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Mars 2018 : BURN-IN® avec Engagement !

mars 2, 2018

Source : fr.dreamstime.com

Hello Toi !

Voici les détails du premier BURN-IN® de 2018. S’étaient manifestés pour cet atelier l’ange de l’ENGAGEMENT et “Expressions du visage / Mimes” et “Pas / Marche” comme moyens de célébration.
Le canevas qui s’est mis en place ? :

1. Engagement envers la Vie
2. Engagement envers soi-même
3. Escalade d’engagement
4. Engagement envers l’autre
5. Pas sur ton futur : si tu le veux, ta « soumission publique et librement consentie » à la Vie en toi

Ce sera la Sarine et sa rive, à Hauterive, au bas de La Souche qui seront témoins ET participants à nos ébats.

Merci de prendre quelques bûches pour notre feu, habits ( bien chauds, avec éventuellement bonnet et gants), bons souliers, thé chaud et lampe frontale.
De plus prends, svp, une petite lanterne avec bougie, comme sur la photo ci-dessus, pour mettre en lumière nos minois, lors de nos expérientiels d’expressions du visage…

Lieu et heure de rendez-vous, quelle que soit la météo : le vendredi 16 mars à 19h00 au Centre Cormanon, devant la Poste à Villars-sur-Glâne ou à 19h15 sur le parking de l’abbaye de Hauterive . Si tu comptes sur ma voiture, fais-moi un signe pour que je te réserve une place.

Mes honoraires d’animation sont comme d’habitude, au chapeau.

A bientôt peut-être !

Chaleur eusement

Josy

+41 79 237 47 85

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Textes inspirateurs

Engagement : Acte par lequel on s’engage à accomplir quelque chose ; promesse, convention ou contrat par lesquels on se lie (premier sens dans le Larousse)

Chapitres de textes inspirateurs :

1. Engagement envers la Vie

2. Engagement envers soi-même

3. Escalade d’engagement (auto manipulation)

4. Engagement envers l’autre

5. Etre engagé « à son insu » ou la « soumission librement consentie »

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1. Engagement envers la Vie

        1. Ich glaube, dass wir einen Funken jenes ewigen Lichts in uns tragen, das im Grunde des Seins leuchten muss und welches unsere schwachen Sinne nur von Ferne ahnen können. Diesen Funken in uns zur Flamme werden zu lassen und das Göttliche in uns zu verwirklichen, ist unsere höchste Pflicht.

Johann Wolfgang von Goethe

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Seul existe, seul perdure l’Elan.

L’Elan qui nous a fait surgir et nous entraîne.

C’est en laissant le chemin de Vie passer à travers nous que nous aurons rempli notre contrat.

Christiane Singer

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La première de toutes les fidélités, nous la devons  à la Vie qui est en nous. Cette fidélité-là, à certains moments cruciaux, peut ressembler, vue du dehors, à une infidélité.

                        Consciemment ou inconsciemment, n’avons-nous pas fait serment de ne jamais laisser s’embourber dans l’insignifiance cette vie qui nous a été  transmise par le sacre de la naissance ?

                        Chaque fois que le danger rode de la perdre en  futilités, en broutilles, chaque fois que l’anesthésie la  gagne ou que l’asphyxie la plombe, comment ne pas réagir ? Comment ne pas courir ouvrir les portes et les vantaux ?

Christiane Singer

2. Engagement envers soi-même

It doesn’t interest me if the story you are telling me is true.

I want to know if you can disappoint another to be true to yourself.

If you can bear the accusation of betrayal and not betray your own soul.

Je ne veux pas savoir si l’histoire que vous me racontez est vraie.
Je veux savoir si vous seriez
capable de décevoir une personne pour rester fidèle à vous-même; si vous pouvez faire face à des accusations de trahison sans vous trahir vous-même.

The Invitation by Oriah

http://www.oriahmountaindreamer.com

https://www.regiscarlo.com/2015/11/22/linvitation-de-oriah-mountain-dreamer/

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Ce jour-là,… je me suis souhaité les meilleurs vœux. Je me suis promis d’être toujours là pour moi autant dans les bons et moins bons moments, de me protéger, de veiller sur moi, de m’encourager, de me soutenir, de me faire confiance, de me respecter, d’investir dans un avenir épanouissant, de prendre soin de moi, de m’écouter, de me comprendre, de m’aider, de m’accepter, de m’aimer pour qui je suis… pour le meilleur et pour le pire.

Cette promesse englobe tout: se choisir entièrement ou non. Si on s’engage, on se prend avec ses défauts, ses peurs, ses faiblesses… pas juste avec le beau côté de la médaille…

Trop souvent, on s’engage pour les autres, pour des causes, des projets, des relations, des personnes qui ne nous tiennent pas réellement à cœur. On s’éparpille en essayant continuellement de faire plaisir à tous et chacun, pour mille et une raisons. … Comment peut-on faire équipe avec une autre personne si on n’est pas en mesure de le faire avec nous-mêmes? La personne avec qui on fait équipe du début à la fin, qui est toujours là, qui vit une montagne russe d’émotions…c’est nous-mêmes. C’est pour cette personne, en premier, pour laquelle nous devons nous battre. Il faut arrêter de vouloir sauver le monde entier, nous ne pouvons que nous sauver et nous changer nous-mêmes. C’est déjà un très gros contrat, non?

Sarah Lussier

http://nerds.co/dire-oui-veux-a-soi/

3. Escalade d’engagement (auto manipulation)

On s’accroche à nos décisions comme des moules à leurs rochers, alors même qu’elles sont rationnellement discutables. Planquée bien au fond de nos cerveaux, il y a comme une petite voix qui nous dit : hey, il n’y aurait pas une couille dans la purée, là ? Malheureusement, soumis au besoin d’affirmer la rationalité de notre premier choix (non mais voilà quoi : j’avais raison), nous préférons nous enfoncer plutôt que de reconnaître nos erreurs.

  • le piège abscons (s’imposer involontairement une situation difficile parce que nous sommes engagés par une décision initiale, même si l’on se rend compte qu’elle ne nous est pas profitable). (Exemple : attendre pendant des heures le dernier bus de nuit, en se disant qu’il a juste un très très gros retard)

  • la dépense gâchée (s’imposer volontairement une action inutile et sans intérêt, qui peut nous nuire, du fait qu’on s’est engagé à le faire, financièrement ou matériellement). (Exemple : ne pas quitter la salle de cinéma à l’entracte, mais regarder un film-navet jusqu’au bout, jusque parce qu’on a déjà payé l’entrée)

http://www.madmoizelle.com/piege-abscons-28246

4. Engagement envers l’autre

Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin.

Mathieu 5:37

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Impossible de prendre les commandes de ta vie, de m’immiscer entre toi et ta peau, de glisser mon doigt entre ton écorce et ton aubier. Je ne peux que t’assurer de ma loyauté – ne jamais laisser tarir le dialogue entre nous, le raviver de neuf chaque jour. Mieux encore : je ne peux que respecter l’espace dont tu as besoin pour grandir. Te mettre à l’abri de ma trop grande sollicitude, de tout envahissement de ces rhizomes souterrains que sont les discrètes et indiscrètes manipulations de l’amour. …

Jamais, quoi que je fasse, je ne serai celui ou celle qui mâche ton pain, boit ton eau, jamais je ne respirerai pour toi. Jamais ta peau ne m’invitera à m’y glisser. Jamais je ne tisserai pour toi les fils de tes rêves ni de tes pensées. Et comme tu étais seul à ta naissance, tu seras seul devant ta mort et seul, mille fois, dans les nuits d’insomnie quand un chien aboie au loin ou quand une voix que tu es seul à entendre t’appelle. Vouloir me perdre en toi, me jeter en toi, corps et biens, avec tous mes meubles et mes trésors. T’envahir. Te combler. Te faire gardien de mes propriétés ! Il n’est pire cruauté. Car tu as une vocation, unique, une œuvre à mener à bien. Toi-même. 

Et pour cela, il te faut tout l’espace qui est en toi.

Christiane Singer

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Par un mystère, impossible à élucider, ce sont précisément toutes les rencontres d’une vie qui nous font peu à peu advenir. Chaque rencontre me livre d’une manière, tantôt une lettre, tantôt un mot, tantôt une virgule, un blanc qui, peu à peu, mis bout à bout vont composer le libellé d’un message à moi seul adressé.

Ou mieux encore : chaque rencontre ardente détient une pièce biscornue du puzzle qui finira par me composer une vie et qui, avec la multiplication des pièces disposées, va lentement, dans un dégradé de couleurs, laisser apparaître les grands contours, les grands thèmes de ma destinée. Et ce sont les autres qui me livrent – souvent à leur insu – la clef de mon énigme.

Dans chaque rencontre se révèle un aspect de mon être, un visage secret nage à ma rencontre dans l’eau du miroir. Les rencontres me remettent en mémoire une modalité d’être, une totalité oubliée. Elles me cherchent, me trouvent sous les masques. Souvent elles me délivrent.

Quand je dis « rencontre ardente », je pense à toute la gamme possible de relation entre deux êtres, à toutes les modulations existantes dont celle particulière d’amants ne constitue que l’inflexion extrême.”

Christiane Singer 

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La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n’est pas de fuir l’engagement mais de l’oser.

Libre n’est pas celui qui refuse de s’engager.

Libre est sans doute celui qui ayant regardé en face la nature de l’amour – ses abîmes, ses passages à vide et ses jubilations – sans illusions, se met en marche, décidé à en vivre coûte que coûte l’odyssée, à n’en refuser ni les naufrages ni le sacre, prêt à perdre plus qu’il ne croyait posséder et prêt à gagner pour finir ce qui n’est coté à aucune bourse : la promesse tenue, l’engagement honoré dans la traverse sans feintes d’une vie d’homme.

Christiane Singer

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Entre le désir profond de se lier, de s’engager corps et âme, et le désir tout aussi profond de préserver sa liberté, d’échapper à tout lien, quel tohu-bohu !

Christiane Singer et ci-après le commentaire de Catherine Bondy via Facebook / 04.01.2018 :

Cet extrait de Christiane SINGER révèle pour chacun(e) son ” arrière-plan “, les coulisses du Désir et de l’Engagement… en effet :

Quelle part de nous désire s’engager, et sur quelles bases ?

la peur d’être seul(e) ?, la loyauté familiale ?, les programmes invisibles et inconscients qui nous habitent malgré nous ? ….etc…

Ou bien l’élan émerveillé du coeur ? La saveur de l’enrichissement réciproque dans la relation ? … etc …

De même que la ” préservation de la liberté ” : De quelle liberté parle-t-on ? Celle qui raconte que “j’aspire à faire ce que je veux quand je le veux ? ” ou bien la liberté qui consiste à s’abandonner au Vivant, à cette “Intelligence de la Vie qui sait mieux que moi ce qui est bon pour moi ? ” Tout dépend de quel niveau de l’Être nous nous situons.…

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Ce qui rend le mariage si fort et si indestructible, c’est qu’il réunit un homme et une femme autour d’un projet. D’un projet fou. Souvent voué à l’infortune. D’un défi quasi impossible à réaliser et impérieux à oser. Le drame serait de ne pas tenter l’impossible, de rester, une vie entière, à la mesure de ce qu’on peut. Que cet état soit difficile à vivre, exigeant et inconfortable, qui le contestera ? L’état d’amitié, par exemple, comparé à celui du mariage, a aussi ses fluctuations. mais leur amplitude est sans comparaison. Nulle part la houle n’est aussi forte, aussi éprouvante qu’entre époux. En amitié, l’habileté à faire souffrir est modeste – le confort, assuré, souvent idyllique. 

En mariage, l’autre me confronte aux limites de mon être. […] 

A mêler leurs souffles et leurs sucs, l’homme et la femme se livrent l’un à l’autre – corps et âme – au-delà et en deçà de tout ce qu’ils peuvent imaginer. Si l’autre… me montre sans cesse mes limites, trouve aussitôt les sutures dans l’armure, m’arrache à ma superbe, à mes retranchements, c’est qu’il me connaît, au sens biblique du terme. Il a tout naturellement accès à l’être qui me fonde. Il évolue dans ma forteresse intérieure, s’oriente sans hésitation dans des perspectives à la Piranèse. A travers les volées de marches et les dédales, c’est tout droit à la blessure qu’il va, à la blessure ou au placard de Barbe-Bleue. A tout ce qu’au prix même de ma vie je suis prêt à défendre – aussi longtemps du moins que je tente d’ignorer les lois de l’âme. Car seule la confrontation avec mes blessures, seule l’effraction des placards – dans une souffrance qui somme toute n’est pas pire que celle que j’endure à enfouir et à nier ! – sont en mesure de me délivrer. 

Cruellement, en apparence, et avec une intuition souveraine, l’autre (j’ose dire à son insu même) travaille à ma délivrance ! […] Ce qui rend le mariage si lumineux et si cruellement thérapeutique, c’est qu’il est la seule relation qui mette véritablement au travail.

Toutes les autres relations aventureuses et amicales permettent les délices de la feinte, de l’esquive, de la volte-face et de l’enjouement.

Obstiné, têtu, doté d’une tête chercheuse que rien ne distrait de son but, le mariage n’est rien d’autre que la quête en chacun de sa vérité. Il fait expérimenter la relation réelle, vivante, celle qui n’esquive rien.

Car mieux vaut encore mettre l’autre à dure épreuve que lui manifester une bienveillance de bon aloi qui n’engage à rien. A partir de cette authenticité qui provoque, écorche et dérange, le chemin mène au mystère de l’être. La relation falote, tout occupée à éviter la friction, mène, elle au néant…..

Les épreuves ne sont pas en mariage le signe qu’il faut clore l’aventure mais souvent, bien au contraire, qu’il devient passionnant de la poursuivre. »

Christiane Singer

  1. -.-

5. Etre engagé « à son insu » ou la « soumission librement consentie »

Pour expliquer les conduites des personnes; deux courants de pensée se démarquent :

    • La conception mentaliste: (présente dès le début de la psychologie): Elle consiste à expliquer les comportements par les cognitions (les pensées). Elle pourrait rapidement se résumer par « Je fais ce que je pense ».

    • La conception matérialiste: Elle est plus récente et consiste à expliquer les cognitions (pensées) par les comportements ou pratiques. Ce qui revient à « Je pense ce que je fais ». On parle aussi de théorie de la rationalisation dans le sens où l’on cherche à rationaliser ses actes pour expliquer ses conduites d’une part, mais surtout pour éviter, ce que les auteurs appellent, l’état de dissonance cognitive. 

    • « On ne chante pas parce qu’on est heureux, mais on est heureux parce qu’on chante.» Alain

C’est de cette seconde conception que va naître la théorie de l’ engagement ou théorie de la manipulation vers les années 1970 avec Kiesler. Il considère l’engagement comme « le lien qui existe entre un individu et ses actes. »…Seuls nos actes nous engagent

Il existe 5 facteurs permettant de moduler la force du lien qui existe entre la personne et ce qu’elle fait…

  1. Le caractère public ou privé de l’acte (Il est plus engageant de faire quelque chose sous le regard d’autrui que dans l’anonymat)

  1. Le fait de répéter un acte est plus engageant pour une personne que de le faire une seule fois.

  1. Le caractère irréversible ou réversible de l’acte. Plus la personne perçoit qu’elle ne pourra pas faire marche arrière (sentiment qu’elle ne pourra plus revenir sur le comportement qu’elle est sur le point d’émettre), plus elle est engagée.

  1. Le caractère coûteux ou non coûteux de l’acte. Pour avoir toutes les chances d’être accepté, un acte coûteux doit être précédé d’un acte moins coûteux. Aussi, pour faire accepter un acte moins coûteux, il est préférable d’amener préalablement les personnes à refuser un acte très coûteux.

  1. Le sentiment de liberté. Plus la personne se voit libre de faire ou de ne pas faire, plus elle fera. La simple évocation de ce sentiment par l’expérimentateur : « vous êtes libre de … » amènent davantage les personnes à accepter l’acte.

https://www.psychologie-sociale.com/index.php/fr/theories/influence/10-theorie-de-l-engagement-et-de-la-dissonance

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La soumission librement consentie traduit cette forme de soumission particulièrement engageante, qu’elle nous conduise à agir à l’encontre de nos attitudes, de nos goûts, ou qu’elle nous conduise à réaliser des actes d’un coût tel que nous ne les aurions pas réalisés spontanément. Tout se passe dans cette situation comme si l’individu faisait librement ce qu’il n’aurait jamais fait sans qu’on l’y ait habilement conduit et qu’il n’aurait d’ailleurs peut-être pas fait sous une contrainte manifeste. »

Quelques techniques :

      1. Le pied dans la porte

Cette technique illustre parfaitement la théorie de l’engagement : Son but est de demander un ou plusieurs petits services (actes qui engagent votre interlocuteur) pour ensuite lui demander le vrai service, lui étant plus coûteux.

Par exemple, vous demandez l’heure à un passant avant de lui soutirer quelques centimes pour le métro.

      1. La porte au nez

Similaire au pied dans la porte, elle consiste à donner une demande coûteuse à votre interlocuteur qu’il refusera, pour ensuite lui livrer votre vraie demande, elle étant moins coûteuse.

Par exemple, vous souhaitez aller regarder un match entre amis, alors que ce soir-là votre femme désirerait passer du temps avec vous.

Vous lui demandez alors si vous pouvez aller dormir chez votre ami car il organise une soirée, et qu’elle risque d’être longue. Votre femme refusera votre demande, et se mettra probablement en colère pour le lapin que vous lui posez.

Vous placez donc votre vraie demande en donnant l’illusion d’un sacrifice, en lui demandant si vous pouvez y rester juste deux heures, le temps du match.

Vos chances qu’elle accepte votre requête seront grandement augmentées.

C’est le principe même de la négociation : Vendre un objet 50€, pour si jamais le baisser à 35, alors qu’il n’a couté que 20€.

      1. L’amorçage

Le principe de cette technique est de donner dans un premier temps une requête à l’interlocuteur sans ses inconvénients, pour ensuite les lui livrer une fois qu’il l’aura accepté.

Vous demandez par exemple à votre collègue de bureau s’il veut bien finir de traiter le dossier que vous n’avez pas terminé, en ne lui disant qu’après qu’il est à finir pour le lendemain.

      1. L’étiquetage

Cette technique est très facile à utiliser. Elle consiste à « flatter » une personne dont on veut accentuer un trait de caractère, en la complimentant sur ce même trait.

Par exemple, si vous dites à votre petite amie que vous avez de la chance d’avoir une copine attentionnée, il y a de forte chance pour qu’elle vous chouchoute pendant un bon moment.

    1. De grandes possibilités d’associations …

Chacune de ces techniques peuvent être combinées entre elles pour un rendu optimal, mais aussi avec n’importe qu’elle autre technique de manipulation dite « à froid ».

Il est tout à fait possible de flatter votre interlocuteur en lui disant qu’il est généreux, pour ensuite lui demander de vous aider à organiser une soirée, et ne lui dire qu’après qu’il faudrait qu’il paye la nourriture. Si il n’accepte pas, vous pourrez vous « sacrifier » en lui demandant de payer juste les boissons. 

https://www.influence-hypnotique.fr/manipulation-influence/la-theorie-de-lengagement

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LA PSYCHOLOGIE DE L’ENGAGEMENT
Ou comment amener autrui à modifier librement ses comportements ?

Plutôt que de contraindre (autorité) ou de convaincre (persuasion), il s’agit d’obtenir des actes a priori anodins, mais qui n’en ont pas moins pour conséquence d’engager celles ou ceux qui les auront commis à penser et à se comporter par la suite différemment.

La psychologie de l’engagement débouche sur quelques principes d’actions qui, bien utilisés, peuvent permettre d’optimiser certaines pratiques sociales.

Le principe de renforcement de surcroît

En somme, on peut produire de l’engagement en amenant quelqu’un à réaliser, dans un contexte de liberté, un acte visible et de quelque importance, en se gardant de lui fournir des justifications d’ordre externe (forte récompense ou forte menace).

Exemple : « Petit, ça me ferait plaisir si tu sautais depuis le plongeoir des 5 mètres. Maintenant, tu es libre, tu fais comme tu veux. » provoquera, si l’enfant saute, un plus fort engagement de sa part dans l’acte de sauter du plongeoir qu’une menace de suppression de cinéma ou une promesse d’achat d’une bicyclette.

Le principe de naturalisation-dénaturalisation

On peut favoriser l’établissement d’un lien entre la personne et les actes socialement utiles dont nous avons pu être le témoin, ou l’instigateur, en utilisant des phrases comme : “cela ne m’étonne pas de toi” ou “c’est un plaisir de fréquenter des gens aussi serviables (sérieux, travailleurs, responsables…) que toi“, “toi, tu as la bosse des maths ” ou “j’ai l’impression que c’est dans ta nature de défendre les bonnes causes“, etc. Plutôt que de sanctionner positivement la production (le travail), on se cantonne à sanctionner positivement le producteur (l’enfant, l’élève, le travailleur…), le but étant de favoriser la naturalisation du trait le plus en rapport avec la production du comportement désirable. ..

A l’inverse, il importe que la personne ne puisse pas établir de lien entre elle et les comportements indésirables qu’elle a pu réaliser. Aussi convient-il, lorsque le travail est mauvais, de couper le lien qu’elle pourrait être tentée d’établir entre ce qu’elle est (aptitudes, attitudes, motivations…) et la médiocrité de son travail en recourant à des phrases comme : “votre travail est mauvais, mais attention, je ne dis pas que, vous, vous êtes mauvais. Je pense exactement le contraire“.

Le principe du verrouillage décisionnel

Ce n’est pas tout à fait pareil, pour un thérapeute, d’obtenir d’un patient qui vient enfin de prendre la “grande décision” de s’arrêter de fumer qu’il annonce ou non la bonne nouvelle à un être cher ( acte public) ;

Une décision a d’autant plus de chance d’être tenue que son coût est élevé.

Ce n’est pas la même chose, lorsqu’on a pris la décision de s’arrêter de fumer, de suivre un “Plan de cinq jours” sans qu’il nous en coûte un seul franc et de suivre ce même plan en ayant payé le prix fort.

Le principe de la réversibilité décisionnelle

On ne compte plus les entrepreneurs qui ont vu leurs affaires péricliter faute d’avoir su revenir à temps sur leur décision. Au moment où elle est prise, la décision est toujours bonne (sinon pourquoi l’aurait-on prise ?). Mais demain ?

Robert Vincent Joule

https://moodle.umons.ac.be/pluginfile.php/127343/mod_resource/content/1/robert-vincent-joule-1.pdf

JP 01.18

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