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Automne 2012 Ose vivre l’intensité du dernier jour

MISE A FEU

FEU D’AUTOMNE 2012

Accompagné de ton feu, ose l’intensité du dernier jour

• Celui trop tard pour tes regrets de fond ou tes pardons de surface

• Celui trop irréversible pour ton amour au conditionnel

• Celui trop inéluctable pour ne pas devenir pleinement présence, gratitude et confiance

BURN-IN® en parole (idéal 5 participants) : Centre Ste-Ursule Fribourg, le mercredi 26 septembre 2012 19h30 – 22h00, inscription demandée

• Derniers jours remémorés

• L’essentiel décanté

• A la chasse aux regrets

• Les pardons en suspens

• L’amour rayonnant

• Les adieux ultimes

• Abraço

BURN-IN® sans parole (idéal 7 participants) : Soirée sur la rive sud du lac de Bienne (2 * 2 km de marche) : vendredi 5 octobre 2012, inscription demandée. Rendez-vous à 18h00 à la place de parc de la Chassotte / Fribourg, ou à Lücherz à 18h45

• Mémoires de derniers jours

• Adieu le jour, bonjour la nuit !

• Les regrets restant, en 3 dimensions

• L’envol des pardons

• Le partage de l’agape

• La compassion mutuelle des dernières heures

• L’amour irradiant le monde

• Un dans le Souffle de l’expir

• Abraço d’éternité

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ETINCELLES

Quelques mois avant la Grande Traversée
 
«C’est du fond de mon lit que je vous parle, et si je ne suis pas en mesure de m’adresser à une grande assistance, c’est à chacun de vous que je parle au creux de l’oreille. J’ai toujours partagé tout ce que je vivais. Toute mon œuvre était un partage de mon expérience de vie. J’ai voulu faire de la vie un haut lieu d’expérimentation.Ma dernière aventure? Deux mois d’une vertigineuse et assez déchirante descente et traversée. Avec surtout le mystère de la souffrance. J’ai encore beaucoup de peine à en parler de sang froid. Je veux seulement l’évoquer. Parce que c’est cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence, calcinée jusqu’à la dernière cellule.Il y a eu une nuit surtout où j’ai dérivé dans un espace inconnu. Et ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout. Je vous le jure! Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’Amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création. Et c’est pour en témoigner finalement que j’en sors parce qu’il faut sortir pour en parler. Comme le nageur qui émerge de l’océan et ruisselle encore de cette eau. C’est un peu dans cet état d’amphibie que je m’adresse à vous. On ne peut pas à la fois demeurer dans cet état, dans cette unité où toute séparation est abolie et retourner pour en témoigner parmi ses frères humains. Il faut choisir.Je croyais jusqu’alors que l’Amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres. Mais cela va beaucoup plus loin! Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres. C’est cela le mystère. C’est cela le plus grand vertige. Au fond, je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour. Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui c’est la bonne nouvelle que je vous apporte.

Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille ; vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous.

La main sur le coeur, je m’incline devant chacun de vous.»

Christiane Singer

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Quand on a renoncé à se battre contre la maladie, il reste encore un combat à mener, celui pour réussir sa mort : bien dire au revoir, pardonner aux personnes auxquelles il faut pardonner, obtenir le pardon des personnes dont on a besoin de se faire pardonner. Laisser des messages, arranger ses affaires. Et partir avec un sentiment de paix et de « connexion ».

Cette épreuve, je la ressens comme vitale, et c’est encore une source d’espoir pour moi que de la réussir. Après cela, que se passera-t-il « de l’autre côté » ? Je ne sais pas.

David Servan-Schreiber, On peut se dire au revoir plusieurs fois (pages 72 et 73)

-.-

« Voyez-vous, je ne vaux plus rien, j’espère de tout cœur mourir le plus tôt possible, et d’étranges idées me traversent. Par exemple, je me dis que je pourrais offrir ma mort, et cette longue et pénible attente, pour le bien d’un autre. »

« Pensez-vous à quelqu’un ? » demandé-je

« Oui, je pense à mon petit cousin autiste. C’est curieux, je ne suis pas croyante, mais je me dis qu’il y a peut-être une solidarité invisible. J’aimerais l’aider, j’aimerais que tout cela serve à quelque chose, que toute cette souffrance ne soit pas perdue »

« Cette idée de solidarité invisible me plaît », lui dis-je

« Eh bien, mon enfant, rajoute-t-elle en me tapotant la main, si elle existe, soyez sûre que je vous aiderai, vous et les autres ici, je vous aiderai quand je serai de l’autre côté ! »

Marie de Hennezel, La mort intime (Ceux qui vont mourir nous apprennent à vivre) (pages 100 et 101)

-.-

Depuis ma dernière attaque cérébrale, ma vie se résume à ceci : exister. Si les choses doivent continuer ainsi, j’espère mourir bientôt. Comme je l’ai déjà dit, j’ai l’impression d’être comme dans un avion bloqué sur une piste d’envol. J’aimerais revenir dans le hall de l’aéroport- c’est-à-dire aller mieux- ou bien décoller enfin vers l’autre monde. Si je pouvais choisir, je préférerais vivre, mais, pour cela, il faudrait que je puisse marcher, jardiner à nouveau- bref, que je puisse faire tout ce que j’aime. Dans ces conditions, oui, je veux vivre.

Pour le moment, j’existe, je ne vis pas. Mais même dans cette pénible situation, j’ai des petits moments de bonheur. Je suis heureuse quand mes enfants viennent me voir, et particulièrement quand je peux jouer avec Sylvia, ma petite-fille. Anna, la femme qui prend soin de moi, m’apporte aussi des instants de bonheur, car elle sait me faire rire. Ces petits moments me permettent seulement de supporter la vie.

Elisabeth Kübler-Ross et David Kessler, Leçons de vie (Elisabeth parlant d’elle en fin de vie /pages 237 et 238)

-.-
On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va.
Prévert
 
 -.-
 
Ce ne sont pas tant des réponses que cherche l’homme confronté à l’imminence de sa mort qu’une proximité humaine qui l’aide à s’ouvrir à ce qui le transcende, au mystère de son existence, à l’amour qui relie entre eux les humains. Le “besoin spirituel” de tout humain n’est-il-pas de se sentir jusqu’au bout capable d’aimer et d’être aimé ? N’est-il pas d’éprouver au cœur de lui-même ce sens auquel il aspire ?
 
Marie de Hennezel et Jean-Yves Leloup
L’art de mourir
 
 -.-
 
Qu’est-ce que nous faisons de notre vie ? Nous nous cherchons, nous nous fuyons, nous nous rencontrons   par intermittence et nous n’arrivons jamais à boucler la boucle, à nous définir nous-mêmes, à savoir qui nous sommes….On n’a pas le temps, la vie passe si vite, on est occupé par les soucis matériels ou par les divertissements… et finalement la  mort arrive, et c’est devant la mort que l’on prend conscience que la vie aurait pu être quelque chose d’immense, de prodigieux, de créateur…   Mais, c’est trop tard… et la vie ne prend tout son relief que dans  l’immense regret d’une chose inaccomplie. Et les survivants sont là à pleurer ceux qui ne sont plus, qui n’ont rien fait jaillir de leur existence et à la réalisation desquels les vivants ont si peu collaboré.C’est alors que la mort, justement parce que la vie a été  inaccomplie, apparaît comme un gouffre, comme un mystère insondable.

Maurice Zundel

http://hiles123456.canalblog.com/archives/2011/11/22/22770147.html

-.-

Si je pouvais revivre ma Vie
J’aurais moins parlé, mais écouté davantage.
J’aurais invité des amis à venir souper
même si le tapis était taché et le divan défraîchi.

J’aurais grignoté du maïs soufflé au salon
et ne me serais pas souciée de la saleté
quand quelqu’un voulait faire un feu dans le foyer.

J’aurais pris le temps d’écouter
mon grand-père évoquer sa jeunesse.
Je n’aurais jamais insisté pour que les fenêtres
de la voiture soient fermées par un beau jour d’été
tout simplement parce que mes cheveux venaient tout juste d’être coiffés.

J’aurais fait brûler ma chandelle sculptée
en forme de rose au lieu de la laisser fondre d’elle-même
parce qu’entreposée pendant trop longtemps dans l’armoire.
Je me serais assise dans l’herbe avec mes enfants
sans me soucier des taches de gazon.

J’aurais moins ri et pleuré en regardant la télé,
mais davantage ri et pleuré en regardant la VIE.

Je serais restée au lit lorsque j’étais malade
plutôt que de prétendre que la terre cesserait de tourner
si je ne travaillais pas cette journée-là.

Je n’aurais jamais rien acheté
pour la simple raison que c’était pratique
ou encore à l’épreuve des taches
ou parce que garanti pour durer toute la vie.

Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse,
j’en aurais savouré chacun des instants
en réalisant que la merveille grandissant
en dedans de moi était la seule chance de ma vie
d’aider Dieu à faire un miracle.

Lorsque mes enfants m’embrassaient avec fougue,
je n’aurais jamais dit : ” Plus tard.
Maintenant va te laver les mains avant de souper ” .
Il y aurait eu plus de ” Je t’aime… ”
que plus de ” Je suis désolée… ” ,

mais surtout,
si on me donnait une autre chance de revivre ma vie,
j’en saisirais chaque minute…
la regarderais et la verrais vraiment…,
la vivrais…et ne la redonnerais jamais.

À la mémoire de Erma Bombeck, qui a perdu son combat contre le cancer.
Source: Erma Bombeck 82 ans.www.lespasseurs.com

-.-

” Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

” Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

” Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

” Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! “

Alphonse de LAMARTINE  , Le lac

-.-

This is a prepared text of the Commencement address delivered by Steve Jobs, CEO of Apple Computer and of Pixar Animation Studios, on June 12, 2005.

….My third story is about death.

When I was 17, I read a quote that went something like: “If you live each day as if it was your last, someday you’ll most certainly be right.” It made an impression on me, and since then, for the past 33 years, I have looked in the mirror every morning and asked myself: “If today were the last day of my life, would I want to do what I am about to do today?” And whenever the answer has been “No” for too many days in a row, I know I need to change something.

Remembering that I’ll be dead soon is the most important tool I’ve ever encountered to help me make the big choices in life. Because almost everything — all external expectations, all pride, all fear of embarrassment or failure – these things just fall away in the face of death, leaving only what is truly important. Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose. You are already naked. There is no reason not to follow your heart.

About a year ago I was diagnosed with cancer. I had a scan at 7:30 in the morning, and it clearly showed a tumor on my pancreas. I didn’t even know what a pancreas was. The doctors told me this was almost certainly a type of cancer that is incurable, and that I should expect to live no longer than three to six months. My doctor advised me to go home and get my affairs in order, which is doctor’s code for prepare to die. It means to try to tell your kids everything you thought you’d have the next 10 years to tell them in just a few months. It means to make sure everything is buttoned up so that it will be as easy as possible for your family. It means to say your goodbyes.

…..

No one wants to die. Even people who want to go to heaven don’t want to die to get there. And yet death is the destination we all share. No one has ever escaped it. And that is as it should be, because Death is very likely the single best invention of Life. It is Life’s change agent. It clears out the old to make way for the new. Right now the new is you, but someday not too long from now, you will gradually become the old and be cleared away. Sorry to be so dramatic, but it is quite true.

Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life. Don’t be trapped by dogma — which is living with the results of other people’s thinking. Don’t let the noise of others’ opinions drown out your own inner voice. And most important, have the courage to follow your heart and intuition. They somehow already know what you truly want to become. Everything else is secondary.

…..

Stay Hungry. Stay Foolish.

Thank you all very much.

Steve Jobs

http://news.stanford.edu/news/2005/june15/jobs-061505.html

-.-

Friend, hope for the Guest while you are alive.
Jump into experience while you are alive!
Think . . . and think . . . while you are alive.
What you call “salvation” belongs to the time
before death.

If you don’t break your ropes while you’re alive,
do you think
ghosts will do it after?

The idea that the soul will rejoin with the ecstatic
just because the body is rotten—
that is all fantasy.

What is found now is found then.

If you find nothing now,
you will simply end up with an apartment in the
City of Death.

If you make love with the divine now, in the next
life you will have the face of satisfied desire.

So plunge into the truth, find out who the Teacher is,
Believe in the Great Sound!

Kabir says this: When the Guest is being searched for,
it is the intensity of the longing for the Guest that
does all the work.
Look at me, and you will see a slave of that intensity.

– Kabir “The Time Before Death,” translated by Robert Bly

-.-

Why is it important for us to think

about dying?

Stephen Levine: Because we are all

going to die. If we could bring that

reality into our heart, that would be a

practice unto itself. …..

When people know they are going to

die, that last year is often the most

loving, most conscious, and most caring

even under conditions of poor

concentration, the side effects of medication,

and so on. So don’t wait to die

until you die. Start practicing now.

What advice would you give to someone

who is currently facing death—

either her own or a loved one’s?

SL: Be mindful. Be loving. Practice

forgiveness.

OL: Don’t put off anything. Any

dream you have, anything that you

always wanted to do—do it. …..

What is the greatest lesson about living

you have learned from the dying?

OL: Follow your heart and be as present

as you can. Don’t think that life is

going to happen when you retire. Live

your life now. Enjoy it now. You know

that wonderful line from John Lennon:

Life is what’s happening while we’re

busy making other plans. Don’t wait

to live your life.

SL: Buddha said that we could look

the whole world over and never find

anyone more deserving of love than

ourselves. That is what we should be

working with. There is no one more

deserving of love than you.

Stephen and Ondrea Levine. Authors of « A year to live »

http://www.barbaraplatek.com/pdfs/Levine_interview.pdf

-.-

Extrait d’un article du NZZ (Neue Zürcher Zeitung) du 6 octobre 2012, signé par Andreas Breitenstein , sur une exposition de textes composés par des prisonniers face à leur mort

Der Ungeheure Raum

An den Grenzen des Leben die Entgrenzung des Schreibens

….Nicht wenige erlebten eine seelische Steigerung ihres auf den Nullpunkt zurückgeworfenen Selbst. Mystik und Einsamkeit, Ich-Entgrenzung und Reiz-Entzug gehören wesentlich zusammen. Und so kommt es auch hinter Gittern zur paradoxalen Gleichzeitigkeit von Exklusion und Explosion, von Ausschluss und Nähe, Verlust und Erinnerung, Depression und Euphorie. Es tut sich jener „ungeheure Raum“ auf……Auch die Profane hat seine Heiligkeit, wie die letzten Zeilen Walter Hasenclevers aus dem Internierungslager Gurs an seine Frau Edith Schäfer zeigen, verfasst am 20. Juni 1940 im französischen Internierungslager Gurs vor seinem Suizid aus Verzweiflung : „ Man lügt nicht in der Todessstunde. Ich bin ganz bei Dir. Ich sehe Dich, wie Du wirklich bist, Edith. Ich sehe Dich reinen Herzens. Dieses, Dein wahres und ewiges Bild, wird mich nicht verlassen. Ich nehme es mit hinüber. Ich umarme Dich zum letzten Mal. Ich umarme Dich voll Liebe und Dankbarkeit! Für immer Dein Walter.“

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