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Automne 2014 : Ose refuser avec Amour, sans rejeter la personne

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MISE A FEU

BURN-IN®  en parole et en écriture : en salle, le mercredi 24 septembre 2014 au Centre Ste Ursule de Fribourg, de 19h30 à 22h00

Programme

  • Jeux de rôles imaginaires pour affiner sa façon de dire NON

  • Quelques NONs maladroits vécus par chacun

  • Quelques faux OUI vécus par chacun

  • Jeux de rôles réels et entrainement au NON positif

  • Nos « success stories » du passé et leçons à tirer au présent

BURN-IN®  sans parole et dans la nature, autour d’un feu aux chutes de Chavannettes : dans la soirée du vendredi 3 octobre 2014. Rendez-vous au parking de Nuithonie ( Villars-sur-Glâne ) à 18h00. Retour avant minuit.

Programme

  • Le langage non verbal du NON, sans et avec Amour

  • Le refus à l’animateur, sans et avec Amour et oser se protéger

  • Le refus à soi-même, sans et avec Amour et oser se désinhiber

  • Le refus à l’autre, sans et avec Amour et oser se respecter

  • Le refus à l’Autre, sans et avec Amour et oser gémir

 

 

La Broye Chutes de Chavannettes

Chutes de Chavannettes au printemps (La Broye)

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FLAMMES

Synthèse de nos trouvailles dans l’atelier en salle, en 2 phrases

  • D’abord se respecter

  • Puis dire un NON à la fois ferme, tendre et avec humour

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NON à des jugements : 2 textes qui naquirent durant l’atelier

Non je ne suis pas peureuse !

J’incarne la confiance

  • Confiance dans mes gestes

  • Confiance dans mes paroles

  • Confiance dans mon écoute

  • Confiance dans mon toucher et dans mon goûter

Non je ne suis pas peureuse !

Toutes mes cellules vibrent…

Vibrent sur la Fréquence « Amour »

J’y aspire tant, que je suis « aspirée »…et même inspirée !

Non je ne suis pas peureuse !

Mon Coeur bat la chamade d’Etre Vivante

D’être touchante….

D’être émouvante….

Non je ne suis pas peureuse !

Et c’est avec humilité et gratitude

Que je remercie la Terre et le Ciel

Avec mon corps de femme

Et mon âme amoureuse !

Bettina

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Non !

Je ne suis pas un « non pratiquant »

Ce n’est pas parce que la porte de l’Église

N’est pas souvent poussée par mes mains

Pour assister à un office,

Que je ne pratique pas

Je ne suis pas un mécréant

Je ne suis même pas un croyant

Parce que c’est d’une telle évidence pour moi

Que la vie, toute la Vie, C’est Dieu

Que je vis de Dieu

Que la Vie de ma vie, c’est Lui qui s’incarne

Que sans Lui en moi,

Ces milliards de cellules qui me composent ne seraient que

Magma informe, inconscient et incapable d’aimer

Oui, je suis passionné du divin

Oui, je suis à l’affût de cette étincelle divine

En moi,

En toi,

Dans la taupe

Ou dans l’épiaire des bois

Oui, je pratique, du matin au soir

Et même de plus en plus intensément

Dans la Cathédrale qui s’appelle Terre et

Dans l’Office sacré qui s’appelle

Mon Passage sur cette planète

Josy

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Résonances du BURN en salle sur moi

Ose avec Amour, dire NON

Sans rejeter ton trublion !

Non pas avec un NON de Hérisson

Ni avec un NON de Paillasson

Mais avec un NON en Diapason

Avec ton Soi le plus profond !

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Ose avec Amour, dire NON

Sans rejeter ton trublion

C’est te rappeler

du « Comme toi-même »

De l’Evangile….

C’est être aimé d’abord par toi-même

Avant de chercher l’amour de l’autre

C’est « Aime ! »

Et non pas

« Sois aimé ! »

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Résonances des deux BURN-IN chez les participants

Cher Josy,

Merci beaucoup à toi pour cette soirée de Burn-in très intéressante  instructive et secouante…

Merci pour ta présence et ta gentillesse et pour toutes les pistes que tu m’a transmises et permis de trouver..

il ne reste plus qu’a les mettre en pratique tous les jours, les graines sont semées….avec beaucoup d’amour

je vais réussir à les faire germer, je pense ….. et Vive le NON avec Amour !

Amitiés   V.

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Cher Josy,

Merci aussi pour ces moments magiques du dernier BURN-IN …

Merci à toi cher Josy, à C, à la Vie et… à moi aussi… pour…

Nos échanges…

Les doux instants de silence…

Le cœur sur la « plage »

Le chant de la rivière et de la cascade… le crépitement du feu…

Mes pieds nus… mon cœur mis à nu… la roche blanche avec laquelle j’ai aimé danser… les flaques dans lesquelles j’ai aimé patauger… la lune et les étoiles que j’ai aimé toucher…

Les « NON » ni hérisson, ni paillasson mais bien au diapason…

Merci cher Josy de nous avoir permis de vivre ces instants hors du commun…

Je t’embrasse.

A bientôt.

M.

 -.-

A toi mon cher Ami….

La soirée du burnin a été un pas important pour moi ….

Un pas dans la prise de conscience en lien avec les peurs qui m’habitent…

A travers l’écriture du texte qui m’a été donné j’ai pu au fil des jours me comprendre ! Clarifier ! 

Et transformer !

Mon coeur vibre ….baigné d’une douce chaleur et mon âme épelle G R A T I T U D E….

Tout autour de moi j’entends jubiler !

Aujourd’hui je transforme la phrase : Non je ne suis pas peureuse….

OUI….JE SUIS LUMINEUSE !!!

Hmmmmmmmmmm….hahahaaaaaaaa….Haaaaaaaa…..HAHAHAAAAAA

MERCI JOSY ..…

B.

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ETINCELLES

1. Dire non, est-ce que cela tue l’amour ?

Claire : Quand on est en couple, l’autre peut nous demander des choses qui ne nous plaisent pas. Faut-il dire oui pour faire plaisir ? Est-ce que dire non notre partenaire risque de détruire l’amour ?

Catherine : Quand on est en couple et que l’on aime l’autre, on a envie de lui faire plaisir. Alors, quand il ou elle nous demande quelque chose, nous avons tendance à tout faire pour dire oui. Et c’est une belle chose, car l’amour rend généreux. Mais il y a des limites très importantes, et il faut aussi savoir dire non.

Claire : Si l’on ne sait pas dire non, qu’est-ce que ça entraîne comme problèmes ?

Catherine : Cela peut détruire l’amour, tout simplement. Je m’explique :
Ne jamais savoir dire non quand on a envie de le faire, cela signifie que l’on ne se respecte pas soi-même. On fait passer la demande de l’autre avant notre propre bien-être. Et ça, c’est très toxique pour le couple. Faire passer l’autre avant soi, cela signifie : tu vaux mieux que moi et moi, je ne vaux pas grand chose. Je ne suis pas à ta hauteur, c’est toi qui a toujours raison. En exagérant à peine, cela signifie : Tu es mon maître (ou ma maîtresse) et je suis ton esclave.
C’est très toxique. Parce que si l’on agit ainsi, en pensant que l’on ne vaut pas grand chose, le problème, c’est que l’autre va finir par le croire. Il (ou elle) va penser que vous ne valez rien, que vous êtes son esclave. Et c’est très grave, parce que l’autre ne vous respectera plus. Et l’on ne peut pas aimer quelqu’un que l’on ne respecte pas. 
Donc au total, dire oui à tout, ne jamais oser dire non, c’est commencer à détruire l’amour dans le couple.

Claire : Pourtant, on a l’impression que quand on aime, on doit tout faire pour l’autre, donc des efforts ?

Catherine :  Bien sûr que quand on aime, parfois, on peut dire oui et rendre un service, même si l’on n’en a pas trop envie. C’est une question de générosité. Mais il ne faut jamais dire oui à quelque chose qui ne nous convient pas, ou qui heurte nos convictions.

Claire : Ce n’est pas toujours facile de dire non. Alors, comment s’y prendre pour ne pas vexer l’autre ?

Catherine : Tout d’abord, pour pouvoir dire non, il faut prendre conscience de divers éléments : 
- Celui qui demande n’attend pas forcément un oui. Sinon, il ne poserait même pas la question ! Ex : il vous dit ” arrête la pilule, on va faire un autre enfant. ” ça, c’est un ordre ! S’il vous demande : j’aimerais bien un autre enfant, et toi ? Vous avez le choix. 
- Il peut tester vos limites. C’est à dire que tant que vous dîtes oui, il continuera à aller plus loin pour connaître vos limites. Si vous ne dîtes jamais non, il continuera. Et ce sera l’escalade. Un peu comme les adolescents qui veulent sortir de plus en plus tard. Il y a un moment où il faut fixer une limite, sinon, on court à la catastrophe !
- Dire non, c’est s’affirmer. C’est important de s’affirmer dans un couple. L’autre n’a pas spécialement envie d’avoir face à lui un béni oui-oui, quelqu’un qui dit oui tout le temps. Il a envie d’une vraie personne avec ses avis parfois différents du sien. C’est bien plus intéressant.
- La frustration fait partie de la vie. Il est impossible d’être dans un couple où l’autre vous dit toujours oui à tout.
- Si vous dîtes oui et que vous pensez non, vous éprouverez du ressentiment pour l’autre. Ce n’est pas bon dans un couple !…..

Claire Hédon, journaliste à RFI

http://prioritesante.blogs.rfi.fr/article/2013/01/31/dire-non-est-ce-un-tue-lamour

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Dire oui alors que l’on pense non !

  1. Qu’est ce que tu ne fais pas que tu aurais vraiment envie de faire ?

  2. Que fais tu que tu n’a pas envie de faire ?

  3. Quand as-tu fait quelque chose que tu détestes ou qui te répugne, simplement pour éviter les disputes ?

  4. Quand as-tu renoncé à quelque chose qui te faisait envie pour faire plaisir à quelqu’un d’autre ?

  5. Quand as tu abusé de tes forces en travaillant même quand tu étais épuisé ?

  6. Quand as-tu fermé les yeux et t’es tu tu(e) sur ce que tu ressentais par peur de mettre en cause la relation à l’autre ?

  7. Qu’as-tu décidé de ne pas dire à ton partenaire parce que cela te semblait stupide ou faible ?

Source : Hal Stone et Sidra L. Stone, L’alliance amoureuse

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2. Le Non positif

Avant que tu dises NON, il faut que tu sois au clair avec toi-même des valeurs auxquelles tu dis OUI. Il y a donc ta « capacité de discernement » à activer avant de mettre en branle ta « capacité de résistance », sinon tu risques de tomber dans le piège du non systématique des Neinsager ou du non sans amour ou pire encore, du non accompagné du rejet de l’autre :

Perhaps the single biggest mistake we make when we say No is to start from No. We derive our No from what we are against (the other’s demand or behaviour). A positive No does the exact opposite and bases our No on what we are for. Instead of starting from NO, start from yes. Root your No in a deeper Yes, a Yes to your core interests and values and to what truly matters

A Positive No is a “Yes ! No. Yes ?”

  1. Yes ! ; The first yes is internally focused and expresses your values and interests

  2. No. : The No asserts your power

  3. Yes ? : The second yes is externally focused, furthers your relationship and is an invitation to the other to come to an agreement that satisfies your interests and values

Every important Yes requires a thousand Nos ! No is the key word in defining your strategic focus

William Ury, The Power of a Positive No

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3. Agir dans la paix intérieure

C’est notre programmation qui crée nos contrariétés

Vous comme moi avez été entraîné à faire dépendre votre bonheur de choses extérieures et quand ces choses ne se passent pas comme prévu, du fait de cet entraînement, de cette programmation, de cette fausse croyance – »Si les choses ne se passent pas comme prévu, je ne pourrai être heureux »- que pensez-vous qu’il arrive ? Vous vous contrariez vous-même !

Page 79

La maturité, c’est de blâmer personne

On est mûr quand on cesse de blâmer qui que ce soit. On ne blâme ni les autres ni soi-même. On voit ce qui ne va pas et on fait son possible pour y remédier

Page 91

– Quelqu’un ne respecte pas son tour dans la file d’attente, pouvez-vous agir ?

– Tout à fait ! Allez-y, agissez ! Agissez tant que vous voulez, c’est très bien, si votre but est de redresser un tort. Le problème serait d’agir pour soulager votre sentiment d’indignation. Vous voyez-la différence ?…Très souvent nous n’agissons pas seulement pour redresser un tort, nous agissons aussi pour nous libérer de nos frustrations

Page 100

Pour déraciner la souffrance, il faut abandonner l’attachement. Comprendre que l’attachement est une fausse croyance, une illusion qui vous fait croire qu’une chose ou une personne peut vous rendre heureux. Le véritable bonheur n’a pas de cause, (il) n’est causé par rien. Si vous demandez au mystique pourquoi il ou elle est heureux, la réponse sera «  « Pourquoi ne le serais-je pas ? Aucun obstacle, aucune obstruction. Pourquoi ne pas être heureux ?

Page 124

Des problèmes dans les relations humaines ?

Avez-vous des problèmes de relation avec les gens ? Vous trouvez qu’ils sont égoïstes et d’humeur changeante, qu’on ne peut pas compter sur eux ? Vous vous plaignez parce qu’ils vous rejettent, ils sont stupides, insupportables, irresponsables – et j’en passe ! …Connaissez-vous la racine de tous ces problèmes ? Tenez-vous bien, voici la réponse : C’est vous ! Eux ? Non, vous !….

Si vous commenciez par retirer la poutre de votre oeil, vous pourriez ensuite retirer la paille de (l’autre personne). Vous ne la voyez même pas telle qu’elle est….Parce que, quand vous êtes contrarié, votre télescope se dérègle. Quand vous êtes contrarié, votre fenêtre devient opaque. Et vous, malheureux, vous voulez redresser tous les immeubles de la ville parce que la vue de votre fenêtre est brouillée par la pluie….Lavez la fenêtre par laquelle vous regardez les autres, ensuite vous saurez ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

Vous n’avez pas à changer le monde, mais à aimer le monde. Et pourtant, nom d’une pipe, vous ne voulez pas aimer le monde, vous voulez le changer !

On dit que l’amour est aveugle, c’est ridicule ! Il n’y a rien de plus clairvoyant que l’amour. …Par contre, l’attachement, lui est aveugle parce qu’il est stupide, parce qu’il est fondé sur une fausse croyance. Et on appelle cela de l’amour… « Je suis amoureux » cela veut dire «  Je suis possessif. Je te veux tout à moi et je ne pourrai pas être heureux sans toi, je dépends de toi émotionnellement. Je ne connaîtrai jamais le bonheur sans toi ». C’est une drogue, une maladie. Or votre culture et la mienne disent que cet amour est la vertu suprême.

Dons si vous avez des problèmes relationnels, tournez le regard vers vous-même. Demandez-vous pourquoi vous êtes contrarié. D’où viennent ces contrariétés ? De votre programmation, tout simplement.

Quand je ne suis pas contrarié, tout est différent. Je peux suggérer des choses, agir. Je suis qualifié pour apporter des changements, pour entreprendre n’importe quelle activité impliquant un changement. Mais pas avant, pas tant que mon télescope est déréglé.

Chaque fois que j’ai une relation un peu tendue avec quelqu’un, si je suis contrarié, j’ai une petite conversation avec moi-même :

– Tony, il y a quelque chose qui ne va pas chez toi. Si tu prenais le temps de t’assoir pour y regarder de plus près ?

– D’accord, mais j’ai vraiment envie de dire à cette personne….

– Non, non. Tu es contrarié. Cela ne vient pas de lui, pas de toi non plus, cela vient de ta programmation

– Ah Oui, je vois. »

Et soudain, avec ce recul, les choses sont mises en perspective. Il y a de la compréhension et enfin il y a de l’amour. Je ne dis pas qu’il est facile d’y arriver… l’amour n’est pas toujours facile. Mais l’amour est juste. L’amour voit clair. L’amour n’a pas de préjugés

Pages 127-132

L’amour ne s’achète pas

On nous a dit un gros mensonge quand nous étions enfants. On nous a dit qu’il était indispensable d’être aimé….Je vais vous dire de quoi vous avez besoin (en tant qu’adulte) : Il n’y a qu’un besoin, un seul besoin émotionnel : aimer.

« Sois gentil avec moi et je serai gentil avec toi, d’accord ? Donne-moi ce que je te demande et je t’aimerai, d’accord ? Si tu ne me donnes pas ce que je te demande, je te détesterai, d’accord ? ». Vous appelez ça de l’amour ? Moi je dis que c’est du marchandage. On trouve ce genre d’amour sur la place du marché comme à Wall Street.

Fondamentalement, voilà le marché : « Sois gentil avec moi et je serai gentil avec toi. Si tu n’es pas gentil, si tu me trahis, si tu es déloyal envers moi ou infidèle, naturellement je serai furieux contre toi et contrarié. «  Et tout le monde approuve : « Bien sûr, c’est naturel. » Naturel ? Vous appelez cela de l’amour ?

En ce qui vous concerne, vous devez être comme notre Père céleste : tout amour et toute compassion car il fait briller le soleil sur les bons comme sur les méchants, il fait tomber la pluie sur les saints comme sur les pécheurs. Sinon quoi ? Si vous ne saluez que ceux qui vous saluent, vous êtes un singe comme les autres, vous êtes un robot, votre comportement est mécanique.

Pages 133-137

Nous avons été drogués

On nous a fait goûter une drogue qui s’appelle « approbation », une autre appelée « succès » et une troisième appelée « réussite ». S’affirmer, triompher, gagner. On nous a donné le pouvoir, la réputation, les honneurs, le prestige. Voilà nos drogues.

Le problème c’est qu’au début, nous nous sentions très bien. C’était enivrant de s’entendre applaudir, c’était formidable d’être célèbre, de réussir, d’être populaire. Mais en grandissant, nous sommes devenus des esclaves faciles à contrôler : tout ce qu’il y avait à faire, c’était de nous priver de notre drogue.

Ce problème est tellement grave que 24 heures sur 24, consciemment ou inconsciemment, nous attendons quelque chose des gens qui nous entourent : Nous voulons leur approbation, nous craignons leur désapprobation ; nous avons peur qu’ils nous rejettent, peur de ce qu’ils vont penser de nous. Comment pourriez-vous aimer des gens dont vous êtes tellement dépendant émotionnellement ?

Dépendre des autres pour apprendre, pour développer des aptitudes techniques, pour se nourrir, c’est très bien. Pour plus de coopération dans le monde, c’est merveilleux. Mais faire dépendre votre bonheur de quelqu’un, c’est mauvais. Cela vous empêche d’aimer….

Une fois que vous cessez de dépendre des autres, quand vous mettez fin à ce besoin des autres, quand, pour la première fois, vous avez ce sentiment, c’est presque terrifiant parce que, soudain, vous êtes seul. Pas solitaire, mais seul. C’est un sentiment étrange. Vous comprenez soudain ce que vous avez été tout ce temps mais que vous ne voyiez pas. Vous réalisez soudain comme c’est agréable d’être seul, de ne pas avoir besoin des autres émotionnellement. Pour la première fois, vous comprenez que vous pouvez aimer les gens.

Vous n’avez plus besoin de soudoyer ni de manipuler les gens, plus besoin de les impressionner, plus besoin de les amadouer. Enfin, vous pouvez aimer. Pour la première fois de votre vie, vous ne pouvez tout simplement plus vous sentir seul. Savez-vous ce qu’est le sentiment de solitude ? C’est un besoin désespéré des autres, au point d’en être malheureux sans eux. Mais cette solitude n’est pas guérie par la compagnie d’êtres humains, elle est guérie par le contact avec la réalité, quand on comprend que l’on n’a plus besoin des gens. A ce moment-là, enfin, vous pouvez appréciez les gens parce que vous n’avez pas besoin d’eux.

Il n’y a plus de tension…On ne se préoccupe pas du tout de savoir s’ils nous aiment ou pas, on ne se préoccupe pas de ce qu’ils pensent de nous. C’est la liberté, la joie. Ils peuvent penser ce qu’ils veulent, dire ce qu’ils veulent, c’est très bien. On n’en est pas affecté parce qu ‘on a évacué la drogue de son système.

Vous faites alors toujours partie de ce monde, bien sûr, mais vous n’en êtes plus le jouet. Plus personne ne peut vous asservir….C’est à ce moment-là que l’amour commence.

Pages 138.-141

Anthony de Mello, Redécouvrir la vie

https://www.youtube.com/watch?v=f9btHbHcZE0

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Being Peace

Even though life is hard, even though it is sometimes difficult to smile, we have to try. Just as when we wish each other “Good morning,” it must be a real “Good morning.” Recently, one friend asked me, “How can I force myself to smile when I am filled with sorrow? It isn’t natural.” I told her she must be able to smile to her sorrow, because we are more than our sorrow. A human being is like a television set with millions of channels. If we turn the Buddha on, we are the Buddha. If we turn sorrow on, we are sor- row. If we turn a smile on, we really are the smile. We can’t let just one channel dominate us. We have the seeds of everything in us, and we have to take the situation in hand to recover our own sovereignty. (pages 16 and 17)

Being Peace, THICH NHAT HANH

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4. Quelques refus bibliques et historiques

“Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin.” Matthieu 5.37

http://www.topchretien.com/topmessages/view/10893/oui-oui-non-non.html

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Le refus de Joseph

Livre de la Genèse   ch. 39

Joseph le dernier fils de Jacob, a été vendu comme esclave en Egypte, mais il devient l’homme de confiance d’un important personnage, Putiphar.

Il arriva, après ces événements, que la femme de son maître jeta les yeux sur Joseph et dit : “Couche avec moi !”Mais il refusa et dit à la femme de son maître : “Avec moi, mon maître ne se préoccupe pas de ce qui se passe à la maison et il m’a confié tout ce qui lui appartient. Lui-même n’est pas plus puissant que moi dans cette maison : il ne m’a rien interdit que toi, parce que tu es sa femme. Comment pourrais-je accomplir un aussi grand mal et pécher contre Dieu ?”

Bien qu’elle parlât à Joseph chaque jour, il ne consentit pas à coucher à son côté, à se donner à elle. 
Or, un certain jour, Joseph vint à la maison pour faire son service et il n’y avait là, dans la maison, aucun des domestiques. La femme le saisit par son vêtement en disant : “Couche avec moi !” mais il abandonna le vêtement entre ses mains, prit la fuite et sortit.

http://www.imagesbible.com/nouveausite/FICHES/des-couples/F_A_Joseph_Putiphar.htm

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Le refus de Jésus dans le temple, à Jérusalem

13 La Pâque juive était proche et Jésus monta à Jérusalem.

14 Il trouva les vendeurs de boeufs, de brebis et de pigeons ainsi que les changeurs de monnaie installés dans le temple.

15 Alors il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs. Il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables.

16 Et il dit aux vendeurs de pigeons: «Enlevez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce.»

Jean 2,13-16

http://www.universdelabible.net/index.php?option=com_bible&Itemid=207&ref=Jean+2,13-20

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La tentation de Jésus dans le désert et son refus

Luc 4, 1- 13

01 Jésus, rempli d’Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert
02 où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
03 Le diable lui dit alors : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
04 Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain. »
05 Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.
06 Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux.
07 Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »
08 Jésus lui répondit : « Il est écrit : C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. »
09 Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ;
10 car il est écrit : Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ;
11 et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
12 Jésus lui fit cette réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
13 Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

http://www.kt42.fr/jesus-dans-le-desert-les-tentations-c19157593

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Le refus du silence de l’Autre

Psaume 22

Mon Dieu, tu es mon Père, pourquoi m’abandonner ? 
Je te sens tellement loin pour me secourir, 
trop loin pour m’entendre crier.

Je t’appelle toute la journée : pas de réponse; 
je me reprends la nuit : c’est pareil.
Tu me laisses avec mon angoisse.

Pourtant tu es un Père vivant et saint; 
toute la création chante ta louange.

Depuis le début du monde 
tu protèges les gens qui te font confiance,

tu libères les gens mal pris qui font appel à toi; 
tu n’as jamais déçu quelqu’un qui te fait confiance..

Moi, le mal est en train de me briser, 
de m’enlever toute apparence humaine…

http://cursillos.ca/priere/psaumes/psaume022.htm

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Le mythe de Guillaume Tell

Gessler, le bailli autrichien, avait bien envie de savoir ce que le peuple pensait de sa charge. Pour cette raison, il fit arborer, sur la grande place d´Altdorf, un chapeau au haut d´une perche. Il ordonna que chacun qui passait par là se découvre pour rendre ainsi hommage à son chapeau.

Un jour, Guillaume Tell de Bürglen, accompagné de son fils Walter, passe devant le chapeau sans le saluer comme il le faudrait. Tell est arrêté et immédiatement confronté à Gessler. Celui-ci lui demande pourquoi il n´a pas obéi à ses ordres. La réponse de Tell est assez vague. Gessler n´en est pas content et lui dit: „Tell, tu es un fameux arbalétrier, voici ta punition: tu abattras une pomme placée sur la tête de ton enfant.“ Le pauvre Tell offre sa propre vie pour éviter à tout prix de mettre en danger la vie de son fils. Il supplie en vain Gessler de modifier cet ordre terrible. Le bailli féroce décide que, si Tell refuse ou s´il manque à la première fois, tous les deux, lui et son fils, devront mourir. Tell n´a plus de choix. Il vise la pomme, et la flèche la frappe droit au centre. La foule rassemblée ne cache pas sa sympathie pour Tell et applaudit frénétiquement son coup de maître.

http://www.tellmuseum.ch/index.php?option=com_content&view=article&id=3&Itemid=3&lang=fr

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Mahatma Gandhi, le 23 mars 1922: «Sur la non-violence»

« Je suis d’ailleurs convaincu d’avoir rendu service à l’Inde et à l’Angleterre, en leur montrant comment la non-coopération pouvait les faire sortir de l’existence contre nature menée par toutes deux. À mon humble avis, la non-coopération avec le mal est un devoir tout autant que la coopération avec le bien. Seulement, autrefois, la non-coopération consistait délibérément à user de violence envers celui qui faisait le mal. J’ai voulu montrer à mes compatriotes que la non-coopération violente ne faisait qu’augmenter le mal et, le mal ne se maintenant que par la violence, qu’il fallait, si nous ne voulions pas encourager le mal, nous abstenir de toute violence. La non-violence demande qu’on se soumette volontairement à la peine encourue pour ne pas avoir coopéré avec le mal. Je suis donc ici prêt à me soumettre d’un cœur joyeux au châtiment le plus sévère qui puisse m’être infligé pour ce qui est selon la loi un crime délibéré et qui me paraît à moi le premier devoir du citoyen. Juge, vous n’avez pas le droit, il vous faut démissionner et cesser ainsi de vous associer au mal si vous considérez que la loi que vous êtes chargé d’administrer est mauvaise et qu’en réalité je suis innocent, ou m’infliger la peine la plus sévère si vous croyez que le système et la loi que vous devez appliquer sont bons pour le peuple et que mon activité par conséquent est pernicieuse pour le bien public.»

http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20081202.BIB2573/mahatma-gandhi-le-23-mars-1922-sur-la-non-violence.html

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Les six principes de la non-violence selon Martin Luther King

Voici les 6 points que Martin Luther King avait énoncés et auxquels devaient adhérer tous ceux qui voulaient faire partie de son équipe (cf. James M. Washington, The essential Writings and Speeches of Martin Luther King , Harper, San Francisco, 1991, pp.16 à 20) :

1.La non-violence active n’est pas une méthode destinée aux lâches. C’est une véritable résistance.

On n’est pas obligé de se laisser faire du tort. Mais il ne faut pas non plus répondre par la violence. Le non-violent montre sa force non pas en étant passif, non pas en ne réagissant pas, mais en étant spirituellement et émotionnellement actif pour convaincre l’adversaire qu’il est sur le mauvais chemin. Il ne s’agit donc pas d’une « non résistance passive au mal, mais d’une résistance non-violente active au mal. »

2.La résistance non-violente ne vise pas à vaincre ou à humilier l’adversaire, mais à gagner son amitié et sa compréhension.

Celui qui résiste par la non-violence peut très bien participer à des boycotts ou à des grèves, mais il est conscient que ces actions ne sont pas des fins en soi, et qu’elles visent essentiellement à susciter de la honte chez l’adversaire pour son comportement. Le but recherché, c’est non pas l’humiliation de l’autre, qui génère violence et amertume, mais c’est toujours la réconciliation, la création de ce que King appelle une communauté bien-aimée, une communauté régie par l’amour divin.

3.La lutte doit être dirigée contre les forces du mal plutôt que contre les personnes qui font le mal.

C’est pourquoi il ne s’agit pas de mettre l’accent sur les différences raciales, mais sur les individus. Le problème qu’il faut gérer n’est pas un problème entre noirs et blancs, mais entre la justice et l’injustice, entre les forces de la lumière et les forces des ténèbres. Si jamais il peut y avoir une victoire, ce ne sera pas la victoire des noirs sur les blancs, mais de la justice sur l’injustice, de la lumière sur les ténèbres.

4.La non-violence active accepte de souffrir sans user de représailles. Elle accepte de recevoir des coups sans rendre la pareille. « Des fleuves de sang pourront couler avant que nous ne gagnions notre liberté », disait Gandhi à ses compatriotes, « mais ce sera notre sang à nous. » Le résistant non-violent est prêt à supporter la violence si c’est nécessaire, mais pas de s’en servir lui-même en guise de riposte. Il vaut mieux souffrir soi-même que d’infliger une souffrance aux autres. Nos adversaires auront plus de chance d’être touchés par notre souffrance que par quelque raisonnement si subtil soit-il.

5.La résistance non-violente ne cherche pas seulement à éviter de se servir de la violence physique ou extérieure. Elle concerne aussi notre être intérieur. Elle consiste à refuser la haine et à vivre selon des principes fondés sur l’amour. Il faut briser le cercle vicieux de la haine et de la violence et retrouver la fraternité humaine. Celui qui me fait du mal se fait d’abord du mal à lui-même.

6.Et enfin, le principe de non-violence est fondé sur la conviction que l’univers est du côté de la justice. C’est une foi profonde en l’avenir basée sur l’idée selon laquelle Dieu est toujours pour la vérité et pour la justice.

Dans sa lutte pour une plus grande justice, le non-violent se sent continuellement accompagné par Dieu.

http://www.reforme.net/une/religion/six-principes-non-violence-selon-martin-luther-king

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Nelson Mandela et la non violence

J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. J’espère vivre assez longtemps pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.” Nelson Mandela, 12 juin 1964

Nelson Mandela a heureusement vécu assez longtemps pour voir son pays devenir un pays démocratique et libre même si on est loin d’y vivre en harmonie. L’Afrique du Sud connait de nombreux problèmes dont notamment celui de la violence.

Lorsque Nelson Mandela rejoint l’ANC, African National Congress ou Congrès national africain, l’ANC est dirigé par Albert Luthuli, qui veut que le mouvement soit non-violent.

La non-violence, c’est une philosophie qui rejette la violence et lui dénie toute légitimité : il n’y a jamais de ” bonnes raisons ” de faire mal. Pour les non-violents, il y a toujours moyen de résoudre un problème sans se battre. La violence n’est jamais nécessaire. On peut toujours faire preuve de respect.

La non-violence a mis au point des stratégies pour résister sans faire de mal : faire des grèves, des manifestations, désobéir aux ordres, ne plus payer des taxes ou impôts, etc.

La non-violence est une manière de faire qui découle d’une manière d’être. ” Aldo Capitini

Attention, il ne s’agit pas de se laisser faire ou d’abandonner : il s’agit de lutter sans utiliser de violence. Gandhi disait : ” L’idée ne nous viendrait pas que la souris est clémente parce qu’elle se laisse dévorer par le chat ” il faut donc résister. Gandhi disait aussi : La non-violence sous sa forme active consiste en une bienveillance envers tout ce qui existe

Alors Nelson Mandela était-il non-violent ?

Certainement quand il sortit de prison en 1990 et demanda à tous ceux qui avaient souffert de l’apartheid de ne pas se venger, mais au contraire, de construire une société harmonieuse où chacun avait droit au respect. Certainement, quand il décida qu’il était temps de discuter avec les blancs. Et dans les premiers temps, ses actions au sein de l’ANC étaient des actions non-violentes.

Mais Nelson Mandela dira aussi : ” La résistance passive non-violente est efficace tant que notre adversaire adhère aux mêmes règles que nous. Mais si la manifestation pacifique ne rencontre que la violence, son efficacité prend fin. “ Et il créera en 1961 Umkkonto we Sizwe, la branche militaire de l’ANC, organisant notamment des sabotages à la bombe.

Nelson Mandela décrit le passage à la lutte armée comme un dernier recours; l’augmentation de la répression, les violences policières et de l’État, le convainquent que des années de lutte non violente contre l’apartheid n’ont apporté aucune avancée.

Mais dans les années 80, il choisit de discuter avec les responsables de l’apartheid, il choisit la voie pacifique et la prônera tout le reste de sa vie. Devenu président d’Afrique du Sud, il prône la réconciliation nationale : pas de vengeance, que tout le monde se tendent la main pour construire une société plus juste.

Après sa présidence, il deviendra un sage que le monde entier vient consulter : de nombreuses personnes le rencontrant seront frappées par sa bonté.

Même dans la période où il aura participé à des actions militaires, Nelson Mandela aura toujours et à chaque instant défendu les droits de l’homme, la dignité de chacun et le nécessaire respect qui nous est dû. Jusqu’au bout et de toutes les manières, il se sera battu pour :

Une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie avec des chances égales. “Nelson Mandela

Article rédigé par Christine RUOL, journaliste RTBF

http://www.rtbf.be/ouftivi/grands/article_nelson-mandela-et-la-non-violence?id=8151735

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