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Printemps 2013 : Ose faire fondre tes préjugés et tes jugements

MISE A FEU

Ose faire fondre tes préjugés et tes jugements pour aller à la Rencontre

  •  de l’étranger
  • de tes proches
  • de toi-même

BURN-IN® en parole

En salle, au Centre Ste-Ursule, Fribourg, le mercredi 10 avril 2013, de 19h30 à 22h00

BURN-IN® sans parole 

Sur le Mont Vully, autour d’un feu, dans la soirée du vendredi 19 avril 2013. 


Mont Vully. - Source : www.geotrails.ch

Mont Vully. – Source : http://www.geotrails.ch

 

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ETINCELLES

1. Introduction

Les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bête. Les bourgeois, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient con.

Jacques Brel

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Si les préjugés portent une atteinte grave aux droits fondamentaux des individus qui en font l’objet, les frustrent du sentiment d’être appréciés à leur juste valeur, ils atteignent encore plus profondément les adultes peu alphabétisés. Devant l’image extrêmement négative que leur renvoie la société, ces derniers perdent graduellement toute estime d’eux-mêmes et deviennent, à leurs propres yeux, des incapables.

Résultat : ils sont peu enclins à participer à des ateliers d’alphabétisation, car le plaisir d’apprendre se trouve souvent lié aux compétences que l’on se reconnaît.

http://www.collectif-alpha.be/IMG/pdf/Travailler_sur_les_stereotype_-_2009.pdf

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Nous jugeons en permanence, soit ! …Les jugements sont à l’origine de conflits de toutes sortes. Ils induisent des tensions dans les relations, car ils traduisent une prise de pouvoir de la part de celui qui juge sur celui qui est jugé. Tout jugement procède d’un élan de supériorité, tout jugement impose une vérité aux autres qui se voient dès lors contraints de s’y soumettre ou de se rebeller

Yves-Alexandre Thalmann, Le non – jugement, de la théorie à la pratique, page 15

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Les jugements sont des étiquettes subjectives que l’on attribue aux objets, aux situations ou aux êtres. Ces étiquettes n’ont pas de sens en soi mais elles prennent une signification uniquement dans un contexte qui est le plus souvent tacite et extrêmement personnel, ce qui les rend particulièrement ambiguës et équivoques. Elles sont toujours relatives à ceux qui les énoncent et donnent donc plus d’information sur eux que sur ce qu’elles sont censées décrire. Elles peuvent très souvent s’appliquer telles quelles à ceux qui les émettent. Enfin elles sont fortement réductrices et ne parviennent pas à capter l’essence de la réalité,….

Yves-Alexandre Thalmann, Le non – jugement, de la théorie à la pratique, page 66

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Reconnaître en la réalité une richesse de sens qui excède toujours la capacité de la pensée…Le réel est décidément trop riche pour la pensée ! Et il vient un moment où l’on s’en réjouit plutôt qu’on le déplore. …accepter un « non-savoir » radical quand il s’agit d’approcher autrui. (Avant propos)

L’énergie que nous mettons à vouloir qu’autrui change est l’indice de notre impuissance à nous changer nous-même : Pire, c’est l’indice d’un cécité à notre égard qui nous échappe. (Page 31)

Et si, derrière les remparts de notre esprit de jugement, nous découvrons avec effroi la fragilité de notre être, il sera temps de chercher comment prendre appui sur l’Etre…qui, étant relation ne cesse de nous inclure et de désirer nous inclure dans son Etre – Dieu. (Page 19)

Juger permet de mettre autrui à distance, de savoir désormais à quoi s’en tenir, de ne plus se trouver exposé ou pris au dépourvu, de maîtriser l’inconnu à venir…En ce sens, juger c’est tenter de ne plus souffrir : ne plus rien attendre de quelqu’un, c’est alors le considérer comme mort, c’est-à-dire inoffensif. (Page 42)

Emettre des jugements définitifs peut avoir pour fonction essentielle de nous rassurer. En effet, il est insupportable d’avoir à admettre qu’autrui puisse être à la fois odieux et aimable. (Page 52)

Juger équivaut

• à s’enfermer dans la peur qu’autrui nous blesse et nous juge

• à vivre en se sentant toujours menacé par autrui sans même le savoir

• à s’imaginer avoir réduit l’autre à l’impuissance

• à garder sa peur d’autant plus intacte qu’on n’en soupçonne même pas l’existence.

Le premier pas consiste donc à prendre acte de ce que l’esprit de jugement était une « protection ». (Page 126)

Prendre acte de ce besoin indéracinable que nous avons de condamner autrui pour exister… en faire l’aveu devant Dieu…et alors notre situation se trouve immédiatement, de ce fait orientée vers son issue en Dieu : vivre libérer du sentiment d’être jugés. (Page 35)

L’Esprit saint est cette force qui sans cesse relie les êtres divisés, séparés, diabolisés. (Page 101)

Lytta Basset, « Moi, je ne juge personne » L’évangile au-delà de la morale

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2. Faire fondre mes préjugés et mes jugements sur l’étranger

“Il est plus difficile de détruire un préjugé qu’un atome.” Albert Einstein

Premier des cinq Entraînements à la Pleine Conscience/ Thich Nhat Hanh

Premier entraînement : Protection de la vie

Conscient(e) de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé(e) à cultiver ma compréhension de l’Inter-Être et ma compassion, afin d’apprendre comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je m’engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je comprends que toute violence causée notamment par le fanatisme, la haine, l’avidité, la peur, a son origine dans une vue dualiste et discriminante. Je m’entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour oeuvrer à transformer la violence et le dogmatisme qui demeurent en moi et dans le monde.

http://villagedespruniers.net/index.php?option=com_content&view=category&id=7&Itemid=61

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« Le sans – péché parmi vous, que, le premier, sur elle il jette pierre ! ». Il se courbe de nouveau et écrit sur la terre.

Ce qu’ayant entendu, ils sortent un à un, en commençant par les plus vieux.

Il reste seul et la femme est au milieu. Jésus se dresse et lui dit : « Femme, où sont-ils ? Pas un ne t’a condamnée ? ».

Elle dit : « Pas un, Seigneur ! » Alors Jésus lui dit « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va ! De cet instant, ne pèche plus ! »

Jean 8, 7-11, « Les Evangiles, Les Quatre » traduit par sœur Jeanne d’Arc

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Ecouter…Il lui (Jésus) fallait faire silence, écouter ce qui parlait en lui, même s’il devait commencer par entendre le tapage de sa propre peur. Pour nous aussi le silence est déjà un lieu sûr. Il nous met à l’abri de ces jugements que nous proférons pour les regretter par la suite….C’est alors dans le silence que se déchaîne parfois l’esprit de jugement. Sur lui nous n’avons aucune prise. Nous le laisserons donc se déchaîner, au-dedans de nous-mêmes, jusqu’à épuisement…Nous nous laisserons flotter, en quelque sorte, jusqu’à cette plage dont nous connaissons l’existence grâce à ce qui parle en nous. Et c’est là que nous retrouverons l’usage de la parole libre, la seule qui soit investie de la Parole – Vie. (Page 236)

Lytta Basset, « Moi, je ne juge personne » L’évangile au-delà de la morale

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Face à une telle instabilité (du monde et des êtres)…nos jugements ont le mérite de nous rassurer, de faire diminuer notre angoisse. Ils nous permettent, du moins le croyons-nous, d’anticiper les événements et les réactions des autres, donc de diminuer l’incertitude dans laquelle nous évoluons. Douce illusion que celle qui consiste à croire que nous pouvons plier l’univers pour qu’il entre dans nos jugements étriqués….

Nos jugements ne sont que notre propre reflet projeté à l’extérieur de nous-même.

Yves-Alexandre Thalmann, Le non – jugement, de la théorie à la pratique, page 17

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Ton Christ est juif

Ta voiture est japonaise

Ton couscous est algérien

Ta démocratie est grecque

Ton café est brésilien

Ton chianti est italien

Et tu reproches à ton voisin d’être un étranger

Ta montre est suisse

Ta chemise est indienne

Ta radio est coréenne

Tes vacances sont tunisiennes

Tes chiffres sont arabes

Ton écriture est latine

Et tu reproches à ton voisin d’être étranger

Tes figues sont turques

Tes bananes viennent du Cameroun

Ton saumon vient de Norvège

Ton Tchantchès vient de Liège

Uilenspiegel vient de Damme

Du Zaïre vient ton tam-tam

Et tu reproches à ton voisin d’être un étranger

Tes citrons viennent du Maroc

Tes litchis de Madagascar

Tes piments du Sénégal

Tes mangues viennent du Bangui

Tes noix d’coco d’Côte d’Ivoire

Tes ananas d’CAlifornie

Et tu reproches à ton voisin d’être un étranger

Ta vodka vient de Russie

Ta bière de Rhénanie

Tes oranges d’Australie

Tes dattes de Tunisie

Ton Gulf-Stream vient des Antilles

Tes pommes de Poméranie

Et tu reproches à ton voisin d’être un étranger

Ton djembe vient de Douala

Ton gingembre vient d’Ouganda

Ton boubou vient d’Tombouctou

Tes avocats du Nigéria

Tes asperges viennent du Chili

Ton ginseng vient d’chez Li Peng

Et tu reproches à ton voisin d’être un étranger

Julos Beaucarne

http://legrenierdebibiane.com/trouvailles/textes/etranger.html

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Il n’est pas besoin de lutte,

Traite tous les hommes de la même manière.

Donne-leur à toutes les mêmes lois

Donne-leur à tous la même chance

De vivre et d’évoluer.

Tous les hommes ont été créés

Par le même Chef, Le Grand Esprit.

Ils sont tous frères.

La terre est la mère de tous

Et tous devraient avoir les mêmes droits sur elle.

(Nez Percé)

Sagesse des Indiens d’Amérique, La Table Ronde, page 114

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Le moine m’a convié à pratiquer un exercice. Il m’a donné une croix et m’a invité à l’envoyer contre le mur ….Tout de suite, je lui ai répondu : « Mon père, je ne peux pas insulter comme ça la religion. » « Et il m’a dit : « Ce que tu prends pour de la religion, c’est une idole. » Alors j’ai fait l’exercice de la croix. Je l’ai jetée contre le mur….et je me suis aperçu que plus je faisais cela, plus mon amour de Dieu était sans peur.

Alexandre Jollien, Petit traité de l’abandon, Page 64

3. Faire fondre mes préjugés et mes jugements sur mes proches

Je ne fais pourtant de tort à personne

En suivant mon chemin de petit bonhomme.

Mais les braves gens n’aiment pas que

L’on suive une autre route qu’eux,

Non les braves gens n’aiment pas que

L’on suive une autre route qu’eux.

Georges Brassens, La mauvaise réputation

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Un livre m’a beaucoup aidé à me rapprocher de l’abandon. ….

Il s’agit du livre attribué au Bouddha, intitulé Soûtra du Diamant…le Bouddha dit : « De ces réalités du Bouddha qu’on appelle réalités du Bouddha, le thatagata ( Bouddha) a dit qu’elles ne sont pas des réalités du Bouddha et c’est bien pourquoi on les appelle réalités du Bouddha. » Cette phrase peut prêter à rire ou paraître bizarre. Moi elle m’a vraiment aidé. C’est même elle qui m’aide le plus à accepter, ou plutôt à accueillir mon handicap – parce qu’il n’y a rien à accepter. Accepter implique un moi qui accepte. Or le moi n’a rien à faire dans l’histoire. J’ai compris un jour que le moi est programmé pour refuser. Il s’agit donc davantage de « laisser être » que d’accepter. Accepter, c’est encore du travail pour le moi « il faut accepter » : cet impératif lui demande du travail. La phrase du Soûtra…pourrait être résumée ainsi : « Le Bouddha n’est pas le Bouddha, c’est pourquoi je l’appelle le Bouddha ». C’est un exercice de non – fixation.

Je n’ai pas perçu la radicalité de cette phrase avant de l’avoir appliquée à ce qui m’est le plus cher dans la vie : « Ma femme n’est pas ma femme, c’est pourquoi je l’appelle ma femme ». Ma femme n’est effectivement pas ce que je crois d’elle. Si je dis « : Ma femme c’est ça », je la fige, je l’enferme dans des étiquettes, et je la tue, pour ainsi dire. …C’est seulement à partir du moment où je sais que les étiquettes enferment les choses et les gens – et que cela les tue -, que je peux en faire usage. C’est seulement quand je sais que les mots ne sont que des étiquettes que je peux appeler un chat un chat.

Alexandre Jollien, Petit traité de l’abandon, Pages 16 à 19

4. Faire fondre mes préjugés et mes jugements sur moi-même

Quatrième des 5 Entraînements à la Pleine Conscience/ Thich Nhat Hanh

Quatrième entraînement : Parole aimante et écoute profonde

Conscient(e) de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l’incapacité à écouter autrui, je suis déterminé(e) à apprendre à parler à tous avec amour et à développer une écoute profonde afin de soulager la souffrance et d’apporter réconciliation et paix entre moi-même et autrui, entre les groupes ethniques et religieux, et entre les nations. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je m’engage à apprendre à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, qui nourrissent la joie et l’espoir, et qui oeuvrent à l’harmonie et à la compréhension mutuelle. Je suis déterminé(e) à ne rien dire lorsque je suis en colère. Je m’entraînerai à respirer et à marcher alors en pleine conscience, afin de reconnaître cette colère et de regarder profondément ses racines, tout particulièrement dans mes perceptions erronées et dans le manque de compréhension de ma propre souffrance et de celle de la personne contre laquelle je suis en colère. Je m’entraînerai à dire la vérité et à écouter profondément, de manière à réduire la souffrance, chez les autres et en moi-même, et à trouver des solutions aux situations difficiles. Je suis déterminé(e) à ne répandre aucune information dont je ne suis pas certain(e) et à ne rien dire qui puisse entraîner division, discorde, ou rupture au sein d’une famille ou d’une communauté. Je m’engage à pratiquer la diligence juste afin de cultiver ma compréhension, mon amour, mon bonheur et ma tolérance, et de transformer jour après jour les semences de violence, de haine et de peur qui demeurent en moi.

http://villagedespruniers.net/index.php?option=com_content&view=category&id=7&Itemid=61

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Etre vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis.

Alexandre Jollien, Petit traité de l’abandon, Dos du livre

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Nos auto – jugements nous paralysent, nous coincent dans des dénominations dont nous devenons progressivement prisonniers….Renoncer à se juger soi-même, c’est donc gagner en liberté

Yves-Alexandre Thalmann, Le non – jugement, de la théorie à la pratique, page 66

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Du moment où nous entretenons un rapport de jugement avec nous-même, c’est un regard semblable que nous portons sur les autres : nous les jugeons. En fait, on juge les autres comme on se juge soi-même, affirmation en parfait accord avec la théorie jungienne des projections

Yves-Alexandre Thalmann, Le non – jugement, de la théorie à la pratique, page 124

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Définir la connerie n’est par définition, qu’une connerie de plus…

Nous passons notre vie à dialoguer avec notre propre connerie

Yvan Audouard.

Au fond, je suis très proche des gros cons dont je parle. Au partage, j’ai seulement eu un petit peu plus d’humour.

Coluche

On est toujours le con de quelqu’un, et tant pis pour lui.

Jean Dion

Mieux vaut ne rien dire et passer pour un con que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet.

Gustave Parking

Rien n’est plus voluptueux pour un pas con que d’être pris pour un con par un con.

Frédéric Dard

Être traité de con par un autre con ne prouve pas que vous n’en soyez pas un.

Yvan Audouard

Quand j’étais jeune, j’étais con … je suis resté très jeune.

Philippe Geluck

Je suis un con, mais quand je vois ce que les gens intelligents ont fait du monde…

Georges Wolinski

http://histoires-d-en-rire.over-blog.com/article-citations-celebres-a-propos-des-cons-45545401.html

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Les bébés ne jugent pas, les animaux ne jugent pas, les sages et les hommes de paix ne jugent pas, c’est pour cela que nous les aimons tant ! Nos amis ne nous jugent pas trop et acceptent nos défauts. C’est pour cela que nous les apprécions. Vous aussi, apprenez à faire taire graduellement la voix du juge qui est en vous. Vous aussi, apprenez à moins juger et à accepter le monde et les êtres tels qu’ils sont.

Yves-Alexandre Thalmann, Le non – jugement, de la théorie à la pratique, page 19

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Gloire à qui n’ayant pas d’idéal sacro-saint

Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins

Georges Brassens / Don Juan

Compilation : JP / 04.2013

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