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Ete 2012 Ose savourer la Plénitude

MISE A FEU

Mû  par ton feu d’été, ose savourer la plénitude !

 Par la rencontre, l’écriture, la parole ou le feu, le crépuscule, la nuit, l’aurore et l’aube

  • Célèbre les moments de plénitude que tu as déjà pleinement vécus
  • Lève tes voiles en attente vigilante du passage éventuel du Vent de plénitude
    • quitte la prison de ton mental
    • ouvre tes sens au monde extérieur
    • ouvre tes entrailles à ton monde intérieur
  • Emerveille-toi, savoure et remercie la Vie

BURN-IN® en parole: Centre Ste-Ursule Fribourg, le 29 juin 2012

BURN-IN® sans parole :

 Prévu : Soirée et nuit à la belle étoile vers le Bäderhorn (région du Col du Jaun), la nuit du 13 juillet 2012.

Vu la météo pluvieuse , l’atelier s’est déroulé sous la pluie, le soir seulement, au bord de la Sarine

Sarine

FLAMMES

 1. La Plénitude qualifiée  par des mots en « itude »

Dans la multitude des mots en itude,

Voici ceux qui par lassitude et néanmoins promptitude

S’élimine d’eux-mêmes…

Point d’incertitude, de décrépitude, de turpitude,

Oh stop aux vicissitudes et autres platitudes!

Belle Plénitude,

Somptueuse gratitude

Certitude d’une béatitude infinie… :-))

Mara-Brunella

-.-

Au-delà de l’habitude

Au creux de la solitude ou de la multitude

En lâchant ses certitudes

En prenant de l’altitude

Touche l’infinitude

Eprouver la gratitude

Sans lassitude, explorer longitude et latitude pour atteindre la plénitude

Dans la vastitude

-.-

Adieu les vicissitudes,

Les servitudes et toutes les turpitudes !

Je ne suis plus dans la solitude,

Ni dans l’ingratitude,

Car Plénitude m’offre la béatitude,

Même au milieu de ma finitude

Et de ma bornitude

-.-

2. Hymne à la Plénitude, associée à 4 instants de grâce vécus

Merci, merci à toi

De savoir vivre avec moi

Dans ces instants épars.

Plénitude, tu es vie

Tu es là et tu m’attends

Dans le déroulement de l’instant,

Quand le « je » et le « tu » deviennent « nous ».

Par petits pas, je t’apprivoise

Je quitte ce que j’ai cru vivre

Pour rejoindre ce trésor en moi

Présence à la senteur

Présence à la note de musique

Présence à la beauté

Présence à l’autre

Présence au tout autre

C’est ainsi que tu m’attendais

Dans cette intensité d’Etre

Amour, Amour, Amour

Plénitude du tout

Que tu es belle

-.-

Ô toi, ma plénitude, tu viens me prendre

Dans les moments où tout mon être est absorbé

Dans l’acte de création

Ou lorsqu’il est surpris à s’émerveiller,

Tellement ce qui est vu et/ou senti me semble grand,

Vient toucher mon cœur et mon âme.

Je ressens de l’amour,

Mêlé de tristesse car je voudrais retenir l’instant

Mais sais que je ne le pourrai.

Nostalgie de l’Etre, tombé de la Création,

Vivant dans l’illusion de la séparation

Qui, un bref instant,  a recontacté la plénitude de l’Unité.

Le corps ressent, absorbe.

Les yeux et les oreilles s’ouvrent.

Il y a même une odeur et un goût.

L’intellect s’est tu, suspendu.

Le cœur comprend et aime.

-.-

Ô toi ma plénitude

Tu es aussi espiègle qu’un bambin

Tu es aussi candide qu’un nouveau né qui sourit

Tu es relation, reliance, rencontre,

Résonance, réponse, repos d’infinitude

Tu es extension jusqu’au confins de l’univers

Tu es humanité, humanitude

Cœur battant, englobant

Amant et amante à la fois

Tu es l’univers en moi

Et l’univers hors de moi.

Tu es, lorsque j’oublie ma frontière – peau

Lorsque je laisse fondre mes pensées

Comme des glaces au soleil d’été.

Tu es Sacré cœur

En moi et hors de moi

Qui rayonne sans compter

-.-

 

Oh chère Plénitude,

Il y a quelques instants, j’ai découvert un imposteur!

Il y a tapis dans le mental, un je ne-sais-comment-l’appeler, qui sait combien Ta force et Ta bonté sont grandes et qui à intervalles réguliers cherchait à emmener mon ressenti et les pensées ailleurs…

Mais, oh oui mais, l’intensité de ces quatre marches est telle que je suis restée avec toi, Plénitude Bénie.

Et là, quelle autre immense surprise:

Toute la chaleur, l’abondance, la beauté, la force et l’amour de chaque étape

Explosent depuis le cœur et se diffuse dans l’Être..

WOAW

Ici, dans ce corps et cette vie, cela dispose d’une bombe d’amour et de chaleur dans une quantité phénoménale de souvenirs de plénitude!

En fait les souvenirs de plénitudes…sont pleins!! Ils sont pleins :-))

Entièrement pleins et disponibles avec la charge complète,

Rien n’est soustrait

Même si j’y retourne et que j’ouvre mille fois le souvenir!

OH MERCI trésor si profond.

Serait-ce cela la grâce?

Gratitude, amie plénitude

Espiègle et coquine

Peut-être ce soir ai-je trouvé un chemin neuf

Une fontaine de jouvence dans la spirale ascendante de joie…

Connectée à la source de vie.

Je suis heureuse d’être là.

Mara-Brunella

-.-

OH  TOI ma plénitude !

Oh TOI ma plénitude qui ouvre le portail

Des sensations sacrée du Coeur!

Oh Toi qui chauffe mes entrailles

Avec le Feu de la Vie

Oh Toi qui  me permets de

Tressaillir  de connexion d’Amour ressenti

Oh Toi ma plénitude

Je m’invite à ta table

Pour manger ensemble le pain quotidien !

-.-

 

Dans un inspir délicat

Tu viens remplir mon ventre

Et je frémis

Dans un élan partagé

Unis dans un seul mouvement

Tu nous embrases

Dans un regard de bonté

Au-delà des mots

Mon cœur explose, infiniment

Dans la communion avec les éléments

Quand tout est à sa place

Tu me combles

Et ton nom est AMOUR

Ô toi ma plénitude

Dans tes bras je suis frissonnante, vibrante, émue, émerveillée, présente, enivrée, débordante, exultante, priante, reconnaissante, abondante, vivante, aimante

-.

3. Les yeux dans les yeux, devenir Plénitude

Je suis

Envol vers l’infini

Espace au-delà

Toucher de l’Etre

Pulsation de la Vie

Profondeur d’un lac de paix

Cœur battant offert

Elan d’embrassement

Vérité

Abondance

-.-

Buisson ardent !

——————————————-

Merveille

De n’être qu’un

La beauté de l’autre

L’intensité de son être

Le bonheur d’être reçu

Le bonheur de donner

Et tout s’accélère

Pour ne devenir

Qu’une circulation

Et qu’un être

« Je suis »

-.-

Au-delà de la forme, le fond

Dans la beauté de la forme, le fond

Dans le donner et dans le recevoir,

Comme le regard change !

Les yeux sont le miroir de l’âme,

Oui, je l’ai ressenti

Et les yeux réfléchissent vers l’âme,

La prunelle de mes yeux

Qu’y a-t-il au fond ?

La Vie qui jamais ne cesse

C’est aussi simple et important que cela

-.-

Les participants

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BURN-IN® sans parole et sous la pluie , le vendredi 13 juillet 2012

Mes Flashs en mémoire

Adieu le Bäderhorn, Plénitude d’étoiles, de ciel d’azur et de lever de soleil !

Bonjour Plénitude de nuages, de fraîcheur et de pluie !

A 15h Probabilité  à 35% de début de pluie dès 23h : j’active le plan C

Un BURN-IN en soirée

Au bord de la Sarine,

Dans le coude après le pont de Hauterive

Délicieux, lorsqu’il n’est pas peuplé

Vers 18h30 déjà les premières grosses gouttes de pluie…

J’ose encore espérer que ce n’est pas sérieux…

Vers19h00 j’attends L. vers le terminal du bus de Marly

La pluie tambourine fort sur le toit de ma voiture

Je m’entends dire tout haut « T’es un peu fou ! »

Quatre autres courageux se joignent à moi, malgré les intempéries …

Grande première : nous sommes plus d’hommes que de femmes !

Sitôt les voitures parquées, chacun s’emmitoufle

M. rit de sa main qui ne trouve pas la sortie de sa manche.

Nous trouvons chacun un arbre complice

Vers qui déposer et confier nos soucis

M. dans les hauteurs de la pente

L. vers un arbre – indicateur

Le mien est orné d’une tâche de naissance à la hauteur des mes yeux :

Une flèche marquant le haut !

On écoute la pluie dans les bois

Et le bruit de nos pas prudents sur les 3 rondins formant escalier

Puis sur la terre glissante, avant de traverser une petite zone boueuse

Ouf ! Les 4 arbres formant un carré sont bien là, comme je me souvenais !

Ils formeront les piliers de notre abri de fortune.

A la rivière, nous ouvrons nos yeux au paysage :

Toujours aussi belle, cette falaise plongeant

Sur la calme Sarine, juste troublée par la pluie

« Salut toi la solide, qui soutiens, impassible la colline ! »

Et je sens en moi poindre un peu de son art d’accepter ce qui est

  1. Plénitude de Création

La bâche vite étalée est suspendue aux 4 arbres

Un élastique au premier arbre, deux cordes à “catelle”,

Tressées comme une broderie par notre ancien scout

La cordelette bleue fixée au  4ème.

M. calmement démêle les 17 mètres restant

Une zone sèche : notre première création !

Nous rassemblons le bois amené par chacun

Il en manque pour la soirée

Et nous voilà dispersés dans la forêt

A la recherche de branches tombées.

La troupe est rassemblée

A coups de gong sur notre brasero.

Notre bûcher contre l’arbre : notre deuxième création !

Mandala composé de feuilles uniquement

Sans concertation, chacun en ramène de formes différentes

Cordiforme, sagittée, rhomboïdale ou autre :

Une belle et harmonieuse rosace

Que nous admirons de tous les angles

Et dont nous suivons les contours

Avec les index, les mains, les coudes,

Les épaules et même le nombril

Nos corps lentement se déplient grâce à

Notre « Mandala » : troisième création

Il est temps de mettre nos corps en danse

Avec une musique de ronde entraînante

Qui, ce me semble, n’en finit pas de nous faire tourner

A en avoir le tournis. M. sûrement  m’approuvera.

Le rond central est bien exigu pour accueillir nos timides solos

Je vois encore en moi le regard franc et souriant de B.

Lorsque j’étais au milieu, tournant

 

  1. Plénitude de Contemplation

Nous apprivoisons notre regard mutuel

Par des retrouvailles comme en gare

L’un encombré de valises

Et l’autre courant à sa rencontre…

En charabia silencieux et en « slow motion », je vous prie

Pour intensifier notre présence consciente

Je fais exemple avec M.

Et la joie de nos retrouvailles n’est guère simulée

Nous changeons de partenaire

Et gardons avec lui la juste distance

Pour la relation oculaire la plus intense

Restant scotché l’un à l’autre

Nous changeons délicatement de place

L. se prête au jeu avec moi

Les deux hommes de leur côté

Et les 2 femmes du leur

Jouent une scène du réveil du matin

A la salle de bains devant le miroir

Les hommes s’activent à coups de rasoir dans les plis du cou

Et les dames se poudrent tout en finesse sur les joues et le menton

Le temps est mûr

Pour entrouvrir les portes de nos âmes

Pour envisager l’autre et non plus le dévisager

Et nos 2 binômes dansent en se regardant les yeux dans les yeux.

Sur la belle musique de doudouk intitulée Azgayin Orheng.

C’est si intime et si beau

Que je détourne pudiquement mes yeux

M’agenouille et laisse mes mains faire des mouvements de danse

Sur le brasero mis avec à propos par Laurent hors de notre zone protégée

Les brindilles de bois d’abord pétillent

Puis un nuage épais de fumée s’élève sur le coté

Et M., toute enfumée, le traverse et le retraverse

La flamme claire enfin s’élance vers le ciel

Les cervelas trouvent broches

B.  sort sa natte et m’y offre une place généreusement

M.  s’installe confortablement contre un arbre

De son thermos, elle sort sa potion magique

Et me la partage : Très chaude et revigorante, je la bois à petites gorgées

M.  m’offre en guise de désert un triangle de Toblerone

Que je savoure… en conscience

Laurent, en manque, nous quitte pour jouer au poisson dans l’eau

  1. Plénitude de Rencontre

Bataille de coussins pour les 3 hommes

Qui démarrent en vitesse, puis s’essoufflent, un peu patauds

M. et M. s’en donnent à cœur joie,

Plénitude d’engagement :

Avec leurs vocalises, on se dirait sur un court de tennis

Notre danse des indiens autour de notre feu

Devient de plus en plus martelée

Et notre voix accompagne bruyamment nos pas.

Dans le frôlement de nous 5, nous passons en souplesse de l’un à l’autre

Et nos éphémères rencontres complices m’habitent encore

    • Discrètes avec B.
    • Espiègles avec L.
    • Douces avec M.
    • Sensuelles avec M.

En solitaire et dispersé, nous dansons avec l’univers

Sur le chant rauque d’un homme accompagné de doudouk

B. et moi, nous nous rapprochons des rives

  1. Plénitude de Présence

Nous aiguisons notre présence au feu

C’est un vrai tableau de Breughel

Je n’ai jamais fini de voir en détails les scènes multiples

Qui se jouent en parallèle sur le brasero

J’approche mon oreille pour l’entendre doucement crépiter malgré la pluie bruyante

Je sens puissamment  le chaud-froid entre ma joue au feu et celle dans la nuit

Et je me remplis de l’odeur tenace du feu

Qui ne quittera mon nez que le surlendemain

Nous enfilons nous imperméables

Et préparons nos lanternes

Et empruntons le feu à notre feu

Puis, au pas de pèlerin

Nous descendons en colonne la rivière jusqu’à une mini chute

B. en tête, nous remontons

L. suit sa voie aquatique

Il fait brusquement bien sombre

On se perd un peu

On est trempé

Une frontale au loin : Est-ce L. ?

Que oui, mais tout mouillé

Et M. qui se refroidit

Vite retour au feu !

M. pousse un cri libératoire

Repris en écho viril par L.

Qui, torse nue, se frappe la poitrine

  1. Plénitude de Louange

 

On se chauffe aux flammes

Et nous concluons en louange.

Trop mouillés pour nous enlacer, nous nous donnons la main.

B. à droite et M. à gauche

Je sens leurs poignes fermes et chaudes

D’abord nos murmures bourdonnent

Puis deux petits solos éclosent

Préparant notre improvisation à plusieurs voix

Ce fut juste un délicieux moment de conclusion

Nous laissons revenir le silence

On reparle, on défait le tout, on enlève nos traces

On va à la voiture, on a de la peine à se quitter

On se dit 3 fois au revoir et …je rentre heureux.

MERCI à vous 4 !

Josy

-.-

Hello Josy

en relisant ton texte, j’ai vraiment l’impression d’y être encore!

ce fût une magnifique soirée… que j’aurais volontiers prolongé!

la pluie ne m’a pas du tout dérangée, çà ajoutait même du piment..
comme j’étais bien habillée, je n’ai pas du tout souffert du froid.

j’ai beaucoup apprécié toutes tes propositions, à aucun moment je n’ai dû me forcer et c’était très drôle de nous imaginer chanter et danser dans cette forêt à cette heure-ci et sous la pluie!

j’aurais apprécié vivre une nuit à la belle étoile avec cette équipe… mais peut-être une autre fois.

La musique aussi était magnifique (Rem. :  Doudouk, Arménie).

Que du bonheur!

 

Magali

-.-

ETINCELLES

BURN-IN® Eté 2012 : Oser savourer la plénitude

 

 

 

Mû  par ton feu d’été, ose savourer la plénitude !

Inspirations pour aller plus loin…bien plus loin !

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Ma synthèse sur la plénitude à savourer

(Merci à tous ceux que j’ai questionnés, en particulier à ma Chérie)

Le sentiment de plénitude ne peut pas s’acquérir par volonté. Il est de l’ordre du don, d’une grâce, qui survient au moment où on ne s’y attend pas. Il ne dure que l’espace d’un instant.  C’est un sentiment de paix dilatée et de bien-être avec soi-même et avec le monde, où l’on touche à « plus grand que soi ».

Il n’y a pas de mode d’emploi pour arriver à la plénitude, car elle nous échappe et n’est donc pas sous notre contrôle.

Chacun peut par contre cultiver une attitude d’ouverture, afin de saisir au vol ces éclairs de plénitude, en quittant la prison de son mental par une présence vigilante à l’ici et maintenant

  • Soit par la sensation extérieure de ses sens en éveil
  • Soit par le ressenti intérieur de ses entrailles, de son âme

Citations

Dès que vous honorez le moment présent, tout malheur et tout combat disparaissent, et la vie se met à couler dans la joie et la facilité

Eckhart Tolle. « Le pouvoir du moment présent », p.84

 

Ce n’est pas parce qu’on lève les voiles que se lève le vent, pourtant cet acte est le propre de l’homme et le jour où le vent se lève « il n’aura plus à ramer… » Synergie de l’effort et de la grâce, les deux ailes dont l’oiseau a besoin  pour voler….

Jean-Yves Leloup, « Manque et Plénitude », p 255

 

 « …La lumière de Mister God au-dedans de nous est faite pour qu’on voie la lumière de Mister God au-dehors, et…  la lumière de Mister God au-dehors de nous est faite pour nous faire voir la lumière de Mister God au-dedans ». 

Fynn, « Anna et Mister God » , page 178

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Définitions de plénitude

Plénitude :

  1. Ampleur, plein épanouissement : La plénitude des formes, d’un son
  2. Abondance, profusion : Une plénitude de vie,  de recueillement
  3. Etat de ce qui est complet, dans toute sa force : La plénitude de l’être, la plénitude de la beauté d’une personne

Petit Robert

PLÉNITUDE, subst. Fém / Extraits.

a) (Sentiment de) plénitude. État d’une personne comblée, qui se sent telle, qui ressent un bien-être physique et moral.

b) Plénitude de l’âme, du coeur. État de l’âme, du coeur, qui est comblé.

http://www.cnrtl.fr/lexicographie/pl%C3%A9nitude

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La plénitude par surprise

L’an de grâce 1654, lundi 23 novembre …
Depuis environ dix heures et demie du soir jusques
environ minuit et demi.
________________________ FEU _______________________
Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob,
non des Philosophes et des savants.
Certitude. Certitude. Sentiment, Joie, Paix.
Dieu de Jésus-Christ.
Deum meum et Deum vestrum.
Ton Dieu sera mon Dieu.
Oubli du monde et de tout hormis Dieu.
Il ne se trouve que par les voies enseignées dans l’Evangile.
Grandeur de l’âme humaine.
Père juste, le monde ne t’a point connu, mais je t’ai connu.
Joie, Joie, Joie, pleurs de joie.

Blaise Pascal, Le mémorial

Dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Elle s’écria d’une voix forte…

Luc 1:41

Il y a des instants où nous nous sentons soulevés hors de la réalité familière. Ce que nous éprouvons alors semble ne pas être de ce monde. Il s’agit de moments singuliers, empreints d’un merveilleux, qui nous touche soudain…Une sorte d’enchantement nous rend à la fois étrangers et tout à fait nous-mêmes…

K.G. Dürckheim, « Méditer », p.109

J’écoutais et l’éclair me traversa…Le voile se déchira, j’étais éveillé ! je venais de faire l’expérience de « Cela ». Tout existait et n’existait pas, ce monde et à travers celui-ci la percée d’une autre réalité…Moi-même j’existais et je n’existais pas. J’étais saisi, dans l’enchantement, ailleurs et pourtant bien là, heureux et comme privé de sentiment, très loin et en même temps profondément enraciné dans les choses. Toute la réalité qui m’entourait était tout à coup formée de deux pôles : l’un qui était  le visible immédiat et l’autre un invisible qui était au fond l’essence de ce que je voyais.

Alphonse Goettmann « Graf Dürckheim, Dialogue sur le chemin initiatique », p. 16

C’est venu quand le rocher blanc a surgi au milieu des broussailles en haut de la montagne, tout près du ciel et des nuages. C’est venu quand la goutte d’eau s’est gonflée au bout du robinet chromé, puis s’est détachée. Dans l’instant où elle tombait avant d’atteindre la cuve blanche du lavabo, tout cela s’est passé, tout cela, et bien d’autres choses encore. L’infini, l’éternité qui étaient en moi ont fait explosion, ont avalé le monde qui les contenait, ont avalé le corps qui les portait.

J.M.G. Le Clézio « L’inconnu sur la terre » p.53

Comme si la vraie formule d’attendre était celle-ci : Ne rien prévoir- sinon l’imprévisible. Ne rien attendre – sinon l’inattendu. Ce savoir-là me vient de loin. Ce savoir qui n’est pas un savoir, mais une confiance, un murmure, une chanson. Il me vient du seul maître que j’aie jamais eu : un arbre.

Christin Bobin, « Eloge du rien », p.18

Un jour, j’ai chassé toutes les idées de mon mental.
J’ai aban­donné tout désir.
J’ai écarté tous les mots qui me servaient à penser et me suis abandonné à la quiétude.
Je me sentis un peu étrange – comme si j’étais transporté quelque part,
ou bien comme si je touchais une force qui m’était inconnue.
Et hop, je suis entré! Je me trouvais en dehors de mon corps physique.
J’avais toujours ma peau, bien sûr, mais j’avais l’impression de me trouver au centre du cosmos.
Je me mis à parler, mais mes paroles avaient perdu leur sens.
Je vis des gens qui m’approchaient, mais c’étaient tous le même homme.
Ils étaient tous moi! Je n’avais jamais rien su de ce monde.
Je croyais que j’avais été créé, mais je dus alors changer d’opinion:
je n’avais jamais été créé; j’étais le cosmos;
aucun individu du nom de Monsieur Sasaki n’existait.

Maître Zen Sasaki

http://www.yogamrita.com/blog/2011/09/22/un-jour-j%E2%80%99ai-chasse-toutes-les-idees-de-mon-mental/

Ma vie ? C’est comme si depuis toujours, j’avançais dans la brume ! Et tout ce que je vois me semble déchirer un voile de néant posé sur le monde. Soudain ça m’apparaît, dans une splendeur ! Je suis sujet à des éblouissements. Ça peut être un visage, un objet. C’est comme si la création du monde était continue, que nous étions contemporains de la création du monde. C’est comme si la création n’était pas une chose à l’arrière de nous, mais exactement en train de se faire.

Christian Bobin, Interview « Nouvelles clefs »

Les choses s’avancent vers moi. Toutes choses. Par leur silence, elles entrent en moi. D’abord par leur silence. Puis, leur lumière s’élabore en moi, discrètes, infimes, miraculées. Enfin, l’embrasement, l’éclair, le brûlant, le radieux. Ensuite, écrire. Seulement ensuite. Voilà, c’est tout.

Christian Bobin,  Souveraineté du Vide

Philomène, cette petite chèvre aimait monter sur la table de ma cuisine. Un jour elle récita dans mon assiette le chapelet de ses crottes impeccables. Ce fut pour moi réellement une expérience du Numineux. Je ne croyais ni à Dieu, ni à diable, mais la considération attentive de ces crottes éveilla en moi un étonnement, je n’ose pas dire une extase…Une crotte de chèvre c’est « presque parfait ». La perfection dans un excrément

Jean-Yves Leloup « Manque et plénitude », p 54

Je n’aurais jamais pensé qu’on puisse vivre un tel épisode, que d’une façon générale une telle béatitude fût possible. Ces visions et ces événements étaient parfaitement réels; il n’y avait rien d’artificiellement forcé, tout au contraire était de la dernière objectivité. On recule devant l’emploi du mot “éternel”; pourtant je ne peux décrire ce que j’ai vécu que comme la béatitude d’un état intemporel, dans lequel passé, présent, avenir ne font plus qu’un. Tout ce qui se produit dans le temps, y était concentré en une totalité objective. Rien n’était plus séparé dans le temps, ni ne pouvait se mesurer par les concepts temporels. On aurait plutôt pu évoquer ce vécu tel un état, un état affectif, que pourtant on ne peut imaginer. …Un tout indescriptible dans lequel on est fondu et que cependant on perçoit avec une totale objectivité.

C.G. Jung, Ma Vie, page 466
La joie n’a pas de raison d’être, elle est

La joie n’a pas d’objectif, elle est contagion

La joie est hymne à la vie

Elle est acceptation de la mort

Elle est sel de la terre

La saveur de la mer

L’Exultate, jubilate de Mozart

Anne Fraisse, « La fontaine de feu », p.52

Nur zu Zeiten erträgt göttliche Fülle der Mensch.

Friedrich Hölderlin, Brot und Wein (Lauffen, Wurtemberg, 1770-Tübingen 1843)

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L’ouverture à l’extérieur de soi

La vie ne se révèle qu’à ceux dont les sens sont vigilants et qui s’avancent, félins tendus, vers le moindre signal.

Tout sur terre nous interpelle, nous hèle, mais si finement que nous passons mille fois sans rien voir. Nous marchons sur des joyaux sans les remarquer. Les sens nous restituent le sens. Quand l’instant lâche sa sève, la vie est toujours au rendez-vous.

Christiane Singer, « Où cours tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? » p.25

Les roses de jardin, sur la table, avaient souffert de l’orage, la veille d’être cueillies : leurs pétales se sont détachées en quelques heures, tombant en pluie sur un livre ouvert. Cette vision était si belle que je n’ai osé  toucher le livre de toute la semaine…

Christian Bobin « Ressusciter », page 34

J’entends ton pas dans l’escalier. Tu t’interroges un peu dans les miroirs, tu changes une photo de place. Puis tu descends vers moi, et je cherche els mots. Dans un instant je vais cesser d’écrire, l’odeur du café chaud va me reprendre. Le bonheur est là, je le sais, dans le temps arrêté près de nos deux silences…

Philippe Delerm, « Le bonheur », p.115

Ma vie ? C’est comme si depuis toujours, j’avançais dans la brume ! Et tout ce que je vois me semble déchirer un voile de néant posé sur le monde. Soudain ça m’apparaît, dans une splendeur ! Je suis sujet à des éblouissements. Ça peut être un visage, un objet. C’est comme si la création du monde était continue, que nous étions contemporains de la création du monde. C’est comme si la création n’était pas une chose à l’arrière de nous, mais exactement en train de se faire.

Christian Bobin « Trouver le divin dans le presque rien », Nouvelle Clefs, Interview

Je suis cette forme suprême et ardente qui rayonne de toutes les étincelles de la vie. La mort en moi n’a pas de place. Je suis cette substance divine qui s’illumine dans la beauté des champs, Je suis la brillance de l’eau, je brûle dans le soleil la lune et les étoiles. La force mystérieuse du vent, c’est la mienne. je suis dans le souffle de tout ce qui vit. Je respire avec les prés verts et les fleurs. Quand les eaux coulent c’est Moi. Toutes ces choses vivent parce que je suis en elles comme leur vie. Lorsqu’éclata le tonnerre du verbe créateur, ce verbe était le mien. J’habite tous les êtres, Je suis la lumière, Je suis la Vie. (Hildegarde de Bingen)

http://www.forum-metaphysique.com/t3563-la-conscience-christique

Une petite Journée (Ekti Din)

Cet après-midi là me vient à l’esprit. La pluie tombante s’épuisait de temps en temps, puis une brusque rafale la ranimait à nouveau. Il faisait sombre dans la chambre et ce temps ne donnait pas envie de travailler. Je pris mon instrument et commençais à jouer un air en râga Mallâr – un chant de la saison des pluies. De la pièce d’à côté elle vint jusqu’à ma porte puis repartit. Peu après elle revint et resta devant la chambre. Enfin elle entra lentement et s’assit. Elle avait entre les mains un ouvrage de couture – la tête penchée, elle se mit à coudre. Ensuite elle s’arrêta, regardant par la fenêtre vers les arbres embrouillés. Il cessa de pleuvoir; mon chant se termina. Elle se leva et s’en alla se coiffer. C’est tout, rien que cela. Rien que cet unique après-midi là enchevêtré dans la pluie, le chant, le farniente et la pénombre. Cela ne fait pas une histoire contant le destin des rois et des empereurs, des récits de guerres et de conflits – il y en a tant et tant. Mais un simple petit fragment du conte d’un après-midi qui restera caché comme une précieuse perle dans l’écrin du temps. Deux êtres seulement en connaissent l’existence.

Rabindranath Tagore in L’Esquif d’or (1919)

http://www.couleur-indienne.net/Rabindranath-TAGORE-le-plus-grand-poete-Indien_a23.html

——————————————————————————————

L’ouverture à l’intérieur de soi

I

Tu m’as fait infini, tel est ton plaisir. Ce frêle calice tu l’épuises sans cesse et le remplis sans cesse à neuf de fraîche vie.

Cette petite flûte de roseau, tu l’as emportée par les collines et les vallées et tu as soufflé, au travers, des mélodies éternellement neuves.

À l’immortel toucher de tes mains, mon cœur joyeux échappe ses limites et se répand en ineffables épanchements.

Tes dons infinis, je n’ai que mes étroites mains pour m’en saisir. Mais les âges passent et encore tu verses et toujours il reste de la place à remplir.

II

Quand tu m’ordonnes de chanter, il semble que mon cœur doive crever d’orgueil ; et je regarde vers ta face, et des pleurs me viennent aux yeux.

Tout le rauque et le dissonnant de ma vie fond en une seule suave harmonie — et mon adoration éploie les ailes comme un joyeux oiseau dans sa fuite à travers la mer.

Je sais que tu prends plaisir à mon chant. Je sais que, comme un chanteur seulement, je suis admis en ta présence.

Mon chant largement éployé touche de l’extrémité de son aile tes pieds que je désespérais d’atteindre.

Ivre de cette joie du chanter, je m’oublie moi-même et je t’appelle ami, toi qui es mon Seigneur.

Rabîndranâth Tagore, L’Offrande lyrique

http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Offrande_lyrique

Lorsque l’Homme obéit à cet ancrage, à cette information, et qu’il prend une distance par rapport au collectif, il entre dans sa véritable personne. Il reste le fils et la fille de papa et maman, bien sûr, mais cela demeure secondaire. Il entre dans une autre identité, une identité divine. C’est dans ce sens-là que le mythe d’OEdipe – allant chercher son identité auprès de la Pythie de Delphes : « Qui suis-je ? » – est tellement intéressant. Nous pouvons lire le mythe d’Oedipe à un tout autre niveau de lecture que celui de Freud, bien que celui de Freud soit tout à fait juste au niveau psychologique. Il peut être lu aussi à un niveau ontologique. Mais revenons à cette sortie de la matrice d’eau. Après avoir fait l’expérience du numineux à l’intérieur de nous – qui peut être très différente pour chacun de nous – nous ne sommes plus le même après. Nous savons que le divin est là et que nous avons à le devenir.

Nous sommes donc dans cet instant du « Je suis ». A vivre dans la plénitude de l’instant, si dur soit-il, car quelquefois il est très douloureux à vivre. Lorsque nous avons déjà travaillé et pris conscience que ce n’était plus un problème de bien et de mal, de permis et de défendu, mais qu’il s’agit d’aller vers un autre paradigme, nous prenons conscience qu’il y a une présence en nous, qui nous informe de quelque chose de tout à fait autre et de personnel. D’une liberté inaliénable qu’aucune institution extérieure ne peut entraver, ni venir aliéner. Il se créé une intelligence cachée, une sagesse quelque part en nous, qui relève du

« Je suis » à l’intérieur de nous, qui fait que nous entrons dans la dimension de la personne.

ANNICK DE SOUZENELLE, Le corps, lieu de notre accomplissement spirituel

Pénètre avec empressement dans la merveilleuse demeure qui est en toi et c’est ainsi que tu verras les choses qui sont au ciel ; car il n’y a qu’une seule entrée : l’échelle qui mène au royaume est cachée dans ton âme et dans ton âme tu découvriras les marches qui te permettront d’y accéder.
St Isaac le Syrien.

La vraie sensation de plénitude devrait être préexistante à tout apport extérieur. ….

Si nous pouvons apprendre à aimer suffisamment notre monde intérieur pour pouvoir être bien avec nous-mêmes, à habiter notre corps afin de mieux profiter de toutes les sensations qu’il nous apporte, nous sommes alors pleins de joie et de chaleur à communiquer. Notre « présence » est à la mesure de l’authenticité de nos sentiments, et nous pouvons ainsi donner et transmettre ce plein d’amour et de vie

Catherine Bensaid, Aime-toi, la vie t’aimera, p. 162

Mais sans doute, fallait-il être dans une totale pauvreté, dans le dénuement, pour apprécier pleinement la grâce d’exister, la « stupeur d’être ».

Jean-Yves Leloup, L’absurde et la grâce, page 52

Tandis que dans l’Ancien Testament le péché suprême, le péché originel, c’est de vouloir être comme Dieu, dans le Nouveau, c’est cela même qui est l’unique nécessaire.(…)

Il s’agit d’être comme Dieu! Et, au fond, cette intuition nietzschéenne, cette volonté d’être Dieu, de ne supporter aucun Dieu en dehors de soi, est l’ébauche d’une vocation authentique. Mais attention! Oui, être comme Dieu, mais après avoir reconnu en Dieu justement la désappropriation infinie, la pauvreté suprême, le dépouillement translucide!
Si Dieu est ce Dieu-là, s’il est dans notre coeur une attente infinie, être comme Dieu, maintenant cela veut dire nous désapproprier fondamentalement de nous-mêmes pour que notre vie s’accomplisse comme la sienne dans un don sans réserve.»
Maurice Zundel, “Le Problème que nous sommes”, Le Sarment, Fayard, 2000, pp 39-42

http://www.cafe-eveil.org/archives/maurice-zundel.html

(Texte parlé)

Faire l’expérience aujourd’hui de ce don qui m’est donné de manière abondante et surabondante pour que dans mon humanité se déploie la vie de Dieu. …la grâce consiste à ce que soit désensablé en moi la force d’amour, qui au plus intime de moi-même est présence de Dieu…

Reconnaître que en nous il y a une telle présence, plus forte que la mort qu’aujourd’hui déjà nous osons véritablement nous désencombrer de nous-même,… plus que cela, nous  désapproprier, nous décentrer… pour que vides de nous, nous soyons donnés aux autres et qu’ainsi nous manifestions à temps et à contre temps ce salut pour tout homme et pour toute femme.

Bernard Miserez, Conférences « Du souffle sur nos braises » mai 2009

Sourate du Vide

Désapprendre. Déconditionner sa naissance.
Oublier son nom. Etre nu.

Dépouiller ses défroques. Dévêtir sa mémoire.
Démodeler ses masques.

Déchirer ses devoirs. Défaire ses certitudes.
Désengranger ses doutes. Désemparer son être.

Débaptiser sa source. Dérouter ses chemins.
Défeuiller ses désirs. Décharner ses passions.

Désacraliser les prophètes. Démonétiser l’avenir.
Déconcerter l’antan. Décourager le Temps.

Déjouer la déraison. Déflorer le délire.
Défroquer le sacré. Dégriser le vertige.

Défigurer Narcisse. Délivrer Galaad. Découronner
Moloch. Détrôner Léviathan.

Démystifier le sang. Déposséder le sage. Déshériter
l’ancêtre.

Désencombrez votre âme. Déséchouez vos échecs.
Désenchantez le désespoir. Désenchaînez l’espoir.

Délivrez la folie. Désamorcez vos peurs.
Désarrimez vos coeurs. Désespérez la Mort.

Dénaturez l’inné. Désincrustez l’acquis.
Désapprenez-vous. Soyez nu.

– Poème tiré du recueil Sourates de Jacques Lacarrière (éditions Fayard).

http://soyezpassants.blogspot.com/2010/11/sourate-du-vide.html

(Texte parlé)

… comme disait JACOB dans la Bible :

“Dieu était là et je ne le savais pas”.

A partir du moment où je l’ai compris, je ne lis pas cela de la même façon :

Dieu était là et je ne le savais pas… tant que je n’avais pas compris, je ne pouvais pas descendre dans cette profondeur, je ne pouvais pas trouver mon équilibre en m’arrêtant en Lui !

Et que disait PASCAL ?

“Renonciation totale et douce”

Ou encore, que dit l’EVANGILE ?

“Renoncez-vous, vous-même”

Qu’est-ce que ça veut dire ? Renoncer à ses loisirs, à ses plaisirs, à ses bêtises ? Non, ce n’est rien de donner des trucs ou des actes. C’est vous-même que vous devez donner. C’est renoncer à vous-même pour être agi par la Réalité transcendante.

Le Nirvana… c’est rigoureusement la même chose……

“Nirvana n’est pas le paradis, ça n’est pas un lieu mais c’est un état de parfaite béatitude auquel le parfait peut parvenir même sans quitter la terre”.

Si je me vide de moi-même, je peux être comblé. Si je suis plein de moi, il n’y a pas à combler, rien ne peut rentrer.

Le même enseignement…

Et c’est la phrase de l’Evangile de THOMAS :

“Si quelqu’un est désert, il est comblé de lumière. Si quelqu’un est désir, il est ténèbres.”

…..

Par le fait que vous avez désiré Dieu Lui-même, pouvez-vous obtenir Dieu comme un objet ? Vous n’obtiendrez pas Dieu comme un objet externe à vous.

Vous découvrirez Dieu sujet de votre être. Vous découvrirez que Dieu est notre sujet parce que c’est un sujet collectif. Toi, lui, elle, nous : celui qui dit “je” en nous, c’est Dieu. Dieu dit “je” dans tous nos êtres !

Conférence donnée par le PERE H. BIONDI, à Paris, le 05.06.1986

“Au-delà des Religions”

L’Amour de Dieu

Béatitude personnelle en Dieu

Plénitude ou annihilation (Nirvana ?)

http://www.alliance-liberte.ch/biondi-liste-conferences.html

La plénitude réside dans la vacuité.

N’être que pur silence, c’est ne manquer de rien.

http://aksysmundi.hautetfort.com/

… Je me passais très bien de Dieu et si j’utilisais son nom, c’était pour désigner un vide qui avait à mes yeux l’éclat de la plénitude.
Simone de Beauvoir, « Mémoires d’une jeune fille rangée » (1958)

Le sens de la Plénitude se trouve admirablement évoqué par Radha Burnier dans le commentaire d’un texte chinois :

« A quoi bon regarder vers l’extérieur ? Tout ce que vous voyez ce sont des objets !! Retournez-vous ! Regardez vers l’intérieur.

« Verrai-je alors le sujet au lieu de l’objet ?

« Si c’était cela, vous regarderiez de nouveau un objet. Un objet est un objet, quelle que soit la direction où vous regardiez.

« Ainsi, je ne peux pas me voir moi-même ?

« Vous ne pouvez pas voir ce qui n’est pas là !!

« Que verrai-je donc ?

« Vous verrez peut-être l’absence de vous-même. C’est Cela qui regarde. On l’a appelé le « Vide ».

« Le « Vide », c’est le Nirvana, mais ce n’est pas le vide. C’est la Plénitude, cette plénitude qui est amour, béatitude, la Paix qui dépasse l’entendement. La connaissance absolue n’est que l’amour absolu. »

Robert Linssen, IMPORTANCE DE VIVRE AU PRESENT

http://maaber.50megs.com/forth_issue/epistemology_1f.htm

Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance

Jean 10:10

 

Méditer, c’est être conduit à un état de conscience non divisée dans lequel nous devenons un avec Celui qui est Un. C’est ainsi que Saint Paul décrit notre potentialité d’une vie plus riche, parce qu’enracinée dans le mystère de Dieu : « ….Ainsi, puissiez-vous atteindre la plénitude d’être, la plénitude de Dieu lui-même » (Eph 3:14-19).

Pour que nos existences deviennent pleinement humaines, nous avons à rencontrer cet esprit d’amour à l’intérieur de nous-même.

Il ne s’agit pas d’un voyage réservé aux experts en spiritualité.

Il s’agit d’un pèlerinage pour quiconque souhaite vivre pleinement sa

vie.

John Main OSB, The Hunger for Depth and Meaning

C ommu n a uté Mo n d ia le d e M é d ita nt s C h rét i e n s

La plénitude de la charité n’est pas le prochain…! Car la Charité c’est Dieu en nous, c’est la Charité du Christ (son Amour pour le prochain) qui est en nous et qui atteint sa perfection (ou sa plénitude). Donc c’est encore Dieu qui augmente en nous, le Christ qui augmente en nous, par sa Charité.

Ecole de Marie Jean Khoury www.amorvincit.com

La présence du Christ insère l’accomplissement du temps dans le temps, dans le présent. Elle n’arrête pas l’écoulement du temps, mais elle lui donne un sens si profond, si total, si éternel, que tout le temps se retrouve  à s’écouler non plus vers sa plénitude mais dans sa plénitude, dans le Christ, Seigneur du cosmos et de l’histoire, Seigneur de l’univers et du temps.

Cette plénitude qui donne tout son sens au temps de l’humanité est un mystère d’amour, car c’est par amour que l’accomplissement du temps est entré dans le temps : « Dieu a envoyé son Fils (…) pour faire de nous des fils » (Ga 4,4-5).

Abbaye de la Maigrauge – 1.1.2012

P. Mauro-Giuseppe Lepori

Abbé Général OCist

Créateur mon frère, si tu veux être autre chose qu’un éphémère, fais en sorte, durant ta vie, de ne pas méconnaître le brasier ardent qui en toi vit !

Daniel Pons, « Le fou et le créateur » p.77

Il est très difficile de faire sentir le Je Suis à quelqu’un, car il n’est pas un objet, un support qui aurait des propriétés, mais simplement le sujet à partir duquel nous faisons l’expérience de quelque chose, ce que Husserl appelait l’ego transcendantal. Ce Je Suis est nous depuis que nous avons commencé à avoir conscience, et il sera là jusqu’à la mort. Mais comme il n’est pas l’objet d’une expérience ou d’une sensation, on ne le sent pas.. Donc « contacter » le Je Suis, c’est être ce qui sent dans la sensation, l’expérienceur de l’expérience, la lumière de l’appareil de projection. Et on le sent d’autant plus que l’expérience est subtile et fine, donc que le mental est calme et que l’objet de l’expérience est faible. Et c’est donc bien naturellement dans le vide que cette présence est plus marquée. C’est pour cela que les méditants recherchent le calme, les moines se coupent du monde, et qu’il y a de plus en plus de voyages dans les déserts. Dans le vide, l’Etre du Je sans objet se révèle dans toute sa plénitude. Au delà du vide, Je Suis…

Jacques Ferber

http://developpementintegral.com/2010/09/au-dela-du-vide-je-suis/

Und alles hat er unter seine Füße getan und hat ihn gesetzt der Gemeinde zum Haupt über alles, welche sein Leib ist, nämlich die Fülle dessen, der alles in allem erfüllt.

Paul, Epheser 1,22.23

Oui, mon Dieu, je le crois : et je le croirai d’autant plus volontiers qu’il n’y va pas seulement de mon apaisement, mais de mon achèvement : C’est Vous qui êtes à l’origine de l’élan, et au terme de l’attraction dont je ne fais pas autre chose, ma vie durant, que de suivre ou favoriser l’impulsion première et les développements. Et c’est Vous, aussi qui vivifiez pour moi, de votre omniprésence (mieux encore que mon esprit ne le fait pour la Matière qu’il anime) les myriades d’influences dont, je suis à chaque instant l’objet. – Dans la Vie qui sourd en moi, et dans cette Matière qui me supporte, je trouve mieux encore que vos dons : c’est Vous-même que je rencontre, Vous qui me faites participer à votre Être, et qui me pétrissez. Vraiment, dans la régulation et la modulation initiale de ma force vitale, – dans le jeu favorablement continu des causes secondes, je touche, d’aussi près que possible, les deux faces de votre action créatrice; je rencontre et je baise vos deux merveilleuses mains : celle qui saisit si profondément qu’elle se confond, en nous, avec les sources de la Vie, et celle qui embrasse si largement que, sous la moindre de ses pressions, tous les ressorts de l’Univers se plient harmonieusement à la fois. Par leur nature même, ces bienheureuses passivités que sont pour moi la volonté d’être, le goût d’être tel ou tel, et l’opportunité de me réaliser à mon goût, sont chargées de votre influence, – une influence qui m’apparaîtra plus distinctement, bientôt, comme l’énergie organisatrice du Corps mystique. Pour communier avec vous en elles, d’une communion fontale (la Communion aux sources de la Vie), je n’ai qu’à vous reconnaître en elles, et à vous demander d’y être de plus en plus.

Pierre Teilhard de Chardin, Hymne de l’Univers, pages 136/137

JP / juillet 2012

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