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, maisnous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.

Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue.Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés. 

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines.Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer de l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde. 


Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance.
Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue,à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne.

Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter … toujours plus haut. » 

Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1680

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LEADING WITH COURAGE AND COMPASSION

by Thich Nhat Hanh

Lecture at the Library of Congress on September 10, 2003.

So I think we should all bring a spiritual dimension into our daily lives. We should be awakened to the fact that happiness cannot be found in the direction of power, fame, wealth and sex. If we look deeply around us, we see many people with plenty of these things, but they suffer very deeply. When you have understanding and compassion in you, you don’t suffer. You can relate very well to other people around you and to other living beings also. That is why a collective awakening about that reality is crucial.

…We think that happiness is possible when we have the power to consume, but by consuming we bring into us a lot of toxins and poisons. The way we eat, the way we watch television and the way we entertain ourselves brings us a lot of destruction. Because we consume so much, the environment suffers. Learning to consume only the things that can bring peace and health into our body and into our consciousness is a very important practice. Mindful consumption is the practice that can bring us out of much of our unhappiness…..

Congress could find ways to encourage people to consume mindfully and produce mindfully, instead of creating products that can bring toxins and craving into the hearts and bodies of people. Producing with responsibility should be our practice.

My strongest desire is that the members of Congress will have time to look into these matters andlook deeply into the roots of their own suffering, the suffering of this nation, and the suffering around the world.This suffering does not have to continue. We already have the compassion and understanding necessary to heal the world.

https://plumvillage.org/letters-from-thay/thich-nhat-hanh-address-to-us-congress-september-10-2003/

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« C’est du fond de mon lit que je vous parle…

Au fond je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre.Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. Et puis, il y a autre chose encore. Avec cette capacité d’aimer – qui s’est agrandie vertigineusement – a grandi la capacité d’accueillir l’amour, cet amour que j’ai accueilli, que j’ai recueilli de tous mes proches, de mes amis, de tous les êtres que, depuis une vingtaine d’années, j’accompagne et qui m’accompagnent – parce qu’ils m’ont certainement plus fait grandir que je ne les ai fait grandir. Et subitement toute cette foule amoureuse, toute cette foule d’êtres qui vous portent ! Il faut partir en agonie, il faut être abattu comme un arbre pour libérer autour de soi une puissance d’amour pareille. Une vague. Une vague immense. Tous ont osé aimer, sont entrés dans cette audace d’amour. En somme, il a fallu que la foudre me frappe pour que tous autour de moi enfin se mettent debout et osent aimer. Debout dans le courage et dans leur beauté. Oser aimer du seul amour qui mérite ce nom et du seul amour dont la mesure soit acceptable : l’amour exagéré.L’amour démesuré. L’amour immodéré. Alors, amis, entendez ces mots que je vous dis là commeun grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément. Tout est mystère.Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille ; vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous. La main sur le cœur, je m’incline devant chacun de vous.»

Christiane SINGER

http://eveil-chamanisme.fr/derniere-lettre-de-christiane-singer/

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Notre peur la plus profonde n’est pas d’être incapable. Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de toute mesure. C’est notre lumière, pas notre ombre qui nous effraie le plus. Nous nous demandons: «Qui suis-je pour être brillant, magnifique, talentueux et fabuleux?».

En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Jouer petit ne rend pas service au monde.Il n’y a rien de sage à rétrécir pour que les autres ne se sentent pas en danger à cause de vous.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est au-dedans de nous. Elle n’est pas seulement dans certain d’entre nous, elle est en chacun. Et en laissant notre lumière briller, nous donnons aux autres la permission d’en faire autant. Lorsque nous sommes libérés de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.

Marianne Williamson – « A RETURN TO LOVE »

https://www.mantradala.com/images/Divers/Puissance.pdf

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Il ne s’agit donc pas de s’évader de la vie, il ne s’agit pas de tourner le dos à l’existence, il ne s’agit pas de penser à un au-delà de la mort… Le Ciel, c’est maintenant. Le Ciel, c’est ici. Le Ciel, c’est en nous ! Et en nous, justement, il y a une aventure encore infiniment plus passionnante que celle de la montagne à conquérir,que celle de l’Univers à ordonner, que celle de l’art qui chante.

L’aventure, c’est nous-mêmes, c’est révéler Dieu

C’est de nous qu’il s’agit, c’est nous qui devons devenir justement quelque chose de tellement précieux, de tellement grand, de tellement beau qu’il apparaisse en effet que le Ciel est au-dedans de nous et que, à travers notre visage, la Présence même, infinie, la Présence Infinie se révèle et se communique.

Car finalement, l’aventure que nous avons à courir, ce n’est pas moins que celle-là, je veux dire celle de révéler Dieu, de Le faire entrer dans l’histoire, d’inscrire Sa Présence, Sa Présence de Lumière et d’Amour dans tous les gestes de la vie.

Maurice Zundel, Homélie, Lausanne, 1962

http://www.mauricezundel.com/1962-le-ciel-c-est-ici-maintenant/

JP 28.04.2019

Grâce à GRÂCE et avec grâce louer la Vie au BURN-IN® du 5 avril 2019

Hello Toi,
C’est grâce à la discrète et gracieuse Bibera, vers Ulmiz que nous allons jubiler avec la Vie, accompagnés de la messagère « Grâce »
Le programme ?
  • Grâce et son charme 

  • Grâce et son don, sa bienveillance et sa faveur 

  • Grâce et son pardon, sa remise de peine

  • Grâce et sa reconnaissance et ses remerciements

Nous respecterons la charte https://burninfire.wordpress.com/charte/
 
Merci de prendre quelques bûches pour notre feu (si temps humide), habits, bons souliers, thé chaud et lampe frontale opérationnelle.
Prends aussi une petite lanterne pour que nous puissions déambuler comme les nains de Blanche Neige 
 

Percussion corporelle, langage non verbal et caresse respectueuse sont de la partie

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 5 avril 2019 à 19h00, au Centre de Cormanon, devant la Poste, à Villars-sur-Glâne ou à 19h25 au parking du Restaurant Jäger, à Ulmiz, . Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.  

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

Chaleur eusement !

 

Josy
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Annexes : Textes inspirateurs

Grâce

Chapitres

  1. Définition / étymologie / synonymes

  2. Grâce en tant que charme de qui est gracieux 

  3. Grâce en tant que don, bienveillance et faveur

  4. Grâce en tant que pardon, remise de peine

  5. Grâce en tant que reconnaissance et remerciements

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  1. Définition / étymologie / synonymes

GRÂCE

En grec profane, c’est le mot charis (χ́αρις) qui désigne la grâce. Il signifie originellement – et ceci est décisif pour la coloration du mot – ce qui brille, ce qui réjouit. De là, on passe aux trois significations classiques du mot :

a) le charme de la beauté, la joie, le plaisir ; 

b) la faveur, la bienveillance, les égards, les marques de respect, la condescendance, le désir de plaire, la bonne grâce ; 

c) la reconnaissance (rendre grâce, d’où : eucharistie), la récompense, la rémunération, le salaire, le cadeau (d’où : charisme, don matériel ou spirituel) reçu en vertu de la seule faveur du roi ou de la divinité.

Georges CASALIS , Universalis


https://www.universalis.fr/encyclopedie/grace/

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Grâce / Etymologie : du lat. gratia, de gratus, agréable

Sens principaux (sélection) :

  • Ce qui plaît dans les attitudes, les manières, les discours(c’est le sens premier et étymologique). 

    • Et la grâce plus belle encor que la beautéLa Fontaine,

    • Je ne trouve qu’en vous je ne sais quelle grâce Qui me charme toujours et jamais ne me lasseRacine

  • Agréments dans les choses, les animaux,

    • La grâce et la légèreté du cerf. 

    • Tout reçoit dans ses mains une nouvelle grâce, Boileau,

    • Les grâces dont la nature a orné la campagne, Fénelon

  • Par extensiondu sens de gracieux,bienveillance qu’une personne accorde à une autre. 

    • Je puis croire pourtant, Sans trop de vanité, que je suis en sa grâceMolière

  • Ce qui est accordé à quelqu’un comme lui étant agréable, utile, sans lui être dû strictement(c’est un sens détourné du sens de gracieux, agréable)

    • si je puis lui obtenir une grâce de Votre Majesté [un canonicat pour son fils], Molière,

  • Terme de théologie qui provient du sens précédent, la grâce étant une faveur. Secours intérieur accordé par le cielpour l’exercice du bien et pour la sanctification.

    • Nous appelons grâce actuelle une inspiration de Dieu par laquelle il nous fait connaître sa volonté et par laquelle il nous excite à la vouloir accomplir, Pascal,

    • La conduite de Dieu, qui dispose toutes choses avec douceur, est de mettre la religion dans l’esprit par les raisons, et dans le cœur par la grâce, Pascal,

  • Pardon, indulgence(le pardon étant une sorte de faveur)…Particulièrement, remise de la peine que le prince fait à un condamné. Le souverain a le droit de grâce.

  • Remercîment, témoignage de reconnaissance(le remercîment étant quelque chose de gracieux).

    • Mme de Lafayette vous rend mille grâcesSévigné,

    • Il rendit grâces aux dieux par d’innombrables sacrificesFénelon

Dictionnaire Littré, fin du XIXème siècle

https://www.littre.org/definition/grâce

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Synonymes de grâce

  • Agrément,charme indéfinissable d’un être animé, de son…

    • attrait

    • douceur

    • joliesse

    • vénusté

  • Agrément,attrait particulier de quelque chose

    • élégance

    • harmonie

  • Faveur accordéeà quelqu’un pour lui être agréable

    • avantage

    • gentillesse

    • gracieuseté

    • honneur

    • prérogative

    • privilège

  • Remise de tout ou partie de la peined’un condamné ou commutation…

    • absolution

    • amnistie

    • indulgence

    • rémission

    • sursis

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/grâce/37721

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  1. Grâce : Charme de qui est gracieux 

La grâce d’une danseuse

 Avez-vous vu une grâce danser ?

 J’étais fasciné, et je le suis encore, par cette gestuelle dans les mouvements d’une danse soufie. Pas celle des derviches tourneurs que j’aime à partager au sein d’un groupe alors que chacun est seul jusqu’à l’oubli de soi-même, avec ses sensations, son bien-être de l’instant détaché des contraintes de la réalité de ce bas monde. Non, une danse enseignée par le yoga derviche.

 Mon regard était attiré par la perfection de ses gestes. Elle m’apparaissait seule parmi les autres danseuses. Son corps évoluait dans une féminité authentique, sans jeu de séduction.Ses bras traçaient des signes non équivoques au rythme parfait. Ses mains, ah oui ses mains, délivrait aux regards des doigts effilés ajoutant à la beauté du corps svelte une élégance d’une finesse et d’une douceur incomparables.

 Son visage semblait rester impassible, sans expression particulière. S’il n’était pas d’une beauté digne d’une déesse antique, il reflétait surtout une grande sérénité, neutre comme pour rappeler qu’il n’y avait pas lieu de le distinguer en le séparant du reste du corps et de l’esprit qui formaient un tout dans cette euphonie gestuelle.

 Il me revenait en pensée les mains si expressives des danseuses de flamenco. Elles étaient cependant différentes, comme détachées de toute passion laissant à chacun le choix de traduire le langage des signes. Elles permettaient de ressentir des vibrations, des émotions au-delà de la musique soufie si singulière.

Au-delà de toute considération mystique prétendant purifier l’âme et nourrir le cœur, ce dont je me méfie, merci à toi danseuse inconnue de m’avoir simplement fait rêver dans un instant qui se prolonge encore aujourd’hui sans aucune connotation.

 

 L.G.

http://staubinel.canalblog.com/archives/2013/06/24/27498101.html

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Nous nous trouvions dans la Chapelle des Médicis, contenant quelques-unes des plus grands chefs-d’oeuvre de Michel-ange…Et je regardais ces allégories du jour et de la nuit, de l’aurore et du crépuscule…J’étais là, libre, disponible et peu à peu, j’entrais dans ce silence où commencent toutes les musiques, et peu à peu ce n’étais plus l’oeuvre de Michel-Ange que je percevais, c’était à travers elle et au-delà d’elle, cette Présence que l’on ne connait jamais, mais que l’on reconnait toujours, cette Présence qui m’envahissait, que je respirais, dans laquelle je me libérais de moi-même.

Et je ne me sentais plus dans ma pesanteur, je ne me sentais plus en moi-même, j’étais suspendu à cet attrait, à cet appel, à cette aimantation : je n’étais plus qu’un regard vers cette divine Beauté. Et c’était une paix si profonde, et c’était une joie si pure, qu’elle restait infiniment paisible,,,

Maurice Zundel, Silence, Parole de Vie

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 » Les enfants en bas âge prennent toutes les forces de ceux qui s’occupent d’eux et, en un millième de seconde, par la grâce d’un mot ou d’un rire, ils donnent infiniment plus que tout ce qu’ils avaient pris.  » 

Christian Bobin

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« La grâce ne chasse pas nos maladresses. Elle les couronne. »
Christian Bobin
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« L’amour a ceci de commun avec la grâce que tout – et jusqu’à la manière de pousser une porte ou de nouer un lacet – est modifié. Rien de ce qui était avant ne demeure. »
Christiane Singer
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« Ils peuvent tout faire entrer dans leurs calculs sauf la grâce, et c’est pourquoi leurs calculs sont vains. »

Christian Bobin

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Nous vivons dans un monde submergé par la visibilité, la matérialité. Nous sommes emprisonnés par les objets, les matériaux, le besoin de posséder. Nous nous définissons par nos succès visibles. Mais ce qui a pour moi la plus grande valeur ce sont les choses invisibles, appelons cela la grâce, l’amour, la créativité, la compassion. La vie est invisible, la pensée est invisible et c’est sur ces invisibles que se fonde le visible. L’invisible est la source du visible. Mais le secret de l’invisibilité est une encore plus grande invisibilité. 

Entretien avec Ben Okri

https://next.liberation.fr/livres/1997/05/29/eloge-de-l-invisible-pour-le-nigerian-ben-okri-c-est-sur-la-grace-l-amour-la-creativite-la-compassio_204219

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Notre devoir le plus impérieux est peut-être de ne jamais lâcher le fil de la Merveille. Grâce à lui,je sortirai vivante du plus sombre des labyrinthes.

Christiane Singer

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« Entrer vivant dans un nouvel espace, cet espace qui s’ouvre en cet instant. Y entrer vivant, y être vivant. »
« Comment
renouveler cette grâce à tout instant, ou du moins chaque jour ou aussi souvent que possible, d’être dans cet émerveillement d’Être,que j’ai connu, que j’ai connu enfant surtout »
Christiane Singer
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Ce qui nous sort du monde malgré nous est toujours unegrâce. La plus belle vie est celle qui exprime ce que la vie a de beau. « 

Christian Bobin
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L’éloge de la grâce à l’éloge de la garce…

La « Grâce »… Voici un mot bien subtil qui sent malheureusement le désuet et que, de fait, plus personne (enfin, à part moi, mais dans le domaine, je ne suis pas une référence parce j’idolâtre l’expression eu égard…) n’emploie plus, ce qui est dommage.

Mais pourquoi ce mot a totalement été délaissé, abandonné en train d’agoniser sur le trottoir de la langue française ?

Lagrâcen’est pas un mot aisé à définir. Comme l’amour, on sait la reconnaître quand on se trouve devant elle, mais on est bien en peine à expliciter son sens profond…

Selon le dictionnaire (je me promène toujours avec mon petit Robert sous le bras, d’où la lourdeur incommensurable de mon sac à main…), elle est un « agrément particulier, un charme attaché à la personne, à son air, à ses matières ». On pourrait dire que la grâce, c’est le charme spécial qui se dégage d’une personne même quand on ne la connaît pas, même sans qu’elle parle.

Elle s’appuie sur quelques axiomes de base bien connu (je suis sure que vous allez me faire un beau « ah oui, elle n’est pas bête la petite » en lisant ce qui suit…)

1- La grâce ne s’achète pas : être gracieuse n’est pas une question de marque, d’argent dépensé ou de quantité de fond de teint. La grâce est NA-TU-RELLE

2- La grâceest DISCRETE. Pour être repérée, elle réclame davantage de temps que la beauté. Contrairement à la beauté qui saute aux yeux, la grâce, quant à elle, est plus réservée. Pour la saisir, il faut la guetter. Une fille gracieuse ne se fait pas forcement immédiatement remarquer ; mais quand on est tombé sous son joug, on ne peut plus en déscotcher.

3- (Marteau-thérapie sur l’axiome 1, mais il me tient à cœur) : La grâceréclame de ne pas être fausse, de ne pas jouer un jeu. Il faut être tout simplement VRAIE…

Petit bémol tout de même afin qu’il n’y ai pas de confusion possible. Quand je dis « vraie », j’occulte totalement la femme en short de sport laissant transparaître des jambes délicieusement velues, se grattant l’entrejambe en fumant sa clope… Donc « vraie » veut dire sans artificecertes, mais tout du moins invisible aux yeux de l’homme…On oublie donc l’authenticité de l’homme de Cro-Magnon…

Mais à propos, à quoi peut-on reconnaître une fille gracieuse?

Alors voici en vrac, ce qui m’est passé à travers la tête (en faisant les fonds de tiroirs de mon cerveau, je dois bien l’avouer…)

– un œil allumé, plein de curiosité car il est bien connu, la grâce est pleine de vie… En un mot, un regard envoutant qui ferait fondre le dernier des hommes de glace 😉

du subtil,car, si elle est consciente de ses atouts, la fille pleine de grâcene les met pas en open bar pour autant : elle est sexy, jamais vulgaire….

– un maquillage léger. Bref on oublie le pot de fond de teint étalé sur la figure… Juste un soupçon de mascara et une touche de gloss et elle irradie.

– des vêtements pas forcement sexy mais bien « investis » (à bon entendeur…)

des couleurs pas agressives mais harmonieuses, donc adieu le rose fluo des tectonikman couplé avec un peu d’ocre… Elle est souvent parée de rouge (brune de surcroit… Enfin toute ressemblance avec la réalité serait fortuite, moi je dis juste cela, mais je ne dis rien ) et attire ainsi sexuellement les hommes (vielle réaction primitive qui ferait référence aux babouins, c’est beau non ?)

– une maitrise totale de l’exercice d’assouplissement des commissures qui s’appelle sourire. Radieux de surcroît et avec une pointe d’intelligence… (On n’est bien loin de l’amabilité d’une porte de prison avec le sourire d’un pitbull qui n’a pas mangé depuis quelques jours !)

un parfum légerqui n’étouffe pas un wagon entier de RER… Bref, elle sent bon quand on s’approche de son cou, mais on ne devine pas son parfum à l’autre bout de la rue.

un rire expressif qui envoie du pur bonheur sans pour autant tomber dans la rubrique cor de chasse…

– une « fresh-attitude » qui a l’air de sortir tout droit d’un edelweiss. Comme tout le monde, elle a de la cellulite sous la fesse, et même, aujourd’hui un bouton. Mais elle s’assume et est en paix avec elle-même.

– et enfin, du mystère qui donne envie de creuser. Elle ne déballe pas sa vie comme si elle est était à vendre, elle laisse un peu d’elle-même à l’intérieur et le défi le plus intéressant, c’est d’aller le chercher…

A l’opposé de la fille qui a du charme, on trouve la fille, mâchant son chewing-gum spécial aérophagie garantie, habillée de façon plus que minimaliste, qui cache à peine son opulente poitrine du 75A, son ventre avec ses bourrelets qui dépassent (le top du glamour…), le haut de ses fesses jusqu’à parfois, une touffette de poils pubiens colorés de surcroît… (Ah les hommes, vous êtes des petits veinards, elle ne fait cela que pour vous…Si ce n’est pas de la dévotion ça !)

Vous l’aurez compris, une des caractéristiques de cette « légende monstrueusement urbaine » est qu’elle n’est pas frileuse : moins elle possède de cm² de tissu, plus elle est contente !

Par ailleurs, elle se cache derrière ses faux cils pour jouer la carte mystère et a plongé sa tête dans une barrique de fond de teint. Cette carnation orangée si peu naturelle, qu’elle arbore fièrement,  fait penser à des abus d’UV, et finalement attire plus le regard sur le bouton masqué par une couche épaisse de plâtras orange. Sexy, non ?

Pour finir, je ne peux qui citer un moine grec du moyen age, Maxime Planude de son petit nom, qui avait finement observé que : « La beauté sans grâce attire, mais elle ne sait pas retenir ; c’est un appât sans hameçon ».Pas mal, non ?

Tendresse et bisous tout plein,

Ma_petite_folie,faiseuse de milles et une actions de grâce…

http://ma-petite-folie.e-monsite.com/pages/l-eloge-de-la-grace-a-l-eloge-de-la-garce.html

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FLÂNEZ DANS LES RUELLES AVEC LA GRÂCE D’UNE BALLERINE

« Lève le menton !  » : pour avoir la prestance des fameux cygnes dans leur lac

« Baisse les épaules ! » : comme si les oreilles et les épaules avaient divorcé

« Le dos droit comme par terre !  » : aussi plat que la scène de l’Opéra
« Rentre le ventre ! » : pour ne pas craquer le tutu

« Tiens la p’tite fesse ! » : pas avec les mains, ça va de soi…


http://little-whistle.fr/flanez-dans-les-ruelles-avec-la-grace-d-une-ballerine/

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La grâce de la rose ou le non sens des roses 
.Vivre pour vivre, ne semble pas suffire à la condition humaine. Là est sans doute notre blessure d’origine, notre tragique.
L’animal, l’arbre existent sans besoin d’alibi. Je songe à la merveilleuse sentence mystique d’Angélus Silésius

« La rose est sans pourquoi, fleurit parce qu’elle fleurit.

N’a souci d’elle même, ne désire être vue. »

La rose, pour fleurir n’a pas besoin qu’on lui fournisse les raisons de sa floraison. Et pourtant la rose n’est jamais sans raison, mais cette raison est immanente, je veux dire sans distanciation; son sens est compris dans son être. La rose est une rose sans qu’elle doive penser à elle même. La floraison de la rose a lieu en s’y donnant tout entière, sans prêter attention à ce qui la pousse à être et à s’épanouir….

Seulement, l’homme ne peut demeurer sans prêter attention au monde qui le forme et sans s’observer. Pour pasticher la rose d’Angélus Sibélius, « il a souci de lui-même et désire être vu », entendez, que l’univers ne soit pas indifférent à son égard.

 … Un jour, le « pourquoi » se lève en lui pour le torturer à jamais sous la forme de questions qu’on nomme métaphysiques et qu’illustre la plus célèbre, celle de Leibniz: «  Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien? »

…Vouloir donner un sens à sa vie, c’est inévitablement donner dans la fable, se la raconter, c’est croire à ce qu’on se raconte alors qu’on ne fait que se le raconter.

Pousser son rocher comme le Sisyphe de Camus, tout en sachant que le rocher dévalera la montagne, mais pousser son rocher de vie pour simplement se sentir exister, faire et refaire, construire et reconstruire comme on aime pour aimer avec cette présence au monde et à l’autre,souffrir et jouir aussi dans le recommencement perpétuel, en évitant de vouloir s’abstraire dans de faux credos et en espérant peut-être retrouver ainsi la grâce de la rose.

Jean-Pierre Chopin

https://jeanpierrechopin.wordpress.com/2012/05/07/la-grace-de-la-rose-ou-le-non-sens-des-roses/
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J’ai connu l’absurdité d’être là, sans l’avoir voulu…d’une vie sans coeur…de la désillusion…

J’aiconnu la grâce au coeur de l’absurde,… j’ai touché de la vie éternelle, du non-fait, du non créé, un « Je suis » qui ne meurt pas…je me croyais charbon, j’étais diamant. J’ai connu des jours de jubilation où n’existe que la grâce

Aujourd’huila grâce et l’absurde marchent en moi côte à côte, non plus étrangers mais étrangement amis….Dire que «  tout est absurde » ou dire que «  tout est grâce », c’est également mentir ou tricher…Comme mourir et ressusciter, l’absurde et la grâce sont les deux revers d’une même médaille….

Alors,aimer la nuit et s’attendre au jour ; aimer le jour et laisser venir la nuit…sans oublier cet Autre espace ou cet Autre temps qui les contient : L’Etoile infiniment proche et toujours inaccessible, qui nous aveugle et nous éclaire, afin qu’aveuglés ou dans la lumière, nous nous découvrions libres et conduits.

Jean Yves Loup L’absurde et la grâce

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« Grandir, c’est ne plus être manipulé par son mental et ne plus entraîner les autres dans ses propres marasmes. Lorsque notre mental nourrit et émet des
pensées négatives, il est certain que l’on se ferme à la joie et à la grâce, on ne peut être que dans le manque. La fausse note est là, dans cette attitude, mais en même temps c’est elle qui nous titille jusqu’à nous faire croire que le bonheur est ailleurs. Sans aucun doute, la fausse note nous fait bouger (…) les fausses notes font partie de notre existence, plus encore, elles la justifient.Pour l’homme, cette réalité n’est pas toujours recevable. Son mental aimerait bien contrôler tout ça, mais cela lui est impossible. Voilà pourquoi la musique de la vie lui demeure le plus souvent incohérente, injuste, parfois même cruelle ». 

Marc Vella, Eloge de la fausse note

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Préparer une petite émission de radio ou de TV avec le même soin qu’un chapitre de livre ( pour, le moment venu, pouvoir librement improviser. Cela dit, rien n’es jamais garant de réussite. On a tout en tête, et rien cependant ne nous assure qu’on trouvera le chemin. Que le courant passera, Il y faut là aussi cet état de grâce sur lequel, précisément, on n’a jamais barre.

Impartageable le sentiment du petit matin. Le réveil. très tôt, le premier regard sur un coin de ciel par la fenêtre….Un avion passent…Les amis dorment. Seul je suis dans le matin…mais avec tous. Dans la grâce il n’y a plus de solitude…Tout réveil est pour moi, dès la première seconde, comme un hymne à la lumière. Et, à travers la lumière, à la Source. De tout. Une muette gratitude.

Un peu de ciel bleu…, quelques chants d’oiseaux, …il n’en faut pas davantage pour que s’établisse la grande relation.

Il est naturel que la grâce,qui révèle d’un autre ordre de réalité que celui de ce monde, quand elle se manifeste, perturbe ce dernier….Toute visitation crée un trouble

Georges Haldas, Carnets du désert / L’Etat de Poésie / Carnets 1986

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Grace and Gravity

A meeting of two conflicting forces: on one hand, the idea of mass andgravity, and all the power that draws us earthwards; on the other, the unburdened fluidity of grace and elegance, which bring the positive momentum of beauty into play.


https://engadin-art-talks.ch/en/engadin-detail/grace-and-gravity.html

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  1. Grâce : Don, bienveillance et faveur

« La grâce est un don.Et plus tu es dans la gratitude, plus le tout circule »

Paroles d’ Ariane Péclard-Sahli

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«
La Grâce, c’est de s’oublier››, disait Bernanos.
Celui qui s’est laissé lui-même n’a plus en lui de lien pour l’attacher aux choses et ce détachement total se révèle être la condition même pour que le monde, les choses, les personnes nous apparaissent tels qu’ils sont, dans leur « essentiel déploiement ››.
Par le « laisser être ›› nous sommes invités à nous mouvoir autrement au milieu de ce qui nous entoure,
sans volonté de puissance ou de possession : sans ego…..
Laisser être l’oiseau : ne plus prendre son vol.
Laisser être la rose : la voir avec des yeux de rosée…
Laisser être plutôt que saisir, contempler plutôt que comprendre, tel est le travail de la pensée quand elle est sans effort et tranquille ;
travail du miroir plutôt que du filet, elle voit tout et ne cherche rien à retenir.
Jean-Yves Leloup

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 » Si la terre tourne, c’est grâce à ces milliers de gestes d’amour que font des milliers d’hommes et de femmes inconnus et qui renouvellent ce matin le pacte entre la terre et le ciel-malgré tout! Chaque matin, les hommes et les femmes qui prennent soin de la parcelle du réel qui leur est confiée – leurs enfants, leurs jardins, leurs maisons, leurs enclaves, leurs lieux de travail, « sont en train de sauver le monde sans le savoir »! (Borges).
Il n’y a qu’à p
oursuivre cette prodigieuse respiration de la vie – quoi qu’il advienne – jour après jour.« 
Christiane Singer, L’urgence d’aimer
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« Aimer c’est trouver grâce à un autre sa véritéet aider cet autre à trouver la sienne , c’est créer une complicité passionnée « 
Christian Bobin
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Les mots peuvent être grâce ou malédiction. On doit apprendre à bien dire, à dire du bien, car à dire du mal, on s’enferme, on s’emprisonne. Bénir, c’est grandir. Bénissez, ne maudissez pas.
La vie est UNE. Elle se manifeste comme un arc-en-ciel. 
Jean-Yves Leloup
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L’Amour se fait chair, c’est l’aspect « descente de l’échelle » :faire descendre la grâce d’être et d’aimer dans toutes les dimensions de l’humain, mais c’est aussi pour que la chair devienne Amour, capable d’agapé, et c’est le côté ascendant de l’échelle ; l’évolution à travers laquelle nous apprenons non seulement à aimer, mais à devenir l’Amour même, celui qui selon Dante « fait tourner la terre, le cœur humain et les autres étoiles »…

Jean Yves Leloup

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The Art of Grace

Something about the nature of grace seems to elude fixed meaning. It encompasses so much and can seem difficult to attain. Il is visible and intangible: it is rooted in movement, but it can exist without movement, in stillness and silence and nonjudgmental acceptance. Distilling it further, at the heart of grace is ease. Defying gravity, smoothing your actions, reducing friction. Releasing your gifts to the world. Lightening the burdens of others.

It is a dynamic practice. With that in mind, consider these points

  1. Slow downand plan. There’s no way to be graceful when you’re rushing around haphazardly

  2. Practice tolerance and compassion. This goes along with slowing down. Take time to listen and understand

  3. Make rooms for others – on the sidewalk, at the bus stop, in a coffee shop, during a business meeting, and in your life

  4. Strive to make things easy for people, even in small ways.

  5. Make things ease for yourself. Be easily pleased. Accept compliments, take seat on the bus if someone offers it to you, embrace any kindness that comes your way. This is graciousness, and it is a gift for someone else. You are giving another person the gift of being graceful

  6. Lighten your load. Shed painful shoes, disencumber yourself of heavy purses, backpacks, and briefcases. Let the bad stuff go, physically and emotionally

  7. Take care of your body. The more you move, the better you’ll move. And the better you’ll feel

  8. Practice extreme noticing. Look for grace where you least expect it

  9. Be generous. It’s a lovely thing to anticipate and fulfill someone’s hopes

  10. Enjoy. Raise a glass, as Lionel Barrymore did in the movie “Grand Hotel”, “ to our magnificent, brief, dangerous life- and the courage to live it!”

Sarah L. Kaufman, The Art of Grace / on moving well through life

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Rien ne nous est donné pour nous écraser… le mal être nous fait obliquer sur le chemin, vers notre désir profond, sans douleur, en flottement…
– Face à un deuil?
– …La traversée est irrecevable… la souffrance nous la nourrissons en nous identifiant…
une seconde à se regarder, survivant, la grâce s’y engouffre… Cesser de rester dans la crispation d’identification à la souffrance…la grâce se reçoit…aussi dans le témoin de ma souffrance jusqu’à ce que ce qui était fixé se remette dans l’affluence, le passage du dur vers ce qui coule, comme les larmes.
La grâce c’est ce OUI qui appelle tout et n’attend rien.
Tout est le visage voilé de la face intangible, le vent qui entre et les deux univers qui se croyaient séparés sont Un……Nous pouvons avoir l’assurance que tout, même la souffrance, nous révèlera quelque chose…être en amour de soi-même… » Ainsi tout est parfait.

Christiane Singer, Notes rapportées d’un interview

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La plupart des hommes dorment lourdement. Mais à la maxime du poète,une grâce a présidé, qui lui permet de sortir du sommeil pour chevaucher la machine à explorer le temps. Quel est le «  créateur » qui n’a pas senti en un brève seconde son corps devenir plus léger, se détacher du sensible dans lequel il plongeait cependant, se désincarner.Fugace suspension entre ciel et terre. Cette « extase » – extasis- c’était la fuite hors du sommeil d’homme vers l’enfance bienheureuse. Mais c’est aussi un appel, une invite, car la région de l’innocence n’est pas, ne peut pas être un désert, seulement celui qui l’habite aime à se faire chercher.

Dom Clément Jacob, L’Art et la Grace

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  1. Grâce : Pardon, remise de peine

Grâce et amnistie

La grâce constitue l’acte par lequel le président de la République dispense un condamné frappé d’une condamnation définitive et exécutoire de subir tout ou partie de sa peine.

La grâce, si elle supprime ou diminue le quantum de la sanction, ne fait pas disparaître la condamnation qui reste inscrite au casier judiciaire.

L’amnistie, au contraire, consiste à supprimer rétroactivement le caractère d’infraction à certains faits. Elle possède des conséquences plus fortes que la grâce : avec l’amnistie, c’est la condamnation elle-même qui disparaît. Cependant, cette disparition est sans effet sur la partie déjà exécutée de la peine.

https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/justice/fonctionnement/administration-penitentiaire/quelle-est-difference-entre-grace-amnistie.html

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S’ouvrir à la grâce de pardonner

Une fois débarrassé des fausses images de Dieu, comme celles d’un dieu donnant-donnant, d’un dieu justicier, d’un dieu punitif, d’un dieu exigeant des sacrifices etc. l’offensé n’a plus qu’à s’ouvrir à la présence d’un Dieu d’amour et de miséricorde, à se mettre sous sa mouvance de manière à se laisser transformer et animer par sa grâce.

Jean Montbourquette, Isabelle d’Aspremont, Demander pardon sans s’humilier ?

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  1. Grâce : Reconnaissance et remerciements

    • « Transforme tous tes «  À cause de… » en« Grâce à… »et ta perception de la vie changera »

Song Arun ( paroles rapportées)

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« Chaque matin à ton réveil, commence par dire du fond du coeur : «  Merci, Merci, merci ». Etre dans un esprit de gratitude est l’une des plus grandes vertus : « Merci ! Merci ! Merci !», non seulement au lever, mais aussi avant le repas, ou face à sa mort : L’unité de soi se connecte ainsi à l’Un »

Song Arun (paroles rapportées)

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« Rendre hommage met en mouvement une machinerie secrète qui ouvre les prisons. En m’inclinant devant l’autre, je ne signifie pas que tout ce qui le constitue était parfait mais que j‘ai entrevu, par grâce, l’éternité qui le fonde,la part indestructible de son être. »

Christiane Singer

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Qu’est-ce qui peut nous rendre « sensible ›› à la beauté, à la grâce, à la Présence qui se donne à travers toute vérité, toute vie, toute bonté ?
la gratitude… la louange…la gratitude rend la grâce possible elle est notre ouverture à l’Ouverton pourrait dire ainsi qu’elle précède la grâce
dire merci avant de recevoir est l’un des secrets du Bienheureux
dès qu’on a dit merci, tout ce qui nous arrive
est merci, miséricorde,
grâceet don.
Celui qui ne dit jamais merci, ne reçoit jamais rien,
car ce merci est l’acte même de la réception,

la possibilité d’une réceptivité, d’un accueil,
l’ouverture par laquelle le ciel enveloppe la terre,
l’ouverture par laquelle les dieux peuvent entrer.
Celui qui ne dit jamais merci, garde fermées les portes de la perception, comme celles de l’affectivité et de la connaissance.

L’enfer dans lequel nous nous enfermons consciemment est celui de notre ingratitude. Etre incapable de gratitude ou de louange c’est perdre toute joie d’être et de vivre. Nous mourons de ne pas savoir dire merci, dire merci à notre épreuve, c’est en faire une occasion de croissance, de dépassement ; dire merci à notre mort, c’est en faire une délivrance ou un passage vers une vie plus vaste.

Jean Yves Leloup

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La louange est réponse de la fleur au soleil, parfum et croissance, elle s’ouvre et dans cette ouverture de la bouche et du coeur au chant, une joie très particulière peut se donner à vivre.
La prière de louange, simple merci, action de grâce ou jubilation d’être,témoigne d’un accomplissement de notre humanité, notre être relatif « verdoie ›› dans la pure lumière, disait Maître Eckhart.
Christian Bobin
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« Nous devrions rendre grâce aux animauxpour leur innocence fabuleuse et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets sans jamais nous condamner. »
Christian Bobin
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.Si je suis, aujourd’hui, en état de grâce
C’est grâce à toi

Même si tu n’étais pas la première
A oser regarder derrière le miroir
C’est toi qui m’as ouvert les yeux
Quand je n’y voyais que du feu, du brouillard
Et je suivrai la lumière que tu traces
Pour toucher…

Cet état de grâce
Juste ton regard au fond du mien

Fait taire les menaces
Comme un soleil clandestin
Quoi qu’on me fasse
Si je suis, aujourd’hui, en état de grâce
C’est grâce à toi

C’est grâce à toi

Oh, mon soleil clandestin !
Quoi que je fasse
Si je suis, aujourd’hui, en état de grâce…
C’est grâce à toi

Johnny Hallyday État de grace / Album Ça n’finira jamais

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« Que cela ne nous atteigne pas, osons les fausses notes, gaillardement, joyeusement. La fausse note jouée ainsi, avec de la joie, à la fois la sienne et celle des autres qui rient des risques que l’on prend, de nos libertés, répare tout, guérit l’âme, le cœur et le corps (…) accueillir ce qui est et ce qui vient est la seule attitude qui puisse nous aider à avancer dans la vie en toutes circonstances, quelles que soient les fausses notes que nous pouvons faire et subir. Quoi qu’il arrive, tout est juste… Quoi qu’il arrive, gratitude ». 

Marc Vella, Eloge de la fausse note

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« La joie élève à un état supérieur qui est la plénitude. Elle prodigue une puissance sans pareille. Elle a sur le bonheur une supériorité indéniable qui la préserve de la fragilité même du bonheur : elle surpasse la souffrance et, même, elle sait s’en nourrir. Elle ne peut pas être détruite par elle. Qu’on ne voie rien de masochiste ou de doloriste dans ce caractère. La joie ne nie rien des horreurs de la condition humaine, si prompte à maudire la vie. C’est là sa force : non qu’elle s’en moque, mais elle les foule pour s’en faire un tremplin, opérer un renversement qui est celui de ne plus subir mais désirer, de ne plus maudire mais louer. Elle est une vertu, donc un état de grâce ».

Christiane Rancé, En pleine lumière, carnets spirituels  

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Gracias a la vida

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me dio dos luceros que cuando los abro
Perfecto distingo lo negro del blanco
Y en el alto cielo su fondo estrellado
Y en las multitudes el hombre que yo amo

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me ha dado el oído que en todo su ancho
Cada noche y días
Grillos y canarios, martillos, turbinas
Ladridos, chubascos
Y la voz tan tierna de mi bien amado

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me ha dado el sonido y el abecedario
Con el las palabras que pienso y declaro
Madre, amigo, hermano y luz alumbrando
La ruta del alma del que estoy amando 

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me ha dado la marcha de mis pies cansados
Con ellos anduve ciudades y charcos
Playas y desiertos, montañas y llanos
Y la casa tuya, tu calle y tu patio

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me dio el corazón que agita su marco
Cuando miro el fruto del cerebro humano
Cuando miro el bueno tan lejos del malo
Cuando miro el fondo de tus ojos claros

Gracias a la vida que me ha dado tanto
Me ha dado la risa y me ha dado el llanto
Así yo distingo dicha de quebranto
Los dos materiales que forman mi canto
Y el canto de ustedes que es el mismo canto
Y el canto de todos que es mi propio canto

Violeta Parra Sandoval, Gracias a la vida / Morceau de musique chanté en autres par Mercedes Sosa et Joan Baez

JP 15.03.2019

BURN-IN® du 8 mars 2019 : Célébrer la Vie avec AUTHENTICITE

Hello Toi,
Le lac de Gruyère s’est mis à nu, en toute authenticité, pour nous mettre à disposition une vaste grève à la limite d’une réserve ornithologique.
C’est grâce à mon amie Cat que j’ai découvert ce lieu de re-cueillement de soi.
Nous y honorerons la Vie avec AUTHENTICITE et notre meilleure authenticité du jour (envers soi-même, envers l’autre et envers l’Autre) pour
. Sonner au plus juste
. Dessiner au plus vrai
. et « Landarter » avec le plus de sincérité..
Et ce durant les 3 mouvements du BURN-IN® : Ouverture, Emerveillement et Gratitude
Nous respecterons la charte https://burninfire.wordpress.com/charte/
 
Merci de prendre quelques bûches pour notre feu (si temps humide), habits (chauds), bons souliers ( terrain boueux par endroits ), thé chaud et lampe frontale. 

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 8 mars 2019 à 19h00, au Centre de Cormanon, devant la Poste, à Villars-sur-Glâne ou à 19h30 au parking avant le pont sur la Sarine entre Broc et Morlon. Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.  

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

Chaleur eusement !

Josy
PS. C’est vraiment le moment d’être authentique avec toi-même. Si tu n’as cure de mes infos sur mes ateliers, ose être vrai et demande-moi d’enlever ton adresse de courriel de ma liste

+41 79 237 47 85

Mes ateliers :

« BURN-IN®« 

Annexe : L’authenticité/ Textes inspirateurs découverts pour le BURN-IN® du 8 mars 2019

Table des matières

  1. Etymologie

  2. Définitions, grandeur et misère de l’authenticité

    • Simple seulement en apparence

    • Signe de courage ou excuse ?

    • Culture du « C’est mon choix » 

    • Masque du « Bas-les-masques !»

    • Oreiller de paresse

  1. L’authenticité par rapport à soi-même

    • Une lutte de libération

    • Un travail permanent sur soi

    • Une pacifiante écoute intérieure

L’authenticité ne peut abriter la peur

    • Un chemin intérieur

    • Présence à ce qui est présent en soi

  1. L’authenticité par rapport à l’autre

    • Une affaire d’intuition

    • Un champ relationnel sécure

    • L’authenticité qui seule décape : le mariage

  1. L’authenticité par rapport à l’Autre

    • Une connexion à la Vie

    • Un diamant intérieur à faire resplendir

  1. Quel est ton style d’authenticité ?

    • Aménagée ?

    • Brute ?

    • Surveillée ?

    • Muselée ?

  1. L’authenticité dans différents domaines

    • Dans le domaine juridique

    • Dans le domaine de la peinture et de la musique

    • Dans la photographie

    • Dans le domaine des médias et des fake news

    • Dans le domaine de l’archéologie, l’« âge du Faux »

    • Dans le domaine de la gastronomie

    • Dans le domaine du luxe

  1. Le produit authentique, la marque authentique et le marketing de l’authentique

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  1. Etymologie

Authenticus, de αὐθεντιϰὸς, de αὐθέντης, qui agit par soi-même,maître, pour αὐτοέντης, de αὐτὸς, même (voy. AUTO…), et ἐντὸς, au dedans : qui est apud se,qui est maître de soi.Ἐντὸς est le latin intus, qui a donné intérieur .

https://www.littre.org/definition/authentique

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  1. Définitions, grandeur et misère de l’authenticité

L’authenticité, simple seulement en apparence

« A première vue, définir l’authenticité paraît simple, la définition que donne le Larousse est « caractère de ce qui est authentique, exact »… Les synonymes sont l’exactitude, la justesse, la pureté, la régularité, la sincérité, la véracité, la vérité.

Etymologiquement, l’authenticité provient du latin « authenticus » qui provient lui-même du grec ancien « authentikós » qui correspond à : se détermine par sa propre autorité.

Et pourtant, quand on se penche sur le sujet, on se rend compte qu’il y a autant de définitions qu’il y a de domaines s’y référant….

L’authenticité est un terme …subjectif dont chacun se fait sa propre définition.. »

http://www.institut-numerique.org/i-revue-de-litterature-51b03a536eead

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L’authenticité, signe de courage ou excuse ?

« L’authenticité est la qualité de ce qui est authentique, vrai, pur. 

En philosophie, c’est une vertu par laquelle un individu exprime avec sincérité et engagement ce qu’il est profondément……

L’authenticité est, d’après Oscar Brenifier, « liée au courage, à la ténacité, à la volonté, en opposition à la velléité et la complaisance de l’opinion. Elle relève de l’affirmation de l’individu face à l’altérité …et l’adversité. Elle est sans doute une des formes premières de la vérité, que nous nommerions vérité singulière, ou vérité de l’être…. »

André Comte-Sponville considère que l’authenticité est une vertu « confortable » en ce sens qu’elle peut être utilisée comme une excuse à nos faiblesses et notre tempérament,sous prétexte qu’elles sont constitutives de notre personnalité : « Je suis ce que je suis : est-ce ma faute à moi si je ne peux être quelqu’un d’autre ? » »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Authenticité

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L’authenticité, culture du « C’est mon choix » 

« L’authenticité fleure bon, elle colle même à l’air du temps en brossant le portrait d’une personne véridiquement en accord avec elle-même, le miroir qui renvoie le vrai visage, le moi en phase avec moi pour être plus moi. Indubitablement la quête de l’authenticité ressortit à cette culture du « c’est mon choix », à l’idée que l’individu doit faire comme il le sent profondément et que tout n’est que subjectivité à épanouir dans la bulle de son identité….

La valorisation de l’authenticité …fait partie de ces questions apparemment évidentes mais dont la réflexion relativise l’importance. »

L’AUTHENTICITÉ AUTHENTIQUE, Maurice Thévenet

https://www.rhinfo.com/thematiques/management-et-conditions-de-travail/lauthenticite-authentique

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L’authenticité, masque du « Bas-les-masques !»

« …La notion d’authenticitéest étroitement liée à celle de congruence. … un état dans lequel une personne se sent alignée, en cohérence complète avec toutes les parties de son êtreet qui exprime cet alignement dans ses agissements quotidiens….

…Au moment où votre “Vous-travail”, “Vous-famille”, “Vous-amis”, “Vous-social”, “Vous-perso” ne forme qu’un seul VOUS qui s’exprime de façon verbale et/ou non verbale dans tous vos environnements, alors vous n’êtes pas loin d’être dans un état proche de la congruence et de fait proche de l’authenticité.

A priori, cela semble facile d’être authentique; il “suffirait” de faire tomber les masques sociaux et se montrer tel que l’on est, n’est-ce pas ?

Sauf que, d’après moi, le truc ne fonctionne pas comme ça.

J’en ai connu des personnes qui se disaient “authentiques”, “vraies” et généralement fières de s’autoproclamer “moi, je suis cash”. Pourtant, là encore, ce côté “brut de décoffrage” n’est qu’un énième masque social, peut-être même le plus trompeur pour l’entourage… et pour la personne elle-même. »

AUTHENTICITÉ ET RELATIONS HUMAINES, Christophe Peiffer

https://www.leblogdesrapportshumains.fr/authenticite-et-relations-humaines/

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L’authenticité, oreiller de paresse

« Exiger l’authenticité de la part des leaders peut même apparaître comme une facilité. Etre authentique permet de demeurer dans sa zone de confort car la personne n’est jamais plus elle-même que dans les situations bien maîtrisées et qui lui apportent de la satisfaction. Le souci d’authenticité ne pousse donc pas à s’en écarter mais à reproduire confortablement les recettes supposées des succès passés. Mieux encore, écorner son authenticité risquerait de faire apparaître la personne comme un imposteur ce qui nuirait encore plus à l’image qu’elle a d’elle-même.

Au-delà de la facilité, l’importance accordée à l’authenticité peut également relever de la naïveté anthropologique. Etre authentique revient à imaginer pouvoir toujours être soi-même comme si la force de l’affirmation de soi et la volonté suffisaient, comme si la sincérité ne pouvait qu’être comprise, admise et appréciée. C’est sans doute faire peu de cas de la réalité de nos sociétés et de nos organisations. Dans les premières existent – même après plus d’un siècle de toutes les libérations possibles – de très nombreux tabous, des sujets et des thèmes qui ne peuvent s’évoquer, des modes de représentation qui ne peuvent être tolérés et l’authenticité a donc des limites ; et dans nos organisations, le jeu politique et le conformisme ambiant rendent tout autant naïve l’idée de l’expression d’une originalité dont l’authenticité vaudrait passeport.

Et si l’on veut être vrai à soi-même, à quel soi cela renvoie-t-il ?Existe-t-il d’ailleurs et si oui, quel est son degré d’inachèvement, de plasticité ou de devenir qui peut en faire la fondation fragile pour toute tentative d’authenticité ? Les dictateurs ou les saints ont-ils été authentiquesou n’ont-ils pas construit dans la réalité de leur existence, des modes de réponse imposés par les circonstances qui ont progressivement construit leur soi, ou du moins l’image qu’ils en ont laissée dans l’histoire. » 

L’AUTHENTICITÉ AUTHENTIQUE, Maurice Thévenet

https://www.rhinfo.com/thematiques/management-et-conditions-de-travail/lauthenticite-authentique

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  1. L’authenticité par rapport à soi-même

C’est la simplicité et l’authenticité qui font la beauté du cœur. Il vaut mieux être simple et remarquable qu’être faux pour se faire remarquer.

Sarah Simone / Via Facebook

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« Je ne veux pas passer pour un présomptueux. J’ai certainement des défauts. Mais je n’ai pas de défauts que je n’aimerai pas avoir… »

Christian Constantin, La Première, Radio Suisse Romande, 01.02.2019

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L’authenticité, une lutte de libération

« Nous sommes tous des hypocrites … par nécessité !

Tout, dans notre société moderne, nous pousse au conformisme, à jouer fidèlement notre rôle, à répondre aux attentes des autres …pour être apprécié, accepté, aimé. Mais aussi, nous avons un besoin irrépressible de préserver notre for intérieur, nos pensées, nos motivations profondes, nos pulsions … notre carré privé … pour nous protéger des ingérences, des blessures et éviter d’être vulnérable. Tout, en nous et hors de nous, nous pousse à être à demi-authentique … en fait hypocrite.

Et pourtant, cette situation ne nous convient pas. Nous réalisons que nous nous autocensurons en permanence et nous découvrons que finalement nous sommes empruntés, mal à l’aise avec nous-mêmes.

« Je » est devenu un autre.

Devenir plus authentique est un combat mais aussi une libération

L’authenticité est une véritable lutte … de libération…  pour devenir ce que je suis au fond de moi. Ne plus tricher avec les autres et … surtout avec moi …est un véritable combat. C’est aussi un chemin à créer chaque jour pour être ce que je suis … vraiment. »

Thierry Feller

https://mon-developpement-personnel.ch/3-2-1-evoluer-vers-lauthenticite-un-chemin-nouveau-a-creer/

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L’authenticité, un travail permanent sur soi

« Si le terme – originellement utilisé dans le vocabulaire administratif et juridique – a rejoint la panoplie du leader idéal, c’est pour mettre en évidence au moins trois qualités.

  1. L’authenticité, c’est premièrement se montrer tel que l’on est et ne pas donner une image erronée de sa nature profonde ; elle est alors synonyme d’une certaine sincérité.

  2. La deuxième, conséquence de la première, rapproche l’authenticité d’une cohérence personnelle qui produit de l’exemplarité et de la prévisibilitépour les autres.

  3. L’authenticité témoigne alors d’une certainefidélité à ses valeurs ou objectifs par exemple. Ainsi l’authenticité ne peut qu’évoquer cette troisième qualité de la résistance aux modes ou aux modèles imposés, c’est-à-dire à tous les stéréotypes du management ou du leadership.

L’authenticité ne consiste pas à se raccrocher à une image souvent fossilisée voire fantasmée de soi, c’est au contraire un cheminement et une dynamique car il faut toujours changer beaucoup pour demeurer soi-même.

L’authenticité c’est enfin un travail sur soi permanent et une pratique. Ce n’est pas un saut dans l’inconnu mais la confrontation permanente à l’extérieur. … »     

L’AUTHENTICITÉ AUTHENTIQUE,Maurice Thévenet

https://www.rhinfo.com/thematiques/management-et-conditions-de-travail/lauthenticite-authentique

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L’authenticité, une pacifiante écoute intérieure

« Je crois que la Vie n’est pas faite pour combattre ou lutter.

Dans chaque situation on a le choix. Lorsqu’une réaction émotionnelle surgit, on a le choix de s’approprier cette émotion en pensant qu’elle nous définit, ou bien l’accueillir sans chercher à se raconter d’histoire…

C’est important d’écouter ses émotions, ne pas les cacher car c’est grâce à elles qu’on rentre en contact avec les systèmes de croyances qui y sont associé. Ça amène l’inconscient à se dévoiler à la conscience et stopper l’auto-sabotage. On apprend à mieux se connaître, voir comment on fonctionne…on est authentique!

Rien n’est statique, tout bouge continuellement, seconde après seconde, on se réinvente…tout est possible.

Les pensées ne sont pas reliées à la présence, à l’âme…elles sont le fruit de notre cerveau qui détermine une réalité en fonction des événements vécus. Elles ne constituent pas la réalité de la conscience, de la présence que nous sommes.

Dans cette authenticité, on commence à se respecter, on ose dire les choses, on voit les signaux du corps physique…

Je sais aujourd’hui que c’est réellement ça le bonheur…d’être dans cette simplicité, la Vie vous invite à revenir « là », dans votre silence, dans votre présence.Car c’est précisément dans cette connexion que tout se passe…il n’y a rien d’autre à chercher…. »

Elodie Mazza / via Facebook

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L’authenticité ne peut abriter la peur

L’authenticité ne peut abriter la peur…….La pensée et la peur sont liées, elles ne sont pas séparées

Quand vous contemplez une montagne avec tous vos sens en éveil,c’est la félicité. …C’est là, sans aucun conteste, le fondement de notre vie.


Krishnamurti

http://www.krishnamurti-france.org/L-authenticite

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Je suis le solitaire chemin vers la grâce.

La voix vers moi-même et mon divin destin.

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Je suis renouveau.

Allégée des peurs épousées,

J´éclos de mon authenticité,

Et j’habite mon essence, ma demeure intérieure.

Je m’abreuve de sagesse et propage la tendresse.

Je fais place à la bonté, me laisse façonner et déborder par elle.

Je suis poésie….

Chantal Umugwaneza

Facebook/ Forum des facilitateurs d’autolouange

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L’authenticité, un chemin intérieur

« C’est la musique qui m’a permis d’accéder à ce monde intérieur qui m’habite. Que ce soit dans les moments inspirés de composition ou d’interprétation, il s’agit en réalité d’un chemin vers soi-même, qui est source de joie et d’extase. L’authenticité est donc un chemin personnel car nous avons chacun une manière spécifique d’y accéder. … »

Ara Malikian, musicien