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BURN-IN® du 15.12.2017 : Ose avec moi goûter OUVERTURE !

décembre 4, 2017

Hello Toi

Conclure l’année de mes 69 ans avec OUVERTURE : Un paradoxe de plus que m’offre la Vie, juste avant le solstice d’hiver !
« Meurs et deviens ! » écrivait Goethe.

Désires-tu partager cette expérience un peu folle avec moi ? Elle s’articulera en trois cycles :
. Ouverture intérieure
. Ouverture à l’autre
. Ouverture à Plus Vaste

Ce sera l’embouchure du Chandon et le lac de Morat qui seront témoins ET participants à nos ébats…( photos du 26 novembre)

 

Merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits ( chauds de chez chaud, avec bonnet et gants), bons souliers, thé chaud et lampe frontale.

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 15 novembre à 19h00 au Centre Cormanon, devant la Poste à Villars-sur-Glâne ou à 19h30 à la barrière d’entrée du camping d’ Avenches. Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

A bientôt peut-être !

Chaleur eusement

Josy

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Textes inspirateurs

Chapitres

1. Ouverture intérieure

2. Ouverture à l’autre

3. Ouverture à Plus Vaste

 

 

1. Ouverture intérieure

« Effata ! » c’est-à-dire « Ouvre-toi ! ».

Ses oreilles s’ouvrirent, sa langue se délia

Jésus selon Marc 7, 34-35

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« Et voici ce que (cette femme) dit, ce qu’elle fait chaque soir : Sa chambre est à l’étage. Quand elle y va pour un repos, elle monte lentement les marches de l’escalier. Dans le même temps elle défait ses vêtements un à un, les jette par-dessus son épaule dans l’escalier. Enfin elle entre nue dans la chambre, se glisse entre les draps et éclate de rire, chaque soir éclate de rire. Voilà ce que c’est pour moi la sainteté. La vie même. Se défaire de tous ses vêtements, de tous ses masques….

Christian Bobin, La merveille et l’obscur

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Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois je parviens à l’atteindre. Mais plus souvent, des pierres et des gravats obstruent ce puits, et Dieu est enseveli. Alors il faut le remettre à jour…..

Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition…..

Etty Hillesum, Une vie bouleversée

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Alors comment apprendre à être plus ouvert ?

Dans un premier temps, je pense qu’il est indispensable d’apprendre à accepter la vie sans jugement : c’est-à-dire, ce qu’il nous arrive, ça nous arrive et puis voilà, on doit se désencombrer de ces pensées inutiles qui disent en boucle « et si j’avais fait ci », et « si ça c’était passé comme ça »… En pensant à ça, on n’est pas totalement ouvert.

Il faut se forcer à être heureux quoi qu’il arrive. ….

De même, moins juger les autres, moins critiquer, accepter les petits défauts de ceux qui nous entourent, ça permet d’être moins exigeant, plus ouvert et plus sereins. Ils sont comme ça, on ne les changera pas. Ça encore ça paraît difficile, on à l’impression que juger les autres, c’est un peu automatique, mais encore une fois on peut le changer. …

Gardez aussi un regard objectif sur vous, soyez capables de détecter quand vous vous éloignez des gens, quand vous vous renfermez sur vous-mêmes. Demandez-vous pourquoi. Sans vous juger ! …

Enfin, n’essayez pas de tout contrôler. On ne peut pas tout contrôler, c’est impossible. Pourtant, beaucoup d’entre nous faisons cette erreur. Nous voulons tout maîtriser dans notre vie, pour ne pas avoir à être pris de court si un événement se produit, parce qu’on n’aime pas ça. Mais en essayant de tout contrôler, on se met une pression folle et on se ferme aux autres et aux opportunités qui peuvent s’offrir à nous.
On vous l’a sûrement très souvent dit, mais acceptez les choses comme elles viennent. Vivez le moment présent, ne restez pas bloqué dans le passé et, même s’il le faut bien un peu, ne soyez pas sans cesse en train de planifier l’avenir.

Soyez à l’écoute des gens, soyez sereins, et naturellement vous allez vous ouvrir aux autres et au monde qui vous entoure. Ecoutez vos envies, vos aspirations et suivez-les. Quand on est en phase avec soi-même, on est naturellement bien et on rayonne de bonheur. Et on sait que les gens qui rayonnent de bonheur attirent du monde autour d’eux, tout comme les gens tristes ont tendance à faire fuir.
Donc c’est un cercle vertueux, qui est un peu dur à mettre en route, qui nécessite des efforts, mais qui en vaut vraiment la peine, car une fois lancé, tout s’enchaîne simplement : notre façon de voir la vie, notre attitude, notre sourire, notre façon de parler, notre ouverture aux autres.

Et cette ouverture aux autres et au monde est nécessaire, car on apprend énormément des autres. On ne fait rien tout seul.  » 

Et vous, quelle est votre vision de l’ouverture aux autres ? 

Marion CHAULOUX 

https://strategie-et-marketing.com

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Je suis Celle que rien n’arrête

Je suis Celle qui arrache aux morts leurs bandelettes

Je suis Celle qui entre en trombe par les fenêtres ouvertes

Arrache les rideaux, décroche les volets

Je suis Celle qui n’a peur de rien

Qui se lève et clame son indignation,

sa colère devant les scandales du mépris

Je suis celle que même la mort n’a pu faire mettre à genoux et

Qui court en enjambant les ruines

Je n’ai jamais stagné

J’ai reçu la vie de tous ceux et de toutes celles que j’ai aimés et que j’aime

Ils marchent pieds nus dans mes rêves

Ils dorment à l’ombre de mes cils

Jamais où je suis ils ne sont pas

Je suis Celle que le monde sans cesse éblouit

Jamais je n’ai laissé l’indifférence me gangrener

J’aime ouvrir les yeux des aveugles

Comme des âmes ailées m’ont ouvert les miens

Et je porte le flambeau de la mémoire des hommes et des femmes dont je suis le témoin vivant.

Montre-toi vivant, Léonard Appel en dialogue avec Christiane Singer

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Il n’est pas abstrus de penser qu’il existe dans chaque vie un trou vertigineux par lequel s’opère le passage à une dimension autre. Et peut-être la tentative d’échapper à cette aspiration, à cette chute vertigineuse par tous les moyens, toutes les stratégies, toutes les ruses est-elle l’origine même de nos pires souffrances.

Le refus acharné qu’oppose en nous le connu à l’inconnu, le familier à l’inexploré, oblige en somme le destin à user de violence envers nous.

Pour le foetus dans le ventre de sa mère, le fin du monde se nomme naissance. Et n’appelons-nous pas “papillon” l’anéantissement de la chenille ?

Toute vie est un drame cosmique qui ne finit, somme toute, pas si mal.

Oui …     et quelle fut la nature de cette vérité que ma sortie d’enfer me révéla ? 

Une sorte de miracle : j’ai soudain vu.

Ma vision factice et convenue des choses s’est fissurée. Et j’ai vu. Au début ces états ne faisaient que cligner : plus tard ils se sont quelques fois stabilisés un long temps dont je ne serais plus en mesure combien de temps il durait.

De peur de passer pour dément, je me suis gardé d’en parler à quiconque. Mais la vérité est à l’inverse : je suis sorti du monde qu’hallucine mon époque pour rejoindre une réalité sans temps et sans lieu. Et cette réalité – mes yeux se brouillent de larmes en l’écrivant – est une prodigieuse coulée de lumière, un magma phosphorescent qu’irisent toutes les nuances du plus sombre au plus lumineux. Jamais je n’ai vue pareille coulée de magenta, pareille lie-de-prune virant à l’améthyste, pareil flux ininterrompu de mauves, d’indigos et de bleus…

Je l’ai vu comme je vois maintenant la fenêtre ouverte descendre le soir. J’ai vu que la matière n’était que lumière et vibration – et puis-je oser vous le dire ? – Amour, pur Amour, Amour incommensurable.

Christiane Singer, Seul ce qui brûle

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La mort ne nous enlèvera que ce que nous avons voulu posséder. Le reste, elle n’a pas de prise sur le reste. Et c’est dans ce dépouillement progressif que se crée une liberté immense, et un espace agrandi, exactement ce qu’on n’avait pas soupçonné. Moi j’ai une confiance immense dans le vieillissement, parce que je dois à cette acceptation de vieillir une ouverture qui est insoupçonnable quand on n’a pas l’audace d’y rentrer.

Interview de Christiane Singer

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Le plus intéressant, ce sont nos creux, ce sont nos failles.

La perfection, c’est très bien, mais ce n’est rien.

Ce qui importe, c’est l’élan, le désir, la force qui va,

la force ouverte, généreuse et elle ne va pas sans ratage. (…)

Ça n’est jamais tout à fait ça.

Mais c’est merveilleux que ce ne soit jamais tout à fait ça.

Alors on peut peut être continuer, continuer encore…

Christian Bobin sur France-5  à La Grande Librairie  oct 2015 .

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Peut-être que le paradis, ce serait d’être tout entier présent, sachant qu’on ne va pas vous tuer, d’avoir le coeur ouvert comme un ciel  et que personne ne va y mettre le feu. Le paradis, c’est peut-être d’être sans défense sans se sentir menacé.

Christian Bobin

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2. Ouverture à l’autre

L’ouverture c’est la prise de conscience de l’autre et de sa réalité dans toute sa complexité. C’est une acceptation des différences physiques, de points de vue, de culture. C’est également la possibilité d’échanger et de construire sur ce qui nous rassemble plutôt que sur ce qui nous divise. C’est aussi le rejet des idées préconçues et des préjugés. C’est également être capable de se remettre en question constamment, d’adapter sa vision de l’autre et du monde en fonction des changements qui occurrent dans le monde. C’est accepter d’être dépassé, c’est accepter d’apprendre sans cesse et de recevoir des autres leurs expériences et connaissances.

L’ouverture changera le monde, car elle porte intrinsèquement la remise en question du monde actuel et l’acceptation d’un nouveau monde qui émergera des idées et des initiatives communes. ….

http://groupe-spirale.org/louverture-une-valeur-qui-change-le-monde/

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L’Ange de l’ouverture du cœur

Il y a bien des gens que l’on ne parvient pas à rencontrer parce qu’ils sont refermés sur eux mêmes. Ils se sont entourés d’une cuirasse pour empêcher quiconque de les approcher. Ils se sont dissimulés sous un masque par peur que leur vrai visage puisse être découvert. Par peur de la vraie rencontre, ils ne veulent pas se montrer tels qu’ils sont. Ils ont peur de leur propre vérité. L’ange de l’ouverture a pour fonction de nous révéler le secret de la rencontre. Nous ne pouvons rencontrer l’autre que si nous sommes ouverts à lui, si nous ouvrons notre cœur pour le laisser entrer….

Puisse cet ange t’ouvrir à l’avenir, à ce que Dieu projette pour toi….Le neuf ne peut se déployer en nous que si nous y sommes ouverts, si nous ne sommes pas rivés à l’ancien, figés dans ce que nous sommes en train de vivre…

L’ouverture dans la fréquentation des autres implique aussi la sincérité et la franchise. En face de celui qui dit ouvertement ce qu’il pense, on sait où l’on en est. De tels êtres sont une bénédiction. Ils ne se répandent pas en bavardages sur nous derrière notre dos. Auprès d’eux, nous pouvons nous ouvrir aussi, leur sincérité est bienfaisante. Même quand ce qu’ils nous disent est désagréable, nous savons que leurs intentions sont bonnes…Ils ont le courage de nous dire la vérité parce qu’ils sont libres, ils ne sont pas dépendants de notre assentiment.

Anselm GRÜN, Petit traité de spiritualité au quotidien 

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Etre en amour nous met dans un état de transparence, de bienveillance envers le monde entier, d’ouverture de coeur, de solidarité naturelle.

Le piège qui nous guette est de faire une idole de l’être aimé et de lui attribuer le miracle de cette transformation. Dès lors, puisque tout paraît dépendre de lui, je cours le risque d’en faire soit mon despote soit mon esclave -deux visages d’une même réalité. Le fluide de l’amour coagule aussitôt et pétrifie.

Si nous déjouons ce piège, nous avons rendez-vous avec le Réel -cet espace agrandi, cette dilatation de tout l’être qui est le fruit de la relation vraie. C’est ce fruit qui mérite le nom d’amour-. Il mûrit entre les hommes et les femmes.

Christiane Singer – N’oublie pas les chevaux écumants du passé.

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“Je ne peux pas guérir , fêter, bercer, serrer le monde entier contre mon coeur,

et personne ne me le demande!

Mais je peux faire, que partout où j’irai, j’aille le coeur ouvert, les yeux ouverts.

j’ose prétendre que si en cet instant, en de multiples  endroits dans le monde,

des femmes ne s’élançaient pas vers leurs aimés – des enfants dans les bras d’une mère,

d’un père, des amis , l’un vers l’autre, des chevreuils vers la source –

si cet élan n’était pas à chaque instant tissé de neuf qui jette l’océan à la rencontre

de la terre –

Alors le monde cesserait aussitôt d’exister .

Car cet élan est le nerf de la création

Christian Singer, Où cours tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?

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Concrètement, que faire les jours où je voudrais être plus aimable avec mes proches, mais où, malgré moi, je suis insupportable ?


Matthieu Ricard : Au lieu de penser pendant trente secondes « Comme ce serait bien si j’étais plus gentille ! », interrogez-vous : « Certes, je suis maladroite, mais, au fond, je ne souhaite ni souffrir ni faire souffrir les autres. Quant à cette personne qui m’agace, elle aussi, elle est maladroite vis-à-vis d’elle-même et des autres, mais elle non plus ne se réveille pas le matin en voulant faire souffrir. Si j’accorde de la valeur à mon désir d’être heureux, je dois aussi accorder de la valeur au sien. » C’est la première étape, pour se reconnaître en tant qu’être humain relié à un autre être humain qui, de fait, mérite d’être respecté. Ensuite, il s’agit de cultiver l’amour altruiste. Commencez avec quelqu’un que vous aimez : votre enfant, votre chat, votre compagnon… Pensez à lui et laissez croître en votre esprit un flot d’amour pour lui. Faites cela vingt minutes tous les jours. Un mois plus tard, vous aurez commencé à changer et, quand vous serez exposée à une situation difficile, cette nouvelle habileté vous viendra facilement à l’esprit. Les études sur la neuroplasticité font état des modifications structurelles et fonctionnelles dans le cerveau des méditants : huit semaines à trois mois de méditation altruiste trente minutes par jour apportent déjà des changements significatifs, par exemple sur la tendance à l’anxiété, à la rumination et à la dépression.

Devenir soi-même plus altruiste a-t-il un sens dans un monde qui prône des valeurs inverses ?


Matthieu Ricard : Soyons honnêtes, ce ne sont pas les gouvernements qui vont proclamer du jour au lendemain « Devenons altruistes » ! Les changements culturels viennent d’abord de la population. Je crois à l’effet « gouttes de pluie » : ce sont quelques gouttes sur un trottoir, auxquelles d’autres s’ajoutent puis cela forme une flaque, et bientôt tout le trottoir est humide. Ce sont les ONG, les gens qui entretiennent des liens sociaux, ce sont aussi des phares intellectuels qui créent des points d’inflexion. Ensuite, notre tendance naturelle à l’imitation entre en jeu. C’est ainsi que les cultures changent.

http://journee-de-la-gentillesse.psychologies.com/Les-bienfaits-de-la-gentillesse/S-ouvrir-aux-autres-est-une-preuve-d-intelligence

Interview de Matthieu Ricard

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Les opinions ne m’intéressent pas. Ce qui me touche, c’est quand l’autre met tout le poids de sa vie dans la balance des mots et que sa pensée s’appuie sur ça.

Je vois très peu de monde, mais je peux être indéfiniment avec l’autre quand il est là. Quand je suis né, on m’a proposé le menu du monde, et il n’y avait rien de comestible. Mais quand l’autre est vraiment Avec moi : je peux manger : je bois une gorgée d’air, je mange une cuillère de lumière.

Christian Bobin, La lumière du monde

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3. Ouverture à Plus Vaste

“Non pas saisir la vie, mais la tenir dans la main ouverte

Montre-toi vivant, Léonard Appel en dialogue avec Christiane Singer

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« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père … »

    1. Jésus selon Matthieu (5, 13-16)

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” Ici, là, un peu partout  un passage entre le visible et l’invisible. Une fenêtre mal fermée, une porte entrouverte par où arrive un peu de lumière. Sans invisible, nous ne verrions rien, nous serions dans le noir complet.”

Autoportrait au radiateur, Christian Bobin

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Dans la vie, dans cette vie qui est la seule que nous ayons

les morts les disparus les gens qu’on a aimés sont toujours là

ils peuvent venir

c’est par timidité qu’ils restent sur le seuil

on peut les convier les inviter

je crois aux vertus ressuscitantes de la parole et du langage

Christian Bobin

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“Nous passons notre vie devant une porte sans voir qu’elle est grande ouverte et que ce qui est derrière est déjà là, devant nos yeux.”

L’Eloignement du monde. Christian BOBIN

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“Un fil d’or vogue dans l’air blanc de la page. Vous l’attrapez ,vous le tirez et c’est un soleil qui vient.

Et par instants c’est l’ouverture du coeur à un autre monde dont je ne sais rien, sinon qu’il est mêlé à celui-ci comme l’air à la chevelure du saule pleureur. “

Un bruit de balançoire, Christian Bobin

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‘Il n’y a que le grave et l’inattendu qui peuvent offrir à nos âmes captives une ouverture sur la vie pure, et c’est ce que le monde, instinctivement, immédiatement, déteste.’

Christian Bobin, Louise Amour

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L’émouvante beauté de l’être humain réside dans le fait que la sagesse du cœur ne s’acquiert pas soudainement, mais au fur et à mesure que l’amour inconditionnel embrase tout le contenu de la conscience. L’amour transperce chaque création pour révéler le Soi. L’ouverture du cœur trouve son apogée lorsqu’il est réalisé que tout, absolument tout est Soi….

Ouvrir son cœur, c’est accepter de ressentir toutes les émotions : la souffrance et la joie, la tristesse et l’enthousiasme. C’est voir que tout ce qui existe, la beauté comme la souffrance, est une expression de l’Amour. Ouvrir son cœur, c’est laisser l’amour prendre soin de son vécu. L’amour transforme, guérit et apaise. L’amour nourrit, réconforte et anime. L’amour pardonne et comprend tout.

L’amour permet de compatir avec la souffrance de la victime et de voir derrière le criminel une âme en souffrance qui, dans son aveuglement, détruit autour de lui. L’Amour inclut toutes les expressions de l’amour, même les tourments de son absence. Lorsqu’une personne s’est endurcie et, qu’obnubilée par son égoïsme, elle ne ressent plus son lien avec l’autre, elle crée en elle une tension de rappel parce que ce n’est pas dans l’ordre des choses qu’elle agisse ainsi. Lorsqu’elle s’éloigne de l’amour, elle se crée un enfer qui est aussi une expression de l’amour, de son manque. Le malheur ainsi créé, la souffrance finira par réveiller cette personne qui se retournera vers l’essentiel. La compréhension à propos de l’enfer qu’elle a vécu sera une source d’enrichissement pour elle et les autres…

L’ouverture du cœur permet de reconnaître que tout ce qui existe jaillit d’une Source unique, manifeste cette Source et y retourne. 

http://eveilspirituel.net/textes-de-claudette-vidal.asp?i=49

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On est chez soi. Partout où s’étend le ciel on est chez soi. En tout lieu de cette terre on est chez soi, lorsqu’on porte tout en soi….

Quand je cesse d’être sur mes gardes pour m’abandonner à moi-même, me voilà tout à coup reposant contre la poitrine nue de la vie… Et ses bras qui m’enlacent sont si doux et si protecteurs – et le battement de son cœur, je ne saurais même pas le décrire : si lent, si régulier, si doux, presque étouffé, mais si fidèle, assez fort pour ne jamais cesser, et en même temps si bon, si miséricordieux.

Etty Hillesum, Une vie bouleversée

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“Tu n’es pas seul en toi, un dialogue est ta vie intime, une voix t’appelle, une présence te réclame. Quelqu’un se confie à toi, qui vaut mieux que toi. Ton cœur peut être un mur qui arrête la lumière. Qu’il soit plutôt le vitrail qui la laisse resplendir. Tu te sens libre quand tout est clair en toi, quand ton âme est ouverte comme une basilique, quand ton être est tout élan vers un meilleur que toi. Moments très rares peut-être, mais d’autant plus précieux. Tu peux servir, illuminer tout être, susciter une terre nouvelle et de nouveaux cieux rien qu’en étanchant, dans le secret, aux sources vives de ton amour, cette soif infinie où se révèlent les abîmes de ton Dieu. Beaucoup se demandent ce qu’il est, s’interrogent sur ses voies et se scandalisent des décisions qu’ils lui prêtent. Pour toi, si tu veux devenir sa nature, regarde ce qu’il opère en toi, ce que ta conscience te presse d’accomplir, cette exigence, qui jamais ne se relâche, d’une bonté toujours plus grande et d’un don toujours plus parfait ; aime, donne-toi sans calcul, laisse luire la lumière et fais fructifier ta joie.”

Maurice Zundel

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Dieu n’est pas cet être extérieur, Il n’est pas ce maître, pas plus qu’il n’est ce bonhomme.’ Il est le cœur de la maison. Il est le Cœur de notre cœur. Il est la Vie de notre vie.

Autrement, pourquoi Jésus serait-Il à genoux au lavement des pieds ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce qu’il attend, qu’est-ce qu’Il cherche? Qu’est-ce qu’Il demande à ses apôtres qui sont là, fermés, braqués sur leurs ambitions étroites, sur leurs jalousies mesquines et qui viennent, il y a un instant, de se disputer pour savoir qui aurait la première place ! Pourquoi est-Il à genoux ? Qu’est-ce qu’il leur demande ? Qu’est-ce qu’Il attend d’eux sinon justement leur cœur, qu’ils se réveillent enfin, qu’ils découvrent que c’est à leur intimité que Dieu en veut !…

. Dieu est l’être, Il est l’être infini, justement parce qu’Il est l’Amour sans limites, parce qu’Il n’est que l’Amour, parce qu’il n’y a rien en Lui qui ne soit l’Amour. Parce que “exister”, c’est sortir de soi. Il est bien remarquable que le mot “exister”, (existere), et le mot “extase”, au fond, (existèmi), ont les mêmes racines et le même sens, car on n’existe qu’en sortant de soi.

On existe en allant vers l’autre. On n’existe que dans l’intimité de l’être aimé. On n’existe qu’en se donnant. Et c’est parce que Dieu est tout don, et rien d’autre que cette communication de Lui-même au sein de la Trinité, c’est à cause de cela qu’il existe en plénitude….

Et, du matin au soir et du soir au matin, dans chaque geste, dans chaque action, dans chaque battement de notre cœur, nous pouvons renouveler ce don, confirmer ce consentement, approfondir cette communion, découvrir toujours davantage cette lumière et cette beauté qui est notre maison au-dedans de nous, qui est l’attente éternelle du Cœur de Dieu….

(Être) dans le circuit de lumière et d’amour où l’être s’affirme dans la plénitude de son offrande, où l‘être existe comme une “extase”, comme un élan vers l’autre, comme un don qui répond au Don Eternel que Dieu est.

…Cette plénitude d’amour ,,, fait que toute réalité s’éternise, devienne merveilleusement précieuse, comme les murs de la maison s’animent non pas parce qu’ils sont des murs de pierre, mais parce que, dans ces murs, il y a le visage, il y a la présence, il y a le cœur de la mère.

Nous ne pouvons pas sortir de l’Amour. Quand nous le voudrions, nous ne pourrions pas échapper à la Tendresse de Dieu. Et pourquoi vouloir y échapper puisque c’est dans cet Amour que notre liberté respire ? Car être libre, c’est être libre de soi, c’est décoller de ses frontières et de ses limites, c’est prendre son élan, c’est faire de tout son être une offrande et une oblation.

Maurice Zundel, « Aime et fais ce que tu veux »

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Pense en cet instant à quelque chose ou quelqu’un que
tu aimes inconditionnellement… Cela peut être un paysage, un animal, ta maison, une fleur, le sourire d’un être aimé… Envoie-lui de l’amour de façon naturelle par ton intention et ton attention…

Souris-lui intérieurement. Autorise un sourire léger et doux sur ton visage…
Imagine que tu es en sa présence…
Utilise chacun de tes sens pour
aviver sa présence sensorielle, la lumière, le parfum, le goût, la tonalité unique de cet être ou de cette chose…

Tu te ressources à ce qui te donne le plus de joie, de plaisir…
Imagine, ressens que ton cœur porte dans son intimité la plus profonde une flamme d’amour, douce, puissante…
La flamme chatoie depuis que tu fais l’expérience d’être un avec cet être ou cette chose qui réjouit ton cœur…
Honore cette flamme,
permets-lui de grandir, de se déployer, de danser librement, de réchauffer tout ton être…
Autorise ton amour à travers la flamme, autorise l’amour à travers toi…
Ton amour pour cet être ou cette chose, ton amour pour la vie à travers cet être ou cette chose…
La flamme grandit et grossit de plus en plus, elle danse joyeusement…
Elle réchauffe tous les coins de ton cœur qui peuvent porter une peine, une crainte, sans t’y appesantir…
Juste la flamme qui danse joyeusement, qui réchauffe doucement, qui caresse en toi et autour de toi…
Invite la flamme à venir maintenant caresser la vie autour de toi, caresser l’amour à travers elle afin de libérer l’amour, d’exprimer l’amour, de rayonner l’amour, de laisser s’écouler l’amour…
La flamme douce caresse et remplit la pièce, l’espace autour de toi…
Transmets cet amour au monde proche en laissant le mouvement naturel de
la flamme caresser le monde…
Le monde autour…

Permets la plus belle transmission d’amour possible à ce moment-là…Sans effort… C’est le mouvement naturel de ton cœur.
La flamme caresse aussi tes doutes, tes réticences…
Tu inclus tout ce qui fait ta vie dans l’amour en cet instant…
Prends le temps dont tu as besoin pour compléter.
Tu peux mettre une main sur le cœur, dans la gratitude pour la source de l’amour et l’amour de la source au cœur de toi.

Que l’amour guide ta vie.
Diane Bellego

https://www.meditationfrance.com/archive/meditation/ouverture-coeur.htm

JP / 12.2017

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